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FranceFineArt
đ âCezanne et nousâ au Grand Palais, Paris du 23 septembre 2026 au 17 janvier 2027
du 23 septembre 2026 au 17 janvier 2027
https://francefineart.com/2026/09/22/3734_cezanne-et-nous_grand-palais/
Communiqué de presse
Commissariat :
Claire Bernardi, Directrice du MusĂ©e de lâOrangerie
Michel Gauthier, Conservateur au service des collections contemporaines au MusĂ©e national dâart moderne / Centre de crĂ©ation industrielle, Centre Pompidou
Xavier Rey, Directeur du MusĂ©e national dâart moderne / Centre de crĂ©ation industrielle, Centre Pompidou
Jean-RĂ©mi Touzet, Conservateur peinture, MusĂ©e dâOrsay
Exposition coproduite par le GrandPalaisRmn, le Centre Pompidou et lâĂtablissement public du musĂ©e dâOrsay et du musĂ©e de lâOrangerie â ValĂ©ry Giscard dâEstaing
Lâexposition, inĂ©dite, offre un dialogue riche et constant entre lâoeuvre de Paul Cezanne (1839-1906) et celles des artistes qui, de la fin du XIXe siĂšcle Ă nos jours, ont trouvĂ© dans son oeuvre la libertĂ© de rĂ©inventer la peinture. 174 oeuvres y sont prĂ©sentĂ©es : 69 de Cezanne et 105 de 78 autres artistes lâayant regardĂ©.
Elle dessine ainsi lâhistoire dâune postĂ©ritĂ© sans comparaison, qui se joue Ă la fois dans un jeu dâinfluence et de revendication dâun maĂźtre commun, en commençant par ses premiers adeptes : dans les annĂ©es 1880-1890, Ă une Ă©poque oĂč Cezanne, lassĂ© des Ă©checs, ne cherche plus Ă exposer, quelques peintres dĂ©couvrent avec stupĂ©faction son Ćuvre dans la boutique du pĂšre Tanguy. Sa radicalitĂ© formelle les conforte dans leurs recherches dâun art « pur », dĂ©jĂ engagĂ© sur la voie de lâabstraction.
Lâexposition aborde ensuite les moments clĂ©s de la reconnaissance de lâartiste, en commençant par souligner lâimportance du marchand Ambroise Vollard, de son immense collection comme des premiĂšres expositions quâil consacre Ă lâartiste entre 1895 et 1906. Les premiĂšres acquisitions musĂ©ales, lâexposition posthume du Salon dâautomne 1907, et les grandes expositions internationales des annĂ©es 1910 sont Ă©galement Ă©voquĂ©es.
Ces Ă©vĂ©nements font le succĂšs critique et commercial de lâartiste et lâinstallent au rang de pĂšre de la modernitĂ©. Lâexposition montre la pluralitĂ© des rĂ©ceptions de lâoeuvre de Cezanne au sein des avant gardes europĂ©ennes et internationales des annĂ©es 1910, qui ont toutes mis en question le rapport de lâoeuvre Ă la rĂ©alitĂ© et rĂ©flĂ©chi avec Cezanne, au fait que « lâart est une harmonie parallĂšle Ă la nature ».
Cette rĂ©ception foisonnante, qui se joue dĂšs lâorigine, est le fil rouge de lâexposition. Elle montre comment, Ă partir de Cezanne, le triomphe de lâart moderne et celui du formalisme qui lui est associĂ© â la rĂ©duction de la peinture Ă ses Ă©lĂ©ments fondamentaux de composition â ne cessent dâĂȘtre travaillĂ©s ou dĂ©passĂ©s. Lâartiste est devenu lâun des pĂšres incontestĂ©s de lâart moderne occidental, et continue dâĂȘtre regardĂ© dans lâaprĂšs-guerre par les acteurs dâun renouveau de lâabstraction en Europe et aux Ătats-Unis, autant par les tenants de lâabstraction lyrique ou optique que par ceux de la peinture « hard edge ». Câest cette histoire toute en nuance, oĂč chacun dĂ©fend son Cezanne autant que la voie quâil explore, qui sera prĂ©sentĂ©e. Elle interroge ce quâil advient de lui Ă lâheure du post-modernisme, qui questionne sa position mythique.
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đ âEva GonzalĂšsâ Parcours dâune artiste libre au Petit Palais, Paris du 15 septembre 2026 au 24 janvier 2027
17:12|âEva GonzalĂšsâ Parcours dâune artiste libreau Petit Palais, Parisdu 15 septembre 2026 au 24 janvier 2027Entretien avec StĂ©phanie Cantarutti,conservatrice en chef du patrimoine chargĂ©e des peintures modernes (1800-1890) du Petit Palais et co-commissaire de lâexposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 21 septembre 2026, durĂ©e 17â12,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/09/22/3733_eva-gonzales_petit-palais/CommuniquĂ© de presseCommissariat gĂ©nĂ©ral :Annick Lemoine, prĂ©sidente de lâĂ©tablissement public des musĂ©es dâOrsay et de lâOrangerie, ancienne directrice du Petit Palais.Commissariat scientifique :StĂ©phanie Cantarutti, conservatrice en chef du patrimoine, chargĂ©e des peintures modernes (1800-1890) du Petit PalaisFleur Roos Rosa de Carvalho, conservatrice en chef, responsable des arts graphiques, Van Gogh Museum, AmsterdamLe Petit Palais prĂ©sente une monographie inĂ©dite consacrĂ©e Ă la peintre Eva GonzalĂšs (1847-1883), en collaboration avec le Van Gogh Museum dâAmsterdam. Contemporaine de Mary Cassatt et de Berthe Morisot, auxquelles elle est souvent associĂ©e, Eva GonzalĂšs nâa pourtant jamais fait lâobjet dâune rĂ©trospective dâenvergure, ni en France ni Ă lâinternational. Mais qui est donc cette femme artiste ? Comment en finir avec la vision romanesque qui a trĂšs tĂŽt accompagnĂ© sa vie et son oeuvre ? Nâest-elle que la seule Ă©lĂšve dâĂdouard Manet, lâune des figures dâavant-garde les plus sulfureuses de lâĂ©poque ? Lâexposition met en lumiĂšre une oeuvre subtile servie par une touche fluide et lumineuse. GonzalĂšs puise ses sujets dans son cercle familial et amical, saisi dans son quotidien bourgeois.RĂ©unissant prĂšs de 100 oeuvres â peintures, pastels et gravures â dans un parcours chronologique, cette exposition est la premiĂšre Ă renouer avec lâampleur de la rĂ©trospective posthume de lâartiste organisĂ©e en 1885, deux ans aprĂšs sa mort.Lâoeuvre de lâartiste Ă©tant dissĂ©minĂ©e dans le monde entier, de prestigieux prĂȘteurs institutionnels, amĂ©ricains et europĂ©ens (Denver Art Museum, Dallas Museum of Art, The Art Institute de Chicago, National Gallery de Londres, Kunsthalle de BrĂȘme, MusĂ©e dâOrsay notamment) et de nombreuses collections privĂ©es ont gĂ©nĂ©reusement acceptĂ© de participer Ă lâexposition.Issue dâun milieu bourgeois cultivĂ©, Eva GonzalĂšs bĂ©nĂ©ficie trĂšs tĂŽt dâun environnement propice Ă lâĂ©panouissement de sa vocation artistique. Son pĂšre, Emmanuel GonzalĂšs, journaliste et homme de lettres reconnu, Ă©volue au coeur de la scĂšne artistique parisienne, tandis que sa mĂšre, CĂ©lina Ragut, musicienne, tient un salon frĂ©quentĂ© par le Tout-Paris littĂ©raire et mondain.FormĂ©e dans lâatelier dâun portraitiste mondain, Charles Chaplin, la jeune peintre sâen affranchit rapidement pour affirmer un style personnel et sensible perceptible dans des oeuvres telles que La PsychĂ© (vers 1869-1870, National Gallery, Londres), La FenĂȘtre (vers 1865-1870, Denver Art Museum) ou Le Moineau (vers 1865-1870, collection particuliĂšre).Sa rencontre avec Ădouard Manet en 1869 marque un tournant dĂ©cisif dans son parcours : elle devient alors sa seule Ă©lĂšve et lâun de ses modĂšles, tout en poursuivant avec dĂ©termination sa carriĂšre. Comme son professeur, Eva GonzalĂšs expose rĂ©guliĂšrement au Salon entre 1870 et 1883, sans jamais rejoindre le groupe impressionniste. Elle y prĂ©sente notamment Le Clairon (1870, musĂ©e de Gajac, Villeneuve-sur-Lot) ou Une loge aux Italiens (1874, musĂ©e dâOrsay, Paris), oĂč affleure lâinfluence manifeste de Manet, aussi bien dans le choix des sujets que dans la libertĂ© de la touche. Lâune des oeuvres les plus ambitieuses dâEva GonzalĂšs, Une loge aux Italiens (1874, musĂ©e dâOrsay, Paris) sâempare dâun sujet emblĂ©matique de la vie mondaine parisienne dans une mise en scĂšne Ă©nigmatique. [...]
đ âLe savoir en trompe-lâoeilâ CorĂ©e, 18e-20e s. au MusĂ©e national des arts asiatiques â Guimet, Paris du 16 septembre 2026 au 4 janvier 2027
19:22|âLe savoir en trompe-lâoeilâ CorĂ©e, 18e-20e s.au MusĂ©e national des arts asiatiques â Guimet, Parisdu 16 septembre 2026 au 4 janvier 2027Entretien avec Dr. Arnaud Bertrand,ancien conservateur des collections CorĂ©e â Chine ancienne au musĂ©enGuimet, et commissaire de lâexposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 14 septembre 2026, durĂ©e 19â22,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/09/15/3731_tompe-l-oeil_musee-national-des-arts-asiatiques-guimet/CommuniquĂ© de presseCommissariat :Dr. Arnaud Bertrand, ancien conservateur des collections CorĂ©e â Chine ancienne au musĂ©e GuimetUne plongĂ©e fascinante Ă la dĂ©couverte dâun art du trompe-lâoeil en CorĂ©e, entre bibliothĂšques savantes et mondes oniriques !Ă quoi peut servir une bibliothĂšque lorsque le temps manque pour lire ? Ă lâheure oĂč le savoir circule sur les Ă©crans, sâĂ©vader par la lecture devient parfois un luxe et la bibliothĂšque est alors souvent plus regardĂ©e que pratiquĂ©e. Ce dilemme nâest pas nouveau. Dans la CorĂ©e de la fin du 18e siĂšcle, le roi Jeongjo (r. 1776-1800) y est dĂ©jĂ confrontĂ©. Pris par les affaires de lâĂtat, nâayant que peu le temps de lire, il passe commande aux artistes oÂŁciels de lâAcadĂ©mie royale de peinture un paravent qui reprend en trompe-lâĆil sa bibliothĂšque, pour rester proche de ses livres.Pour la premiĂšre fois au musĂ©e Guimet, une exposition redonne Ă ce mouvement pictural sa place centrale, loin de lâimage folklorique ou purement dĂ©corative qui lui est trop souvent associĂ©e. Elle rassemble plus de 75 piĂšces : paravents, peintures -dont un trĂ©sor national, lâautoportrait de lâun des plus cĂ©lĂšbres artistes du Joseon- mais aussi une confrontation entre le cabinet du lettrĂ© et sa reprise en peinture avec des objets associĂ©s aux dĂ©sirs dâĂ©lĂ©vations (contenants pour alcools et thĂ©s, bronzes, porcelaines, montre, lunette, pinceaux), des ouvrages venant de la BNF, du CollĂšge de France et du musĂ©e Guimet.Un exceptionnel rouleau peint de plus de cinq mĂštres du 18e (ou dĂ©but 19e siĂšcle) est dĂ©voilĂ© pour la toute premiĂšre fois, il est issu des collections du musĂ©e Guimet, il appartenait Ă Victor Collin de Plancy, premier reprĂ©sentant oÂŁciel de la France en CorĂ©e en 1876. Ce rouleau a fait lâobjet dâune analyse par le centre national des laboratoires des musĂ©es de France, puis dâune restauration pour lâexposition.Lâexposition tisse des liens entre lâart corĂ©en et lâart de la perspective issue des Ă©changes avec les artistes jĂ©suites, et rappelle la place centrale des Ă©changes de savoirs techniques Ă PĂ©kin, capitale des Qing, par les ambassades corĂ©ennes.Lâart du trompe-lâoeil naĂźt dans un contexte dâĂ©changes et requiert une maĂźtrise de la perspective, savoir europĂ©en connu Ă la cour de Chine, transmis en CorĂ©e par le biais des ambassades corĂ©ennes rĂ©guliĂšrement envoyĂ©es Ă PĂ©kin.Dâabord centrĂ© sur la reprĂ©sentation de livres, le dĂ©cor des paravents Ă©volue vers des compositions plus riches associant objets de savoirs et de curiositĂ©s. Ainsi se dĂ©veloppe le mouvement pictural du chaekgeori (littĂ©ralement «livres et objets») alors quâapparaissent des compositions picturales de bibliothĂšques le plus souvent montĂ©es en paravents. Comparables aux peintures reprĂ©sentant des cabinets de curiositĂ©s dans lâart occidental, elles habillent les intĂ©rieurs corĂ©ens, du palais royal aux maisons bourgeoises.Ă la fois oeuvres et cloisons, ces images projettent le regard dans un autre espace, celui dâun cabinet de savoir et de possessions en devenir. Bien au-delĂ de la CorĂ©e, elles interrogent notre rapport Ă lâaccu- mulation du savoir, Ă la fonction du livre et aux objets placĂ©s dans nos intĂ©rieurs.
đ âDelacroixâ chevaux et autres animaux au MusĂ©e national EugĂšne Delacroix, Paris du 12 septembre 2026 au 18 avril 2027
25:45|âDelacroixâ chevaux et autres animauxau MusĂ©e national EugĂšne Delacroix, Parisdu 12 septembre 2026 au 18 avril 2027Entretien avec Claire BessĂšde, conservatrice gĂ©nĂ©rale du patrimoine,directrice du musĂ©e EugĂšne Delacroix, et commissaire de lâexposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 7 septembre 2026, durĂ©e 25â45,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/09/09/3729_delacroix_musee-national-eugene-delacroix/CommuniquĂ© de presseCommissariat :Claire BessĂšde, conservatrice gĂ©nĂ©rale du patrimoine et directrice du musĂ©e national EugĂšne DelacroixLe musĂ©e Delacroix prĂ©sente un nouvel accrochage qui explore lâunivers animalier dâEugĂšne Delacroix, Ă lâoccasion de lâacquisition de deux Ă©tudes de chevaux, rĂ©cemment restaurĂ©es. ExposĂ©es pour la premiĂšre fois au musĂ©e, les deux Ă©tudes dâĂ©talons, un alezan et un alezan dorĂ©, tĂ©moignent dâun vif intĂ©rĂȘt de Delacroix pour le cheval et sa reprĂ©sentation. Pour le peintre romantique, les chevaux, les lions et les tigres constituent un objet dâĂ©tude et un sujet quâil met en scĂšne dans de nombreux tableaux, lithographies, dĂ©cors⊠tout au long de sa carriĂšre.Dans les annĂ©es 1820, le jeune Delacroix sâintĂ©resse particuliĂšrement aux chevaux. Ses reprĂ©sentations sont issues de lâobservation de la nature et dâoeuvres de maĂźtres quâil admire. Elles sâinscrivent dans une dĂ©marche de comprĂ©hension de lâanatomie, des mouvements et des attitudes des animaux qui anime Delacroix pendant sa jeunesse. Les chevaux sont un moyen de locomotion courant Ă cette Ă©poque et il peut Ă©galement les observer dans des Ă©curies et des manĂšges.EugĂšne Delacroix Ă©crit dans son journal, le 15 avril 1823 : « Il faut absolument se mettre Ă faire des chevaux. ». Il va rĂ©aliser une trentaine de peintures et de nombreux dessins. Ces deux Ă©tudes dâalezan, qui ne semblent pas avoir servi de point de dĂ©part Ă de plus grandes compositions, sont influencĂ©es par celles de son ami ThĂ©odore GĂ©ricault (1791-1824). Lâutilisation du papier qui a Ă©tĂ©, par la suite marouflĂ© sur toile, laisse penser que ces Ă©talons ont pu ĂȘtre peints dans une Ă©curie. Le peintre sâintĂ©resse particuliĂšrement Ă lâeffet de la lumiĂšre sur ces alezans ainsi appelĂ©s du fait de leur couleur fauve tirant sur le roux. JusquâĂ sa mort, Delacroix a conservĂ© avec lui ces Ă©tudes de jeunesse.Les chevaux quâil voit lors de son voyage au Maroc en 1832 contribuent Ă nourrir son imaginaire autour du cavalier, quâil soit soldat ou participant Ă une fantasia. Le souvenir des grands maĂźtres quâil admire est Ă©galement trĂšs prĂ©sent dans ses oeuvres : Antoine Jean Gros (1771-1835) Ă propos duquel il a Ă©crit quâil avait « Ă©levĂ© les sujets modernes jusquâĂ lâidĂ©al » et Pierre Paul Rubens (1577-1640) qui est pour Delacroix une rĂ©fĂ©rence constante.Parmi les objets quâEugĂšne Delacroix ramĂšne de son voyage au Maroc de 1832, beaucoup sont liĂ©s Ă lâĂ©quipement des cavaliers pour les combats.Delacroix ne se considĂšre pas comme un peintre animalier. Câest dans son atelier quâil met en scĂšne le cheval dans ses oeuvres pour faire de ses Ă©tudes et croquis des oeuvres dignes dâĂȘtre exposĂ©es. Ainsi, le cheval devient dans les tableaux ou dans les lithographies une noble monture accompagnant les voyages et les combats des hommes. Il peut aussi ĂȘtre une proie pour les fauves.Comme les chevaux, les fauves fascinent la gĂ©nĂ©ration romantique. Delacroix se rend souvent, avec son ami Barye, Ă la MĂ©nagerie du Jardin des Plantes pour dessiner des lions. Beaux et fĂ©roces, tigres, lions, lionnes et mĂȘme chats sont souvent reprĂ©sentĂ©s aux aguets, dans des combats ou fondant sur leurs proies. Ces fauves, souvent bien Ă©loignĂ©s de ceux qui Ă©voluent dans la nature, sont pour Delacroix un moyen de reprĂ©senter le mouvement et la violence des affrontements avec plus de libertĂ© que sâil sâagissait dâune peinture dâhistoire.[...]
đ âPrune Nourryâ DĂ©fense de rien toucher au Palais idĂ©al du facteur Cheval, Hauterives du 31 mai au 6 septembre 2026
15:04|âPrune Nourryâ DĂ©fense de rien toucherau Palais idĂ©al du facteur Cheval, Hauterivesdu 31 mai au 6 septembre 2026Entretien avec FrĂ©dĂ©ric Legros,Directeur du palais idĂ©al, et commissaire de lâexposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Hauterives, le 6 juillet 2026, durĂ©e 15â05, © FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/07/10/3728_prune-nourry_palais-ideal-du-facteur-cheval/CommuniquĂ© de presseCommissaire :FrĂ©dĂ©ric Legros, Directeur du Palais idĂ©alAu fronton de son oeuvre, dĂšs 1905, Ferdinand Cheval inscrit cette formule aussi Ă©nigmatique que poĂ©tique : « dĂ©fense de rien toucher ». Une invitation paradoxale, oscillant entre interdiction et permission, Ă laquelle Prune Nourry rĂ©pond aujourdâhui par une proposition rĂ©solument gĂ©nĂ©reuse : une exposition entiĂšrement pensĂ©e pour ĂȘtre touchĂ©e.Avec DĂ©fense de rien toucher, lâartiste transforme le Palais idĂ©al en un vaste terrain dâexpĂ©rience sensorielle. Ici, le regard ne suffit plus ; il sâefface au profit du contact, du ressenti, de la mĂ©moire des formes saisies par la paume. Accessible Ă toutes et tous, enfants, adultes, publics voyants ou dĂ©ficients visuels, lâexposition sâaffranchit des conventions musĂ©ales pour rĂ©activer une relation directe et physique Ă lâoeuvre.Ce parti pris trouve une rĂ©sonance profonde avec le geste fondateur de Ferdinand Cheval. Facteur rural devenu bĂątisseur autodidacte, formĂ© initialement comme boulanger, il a littĂ©ralement « pĂ©tri » son Palais. Partout, la trace de la main affleure : dans les reliefs, les aspĂ©ritĂ©s, les accumulations patientes de matiĂšre. En invitant Ă toucher ses propres oeuvres, Prune Nourry rend hommage Ă cette dimension tactile et organique du Palais idĂ©al.RĂ©vĂ©lĂ©e Ă la Fondation Bullukian Ă Lyon sous lâintitulĂ© Empreintes, et avant de rejoindre le MusĂ©e Camille Claudel en 2027, cette nouvelle proposition de Prune Nourry trouve ici une Ă©tape singuliĂšre. DĂ©ployĂ©e dans ce lieu hors norme, elle en Ă©pouse lâesprit et en prolonge les intuitions : un dialogue entre cultures, entre temporalitĂ©s, entre imaginaires.Le parcours sâouvre sur un univers postal, clin dâoeil Ă Ferdinand Cheval. Un timbre en relief, conçu par Prune Nourry en partenariat avec La Poste en 2024 (le premier de ce type) inaugure lâexposition. RĂ©alisĂ© en collaboration avec des personnes aveugles et malvoyantes, il est nĂ© dâateliers dâexpĂ©rimentation tactile oĂč formes, textures et volumes ont Ă©tĂ© ajustĂ©s pour ĂȘtre perçus par les doigts. Plus quâun objet Ă voir, ce timbre se lit au toucher : il incarne une crĂ©ation pensĂ©e avec celles et ceux qui en font lâexpĂ©rience sensible. Ce timbre devient Ă©galement le vecteur dâune lettre adressĂ©e Ă PhilomĂšne, Ă©pouse du Facteur, figure discrĂšte mais essentielle sans laquelle le Palais idĂ©al nâaurait sans doute jamais vu le jour.Ă lâimage du Palais, lâexposition se dĂ©ploie comme un monde en miniature, un carrefour de rĂ©cits et de cultures. Les Terracotta Daughters ou les Holy Daughters y cĂŽtoient dâautres figures fĂ©minines, dessinant une cartographie sensible du corps et de lâidentitĂ© Ă travers le temps et les gĂ©ographies. Sans constituer une rĂ©trospective, DĂ©fense de rien toucher traverse ainsi plusieurs projets majeurs de lâartiste et offre un panorama de son regard sur la condition fĂ©minine.Cette oeuvre sâinscrit Ă©galement dans une expĂ©rience intime. En 2016, Ă lâannonce de son cancer du sein, la sculpteure prend conscience de lâimportance vitale, pour elle, du toucher, menacĂ© par les effets secondaires de la chimiothĂ©rapie. De cette Ă©preuve naĂźt une recherche artistique profondĂ©ment incarnĂ©e, explorant le corps, la rĂ©paration et le rituel. Câest AgnĂšs Varda, amie intime de lâartiste, qui lui Ă©voque la figure des Amazones, hĂ©roĂŻnes de la mythologie grecque qui se coupaient le sein pour mieux tirer Ă lâarc. Prune Nourry choisit dâintĂ©grer cette puissance symbolique Ă son travail. La figure de la femme combattante, rĂ©siliente, traverse ainsi lâexposition.[...]
đ âLâespace entre nousâ Dans la collection du Wilson Centre for Photography LE BAL, Paris du 19 juin 2026 au 3 janvier 2027
17:30|âLâespace entre nousâDans la collection du Wilson Centre for PhotographyLE BAL, Parisdu 19 juin 2026 au 3 janvier 2027Entretien avec Julie HĂ©rault,directrice adjointe du BAL, et co-commissaire de lâexposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 29 juin 2026, durĂ©e 17â30,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/07/01/3727_l-espace-entre-nous_le-bal/CommuniquĂ© de presseCommissariat :Diane Dufour, co-directrice du BAL avec Julie HĂ©raut, directrice adjointe du BALScĂ©nographie : Cyril Delhomme.Exposition rĂ©alisĂ©e avec le soutien du Wilson Centre for Photography.Ă lâoccasion du Bicentenaire de la naissance de la photographie, LE BAL consacre pour la premiĂšre fois une exposition Ă une collection : celle du Wilson Centre for Photography, constituĂ©e par Michael et Jane Wilson. Ă travers cet ensemble rare de 120 tirages, pour la plupart dâĂ©poque, lâexposition explore le lien parfois trouble, parfois lumineux, toujours instable, qui unit celui qui photographie Ă celui qui est photographiĂ©.Rencontre fugitive, rencontre prĂ©mĂ©ditĂ©e : de la saisie sur le vif Ă la mise en scĂšne collaborative, lâexposition interroge la relation qui se noue, au moment de la prise de vue, entre le photographe et son sujet. Que rĂ©vĂšle lâimage de la position respective de ces deux corps ? De leur complicitĂ©, de leur face-Ă -face, du pacte silencieux scellĂ© par le regard de lâun sur lâapparence de lâautre ?Lâexposition met en valeur des oeuvres iconiques et dâautres moins connues, des annĂ©es 1920 Ă nos jours, dans un parcours sensible qui privilĂ©gie les rebonds, les affinitĂ©s et les contaminations entre les images.« Avec toujours, au centre de chaque photo, cette petite lutte des consciences entre qui rĂ©vĂšle et qui se dĂ©voile, dont le portrait photographique a toujours Ă©tĂ© la scĂšne privilĂ©giĂ©e. » â Bertrand ScheferAvec :Lola Ălvarez Bravo / Manuel Ălvarez Bravo / Bill Brandt / Josef Breitenbach / Horace Bristol / Esther Bubley / Elinor Carucci / Mark Cohen / John Coplans / Gregory Crewdson / Imogen Cunningham / Bruce Davidson / Rineke Dijkstra / Walker Evans / Leonard Freed / Lee Friedlander / David Goldblatt / John Gutmann / Birney Imes / Graciela Iturbide / Sarah Jones / AndrĂ© KertĂ©sz / Chris Killip / Dorothea Lange / Sergio LarraĂn / Richard Learoyd / Danny Lyon / Robert Mapplethorpe / Roger Mayne / Susan Meiselas / Tina Modotti / DaidĆ Moriyama / Nicholas Nixon / Alexander Rodchenko / August Sander / Tomoko Sawada / Chris Shaw / Aaron Siskind / Graham Smith / Louis Stettner / Issei Suda / Yutaka Takanashi / ShĆji Ueda / Weegee / Francesca Woodman.Catalogue de lâexposition â Textes de Bertrand Schefer, Jean-Christophe Bailly et Diane Dufour. Co-Ă©dition : Atelier EXB et LE BAL
đ âLee Millerâ au MusĂ©e dâArt Moderne de Paris du 10 avril au 2 aoĂ»t 2026
34:16|âLee Millerâ au MusĂ©e dâArt Moderne de Parisdu 10 avril au 2 aoĂ»t 2026Entretien avec Fanny Schulmann,conservatrice en chef au MusĂ©e dâArt Moderne de Paris, responsable des collections photographiques et co-commissaire de lâexposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 22 juin 2026, durĂ©e 34â17,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/06/23/3726_lee-miller_musee-d-art-moderne-de-paris/CommuniquĂ© de presseCommissairesHilary Floe, senior curator en art moderne et contemporain Ă la Tate Britain, assistĂ©e de Saskia FlowerFanny Schulmann, conservatrice en chef au MusĂ©e dâArt Moderne de Paris, responsable des collections photographiques, assistĂ©e dâAdĂ©laĂŻde Lacotte et de Paul-Emile PacheroDu 10 avril au 2 aoĂ»t 2026, le MusĂ©e dâArt Moderne de Paris prĂ©sente la plus importante rĂ©trospective consacrĂ©e Ă Lee Miller en France depuis vingt ans.OrganisĂ©e Ă lâinitiative de la Tate Britain et en collaboration avec lâArt Institute of Chicago, lâexposition rĂ©unit prĂšs de 250 tirages anciens et modernes, dont plusieurs inĂ©dits, et propose un nouveau regard sur lâĆuvre de Lee Miller.Figure essentielle de lâavant-garde internationale, Lee Miller (1907, Poughkeepsie, Ătats-Unis â 1977, Chiddingly, Royaume-Uni) fut tour Ă tour mannequin, artiste surrĂ©aliste, portraitiste, photographe de mode et correspondante de guerre accrĂ©ditĂ©e par lâarmĂ©e amĂ©ricaine. Longtemps relĂ©guĂ©e au rĂŽle dâĂ©gĂ©rie, elle est aujourdâhui reconnue comme lâune des grandes photographes du XXĂšme siĂšcle.Lâexposition retrace lâensemble de son parcours, de ses dĂ©buts Ă New York aux annĂ©es de guerre en Europe, en passant par son sĂ©jour en Ăgypte et sa vie Ă Londres. Elle dĂ©montre la richesse dâune Ćuvre oĂč cohabitent expĂ©rimentations formelles, audace visuelle et engagement politique.Dix-huit ans aprĂšs la derniĂšre rĂ©trospective française au Jeu de Paume, le MusĂ©e dâArt Moderne de Paris propose un parcours en six parties, mĂȘlant approche chronologique et thĂ©matique.[...]
đ âLa photographie en toutes lettresâ Ă la Maison EuropĂ©enne de la Photographie, Paris du 10 juin au 13 septembre 2026
20:17|âLa photographie en toutes lettresâ à la Maison EuropĂ©enne de la Photographie, Parisdu 10 juin au 13 septembre 2026Entretien avec Clothilde Morette, directrice artistique de la MEP et commissaire de lâexposition, par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 15 juin 2026, durĂ©e 20â17,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/06/19/3724_la-photographie-en-toutes-lettres_maison-europeenne-de-la-photographie/CommuniquĂ© de presseCommissariat :Clothilde Morette en collaboration avec Caroline Stein, responsable mĂ©cĂ©nat pour la Collection dâentreprise Neuflize OBC.Du 10 juin au 13 septembre 2026, la MEP prĂ©sente, Ă lâoccasion du Bicentenaire de la photographie, une exposition collective rĂ©unissant 35 artistes issu·es de la Collection dâentreprise Neuflize OBC et des collections de la MEP, parmi lesquels figurent Nan Goldin, Robert Mapplethorpe, Malick SidibĂ© ou encore Sophie Calle. PensĂ©e comme un abĂ©cĂ©daire accessible Ă tous les publics, La photographie en toutes lettres tisse des correspondances inattendues entre les oeuvres. Chaque association ouvre une porte, contredit les Ă©vidences et invite chacun·e Ă construire sa propre lecture, entre rĂ©miniscences intimes et imaginaires partagĂ©s. Autant de fragments qui composent les petits rĂ©cits de la grande histoire de la photographie, dans une expĂ©rience Ă la fois joueuse, libre et empreinte de nostalgie.Quâont en commun lâadolescence, les contes, les musĂ©es ou encore la Bourgogne ?RĂ©alisĂ©e Ă lâoccasion du bicentenaire de la photographie, lâexposition La photographie en toutes lettres est conçue en Ă©troite collaboration avec la Collection dâentreprise Neuflize OBC. Elle rĂ©unit des oeuvres issues de ce fonds, mises en dialogue avec celles des collections de la MEP, offrant ainsi un regard croisĂ© sur la richesse de ces deux ensembles photographiques. Loin de toute histoire linĂ©aire, elle dĂ©ploie une lecture faite dâassociations, de rencontres et de glissements, oĂč les oeuvres dictent leur ordre, indĂ©pendamment de toute chronologie ou hiĂ©rarchie.Chaque lettre devient un mot, chaque mot convoque un ensemble dâĆuvres qui conversent entre elles de maniĂšre parfois surprenante. Ici, le Journal LIFE croise la pub Kodak, des Noctambules se retrouvent au MusĂ©e et le Simulacre nĂ©gocie avec la VĂ©ritĂ©. Ces rapprochements rĂ©vĂšlent lâidentitĂ© de la Collection dâentreprise Neuflize OBC â ancrĂ©e dans la crĂ©ation contemporaine, mais dont les racines plongent dans les avant-gardes des annĂ©es 1920. De Rineke Dijkstra Ă Bernard Plossu, dâAgnĂšs Geoffray Ă Florence Henri, les nombreux·ses artistes rĂ©uni·es dans lâexposition tĂ©moignent de multiples façons de voir, de montrer et de penser lâimage photographique.Sâinspirant de Ways of Seeing de John Berger (1972), lâexposition reprend Ă cet ouvrage fondateur lâidĂ©e que « le voir prĂ©cĂšde le mot » : nous percevons dâabord le rĂ©el avant de le nommer et de le conceptualiser. Câest ce principe qui structure ce parcours, oĂč le dĂ©calage et lâĂ©nigme priment sur la dĂ©monstration. Chaque salle propose une association qui sâimpose avant toute explication. Chaque entrĂ©e de ce lexique est accompagnĂ©e de textes, de citations et dâanecdotes qui Ă©clairent, sans jamais lâĂ©puiser, la pluralitĂ© des rĂ©cits que porte la photographie.La photographie en toutes lettres sâinscrit dans un partenariat de longue date entre la MEP et la Fondation dâentreprise Neuflize OBC, fidĂšle soutien de lâinstitution depuis prĂšs de trente ans.
đ âLaure Prouvostâ Nous, frissons dâĂ©toiles au Grand Palais â Nef Nord, Paris du 10 juin au 26 juillet 2026
13:07|âLaure Prouvostâ Nous, frissons dâĂ©toilesau Grand Palais â Nef Nord, Parisdu 10 juin au 26 juillet 2026Entretien avec Laure Prouvost, par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 8 juin 2026, durĂ©e 13â08,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/06/13/3723_laure-prouvost_grand-palais/CommuniquĂ© de presseCommissaire :Barbara Kroher, Responsable de la programmation des expositions au GrandPalaisRmnLaure Prouvost dĂ©crit sa pratique artistique comme un acte de traduction, une Ă©laboration sensorielle dâĂ©motions, de perceptions et dâinstants suspendus. FormĂ©e Ă la vidĂ©o expĂ©rimentale, elle a Ă©tĂ© lâassistante de lâartiste conceptuel britannique John Latham durant ses Ă©tudes. Dans ses films et ses installations multimĂ©dia, Laure Prouvost dĂ©veloppe des logiques et des associations inventives pour crĂ©er des mondes narratifs complexes. Son approche rĂ©solument personnelle du storytelling est empreinte dâimagination, dâhumour, de jeux de mots, de sensualitĂ©, dâĂ©lĂ©ments fantaisistes et dâĂ©chos poĂ©tiques. Elle nous invite Ă remettre en question nos codes et structures habituels et Ă nous laisser porter par dâautres courants spatiaux et temporels.Dans lâexposition « Nous, frissons dâĂ©toiles », Laure Prouvost met en lumiĂšre un langage alternatif pour apprĂ©hender le monde, celui de la physique quantique. ThĂ©orisĂ©e il y a un siĂšcle, cette derniĂšre dĂ©crit le comportement de la matiĂšre et de lâĂ©nergie Ă lâĂ©chelle des atomes et particules. Elle bouscule notre conception newtonienne des phĂ©nomĂšnes et repose sur des probabilitĂ©s plutĂŽt que des certitudes. Ainsi, Laure Prouvost pose-t-elle la question : « Que pourrait-on ressentir en percevant la rĂ©alitĂ© dâun point de vue quantique ? »Lâartiste a menĂ© deux ans de recherches avec le philosophe Tobias Rees et le scientifique Hartmut Neven, pendant lesquels elle sâest intĂ©ressĂ©e Ă lâinformatique quantique et Ă ses liens avec lâUnivers. Ayant eu accĂšs Ă un puissant ordinateur quantique, elle a créé des images et des sons qui reflĂštent le caractĂšre sensible et imprĂ©visible des systĂšmes.Lâinstallation multimĂ©dia Nous, frissons dâĂ©toiles, mĂȘle la vidĂ©o, la sculpture, les odeurs, le son et la lumiĂšre. Elle est nĂ©e dâune mĂ©tamorphose du projet « We Felt A Star Dying » prĂ©sentĂ© en 2025 au Kraftwerk Ă Berlin dans le cadre dâune commande de la LAS Art Foundation, en collaboration avec OGR Ă Turin. Elle apparaĂźt comme lâimage en positif de cette installation originelle, conçue pour lâarchitecture industrielle et obscure de lâenceinte berlinoise. DĂšs lâentrĂ©e de lâexposition au Grand Palais, le tunnel que les visiteurs doivent emprunter marque le passage de lâunivers nocturne Ă lâunivers diurne. Motif rĂ©current dans le travail de lâartiste, ce tunnel offre une voie initiatique vers lâoeuvre qui prĂ©pare Ă sa rencontre et Ă son Ă©blouissement.Il sâouvre sur un environnement fluide habitĂ© par The Beginning, une sculpture cinĂ©tique monumentale dotĂ©e de six membres. AnimĂ©e par le son et la lumiĂšre, elle est tout Ă la fois omniprĂ©sente et Ă©vanescente, imposante et fragile, cosmique et terrestre. Le trouble se poursuit lorsque lâon dĂ©couvre en son centre une vidĂ©o intitulĂ©e We Felt A Star Dying, qui nous relie Ă la matiĂšre sous toutes ses formes (vivante/non vivante, naturelle/mĂ©canique), de lâinfiniment petit Ă lâinfiniment grand. Elle donne Ă voir une rĂ©alitĂ© interconnectĂ©e rĂ©gie par le quantique. Autour, des Ă©lĂ©ments fantaisistes aux allures de mĂ©tĂ©orites, les Cute Bits â jeu de mots Ă partir des qubits, unitĂ©s de mesure de lâinformatique quantique â dansent en duo le ballet de lâintrication suspendus Ă la verriĂšre de la nef. Le phĂ©nomĂšne quantique de lâintrication correspond Ă la corrĂ©lation des Ă©tats de deux particules : lorsque lâĂ©tat de lâune varie, celui de lâautre change instantanĂ©ment, quelle que soit la distance qui les sĂ©pare.[....]