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🔊 “Laure Prouvost” Nous, frissons d’étoiles au Grand Palais – Nef Nord, Paris du 10 juin au 26 juillet 2026

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“Laure Prouvost” Nous, frissons d’étoilesau Grand Palais – Nef Nord, Paris

du 10 juin au 26 juillet 2026



Entretien avec Laure Prouvost, par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 8 juin 2026, durĂ©e 13’08,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2026/06/13/3723_laure-prouvost_grand-palais/


Communiqué de presse


Commissaire :

Barbara Kroher, Responsable de la programmation des expositions au GrandPalaisRmn


Laure Prouvost dĂ©crit sa pratique artistique comme un acte de traduction, une Ă©laboration sensorielle d’émotions, de perceptions et d’instants suspendus. FormĂ©e Ă  la vidĂ©o expĂ©rimentale, elle a Ă©tĂ© l’assistante de l’artiste conceptuel britannique John Latham durant ses Ă©tudes. Dans ses films et ses installations multimĂ©dia, Laure Prouvost dĂ©veloppe des logiques et des associations inventives pour crĂ©er des mondes narratifs complexes. Son approche rĂ©solument personnelle du storytelling est empreinte d’imagination, d’humour, de jeux de mots, de sensualitĂ©, d’élĂ©ments fantaisistes et d’échos poĂ©tiques. Elle nous invite Ă  remettre en question nos codes et structures habituels et Ă  nous laisser porter par d’autres courants spatiaux et temporels.


Dans l’exposition « Nous, frissons d’étoiles », Laure Prouvost met en lumiĂšre un langage alternatif pour apprĂ©hender le monde, celui de la physique quantique. ThĂ©orisĂ©e il y a un siĂšcle, cette derniĂšre dĂ©crit le comportement de la matiĂšre et de l’énergie Ă  l’échelle des atomes et particules. Elle bouscule notre conception newtonienne des phĂ©nomĂšnes et repose sur des probabilitĂ©s plutĂŽt que des certitudes. Ainsi, Laure Prouvost pose-t-elle la question : « Que pourrait-on ressentir en percevant la rĂ©alitĂ© d’un point de vue quantique ? »

L’artiste a menĂ© deux ans de recherches avec le philosophe Tobias Rees et le scientifique Hartmut Neven, pendant lesquels elle s’est intĂ©ressĂ©e Ă  l’informatique quantique et Ă  ses liens avec l’Univers. Ayant eu accĂšs Ă  un puissant ordinateur quantique, elle a créé des images et des sons qui reflĂštent le caractĂšre sensible et imprĂ©visible des systĂšmes.

L’installation multimĂ©dia Nous, frissons d’étoiles, mĂȘle la vidĂ©o, la sculpture, les odeurs, le son et la lumiĂšre. Elle est nĂ©e d’une mĂ©tamorphose du projet « We Felt A Star Dying » prĂ©sentĂ© en 2025 au Kraftwerk Ă  Berlin dans le cadre d’une commande de la LAS Art Foundation, en collaboration avec OGR Ă  Turin. Elle apparaĂźt comme l’image en positif de cette installation originelle, conçue pour l’architecture industrielle et obscure de l’enceinte berlinoise. DĂšs l’entrĂ©e de l’exposition au Grand Palais, le tunnel que les visiteurs doivent emprunter marque le passage de l’univers nocturne Ă  l’univers diurne. Motif rĂ©current dans le travail de l’artiste, ce tunnel offre une voie initiatique vers l’oeuvre qui prĂ©pare Ă  sa rencontre et Ă  son Ă©blouissement.

Il s’ouvre sur un environnement fluide habitĂ© par The Beginning, une sculpture cinĂ©tique monumentale dotĂ©e de six membres. AnimĂ©e par le son et la lumiĂšre, elle est tout Ă  la fois omniprĂ©sente et Ă©vanescente, imposante et fragile, cosmique et terrestre. Le trouble se poursuit lorsque l’on dĂ©couvre en son centre une vidĂ©o intitulĂ©e We Felt A Star Dying, qui nous relie Ă  la matiĂšre sous toutes ses formes (vivante/non vivante, naturelle/mĂ©canique), de l’infiniment petit Ă  l’infiniment grand. Elle donne Ă  voir une rĂ©alitĂ© interconnectĂ©e rĂ©gie par le quantique. Autour, des Ă©lĂ©ments fantaisistes aux allures de mĂ©tĂ©orites, les Cute Bits – jeu de mots Ă  partir des qubits, unitĂ©s de mesure de l’informatique quantique – dansent en duo le ballet de l’intrication suspendus Ă  la verriĂšre de la nef. Le phĂ©nomĂšne quantique de l’intrication correspond Ă  la corrĂ©lation des Ă©tats de deux particules : lorsque l’état de l’une varie, celui de l’autre change instantanĂ©ment, quelle que soit la distance qui les sĂ©pare.


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  • 🔊 “Cezanne et nous” au Grand Palais, Paris du 23 septembre 2026 au 17 janvier 2027

    19:26|
    “Cezanne et nous” au Grand Palais, Parisdu 23 septembre 2026 au 17 janvier 2027https://francefineart.com/2026/09/22/3734_cezanne-et-nous_grand-palais/CommuniquĂ© de presseCommissariat :Claire Bernardi, Directrice du MusĂ©e de l’OrangerieMichel Gauthier, Conservateur au service des collections contemporaines au MusĂ©e national d’art moderne / Centre de crĂ©ation industrielle, Centre PompidouXavier Rey, Directeur du MusĂ©e national d’art moderne / Centre de crĂ©ation industrielle, Centre PompidouJean-RĂ©mi Touzet, Conservateur peinture, MusĂ©e d’OrsayExposition coproduite par le GrandPalaisRmn, le Centre Pompidou et l’Établissement public du musĂ©e d’Orsay et du musĂ©e de l’Orangerie – ValĂ©ry Giscard d’EstaingL’exposition, inĂ©dite, offre un dialogue riche et constant entre l’oeuvre de Paul Cezanne (1839-1906) et celles des artistes qui, de la fin du XIXe siĂšcle Ă  nos jours, ont trouvĂ© dans son oeuvre la libertĂ© de rĂ©inventer la peinture. 174 oeuvres y sont prĂ©sentĂ©es : 69 de Cezanne et 105 de 78 autres artistes l’ayant regardĂ©.Elle dessine ainsi l’histoire d’une postĂ©ritĂ© sans comparaison, qui se joue Ă  la fois dans un jeu d’influence et de revendication d’un maĂźtre commun, en commençant par ses premiers adeptes : dans les annĂ©es 1880-1890, Ă  une Ă©poque oĂč Cezanne, lassĂ© des Ă©checs, ne cherche plus Ă  exposer, quelques peintres dĂ©couvrent avec stupĂ©faction son Ɠuvre dans la boutique du pĂšre Tanguy. Sa radicalitĂ© formelle les conforte dans leurs recherches d’un art « pur », dĂ©jĂ  engagĂ© sur la voie de l’abstraction.L’exposition aborde ensuite les moments clĂ©s de la reconnaissance de l’artiste, en commençant par souligner l’importance du marchand Ambroise Vollard, de son immense collection comme des premiĂšres expositions qu’il consacre Ă  l’artiste entre 1895 et 1906. Les premiĂšres acquisitions musĂ©ales, l’exposition posthume du Salon d’automne 1907, et les grandes expositions internationales des annĂ©es 1910 sont Ă©galement Ă©voquĂ©es.Ces Ă©vĂ©nements font le succĂšs critique et commercial de l’artiste et l’installent au rang de pĂšre de la modernitĂ©. L’exposition montre la pluralitĂ© des rĂ©ceptions de l’oeuvre de Cezanne au sein des avant gardes europĂ©ennes et internationales des annĂ©es 1910, qui ont toutes mis en question le rapport de l’oeuvre Ă  la rĂ©alitĂ© et rĂ©flĂ©chi avec Cezanne, au fait que « l’art est une harmonie parallĂšle Ă  la nature ».Cette rĂ©ception foisonnante, qui se joue dĂšs l’origine, est le fil rouge de l’exposition. Elle montre comment, Ă  partir de Cezanne, le triomphe de l’art moderne et celui du formalisme qui lui est associĂ© – la rĂ©duction de la peinture Ă  ses Ă©lĂ©ments fondamentaux de composition – ne cessent d’ĂȘtre travaillĂ©s ou dĂ©passĂ©s. L’artiste est devenu l’un des pĂšres incontestĂ©s de l’art moderne occidental, et continue d’ĂȘtre regardĂ© dans l’aprĂšs-guerre par les acteurs d’un renouveau de l’abstraction en Europe et aux États-Unis, autant par les tenants de l’abstraction lyrique ou optique que par ceux de la peinture « hard edge ». C’est cette histoire toute en nuance, oĂč chacun dĂ©fend son Cezanne autant que la voie qu’il explore, qui sera prĂ©sentĂ©e. Elle interroge ce qu’il advient de lui Ă  l’heure du post-modernisme, qui questionne sa position mythique. [...]
  • 🔊 “Eva GonzalĂšs” Parcours d’une artiste libre au Petit Palais, Paris du 15 septembre 2026 au 24 janvier 2027

    17:12|
    “Eva GonzalĂšs” Parcours d’une artiste libreau Petit Palais, Parisdu 15 septembre 2026 au 24 janvier 2027Entretien avec StĂ©phanie Cantarutti,conservatrice en chef du patrimoine chargĂ©e des peintures modernes (1800-1890) du Petit Palais et co-commissaire de l’exposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 21 septembre 2026, durĂ©e 17’12,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/09/22/3733_eva-gonzales_petit-palais/CommuniquĂ© de presseCommissariat gĂ©nĂ©ral :Annick Lemoine, prĂ©sidente de l’établissement public des musĂ©es d’Orsay et de l’Orangerie, ancienne directrice du Petit Palais.Commissariat scientifique :StĂ©phanie Cantarutti, conservatrice en chef du patrimoine, chargĂ©e des peintures modernes (1800-1890) du Petit PalaisFleur Roos Rosa de Carvalho, conservatrice en chef, responsable des arts graphiques, Van Gogh Museum, AmsterdamLe Petit Palais prĂ©sente une monographie inĂ©dite consacrĂ©e Ă  la peintre Eva GonzalĂšs (1847-1883), en collaboration avec le Van Gogh Museum d’Amsterdam. Contemporaine de Mary Cassatt et de Berthe Morisot, auxquelles elle est souvent associĂ©e, Eva GonzalĂšs n’a pourtant jamais fait l’objet d’une rĂ©trospective d’envergure, ni en France ni Ă  l’international. Mais qui est donc cette femme artiste ? Comment en finir avec la vision romanesque qui a trĂšs tĂŽt accompagnĂ© sa vie et son oeuvre ? N’est-elle que la seule Ă©lĂšve d’Édouard Manet, l’une des figures d’avant-garde les plus sulfureuses de l’époque ? L’exposition met en lumiĂšre une oeuvre subtile servie par une touche fluide et lumineuse. GonzalĂšs puise ses sujets dans son cercle familial et amical, saisi dans son quotidien bourgeois.RĂ©unissant prĂšs de 100 oeuvres – peintures, pastels et gravures – dans un parcours chronologique, cette exposition est la premiĂšre Ă  renouer avec l’ampleur de la rĂ©trospective posthume de l’artiste organisĂ©e en 1885, deux ans aprĂšs sa mort.L’oeuvre de l’artiste Ă©tant dissĂ©minĂ©e dans le monde entier, de prestigieux prĂȘteurs institutionnels, amĂ©ricains et europĂ©ens (Denver Art Museum, Dallas Museum of Art, The Art Institute de Chicago, National Gallery de Londres, Kunsthalle de BrĂȘme, MusĂ©e d’Orsay notamment) et de nombreuses collections privĂ©es ont gĂ©nĂ©reusement acceptĂ© de participer Ă  l’exposition.Issue d’un milieu bourgeois cultivĂ©, Eva GonzalĂšs bĂ©nĂ©ficie trĂšs tĂŽt d’un environnement propice Ă  l’épanouissement de sa vocation artistique. Son pĂšre, Emmanuel GonzalĂšs, journaliste et homme de lettres reconnu, Ă©volue au coeur de la scĂšne artistique parisienne, tandis que sa mĂšre, CĂ©lina Ragut, musicienne, tient un salon frĂ©quentĂ© par le Tout-Paris littĂ©raire et mondain.FormĂ©e dans l’atelier d’un portraitiste mondain, Charles Chaplin, la jeune peintre s’en affranchit rapidement pour affirmer un style personnel et sensible perceptible dans des oeuvres telles que La PsychĂ© (vers 1869-1870, National Gallery, Londres), La FenĂȘtre (vers 1865-1870, Denver Art Museum) ou Le Moineau (vers 1865-1870, collection particuliĂšre).Sa rencontre avec Édouard Manet en 1869 marque un tournant dĂ©cisif dans son parcours : elle devient alors sa seule Ă©lĂšve et l’un de ses modĂšles, tout en poursuivant avec dĂ©termination sa carriĂšre. Comme son professeur, Eva GonzalĂšs expose rĂ©guliĂšrement au Salon entre 1870 et 1883, sans jamais rejoindre le groupe impressionniste. Elle y prĂ©sente notamment Le Clairon (1870, musĂ©e de Gajac, Villeneuve-sur-Lot) ou Une loge aux Italiens (1874, musĂ©e d’Orsay, Paris), oĂč affleure l’influence manifeste de Manet, aussi bien dans le choix des sujets que dans la libertĂ© de la touche. L’une des oeuvres les plus ambitieuses d’Eva GonzalĂšs, Une loge aux Italiens (1874, musĂ©e d’Orsay, Paris) s’empare d’un sujet emblĂ©matique de la vie mondaine parisienne dans une mise en scĂšne Ă©nigmatique. [...]
  • 🔊 “Le savoir en trompe-l’oeil” CorĂ©e, 18e-20e s. au MusĂ©e national des arts asiatiques – Guimet, Paris du 16 septembre 2026 au 4 janvier 2027

    19:22|
    “Le savoir en trompe-l’oeil” CorĂ©e, 18e-20e s.au MusĂ©e national des arts asiatiques – Guimet, Parisdu 16 septembre 2026 au 4 janvier 2027Entretien avec Dr. Arnaud Bertrand,ancien conservateur des collections CorĂ©e – Chine ancienne au musĂ©enGuimet, et commissaire de l’exposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 14 septembre 2026, durĂ©e 19’22,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/09/15/3731_tompe-l-oeil_musee-national-des-arts-asiatiques-guimet/CommuniquĂ© de presseCommissariat :Dr. Arnaud Bertrand, ancien conservateur des collections CorĂ©e – Chine ancienne au musĂ©e GuimetUne plongĂ©e fascinante Ă  la dĂ©couverte d’un art du trompe-l’oeil en CorĂ©e, entre bibliothĂšques savantes et mondes oniriques !À quoi peut servir une bibliothĂšque lorsque le temps manque pour lire ? À l’heure oĂč le savoir circule sur les Ă©crans, s’évader par la lecture devient parfois un luxe et la bibliothĂšque est alors souvent plus regardĂ©e que pratiquĂ©e. Ce dilemme n’est pas nouveau. Dans la CorĂ©e de la fin du 18e siĂšcle, le roi Jeongjo (r. 1776-1800) y est dĂ©jĂ  confrontĂ©. Pris par les affaires de l’État, n’ayant que peu le temps de lire, il passe commande aux artistes oÂŁciels de l’AcadĂ©mie royale de peinture un paravent qui reprend en trompe-l’Ɠil sa bibliothĂšque, pour rester proche de ses livres.Pour la premiĂšre fois au musĂ©e Guimet, une exposition redonne Ă  ce mouvement pictural sa place centrale, loin de l’image folklorique ou purement dĂ©corative qui lui est trop souvent associĂ©e. Elle rassemble plus de 75 piĂšces : paravents, peintures -dont un trĂ©sor national, l’autoportrait de l’un des plus cĂ©lĂšbres artistes du Joseon- mais aussi une confrontation entre le cabinet du lettrĂ© et sa reprise en peinture avec des objets associĂ©s aux dĂ©sirs d’élĂ©vations (contenants pour alcools et thĂ©s, bronzes, porcelaines, montre, lunette, pinceaux), des ouvrages venant de la BNF, du CollĂšge de France et du musĂ©e Guimet.Un exceptionnel rouleau peint de plus de cinq mĂštres du 18e (ou dĂ©but 19e siĂšcle) est dĂ©voilĂ© pour la toute premiĂšre fois, il est issu des collections du musĂ©e Guimet, il appartenait Ă  Victor Collin de Plancy, premier reprĂ©sentant oÂŁciel de la France en CorĂ©e en 1876. Ce rouleau a fait l’objet d’une analyse par le centre national des laboratoires des musĂ©es de France, puis d’une restauration pour l’exposition.L’exposition tisse des liens entre l’art corĂ©en et l’art de la perspective issue des Ă©changes avec les artistes jĂ©suites, et rappelle la place centrale des Ă©changes de savoirs techniques Ă  PĂ©kin, capitale des Qing, par les ambassades corĂ©ennes.L’art du trompe-l’oeil naĂźt dans un contexte d’échanges et requiert une maĂźtrise de la perspective, savoir europĂ©en connu Ă  la cour de Chine, transmis en CorĂ©e par le biais des ambassades corĂ©ennes rĂ©guliĂšrement envoyĂ©es Ă  PĂ©kin.D’abord centrĂ© sur la reprĂ©sentation de livres, le dĂ©cor des paravents Ă©volue vers des compositions plus riches associant objets de savoirs et de curiositĂ©s. Ainsi se dĂ©veloppe le mouvement pictural du chaekgeori (littĂ©ralement «livres et objets») alors qu’apparaissent des compositions picturales de bibliothĂšques le plus souvent montĂ©es en paravents. Comparables aux peintures reprĂ©sentant des cabinets de curiositĂ©s dans l’art occidental, elles habillent les intĂ©rieurs corĂ©ens, du palais royal aux maisons bourgeoises.À la fois oeuvres et cloisons, ces images projettent le regard dans un autre espace, celui d’un cabinet de savoir et de possessions en devenir. Bien au-delĂ  de la CorĂ©e, elles interrogent notre rapport Ă  l’accu- mulation du savoir, Ă  la fonction du livre et aux objets placĂ©s dans nos intĂ©rieurs.
  • 🔊 “Delacroix” chevaux et autres animaux au MusĂ©e national EugĂšne Delacroix, Paris du 12 septembre 2026 au 18 avril 2027

    25:45|
    “Delacroix” chevaux et autres animauxau MusĂ©e national EugĂšne Delacroix, Parisdu 12 septembre 2026 au 18 avril 2027Entretien avec Claire BessĂšde, conservatrice gĂ©nĂ©rale du patrimoine,directrice du musĂ©e EugĂšne Delacroix, et commissaire de l’exposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 7 septembre 2026, durĂ©e 25’45,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/09/09/3729_delacroix_musee-national-eugene-delacroix/CommuniquĂ© de presseCommissariat :Claire BessĂšde, conservatrice gĂ©nĂ©rale du patrimoine et directrice du musĂ©e national EugĂšne DelacroixLe musĂ©e Delacroix prĂ©sente un nouvel accrochage qui explore l’univers animalier d’EugĂšne Delacroix, Ă  l’occasion de l’acquisition de deux Ă©tudes de chevaux, rĂ©cemment restaurĂ©es. ExposĂ©es pour la premiĂšre fois au musĂ©e, les deux Ă©tudes d’étalons, un alezan et un alezan dorĂ©, tĂ©moignent d’un vif intĂ©rĂȘt de Delacroix pour le cheval et sa reprĂ©sentation. Pour le peintre romantique, les chevaux, les lions et les tigres constituent un objet d’étude et un sujet qu’il met en scĂšne dans de nombreux tableaux, lithographies, dĂ©cors
 tout au long de sa carriĂšre.Dans les annĂ©es 1820, le jeune Delacroix s’intĂ©resse particuliĂšrement aux chevaux. Ses reprĂ©sentations sont issues de l’observation de la nature et d’oeuvres de maĂźtres qu’il admire. Elles s’inscrivent dans une dĂ©marche de comprĂ©hension de l’anatomie, des mouvements et des attitudes des animaux qui anime Delacroix pendant sa jeunesse. Les chevaux sont un moyen de locomotion courant Ă  cette Ă©poque et il peut Ă©galement les observer dans des Ă©curies et des manĂšges.EugĂšne Delacroix Ă©crit dans son journal, le 15 avril 1823 : « Il faut absolument se mettre Ă  faire des chevaux. ». Il va rĂ©aliser une trentaine de peintures et de nombreux dessins. Ces deux Ă©tudes d’alezan, qui ne semblent pas avoir servi de point de dĂ©part Ă  de plus grandes compositions, sont influencĂ©es par celles de son ami ThĂ©odore GĂ©ricault (1791-1824). L’utilisation du papier qui a Ă©tĂ©, par la suite marouflĂ© sur toile, laisse penser que ces Ă©talons ont pu ĂȘtre peints dans une Ă©curie. Le peintre s’intĂ©resse particuliĂšrement Ă  l’effet de la lumiĂšre sur ces alezans ainsi appelĂ©s du fait de leur couleur fauve tirant sur le roux. Jusqu’à sa mort, Delacroix a conservĂ© avec lui ces Ă©tudes de jeunesse.Les chevaux qu’il voit lors de son voyage au Maroc en 1832 contribuent Ă  nourrir son imaginaire autour du cavalier, qu’il soit soldat ou participant Ă  une fantasia. Le souvenir des grands maĂźtres qu’il admire est Ă©galement trĂšs prĂ©sent dans ses oeuvres : Antoine Jean Gros (1771-1835) Ă  propos duquel il a Ă©crit qu’il avait « Ă©levĂ© les sujets modernes jusqu’à l’idĂ©al » et Pierre Paul Rubens (1577-1640) qui est pour Delacroix une rĂ©fĂ©rence constante.Parmi les objets qu’EugĂšne Delacroix ramĂšne de son voyage au Maroc de 1832, beaucoup sont liĂ©s Ă  l’équipement des cavaliers pour les combats.Delacroix ne se considĂšre pas comme un peintre animalier. C’est dans son atelier qu’il met en scĂšne le cheval dans ses oeuvres pour faire de ses Ă©tudes et croquis des oeuvres dignes d’ĂȘtre exposĂ©es. Ainsi, le cheval devient dans les tableaux ou dans les lithographies une noble monture accompagnant les voyages et les combats des hommes. Il peut aussi ĂȘtre une proie pour les fauves.Comme les chevaux, les fauves fascinent la gĂ©nĂ©ration romantique. Delacroix se rend souvent, avec son ami Barye, Ă  la MĂ©nagerie du Jardin des Plantes pour dessiner des lions. Beaux et fĂ©roces, tigres, lions, lionnes et mĂȘme chats sont souvent reprĂ©sentĂ©s aux aguets, dans des combats ou fondant sur leurs proies. Ces fauves, souvent bien Ă©loignĂ©s de ceux qui Ă©voluent dans la nature, sont pour Delacroix un moyen de reprĂ©senter le mouvement et la violence des affrontements avec plus de libertĂ© que s’il s’agissait d’une peinture d’histoire.[...]
  • 🔊 “Prune Nourry” DĂ©fense de rien toucher au Palais idĂ©al du facteur Cheval, Hauterives du 31 mai au 6 septembre 2026

    15:04|
    “Prune Nourry” DĂ©fense de rien toucherau Palais idĂ©al du facteur Cheval, Hauterivesdu 31 mai au 6 septembre 2026Entretien avec FrĂ©dĂ©ric Legros,Directeur du palais idĂ©al, et commissaire de l’exposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Hauterives, le 6 juillet 2026, durĂ©e 15’05, © FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/07/10/3728_prune-nourry_palais-ideal-du-facteur-cheval/CommuniquĂ© de presseCommissaire :FrĂ©dĂ©ric Legros, Directeur du Palais idĂ©alAu fronton de son oeuvre, dĂšs 1905, Ferdinand Cheval inscrit cette formule aussi Ă©nigmatique que poĂ©tique : « dĂ©fense de rien toucher ». Une invitation paradoxale, oscillant entre interdiction et permission, Ă  laquelle Prune Nourry rĂ©pond aujourd’hui par une proposition rĂ©solument gĂ©nĂ©reuse : une exposition entiĂšrement pensĂ©e pour ĂȘtre touchĂ©e.Avec DĂ©fense de rien toucher, l’artiste transforme le Palais idĂ©al en un vaste terrain d’expĂ©rience sensorielle. Ici, le regard ne suffit plus ; il s’efface au profit du contact, du ressenti, de la mĂ©moire des formes saisies par la paume. Accessible Ă  toutes et tous, enfants, adultes, publics voyants ou dĂ©ficients visuels, l’exposition s’affranchit des conventions musĂ©ales pour rĂ©activer une relation directe et physique Ă  l’oeuvre.Ce parti pris trouve une rĂ©sonance profonde avec le geste fondateur de Ferdinand Cheval. Facteur rural devenu bĂątisseur autodidacte, formĂ© initialement comme boulanger, il a littĂ©ralement « pĂ©tri » son Palais. Partout, la trace de la main affleure : dans les reliefs, les aspĂ©ritĂ©s, les accumulations patientes de matiĂšre. En invitant Ă  toucher ses propres oeuvres, Prune Nourry rend hommage Ă  cette dimension tactile et organique du Palais idĂ©al.RĂ©vĂ©lĂ©e Ă  la Fondation Bullukian Ă  Lyon sous l’intitulĂ© Empreintes, et avant de rejoindre le MusĂ©e Camille Claudel en 2027, cette nouvelle proposition de Prune Nourry trouve ici une Ă©tape singuliĂšre. DĂ©ployĂ©e dans ce lieu hors norme, elle en Ă©pouse l’esprit et en prolonge les intuitions : un dialogue entre cultures, entre temporalitĂ©s, entre imaginaires.Le parcours s’ouvre sur un univers postal, clin d’oeil Ă  Ferdinand Cheval. Un timbre en relief, conçu par Prune Nourry en partenariat avec La Poste en 2024 (le premier de ce type) inaugure l’exposition. RĂ©alisĂ© en collaboration avec des personnes aveugles et malvoyantes, il est nĂ© d’ateliers d’expĂ©rimentation tactile oĂč formes, textures et volumes ont Ă©tĂ© ajustĂ©s pour ĂȘtre perçus par les doigts. Plus qu’un objet Ă  voir, ce timbre se lit au toucher : il incarne une crĂ©ation pensĂ©e avec celles et ceux qui en font l’expĂ©rience sensible. Ce timbre devient Ă©galement le vecteur d’une lettre adressĂ©e Ă  PhilomĂšne, Ă©pouse du Facteur, figure discrĂšte mais essentielle sans laquelle le Palais idĂ©al n’aurait sans doute jamais vu le jour.À l’image du Palais, l’exposition se dĂ©ploie comme un monde en miniature, un carrefour de rĂ©cits et de cultures. Les Terracotta Daughters ou les Holy Daughters y cĂŽtoient d’autres figures fĂ©minines, dessinant une cartographie sensible du corps et de l’identitĂ© Ă  travers le temps et les gĂ©ographies. Sans constituer une rĂ©trospective, DĂ©fense de rien toucher traverse ainsi plusieurs projets majeurs de l’artiste et offre un panorama de son regard sur la condition fĂ©minine.Cette oeuvre s’inscrit Ă©galement dans une expĂ©rience intime. En 2016, Ă  l’annonce de son cancer du sein, la sculpteure prend conscience de l’importance vitale, pour elle, du toucher, menacĂ© par les effets secondaires de la chimiothĂ©rapie. De cette Ă©preuve naĂźt une recherche artistique profondĂ©ment incarnĂ©e, explorant le corps, la rĂ©paration et le rituel. C’est AgnĂšs Varda, amie intime de l’artiste, qui lui Ă©voque la figure des Amazones, hĂ©roĂŻnes de la mythologie grecque qui se coupaient le sein pour mieux tirer Ă  l’arc. Prune Nourry choisit d’intĂ©grer cette puissance symbolique Ă  son travail. La figure de la femme combattante, rĂ©siliente, traverse ainsi l’exposition.[...]
  • 🔊 “L’espace entre nous” Dans la collection du Wilson Centre for Photography LE BAL, Paris du 19 juin 2026 au 3 janvier 2027

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    “L’espace entre nous”Dans la collection du Wilson Centre for PhotographyLE BAL, Parisdu 19 juin 2026 au 3 janvier 2027Entretien avec Julie HĂ©rault,directrice adjointe du BAL, et co-commissaire de l’exposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 29 juin 2026, durĂ©e 17’30,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/07/01/3727_l-espace-entre-nous_le-bal/CommuniquĂ© de presseCommissariat :Diane Dufour, co-directrice du BAL avec Julie HĂ©raut, directrice adjointe du BALScĂ©nographie : Cyril Delhomme.Exposition rĂ©alisĂ©e avec le soutien du Wilson Centre for Photography.À l’occasion du Bicentenaire de la naissance de la photographie, LE BAL consacre pour la premiĂšre fois une exposition Ă  une collection : celle du Wilson Centre for Photography, constituĂ©e par Michael et Jane Wilson. À travers cet ensemble rare de 120 tirages, pour la plupart d’époque, l’exposition explore le lien parfois trouble, parfois lumineux, toujours instable, qui unit celui qui photographie Ă  celui qui est photographiĂ©.Rencontre fugitive, rencontre prĂ©mĂ©ditĂ©e : de la saisie sur le vif Ă  la mise en scĂšne collaborative, l’exposition interroge la relation qui se noue, au moment de la prise de vue, entre le photographe et son sujet. Que rĂ©vĂšle l’image de la position respective de ces deux corps ? De leur complicitĂ©, de leur face-Ă -face, du pacte silencieux scellĂ© par le regard de l’un sur l’apparence de l’autre ?L’exposition met en valeur des oeuvres iconiques et d’autres moins connues, des annĂ©es 1920 Ă  nos jours, dans un parcours sensible qui privilĂ©gie les rebonds, les affinitĂ©s et les contaminations entre les images.« Avec toujours, au centre de chaque photo, cette petite lutte des consciences entre qui rĂ©vĂšle et qui se dĂ©voile, dont le portrait photographique a toujours Ă©tĂ© la scĂšne privilĂ©giĂ©e. » – Bertrand ScheferAvec :Lola Álvarez Bravo / Manuel Álvarez Bravo / Bill Brandt / Josef Breitenbach / Horace Bristol / Esther Bubley / Elinor Carucci / Mark Cohen / John Coplans / Gregory Crewdson / Imogen Cunningham / Bruce Davidson / Rineke Dijkstra / Walker Evans / Leonard Freed / Lee Friedlander / David Goldblatt / John Gutmann / Birney Imes / Graciela Iturbide / Sarah Jones / AndrĂ© KertĂ©sz / Chris Killip / Dorothea Lange / Sergio LarraĂ­n / Richard Learoyd / Danny Lyon / Robert Mapplethorpe / Roger Mayne / Susan Meiselas / Tina Modotti / Daidƍ Moriyama / Nicholas Nixon / Alexander Rodchenko / August Sander / Tomoko Sawada / Chris Shaw / Aaron Siskind / Graham Smith / Louis Stettner / Issei Suda / Yutaka Takanashi / Shƍji Ueda / Weegee / Francesca Woodman.Catalogue de l’exposition – Textes de Bertrand Schefer, Jean-Christophe Bailly et Diane Dufour. Co-Ă©dition : Atelier EXB et LE BAL
  • 🔊 “Lee Miller” au MusĂ©e d’Art Moderne de Paris du 10 avril au 2 aoĂ»t 2026

    34:16|
    “Lee Miller” au MusĂ©e d’Art Moderne de Parisdu 10 avril au 2 aoĂ»t 2026Entretien avec Fanny Schulmann,conservatrice en chef au MusĂ©e d’Art Moderne de Paris, responsable des collections photographiques et co-commissaire de l’exposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 22 juin 2026, durĂ©e 34’17,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/06/23/3726_lee-miller_musee-d-art-moderne-de-paris/CommuniquĂ© de presseCommissairesHilary Floe, senior curator en art moderne et contemporain Ă  la Tate Britain, assistĂ©e de Saskia FlowerFanny Schulmann, conservatrice en chef au MusĂ©e d’Art Moderne de Paris, responsable des collections photographiques, assistĂ©e d’AdĂ©laĂŻde Lacotte et de Paul-Emile PacheroDu 10 avril au 2 aoĂ»t 2026, le MusĂ©e d’Art Moderne de Paris prĂ©sente la plus importante rĂ©trospective consacrĂ©e Ă  Lee Miller en France depuis vingt ans.OrganisĂ©e Ă  l’initiative de la Tate Britain et en collaboration avec l’Art Institute of Chicago, l’exposition rĂ©unit prĂšs de 250 tirages anciens et modernes, dont plusieurs inĂ©dits, et propose un nouveau regard sur l’Ɠuvre de Lee Miller.Figure essentielle de l’avant-garde internationale, Lee Miller (1907, Poughkeepsie, États-Unis – 1977, Chiddingly, Royaume-Uni) fut tour Ă  tour mannequin, artiste surrĂ©aliste, portraitiste, photographe de mode et correspondante de guerre accrĂ©ditĂ©e par l’armĂ©e amĂ©ricaine. Longtemps relĂ©guĂ©e au rĂŽle d’égĂ©rie, elle est aujourd’hui reconnue comme l’une des grandes photographes du XXĂšme siĂšcle.L’exposition retrace l’ensemble de son parcours, de ses dĂ©buts Ă  New York aux annĂ©es de guerre en Europe, en passant par son sĂ©jour en Égypte et sa vie Ă  Londres. Elle dĂ©montre la richesse d’une Ɠuvre oĂč cohabitent expĂ©rimentations formelles, audace visuelle et engagement politique.Dix-huit ans aprĂšs la derniĂšre rĂ©trospective française au Jeu de Paume, le MusĂ©e d’Art Moderne de Paris propose un parcours en six parties, mĂȘlant approche chronologique et thĂ©matique.[...]
  • 🔊 “La photographie en toutes lettres” Ă  la Maison EuropĂ©enne de la Photographie, Paris du 10 juin au 13 septembre 2026

    20:17|
    “La photographie en toutes lettres” à la Maison EuropĂ©enne de la Photographie, Parisdu 10 juin au 13 septembre 2026Entretien avec Clothilde Morette, directrice artistique de la MEP et commissaire de l’exposition, par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 15 juin 2026, durĂ©e 20’17,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/06/19/3724_la-photographie-en-toutes-lettres_maison-europeenne-de-la-photographie/CommuniquĂ© de presseCommissariat :Clothilde Morette en collaboration avec Caroline Stein, responsable mĂ©cĂ©nat pour la Collection d’entreprise Neuflize OBC.Du 10 juin au 13 septembre 2026, la MEP prĂ©sente, Ă  l’occasion du Bicentenaire de la photographie, une exposition collective rĂ©unissant 35 artistes issu·es de la Collection d’entreprise Neuflize OBC et des collections de la MEP, parmi lesquels figurent Nan Goldin, Robert Mapplethorpe, Malick SidibĂ© ou encore Sophie Calle. PensĂ©e comme un abĂ©cĂ©daire accessible Ă  tous les publics, La photographie en toutes lettres tisse des correspondances inattendues entre les oeuvres. Chaque association ouvre une porte, contredit les Ă©vidences et invite chacun·e Ă  construire sa propre lecture, entre rĂ©miniscences intimes et imaginaires partagĂ©s. Autant de fragments qui composent les petits rĂ©cits de la grande histoire de la photographie, dans une expĂ©rience Ă  la fois joueuse, libre et empreinte de nostalgie.Qu’ont en commun l’adolescence, les contes, les musĂ©es ou encore la Bourgogne ?RĂ©alisĂ©e Ă  l’occasion du bicentenaire de la photographie, l’exposition La photographie en toutes lettres est conçue en Ă©troite collaboration avec la Collection d’entreprise Neuflize OBC. Elle rĂ©unit des oeuvres issues de ce fonds, mises en dialogue avec celles des collections de la MEP, offrant ainsi un regard croisĂ© sur la richesse de ces deux ensembles photographiques. Loin de toute histoire linĂ©aire, elle dĂ©ploie une lecture faite d’associations, de rencontres et de glissements, oĂč les oeuvres dictent leur ordre, indĂ©pendamment de toute chronologie ou hiĂ©rarchie.Chaque lettre devient un mot, chaque mot convoque un ensemble d’Ɠuvres qui conversent entre elles de maniĂšre parfois surprenante. Ici, le Journal LIFE croise la pub Kodak, des Noctambules se retrouvent au MusĂ©e et le Simulacre nĂ©gocie avec la VĂ©ritĂ©. Ces rapprochements rĂ©vĂšlent l’identitĂ© de la Collection d’entreprise Neuflize OBC – ancrĂ©e dans la crĂ©ation contemporaine, mais dont les racines plongent dans les avant-gardes des annĂ©es 1920. De Rineke Dijkstra Ă  Bernard Plossu, d’AgnĂšs Geoffray Ă  Florence Henri, les nombreux·ses artistes rĂ©uni·es dans l’exposition tĂ©moignent de multiples façons de voir, de montrer et de penser l’image photographique.S’inspirant de Ways of Seeing de John Berger (1972), l’exposition reprend Ă  cet ouvrage fondateur l’idĂ©e que « le voir prĂ©cĂšde le mot » : nous percevons d’abord le rĂ©el avant de le nommer et de le conceptualiser. C’est ce principe qui structure ce parcours, oĂč le dĂ©calage et l’énigme priment sur la dĂ©monstration. Chaque salle propose une association qui s’impose avant toute explication. Chaque entrĂ©e de ce lexique est accompagnĂ©e de textes, de citations et d’anecdotes qui Ă©clairent, sans jamais l’épuiser, la pluralitĂ© des rĂ©cits que porte la photographie.La photographie en toutes lettres s’inscrit dans un partenariat de longue date entre la MEP et la Fondation d’entreprise Neuflize OBC, fidĂšle soutien de l’institution depuis prĂšs de trente ans.