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  • 🔊 “Matisse” 1941-1954 au Grand Palais [Centre Pompidou – Constellation], Paris du 24 mars au 26 juillet 2026

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    “Matisse” 1941-1954au Grand Palais [Centre Pompidou – Constellation], Parisdu 24 mars au 26 juillet 2026Entretien avec Claudine Grammont, Cheffe du cabinet d’art graphique, Musée national d’art moderne – Centre Pompidou, et commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 23 mars 2026, durée 17’03,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/23/3702_matisse_grand-palais/Communiqué de presseCommissariat :Claudine Grammont, Cheffe du cabinet d’art graphique, Musée national d’art moderne – Centre PompidouExposition coproduite par le Centre Pompidou et le GrandPalaisRmnD’une envergure inédite en France, l’exposition « Matisse, 1941 — 1954 » met en lumière les dernières années de création de l’artiste, grand moment de synthèse, de radicalité et d’invention formelle. Elle réunit plus de 300 oeuvres qui témoignent de l’élan de création inouïe de Matisse durant cette période particulièrement foisonnante. À près de 80 ans, il se réinvente avec le médium de la gouache découpée à travers lequel il renouvelle entièrement son vocabulaire plastique et donne à son art une portée monumentale. Cette exposition conduit le visiteur dans le dernier grand atelier de Matisse, regroupant peintures, série de dessins, livres illustrés, gouaches découpées, textiles et même vitraux qui sont autant de déclinaisons de cet ultime moment de grâce.La sélection de plus de 300 oeuvres, dont beaucoup sont inédites en France, offre l’occasion de découvrir des ensembles très rarement vus. Afin de compléter la déjà riche collection du Centre Pompidou, des prêts exceptionnels proviennent de collections particulières et d’institutions nationales et internationales dont le Hammer Museum, le MoMA, la National Gallery of Art de Washington, la Fondation Barnes, la Fondation Beyeler.L’exposition réunit les ensembles essentiels de cette période : la magistrale et ultime série des peintures des Intérieurs de Vence de 1946-1948, l’album Jazz et sa maquette, des séries de dessins de Thèmes et Variations, les dessins au pinceau et à l’encre, les principaux éléments du programme de la chapelle de Vence, les panneaux monumentaux La Gerbe, Les Acanthes, L’Escargot et Mémoire d’Océanie. Enfin, les grandes figures en gouache découpée, comme La Tristesse du roi, Zulma, Danseuse créole et la série des Nus bleus sont ici, exceptionnellement, réunies.« Matisse 1941 – 1954 » s’inscrit dans la lignée des grandes monographies dédiées à l’artiste organisées par le Centre Pompidou [« Matisse 1904 – 1917 » en 1993, « Matisse. Paires et séries » en 2012 et « Matisse. Comme un roman » en 2021] et fait plus particulièrement écho à celle de 1993, « Matisse 1904 – 1917 ». À la différence de « Henri Matisse: the Cut-Outs » (présentée à la Tate et au MoMA, 2014) exclusivement consacrée aux gouaches découpées, elle révèle la dimension pluridisciplinaire de sa pratique pendant cette période. Car jamais auparavant l’artiste n’avait été aussi prolifique dans la variété des techniques et des supports utilisés, comme en témoignent les peintures, gouaches découpées, dessins, livres illustrés, textiles et vitraux exceptionnellement réunis dans ce parcours.Cette dernière période de création se caractérise par une symbiose toujours plus grande entre l’oeuvre et l’espace de l’atelier. Travaillées à même les murs de l’appartement du Régina, mobiles par essence, les oeuvres participent de la végétalisation dynamisante du cadre spatial. L’exposition s’attache à restituer cet in situ en permanente métamorphose, donnant au visiteur l’accès à ce « jardin » de Matisse à travers un espace qui va en s’amplifiant salle après salle. Y sera également rappelé le contexte de la guerre et de l’immédiat après-guerre alors que la figure d’Henri Matisse s’impose en France et outre-Atlantique comme un symbole de liberté.
  • 🔊 “Henri Rousseau” L’ambition de la peinture au Musée de l’Orangerie, Paris du 25 mars au 20 juillet 2026

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    “Henri Rousseau”L’ambition de la peintureau Musée de l’Orangerie, Parisdu 25 mars au 20 juillet 2026Entretien avec Juliette Degennes, conservatrice du patrimoine – musée de l’Orangerie, et co-commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 20 mars 2026, durée 19’35,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/21/juliette-degennes/Communiqué de presseCommissariat :Juliette Degennes, conservatrice du patrimoine, musée de l’OrangerieNancy Ireson, commissaire associée, conservatrice consultante, Fondation BarnesChristopher Green, conservateur consultant, professeur émérite, Courtauld Institute of ArtPour la première fois, le musée de l’Orangerie organise, en collaboration avec la Fondation Barnes de Philadelphie, une exposition consacrée à Henri Rousseau. Inaugurée en octobre dernier à Philadelphie, elle est présentée à Paris du 25 mars au 20 juillet 2026. À la suite du récent changement de statut de la Fondation Barnes, qui lui permet désormais de prêter ses oeuvres, le musée de l’Orangerie devient la première institution au monde à coproduire une exposition issue de ses collections. Il accueille à cette occasion neuf oeuvres prêtées de manière inédite par la Fondation, réunissant un important corpus de tableaux d’Henri Rousseau passés entre les mains du marchand Paul Guillaume.Cette collaboration s’impose comme une évidence dans l’histoire des deux institutions : Paul Guillaume, dont la collection constitue le coeur du musée parisien, a été l’intermédiaire d’Albert Barnes pour l’achat de ses dix-huit peintures de Rousseau. Il a lui-même été un fervent collectionneur de l’artiste, ayant possédé jusqu’à cinquante oeuvres de la main du peintre, si l’on en croit les albums documentaires conservés dans le fonds du musée. Neuf d’entre elles appartiennent aujourd’hui à la collection du musée de l’Orangerie, auxquelles s’ajoute une acquisition récente de deux petits portraits. L’exposition et son catalogue reviendront sur cette étroite collaboration entre le marchand parisien et le collectionneur américain, et plus largement sur le réseau de collectionneurs et de marchands dans lequel le peintre s’est inscrit de son vivant. Une cinquantaine d’oeuvres seront présentées à cette occasion, issues des collections de ces deux institutions et de prêts d’oeuvres clés d’institutions européennes et américaines dont La Bohémienne endormie, chef-d’oeuvre du Museum of Modern Art de New York.Cette exposition revient sur la carrière d’Henri Rousseau (1844-1910), sa pratique picturale et ses ambitions professionnelles, en lien avec le marché de l’art. Venu à Paris depuis sa Mayenne natale, il décide à l’âge de 49 ans de prendre sa retraite de l’octroi pour se consacrer entièrement à la peinture. L’artiste a su diversifier les genres et les techniques pour se faire une place sur la scène artistique parisienne : compositions envoyées au Salon des Indépendants, réponses à des commandes publiques pour orner les hôtels de ville d’Île-de-France, portraits commandés par son entourage, paysages destinés à la vente, ou encore autoportraits plus intimes. L’exposition entend dépasser les légendes entourant le nom du « Douanier Rousseau » pour étudier en profondeur son parcours artistique. Des sections thématiques permettront d’aborder la matérialité des oeuvres et de les replacer dans le contexte du marché de l’art moderne auquel Paul Guillaume et Albert Barnes ont largement participé.[...]
  • 🔊 “1913–1923 : L’esprit du temps” Paris célèbre les arts d’Afrique et d’Océanieau musée du quai Branly – Jacques Chirac, Paris du 17 mars au 20 septembre 2026

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    “1913–1923 : L’esprit du temps”Paris célèbre les arts d’Afrique et d’Océanieau musée du quai Branly – Jacques Chirac, Parisdu 17 mars au 20 septembre 2026Entretien avec Bertrand Goy, historien, spécialiste des arts extra-occidentaux, et co-commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 19 mars 2026, durée 23’37,© FranceFineArt.Communiqué de presseCommissariat :Bertrand Goy, Historien, spécialiste des arts extra-occidentauxHélène Joubert, Responsable de l’unité patrimoniale des collections Afrique du musée du quai Branly – Jacques ChiracL’exposition retrace l’histoire des arts africains et océaniens à Paris au début du 20e siècle, époque où objets extra-européens et oeuvres avant-gardistes se rencontrent et façonnent ensemble une nouvelle vision de l’art moderne, autour d’artistes, d’intellectuels, de marchands et de collectionneurs précurseurs.À travers des documents d’archives, des photographies et des oeuvres d’Afrique et d’Océanie, l’exposition permet d’évoquer l’atmosphère stimulante du quartier de Montparnasse et révèle une décennie historique, au cours de laquelle des objets, d’abord perçus comme ethnographiques, sont progressivement reconnus comme des oeuvres d’art à part entière. Cette reconnaissance marque une rupture majeure dans l’histoire de l’art occidental, mais aussi dans le marché de l’art international.1911-1913 : de Montparnasse à la Rive droiteAu tournant du 20e siècle, quelques marchands européens approvisionnent en « spécimens ethnographiques » leurs clients, constitués principalement de musées ethnographiques et d’amateurs de curiosités « exotiques ». C’est à cette époque que Derain et Vlaminck achètent leurs premiers masques et sculptures africains et que Matisse, Lhote ou Picasso en font une source importante de leur inspiration. Joseph Brummer, artiste immigré hongrois se fait rapidement connaître comme marchand au goût sûr et éclectique, mettant sur le même plan productions africaines, oeuvres d’art de Perse, d’Égypte, de Chine, de Haute Époque européenne et peinture d’avant-garde. Bien que Joseph Brummer, inquiet de la guerre en Europe, ne soit resté que quelques années à Paris avant de s’expatrier aux États-Unis, son apport à la reconnaissance des arts classiques d’Afrique et d’Océanie fut essentiel. L’un de ses clients, Charles Vignier, poète symboliste, se reconvertit dans l’expertise des arts orientaux dès le début du 20e siècle. En mai 1913, il décide d’organiser à la Galerie Levesque, 109 rue Saint-Honoré à Paris, une grande exposition d’arts extra-occidentaux issus principalement d’Asie et du Moyen-Orient mais où, pour la première fois, l’Afrique est également représentée.1914-1918 : autour de Paul GuillaumeEn 1912, le jeune Paul Guillaume débute sa carrière de marchand d’art en vendant quelques statuettes et masques africains à Joseph Brummer que lui a présenté le poète Guillaume Apollinaire. La même année, Paul Guillaume fonde la « Société d’Art et d’Archéologie nègre » puis en 1914 ouvre une galerie dans laquelle il expose oeuvres d’art d’Afrique et d’Océanie aux côtés des créations d’artistes d’avant-garde. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, Paul Guillaume se tourne vers New York où il participe à la première exposition consacrée exclusivement à l’art africain traditionnel. Elle se tient à la Galerie 291 dirigée par Alfred Stieglitz, photographe, galeriste et éditeur américain, et Marius de Zayas, artiste et galeriste mexicain. En 1916, l’exposition organisée à l’association « Lyre et Palette » (située au carrefour Raspail et Montparnasse, rue Huyghens) marque un tournant : c’est la première fois que l’on expose à Paris des pièces provenant des continents africains et océaniens, non pour Ieur intérêt ethnographique ou archéologique, mais pour leur dimension artistique. En 1917, Paul Guillaume et Guillaume Apollinaire publient Sculptures nègres, un des premiers ouvrages consacrés exclusivement aux arts africains et océaniens. [...]
  • 🔊 “Le Langage des murs” Estampages de la Chine à Notre-Dame au MAD, musée des Arts Décoratifs, Paris du 18 mars au 28 juin 2026

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    “Le Langage des murs” Estampages de la Chine à Notre-Dameau MAD, musée des Arts Décoratifs, Parisdu 18 mars au 28 juin 2026Entretien avec Béatrice Quette, conservatrice, responsable des collections asiatiques et islamiques – Musée des arts décoratifs, et co-commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 18 mars 2026, durée 23’27,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/19/3699_le-langage-des-murs_mad-musee-des-arts-decoratifs/Communiqué de presseCommissaires :Béatrice Quette, conservatrice, responsables des collections asiatiques et islamiquesValentine Dubard de Gaillarbois, conservatrice-restauratrice d’arts graphiquesCécile Huguet-Broquet, conservatrice-restauratrice d’arts graphiquesSantiago Hardy, cordiste sur le chantier de Notre-Dame de Parisassistés de Louise Lartillot, assistante de conservation, bourse de la Fondation du JaponDu 18 mars au 28 juin 2026, le musée des Arts décoratifs présente, à l’occasion du Salon du dessin et du Printemps asiatique, « Le langage des murs. Estampages de la Chine à Notre‑Dame », quatrième focus exposé au cabinet des Dessins, Papiers peints et Photographies. L‘exposition-focus illustre la pratique de l’estampage à travers une sélection inédite des collections chinoise et française du musée des Arts décoratifs, d’Eugène Grasset à Jean Dubuffet en passant par Emile‑Auguste Reiber.À cette occasion, le musée invite Santiago Hardy, cordiste, et Delphine Syvilay, ingénieure de recherche au Laboratoire de Recherche des Monuments Historiques (LRMH) à présenter les estampages qu’ils ont réalisés lors du chantier de restauration de Notre‑Dame de Paris. La présence des outils permet d’appréhender la technique pratiquée en Chine et celle utilisée sur les murs de la cathédrale. Une centaine d’oeuvres et d’objets illustre ainsi cette mise en regard de la technique de l’estampage ancienne et contemporaine et ses qualités techniques, esthétiques, poétiques.D’origine chinoise, la technique de l’estampage permet de prendre l’empreinte d’un motif ou d’un texte, sculpté ou gravé à la surface d’une pierre ou d’un objet, à l’aide de papier et d’encre. Le papier humidifié est appliqué à la surface de l’objet (en pierre, métal, bois) à l’aide d’une brosse qui permet au papier d’épouser tous les creux et reliefs. Puis, un tampon de tissus encré est appliqué systématiquement sur tout la surface du papier. L’encre noircit les reliefs et les creux restent blancs, révélant ainsi le décor à l’échelle 1 dans un contraste noir et blanc.En entrant dans la salle d’exposition, le visiteur découvre une quarantaine d’estampages inédits réalisés sur le chantier de reconstruction de Notre‑Dame de Paris, de 2021 à 2022. Le projet d’inventaire des signes lapidaires et des graffitis de la cathédrale, initié par Santiago Hardy et Delphine Syvilay, a été soutenu par le chantier scientifique de Notre‑Dame de Paris et par l’établissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale (EPRNDP). Pour réaliser ce livre d’or mural, ils choisissent et apprennent la technique de l’estampage. Cette technique millénaire connaît ainsi un renouveau inattendu en France et permet de révéler, voire de sauvegarder ces marques, signes, décors et inclusions trouvés à la surface des murs de l’édifice en restauration.[...]
  • 🔊 “K-Beauty” Beauté coréenne, histoire d’un phénomène au Musée national des arts asiatiques – Guimet, Paris du 18 mars au 6 juillet 2026

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    “K-Beauty” Beauté coréenne, histoire d’un phénomèneau Musée national des arts asiatiques – Guimet, Parisdu 18 mars au 6 juillet 2026Entretien avec Claire Bettinelli, chargée de production des expositions et des collections contemporaines – musée Guimet, et co-commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 17 mars 2026, durée 24’20,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/19/3698_k-beauty_musee-national-des-arts-asiatiques-guimet/Communiqué de presse Commissariat :Claire Bettinelli, musée GuimetClaire Trinquet-Solery, musée GuimetDepuis plus d’une décennie, la beauté coréenne s’invite partout, de nos salles de bains à nos écrans. Sous l’étiquette « K-beauty », elle désigne une industrie cosmétique qui se déploie dans un vaste écosystème culturel et artistique. Grâce à l’engouement mondial pour la création coréenne, qu’elle soit musicale (K-pop), télévisuelle (K-drama) ou culinaire (K-food), la K-beauty diffuse largement son langage esthétique extra-occidental.Mais qu’est-ce qu’être belle ou beau en Corée ? Cette question s’inscrit dans une histoire millénaire du regard et dans un héritage culturel et philosophique d’une grande complexité. Canons de beauté, art du rituel ou des formulations : la beauté coréenne contemporaine invoque régulièrement ce riche passé et particulièrement la fin de l’ère Joseon (fin du 18e – début 20e siècle), période où se forme une représentation de l’individu et une expression de la beauté singulières qui imprègnent encore aujourd’hui le soft power coréen.Voyageant dans près de 300 ans d’histoire, cette exposition présente des chefs-d’oeuvre issus de musées coréens et internationaux, et des collections du musée Guimet. Ils côtoient des objets et témoignages modernes et contemporains qui illustrent la permanence des modèles anciens mais aussi leur métamorphose au contact d’un monde globalisé.L’exposition interroge ainsi l’évolution de l’idée de beauté en Corée, sans cesse réimaginée.
  • 🔊 “Visages d’artistes” De Gustave Courbet à Annette Messager au Petit Palais, Paris du 18 mars au 19 juillet 2026

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    “Visages d’artistes” De Gustave Courbet à Annette Messagerau Petit Palais, Parisdu 18 mars au 19 juillet 2026Entretien avec Anne-Charlotte Cathelineau, conservatrice en chef du patrimoine chargée des sculptures au Petit Palais, et co-commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 17 mars 2026, durée 19’19,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/19/3697_visages-d-artistes_petit-palais/Communiqué de presseCommissariat général :Annick Lemoine, conservatrice générale, directrice du Petit PalaisCommissariat scientifique :Anne-Charlotte Cathelineau, conservatrice en chef du patrimoine chargée des sculptures au Petit PalaisStéphanie Cantarutti, conservatrice en chef du patrimoine chargée des peintures modernes (1800-1890) au Petit PalaisSixtine de Saint-Léger, responsable des arts décoratifs avant 1800 et de l’art contemporain au Petit PalaisLe Petit Palais présente une exposition inédite consacrée à l’autoportrait et au portrait d’artiste, un thème central de ses collections et un axe majeur de sa politique d’acquisition depuis sa création au début du XXe siècle. Le parcours réunit environ cent oeuvres – peintures, sculptures, arts graphiques, arts décoratifs et photographies – mêlant des oeuvres phares des collections comme l’Autoportrait au chien noir de Gustave Courbet et d’autres méconnues, sorties des réserves spécialement pour l’occasion, comme la galerie de bustes des peintres impressionnistes sculptés par Paul Paulin.Au sein de l’exposition et jusque dans les collections permanentes du musée, les oeuvres de Giulia Andreani, Sophie Calle, Nina Childress, Hélène Delprat, Nan Goldin, Camille Henrot, Nathanaëlle Herbelin, Annette Messager, Françoise Pétrovitch, Anne et Patrick Poirier, Cindy Sherman, Apolonia Sokol et Claire Tabouret sont présentées en regard des collections historiques. Leurs oeuvres convoquent un regard contemporain, celui du portrait d’artiste au féminin. Elles interrogent l’héritage du portrait d’artiste, ses codes et ses usages, tout en proposant une réinterprétation de ses enjeux. Par ce face à face, un passé résolument masculin dialogue avec le monde d’aujourd’hui où l’artiste femme a désormais pleinement sa place.Cette exposition inaugure par ailleurs une année dédiée aux femmes artistes qui se poursuivra à l’automne avec la première monographie consacrée à la peintre Eva Gonzalès et une carte blanche confiée à Prune Nourry.L’exposition adopte une perspective narrative qui part de l’individu pour tendre vers le collectif, en proposant un parcours thématique en 4 temps suivant le fil de l’autoportrait jusqu’aux fraternités et aux hommages des pairs. Elle explore également les inventions, singularités et métamorphoses du portrait à travers des regroupements thématiques, ponctués de mises en contexte historiques et d’éclairages sur l’histoire des collections du Petit Palais.Le parcours s’ouvre sur une première section dédiée à l’autoportrait, quintessence du portrait d’artiste, particulièrement bien représenté dans les collections du Petit Palais. Une galerie de visages, spectaculaire, accueille le visiteur dans la rotonde d’introduction. L’absence de commanditaire et l’introspection du modèle offrent aux créateurs un espace de liberté et d’expérimentation. En lien direct avec le spectateur, l’artiste affirme son style et expose sa personnalité, y compris au travers de portraits métaphoriques ou métonymiques. On y découvre les autoportraits de Gustave Courbet, Pierre Puvis de Chavannes, Léon Bonnat, Jacques-Émile Blanche, entre autres ou encore les étonnants masques en grès de Jean-Joseph Carriès. L’oeuvre Autoportrait clown / fleur de Nina Childress et la sculpture hyperréaliste d’Hélène Delprat introduisent un effet de surprise tout en réinterrogeant la tradition du genre aujourd’hui.[...]
  • 🔊 “Renoir” au Musée d’Orsay, Paris du 17 mars au 19 juillet 2026

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    “Renoir” au Musée d’Orsay, Parisdu 17 mars au 19 juillet 2026Entretien avec Paul Perrin, conservateur en chef et directeur de la conservation et des collections, musée d’Orsay, et co-commissaire pour les deux expositions consacrées à Auguste Renoir,et (à partir de 8’33) avec Anne Distel consevatrice générale honoraire du patrimoine, musée d’Orsay, et co-commissare de l’exposition « Renoir dessinateur », par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 16 mars 2026, durée 23’48,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/18/3696_renoir_musee-d-orsay/Communiqué de presseÀ l’occasion de ses 40 ans, le musée d’Orsay célèbre un artiste majeur de ses collections, peut-être le plus populaire des impressionnistes : Auguste Renoir. Alors que nous fêtons aussi les cent-cinquante ans du Bal du moulin de la Galette, incarnation du bonheur de vivre et de la fête, deux expositions complémentaires viennent réinterroger les grands chefs-d’œuvre impressionnistes du peintre, mais aussi révéler des pans plus méconnus de son travail. « Renoir et l’amour » [du 17 mars au 19 juillet 2026] rassemble pour la première fois les « scènes de la vie moderne » peintes par l’artiste au début de sa carrière, tandis que « Renoir dessinateur » [du 17 mars au 5 juillet 2026] dévoile, à travers une centaine d’œuvres rarement vues, toute l’étendue de son talent dans les techniques graphiques.Renoir et l’amour. La modernité heureuse (1865-1885)du 17 mars au 19 juillet 2026Commissariat :PARIS : Paul Perrin, conservateur en chef et directeur de la conservation et des collections, musée d’Orsay. Avec la participation de Lucie Lachenal-Tabellet, chargée d’études documentaires, musée d’OrsayLONDRES : Christopher Riopelle, Neil Westreich Curator of Post-1800 Paintings, National Gallery, London et Chiara Di Stefano, Associate Curator of Post-1800 Paintings at the National Gallery, LondonBOSTON : Katie Hanson, William and Ann Elfers Curator of Paintings, Art of Europe, Museum of Fine Arts, Boston. Avec la participation de Julia Welch, Arthur K. Solomon Assistant Curator of Paintings, Art of Europe, Museum of Fine Arts, Boston.Renoir dessinateurdu 17 mars au 5 juillet 2026Commissariat :PARIS : Paul Perrin, conservateur en chef et directeur de la conservation et des collections, musée d’Orsay et Anne Distel, conservatrice générale honoraire du patrimoine, musée d’Orsay. Avec la participation de Cloé Viala, chargée d’études documentaires au musée d’OrsayNEW YORK : Colin Bailey, Katharine J. Rayner Director, the Morgan Library & Museum. Avec la participation de Sarah Lees, chargée d’études documentaires the Morgan Library & Museum.[...]
  • 🔊 “Licornes !” au musée de Cluny, musée national du Moyen Âge, Paris du 10 mars au 12 juillet 2026

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    “Licornes !” au musée de Cluny, musée national du Moyen Âge, Parisdu 10 mars au 12 juillet 2026Entretien avec Béatrice de Chancel-Bardelot, conservatrice générale au musée de Cluny, et commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 9 mars 2026, durée 26’50,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/12/3694_licornes_musee-de-cluny/Communiqué de presseCommissaires :Béatrice de Chancel-Bardelot, Conservatrice générale au musée de Cluny (Paris)Michael Philipp, Conservateur en chef au Museum Barberini (Potsdam, Allemagne)Vous pensez tout savoir sur la licorne ? Animal fantastique omniprésent dans la culture populaire, elle n’en reste pas moins pleine de mystères. Du 10 mars au 12 juillet 2026, le musée de Cluny décrypte toutes ses facettes avec l’exposition « Licornes ! ».Créature mythique, la licorne a longtemps été considérée comme réelle. Animal inaccessible, indomptable et extraordinaire, elle inspire les artistes depuis l’Antiquité. Marco Polo lui-même dit en avoir croisé une au cours de son voyage en Asie. Si l’époque moderne se résout à admettre son caractère légendaire, la licorne reste présente dans l’imaginaire des petits comme des grands et a laissé des traces profondes dans l’histoire de l’art.Pour les découvrir, le musée de Cluny, où sont conservées les célèbres tapisseries de la Dame à la licorne, constitue un écrin idéal. L’exposition, composée de 9 sections thématiques, revient sur les multiples aspects de la licorne à travers une sélection d’une centaine d’oeuvres.Créature universelle, on croise la licorne dans la vallée de l’Indus vers 2000 avant notre ère sur un sceau gravé ; en Chine au cours de la dynastie des Han (Qilin sculpté vers 206-220) ; ou sur un plat en faïence du XVIIe siècle provenant de Turquie (Plat avec licorne, cerf et lion). À la fin du XVe siècle, Bernhard von Breydenbach, chanoine de la cathédrale de Mayence, la décrit parmi les animaux exotiques qu’il a rencontrés lors d’un pèlerinage en Terre Sainte (Le saint voyage vers Jérusalem).La licorne peut être à la fois sauvage comme sur une couronne de Torah en argent de 1778, et guérisseuse, puisque sa corne est dotée de vertus purificatrices. Ainsi, le « Danny Jewel » conservé au Victoria and Albert Museum est réalisé vers 1550 pour contenir un fragment de corne de licorne – en réalité de la dent de narval – à mettre en contact avec ses aliments pour se prémunir de tout poison. Alors que la licorne est parfois agressive et inquiétante, comme sur un aquamanile conservé au musée de Cluny, elle peut également se faire tendre et amoureuse, comme sur une huile sur toile vénitienne de 1510 environ (Femme et licorne, conservée au Rijksmuseum).[...]
  • 🔊 “Face au ciel” Paul Huet en son temps au Musée de la Vie romantique, Paris du 14 février au 30 août 2026

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    “Face au ciel” Paul Huet en son tempsau Musée de la Vie romantique, Parisdu 14 février au 30 août 2026Entretien avec Gaëlle Rio, conservatrice générale du Patrimoine, directrice du Musée de la Vie Romantique, et co-commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 24 février 2026, durée 40’22,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/02/25/3693_paul-huet_musee-de-la-vie-romantique/Communiqué de presseCommissariat :Gaëlle Rio, conservatrice générale du patrimoine, directrice du musée de la Vie romantiqueDominique Lobstein, commissaire scientifique de l’exposition« Face au ciel, Paul Huet en son temps » présente l’œuvre de l’artiste Paul Huet (1803-1869) à travers le motif pictural du ciel. Peintre encore peu connu du grand public, ce proche d’Ary Scheffer est souvent considéré comme l’un des précurseurs du paysage romantique en France. Inspiré par les grands maîtres anglais comme Constable et Turner, il exprime dans ses œuvres les émotions et la puissance de la nature en rompant avec la tradition classique.Qualifié de « pré-impressionniste », Paul Huet a marqué son temps et influencé de nombreux artistes paysagistes comme Camille Corot. Son œuvre et son expérience de la peinture de ciel sont mises en regard de celles de ses contemporains afin de mieux apprécier sa singularité et son rôle dans cette époque foisonnante. Grâce à de nombreux prêts issus des collections publiques françaises, ses ciels sont ainsi présentés aux côtés de ceux de Paul Flandrin, Eugène Delacroix, Théodore Rousseau, Georges Michel, Eugène Isabey ou Eugène Boudin.À la découverte du paysageLongtemps, la peinture de paysage a été considérée comme un genre mineur, simple décor dépourvu de véritable sujet. À la fin du XVIIIe siècle, sous l’impulsion du peintre Pierre-Henri de Valenciennes et de ses publications, la pratique du paysage évolue et attire l’attention d’un nombre croissant d’artistes. En 1816, grâce à son influence, l’Académie des beaux-arts crée le prix de Rome de paysage historique. Organisé tous les quatre ans, ce concours reflète l’enseignement de l’École des beaux-arts et les traités alors en vigueur, qui imposent des compositions très codifiées. Ces règles strictes – intégration obligatoire d’un sujet historique ou mythologique, structure du paysage normée, usage des couleurs défini – sont de plus en plus perçues comme un frein à l’invention. Jugé trop rigide, le prix est finalement supprimé en 1863. Plusieurs événements contribuent également à faire évoluer la peinture de paysage. Les artistes découvrent d’abord la peinture anglaise – celle de Constable, Turner ou Bonington –, admirée pour sa lumière et sa spontanéité bien avant sa présentation remarquée au Salon de 1824. Par ailleurs, les artistes dits « réalistes » s’éloignent des traditions académiques et proposent une nouvelle approche de la représentation de la nature. Ils travaillent sur le motif, directement face au paysage, et s’inspirent des observations scientifiques sur la lumière et les phénomènes atmosphériques.[...]Réouverture du Musée de la Vie RomantiqueAprès 17 mois de travaux, le musée de la Vie romantique s’apprête à rouvrir ses portes au public le 14 février prochain. Depuis septembre 2024, le musée — accompagné par Basalt Architecture et l’atelier àkiko Designers — mène une opération majeure de restauration de la maison et des ateliers du peintre Ary Scheffer.[...]
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