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đ âDelacroixâ chevaux et autres animaux au MusĂ©e national EugĂšne Delacroix, Paris du 12 septembre 2026 au 18 avril 2027
du 12 septembre 2026 au 18 avril 2027
par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 7 septembre 2026, durĂ©e 25â45,
© FranceFineArt.
https://francefineart.com/2026/09/09/3729_delacroix_musee-national-eugene-delacroix/
Communiqué de presse
Commissariat :
Claire BessÚde, conservatrice générale du patrimoine et directrice du musée national EugÚne Delacroix
Le musĂ©e Delacroix prĂ©sente un nouvel accrochage qui explore lâunivers animalier dâEugĂšne Delacroix, Ă lâoccasion de lâacquisition de deux Ă©tudes de chevaux, rĂ©cemment restaurĂ©es. ExposĂ©es pour la premiĂšre fois au musĂ©e, les deux Ă©tudes dâĂ©talons, un alezan et un alezan dorĂ©, tĂ©moignent dâun vif intĂ©rĂȘt de Delacroix pour le cheval et sa reprĂ©sentation. Pour le peintre romantique, les chevaux, les lions et les tigres constituent un objet dâĂ©tude et un sujet quâil met en scĂšne dans de nombreux tableaux, lithographies, dĂ©cors⊠tout au long de sa carriĂšre.
Dans les annĂ©es 1820, le jeune Delacroix sâintĂ©resse particuliĂšrement aux chevaux. Ses reprĂ©sentations sont issues de lâobservation de la nature et dâoeuvres de maĂźtres quâil admire. Elles sâinscrivent dans une dĂ©marche de comprĂ©hension de lâanatomie, des mouvements et des attitudes des animaux qui anime Delacroix pendant sa jeunesse. Les chevaux sont un moyen de locomotion courant Ă cette Ă©poque et il peut Ă©galement les observer dans des Ă©curies et des manĂšges.
EugĂšne Delacroix Ă©crit dans son journal, le 15 avril 1823 : « Il faut absolument se mettre Ă faire des chevaux. ». Il va rĂ©aliser une trentaine de peintures et de nombreux dessins. Ces deux Ă©tudes dâalezan, qui ne semblent pas avoir servi de point de dĂ©part Ă de plus grandes compositions, sont influencĂ©es par celles de son ami ThĂ©odore GĂ©ricault (1791-1824). Lâutilisation du papier qui a Ă©tĂ©, par la suite marouflĂ© sur toile, laisse penser que ces Ă©talons ont pu ĂȘtre peints dans une Ă©curie. Le peintre sâintĂ©resse particuliĂšrement Ă lâeffet de la lumiĂšre sur ces alezans ainsi appelĂ©s du fait de leur couleur fauve tirant sur le roux. JusquâĂ sa mort, Delacroix a conservĂ© avec lui ces Ă©tudes de jeunesse.
Les chevaux quâil voit lors de son voyage au Maroc en 1832 contribuent Ă nourrir son imaginaire autour du cavalier, quâil soit soldat ou participant Ă une fantasia. Le souvenir des grands maĂźtres quâil admire est Ă©galement trĂšs prĂ©sent dans ses oeuvres : Antoine Jean Gros (1771-1835) Ă propos duquel il a Ă©crit quâil avait « Ă©levĂ© les sujets modernes jusquâĂ lâidĂ©al » et Pierre Paul Rubens (1577-1640) qui est pour Delacroix une rĂ©fĂ©rence constante.
Parmi les objets quâEugĂšne Delacroix ramĂšne de son voyage au Maroc de 1832, beaucoup sont liĂ©s Ă lâĂ©quipement des cavaliers pour les combats.
Delacroix ne se considĂšre pas comme un peintre animalier. Câest dans son atelier quâil met en scĂšne le cheval dans ses oeuvres pour faire de ses Ă©tudes et croquis des oeuvres dignes dâĂȘtre exposĂ©es. Ainsi, le cheval devient dans les tableaux ou dans les lithographies une noble monture accompagnant les voyages et les combats des hommes. Il peut aussi ĂȘtre une proie pour les fauves.
Comme les chevaux, les fauves fascinent la gĂ©nĂ©ration romantique. Delacroix se rend souvent, avec son ami Barye, Ă la MĂ©nagerie du Jardin des Plantes pour dessiner des lions. Beaux et fĂ©roces, tigres, lions, lionnes et mĂȘme chats sont souvent reprĂ©sentĂ©s aux aguets, dans des combats ou fondant sur leurs proies. Ces fauves, souvent bien Ă©loignĂ©s de ceux qui Ă©voluent dans la nature, sont pour Delacroix un moyen de reprĂ©senter le mouvement et la violence des affrontements avec plus de libertĂ© que sâil sâagissait dâune peinture dâhistoire.
[...]
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đ âLe savoir en trompe-lâoeilâ CorĂ©e, 18e-20e s. au MusĂ©e national des arts asiatiques â Guimet, Paris du 16 septembre 2026 au 4 janvier 2027
19:22|âLe savoir en trompe-lâoeilâ CorĂ©e, 18e-20e s.au MusĂ©e national des arts asiatiques â Guimet, Parisdu 16 septembre 2026 au 4 janvier 2027Entretien avec Dr. Arnaud Bertrand,ancien conservateur des collections CorĂ©e â Chine ancienne au musĂ©enGuimet, et commissaire de lâexposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 14 septembre 2026, durĂ©e 19â22,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/09/15/3731_tompe-l-oeil_musee-national-des-arts-asiatiques-guimet/CommuniquĂ© de presseCommissariat :Dr. Arnaud Bertrand, ancien conservateur des collections CorĂ©e â Chine ancienne au musĂ©e GuimetUne plongĂ©e fascinante Ă la dĂ©couverte dâun art du trompe-lâoeil en CorĂ©e, entre bibliothĂšques savantes et mondes oniriques !Ă quoi peut servir une bibliothĂšque lorsque le temps manque pour lire ? Ă lâheure oĂč le savoir circule sur les Ă©crans, sâĂ©vader par la lecture devient parfois un luxe et la bibliothĂšque est alors souvent plus regardĂ©e que pratiquĂ©e. Ce dilemme nâest pas nouveau. Dans la CorĂ©e de la fin du 18e siĂšcle, le roi Jeongjo (r. 1776-1800) y est dĂ©jĂ confrontĂ©. Pris par les affaires de lâĂtat, nâayant que peu le temps de lire, il passe commande aux artistes oÂŁciels de lâAcadĂ©mie royale de peinture un paravent qui reprend en trompe-lâĆil sa bibliothĂšque, pour rester proche de ses livres.Pour la premiĂšre fois au musĂ©e Guimet, une exposition redonne Ă ce mouvement pictural sa place centrale, loin de lâimage folklorique ou purement dĂ©corative qui lui est trop souvent associĂ©e. Elle rassemble plus de 75 piĂšces : paravents, peintures -dont un trĂ©sor national, lâautoportrait de lâun des plus cĂ©lĂšbres artistes du Joseon- mais aussi une confrontation entre le cabinet du lettrĂ© et sa reprise en peinture avec des objets associĂ©s aux dĂ©sirs dâĂ©lĂ©vations (contenants pour alcools et thĂ©s, bronzes, porcelaines, montre, lunette, pinceaux), des ouvrages venant de la BNF, du CollĂšge de France et du musĂ©e Guimet.Un exceptionnel rouleau peint de plus de cinq mĂštres du 18e (ou dĂ©but 19e siĂšcle) est dĂ©voilĂ© pour la toute premiĂšre fois, il est issu des collections du musĂ©e Guimet, il appartenait Ă Victor Collin de Plancy, premier reprĂ©sentant oÂŁciel de la France en CorĂ©e en 1876. Ce rouleau a fait lâobjet dâune analyse par le centre national des laboratoires des musĂ©es de France, puis dâune restauration pour lâexposition.Lâexposition tisse des liens entre lâart corĂ©en et lâart de la perspective issue des Ă©changes avec les artistes jĂ©suites, et rappelle la place centrale des Ă©changes de savoirs techniques Ă PĂ©kin, capitale des Qing, par les ambassades corĂ©ennes.Lâart du trompe-lâoeil naĂźt dans un contexte dâĂ©changes et requiert une maĂźtrise de la perspective, savoir europĂ©en connu Ă la cour de Chine, transmis en CorĂ©e par le biais des ambassades corĂ©ennes rĂ©guliĂšrement envoyĂ©es Ă PĂ©kin.Dâabord centrĂ© sur la reprĂ©sentation de livres, le dĂ©cor des paravents Ă©volue vers des compositions plus riches associant objets de savoirs et de curiositĂ©s. Ainsi se dĂ©veloppe le mouvement pictural du chaekgeori (littĂ©ralement «livres et objets») alors quâapparaissent des compositions picturales de bibliothĂšques le plus souvent montĂ©es en paravents. Comparables aux peintures reprĂ©sentant des cabinets de curiositĂ©s dans lâart occidental, elles habillent les intĂ©rieurs corĂ©ens, du palais royal aux maisons bourgeoises.Ă la fois oeuvres et cloisons, ces images projettent le regard dans un autre espace, celui dâun cabinet de savoir et de possessions en devenir. Bien au-delĂ de la CorĂ©e, elles interrogent notre rapport Ă lâaccu- mulation du savoir, Ă la fonction du livre et aux objets placĂ©s dans nos intĂ©rieurs.
đ âPrune Nourryâ DĂ©fense de rien toucher au Palais idĂ©al du facteur Cheval, Hauterives du 31 mai au 6 septembre 2026
15:04|âPrune Nourryâ DĂ©fense de rien toucherau Palais idĂ©al du facteur Cheval, Hauterivesdu 31 mai au 6 septembre 2026Entretien avec FrĂ©dĂ©ric Legros,Directeur du palais idĂ©al, et commissaire de lâexposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Hauterives, le 6 juillet 2026, durĂ©e 15â05, © FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/07/10/3728_prune-nourry_palais-ideal-du-facteur-cheval/CommuniquĂ© de presseCommissaire :FrĂ©dĂ©ric Legros, Directeur du Palais idĂ©alAu fronton de son oeuvre, dĂšs 1905, Ferdinand Cheval inscrit cette formule aussi Ă©nigmatique que poĂ©tique : « dĂ©fense de rien toucher ». Une invitation paradoxale, oscillant entre interdiction et permission, Ă laquelle Prune Nourry rĂ©pond aujourdâhui par une proposition rĂ©solument gĂ©nĂ©reuse : une exposition entiĂšrement pensĂ©e pour ĂȘtre touchĂ©e.Avec DĂ©fense de rien toucher, lâartiste transforme le Palais idĂ©al en un vaste terrain dâexpĂ©rience sensorielle. Ici, le regard ne suffit plus ; il sâefface au profit du contact, du ressenti, de la mĂ©moire des formes saisies par la paume. Accessible Ă toutes et tous, enfants, adultes, publics voyants ou dĂ©ficients visuels, lâexposition sâaffranchit des conventions musĂ©ales pour rĂ©activer une relation directe et physique Ă lâoeuvre.Ce parti pris trouve une rĂ©sonance profonde avec le geste fondateur de Ferdinand Cheval. Facteur rural devenu bĂątisseur autodidacte, formĂ© initialement comme boulanger, il a littĂ©ralement « pĂ©tri » son Palais. Partout, la trace de la main affleure : dans les reliefs, les aspĂ©ritĂ©s, les accumulations patientes de matiĂšre. En invitant Ă toucher ses propres oeuvres, Prune Nourry rend hommage Ă cette dimension tactile et organique du Palais idĂ©al.RĂ©vĂ©lĂ©e Ă la Fondation Bullukian Ă Lyon sous lâintitulĂ© Empreintes, et avant de rejoindre le MusĂ©e Camille Claudel en 2027, cette nouvelle proposition de Prune Nourry trouve ici une Ă©tape singuliĂšre. DĂ©ployĂ©e dans ce lieu hors norme, elle en Ă©pouse lâesprit et en prolonge les intuitions : un dialogue entre cultures, entre temporalitĂ©s, entre imaginaires.Le parcours sâouvre sur un univers postal, clin dâoeil Ă Ferdinand Cheval. Un timbre en relief, conçu par Prune Nourry en partenariat avec La Poste en 2024 (le premier de ce type) inaugure lâexposition. RĂ©alisĂ© en collaboration avec des personnes aveugles et malvoyantes, il est nĂ© dâateliers dâexpĂ©rimentation tactile oĂč formes, textures et volumes ont Ă©tĂ© ajustĂ©s pour ĂȘtre perçus par les doigts. Plus quâun objet Ă voir, ce timbre se lit au toucher : il incarne une crĂ©ation pensĂ©e avec celles et ceux qui en font lâexpĂ©rience sensible. Ce timbre devient Ă©galement le vecteur dâune lettre adressĂ©e Ă PhilomĂšne, Ă©pouse du Facteur, figure discrĂšte mais essentielle sans laquelle le Palais idĂ©al nâaurait sans doute jamais vu le jour.Ă lâimage du Palais, lâexposition se dĂ©ploie comme un monde en miniature, un carrefour de rĂ©cits et de cultures. Les Terracotta Daughters ou les Holy Daughters y cĂŽtoient dâautres figures fĂ©minines, dessinant une cartographie sensible du corps et de lâidentitĂ© Ă travers le temps et les gĂ©ographies. Sans constituer une rĂ©trospective, DĂ©fense de rien toucher traverse ainsi plusieurs projets majeurs de lâartiste et offre un panorama de son regard sur la condition fĂ©minine.Cette oeuvre sâinscrit Ă©galement dans une expĂ©rience intime. En 2016, Ă lâannonce de son cancer du sein, la sculpteure prend conscience de lâimportance vitale, pour elle, du toucher, menacĂ© par les effets secondaires de la chimiothĂ©rapie. De cette Ă©preuve naĂźt une recherche artistique profondĂ©ment incarnĂ©e, explorant le corps, la rĂ©paration et le rituel. Câest AgnĂšs Varda, amie intime de lâartiste, qui lui Ă©voque la figure des Amazones, hĂ©roĂŻnes de la mythologie grecque qui se coupaient le sein pour mieux tirer Ă lâarc. Prune Nourry choisit dâintĂ©grer cette puissance symbolique Ă son travail. La figure de la femme combattante, rĂ©siliente, traverse ainsi lâexposition.[...]
đ âLâespace entre nousâ Dans la collection du Wilson Centre for Photography LE BAL, Paris du 19 juin 2026 au 3 janvier 2027
17:30|âLâespace entre nousâDans la collection du Wilson Centre for PhotographyLE BAL, Parisdu 19 juin 2026 au 3 janvier 2027Entretien avec Julie HĂ©rault,directrice adjointe du BAL, et co-commissaire de lâexposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 29 juin 2026, durĂ©e 17â30,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/07/01/3727_l-espace-entre-nous_le-bal/CommuniquĂ© de presseCommissariat :Diane Dufour, co-directrice du BAL avec Julie HĂ©raut, directrice adjointe du BALScĂ©nographie : Cyril Delhomme.Exposition rĂ©alisĂ©e avec le soutien du Wilson Centre for Photography.Ă lâoccasion du Bicentenaire de la naissance de la photographie, LE BAL consacre pour la premiĂšre fois une exposition Ă une collection : celle du Wilson Centre for Photography, constituĂ©e par Michael et Jane Wilson. Ă travers cet ensemble rare de 120 tirages, pour la plupart dâĂ©poque, lâexposition explore le lien parfois trouble, parfois lumineux, toujours instable, qui unit celui qui photographie Ă celui qui est photographiĂ©.Rencontre fugitive, rencontre prĂ©mĂ©ditĂ©e : de la saisie sur le vif Ă la mise en scĂšne collaborative, lâexposition interroge la relation qui se noue, au moment de la prise de vue, entre le photographe et son sujet. Que rĂ©vĂšle lâimage de la position respective de ces deux corps ? De leur complicitĂ©, de leur face-Ă -face, du pacte silencieux scellĂ© par le regard de lâun sur lâapparence de lâautre ?Lâexposition met en valeur des oeuvres iconiques et dâautres moins connues, des annĂ©es 1920 Ă nos jours, dans un parcours sensible qui privilĂ©gie les rebonds, les affinitĂ©s et les contaminations entre les images.« Avec toujours, au centre de chaque photo, cette petite lutte des consciences entre qui rĂ©vĂšle et qui se dĂ©voile, dont le portrait photographique a toujours Ă©tĂ© la scĂšne privilĂ©giĂ©e. » â Bertrand ScheferAvec :Lola Ălvarez Bravo / Manuel Ălvarez Bravo / Bill Brandt / Josef Breitenbach / Horace Bristol / Esther Bubley / Elinor Carucci / Mark Cohen / John Coplans / Gregory Crewdson / Imogen Cunningham / Bruce Davidson / Rineke Dijkstra / Walker Evans / Leonard Freed / Lee Friedlander / David Goldblatt / John Gutmann / Birney Imes / Graciela Iturbide / Sarah Jones / AndrĂ© KertĂ©sz / Chris Killip / Dorothea Lange / Sergio LarraĂn / Richard Learoyd / Danny Lyon / Robert Mapplethorpe / Roger Mayne / Susan Meiselas / Tina Modotti / DaidĆ Moriyama / Nicholas Nixon / Alexander Rodchenko / August Sander / Tomoko Sawada / Chris Shaw / Aaron Siskind / Graham Smith / Louis Stettner / Issei Suda / Yutaka Takanashi / ShĆji Ueda / Weegee / Francesca Woodman.Catalogue de lâexposition â Textes de Bertrand Schefer, Jean-Christophe Bailly et Diane Dufour. Co-Ă©dition : Atelier EXB et LE BAL
đ âLee Millerâ au MusĂ©e dâArt Moderne de Paris du 10 avril au 2 aoĂ»t 2026
34:16|âLee Millerâ au MusĂ©e dâArt Moderne de Parisdu 10 avril au 2 aoĂ»t 2026Entretien avec Fanny Schulmann,conservatrice en chef au MusĂ©e dâArt Moderne de Paris, responsable des collections photographiques et co-commissaire de lâexposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 22 juin 2026, durĂ©e 34â17,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/06/23/3726_lee-miller_musee-d-art-moderne-de-paris/CommuniquĂ© de presseCommissairesHilary Floe, senior curator en art moderne et contemporain Ă la Tate Britain, assistĂ©e de Saskia FlowerFanny Schulmann, conservatrice en chef au MusĂ©e dâArt Moderne de Paris, responsable des collections photographiques, assistĂ©e dâAdĂ©laĂŻde Lacotte et de Paul-Emile PacheroDu 10 avril au 2 aoĂ»t 2026, le MusĂ©e dâArt Moderne de Paris prĂ©sente la plus importante rĂ©trospective consacrĂ©e Ă Lee Miller en France depuis vingt ans.OrganisĂ©e Ă lâinitiative de la Tate Britain et en collaboration avec lâArt Institute of Chicago, lâexposition rĂ©unit prĂšs de 250 tirages anciens et modernes, dont plusieurs inĂ©dits, et propose un nouveau regard sur lâĆuvre de Lee Miller.Figure essentielle de lâavant-garde internationale, Lee Miller (1907, Poughkeepsie, Ătats-Unis â 1977, Chiddingly, Royaume-Uni) fut tour Ă tour mannequin, artiste surrĂ©aliste, portraitiste, photographe de mode et correspondante de guerre accrĂ©ditĂ©e par lâarmĂ©e amĂ©ricaine. Longtemps relĂ©guĂ©e au rĂŽle dâĂ©gĂ©rie, elle est aujourdâhui reconnue comme lâune des grandes photographes du XXĂšme siĂšcle.Lâexposition retrace lâensemble de son parcours, de ses dĂ©buts Ă New York aux annĂ©es de guerre en Europe, en passant par son sĂ©jour en Ăgypte et sa vie Ă Londres. Elle dĂ©montre la richesse dâune Ćuvre oĂč cohabitent expĂ©rimentations formelles, audace visuelle et engagement politique.Dix-huit ans aprĂšs la derniĂšre rĂ©trospective française au Jeu de Paume, le MusĂ©e dâArt Moderne de Paris propose un parcours en six parties, mĂȘlant approche chronologique et thĂ©matique.[...]
đ âLa photographie en toutes lettresâ Ă la Maison EuropĂ©enne de la Photographie, Paris du 10 juin au 13 septembre 2026
20:17|âLa photographie en toutes lettresâ à la Maison EuropĂ©enne de la Photographie, Parisdu 10 juin au 13 septembre 2026Entretien avec Clothilde Morette, directrice artistique de la MEP et commissaire de lâexposition, par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 15 juin 2026, durĂ©e 20â17,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/06/19/3724_la-photographie-en-toutes-lettres_maison-europeenne-de-la-photographie/CommuniquĂ© de presseCommissariat :Clothilde Morette en collaboration avec Caroline Stein, responsable mĂ©cĂ©nat pour la Collection dâentreprise Neuflize OBC.Du 10 juin au 13 septembre 2026, la MEP prĂ©sente, Ă lâoccasion du Bicentenaire de la photographie, une exposition collective rĂ©unissant 35 artistes issu·es de la Collection dâentreprise Neuflize OBC et des collections de la MEP, parmi lesquels figurent Nan Goldin, Robert Mapplethorpe, Malick SidibĂ© ou encore Sophie Calle. PensĂ©e comme un abĂ©cĂ©daire accessible Ă tous les publics, La photographie en toutes lettres tisse des correspondances inattendues entre les oeuvres. Chaque association ouvre une porte, contredit les Ă©vidences et invite chacun·e Ă construire sa propre lecture, entre rĂ©miniscences intimes et imaginaires partagĂ©s. Autant de fragments qui composent les petits rĂ©cits de la grande histoire de la photographie, dans une expĂ©rience Ă la fois joueuse, libre et empreinte de nostalgie.Quâont en commun lâadolescence, les contes, les musĂ©es ou encore la Bourgogne ?RĂ©alisĂ©e Ă lâoccasion du bicentenaire de la photographie, lâexposition La photographie en toutes lettres est conçue en Ă©troite collaboration avec la Collection dâentreprise Neuflize OBC. Elle rĂ©unit des oeuvres issues de ce fonds, mises en dialogue avec celles des collections de la MEP, offrant ainsi un regard croisĂ© sur la richesse de ces deux ensembles photographiques. Loin de toute histoire linĂ©aire, elle dĂ©ploie une lecture faite dâassociations, de rencontres et de glissements, oĂč les oeuvres dictent leur ordre, indĂ©pendamment de toute chronologie ou hiĂ©rarchie.Chaque lettre devient un mot, chaque mot convoque un ensemble dâĆuvres qui conversent entre elles de maniĂšre parfois surprenante. Ici, le Journal LIFE croise la pub Kodak, des Noctambules se retrouvent au MusĂ©e et le Simulacre nĂ©gocie avec la VĂ©ritĂ©. Ces rapprochements rĂ©vĂšlent lâidentitĂ© de la Collection dâentreprise Neuflize OBC â ancrĂ©e dans la crĂ©ation contemporaine, mais dont les racines plongent dans les avant-gardes des annĂ©es 1920. De Rineke Dijkstra Ă Bernard Plossu, dâAgnĂšs Geoffray Ă Florence Henri, les nombreux·ses artistes rĂ©uni·es dans lâexposition tĂ©moignent de multiples façons de voir, de montrer et de penser lâimage photographique.Sâinspirant de Ways of Seeing de John Berger (1972), lâexposition reprend Ă cet ouvrage fondateur lâidĂ©e que « le voir prĂ©cĂšde le mot » : nous percevons dâabord le rĂ©el avant de le nommer et de le conceptualiser. Câest ce principe qui structure ce parcours, oĂč le dĂ©calage et lâĂ©nigme priment sur la dĂ©monstration. Chaque salle propose une association qui sâimpose avant toute explication. Chaque entrĂ©e de ce lexique est accompagnĂ©e de textes, de citations et dâanecdotes qui Ă©clairent, sans jamais lâĂ©puiser, la pluralitĂ© des rĂ©cits que porte la photographie.La photographie en toutes lettres sâinscrit dans un partenariat de longue date entre la MEP et la Fondation dâentreprise Neuflize OBC, fidĂšle soutien de lâinstitution depuis prĂšs de trente ans.
đ âLaure Prouvostâ Nous, frissons dâĂ©toiles au Grand Palais â Nef Nord, Paris du 10 juin au 26 juillet 2026
13:07|âLaure Prouvostâ Nous, frissons dâĂ©toilesau Grand Palais â Nef Nord, Parisdu 10 juin au 26 juillet 2026Entretien avec Laure Prouvost, par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 8 juin 2026, durĂ©e 13â08,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/06/13/3723_laure-prouvost_grand-palais/CommuniquĂ© de presseCommissaire :Barbara Kroher, Responsable de la programmation des expositions au GrandPalaisRmnLaure Prouvost dĂ©crit sa pratique artistique comme un acte de traduction, une Ă©laboration sensorielle dâĂ©motions, de perceptions et dâinstants suspendus. FormĂ©e Ă la vidĂ©o expĂ©rimentale, elle a Ă©tĂ© lâassistante de lâartiste conceptuel britannique John Latham durant ses Ă©tudes. Dans ses films et ses installations multimĂ©dia, Laure Prouvost dĂ©veloppe des logiques et des associations inventives pour crĂ©er des mondes narratifs complexes. Son approche rĂ©solument personnelle du storytelling est empreinte dâimagination, dâhumour, de jeux de mots, de sensualitĂ©, dâĂ©lĂ©ments fantaisistes et dâĂ©chos poĂ©tiques. Elle nous invite Ă remettre en question nos codes et structures habituels et Ă nous laisser porter par dâautres courants spatiaux et temporels.Dans lâexposition « Nous, frissons dâĂ©toiles », Laure Prouvost met en lumiĂšre un langage alternatif pour apprĂ©hender le monde, celui de la physique quantique. ThĂ©orisĂ©e il y a un siĂšcle, cette derniĂšre dĂ©crit le comportement de la matiĂšre et de lâĂ©nergie Ă lâĂ©chelle des atomes et particules. Elle bouscule notre conception newtonienne des phĂ©nomĂšnes et repose sur des probabilitĂ©s plutĂŽt que des certitudes. Ainsi, Laure Prouvost pose-t-elle la question : « Que pourrait-on ressentir en percevant la rĂ©alitĂ© dâun point de vue quantique ? »Lâartiste a menĂ© deux ans de recherches avec le philosophe Tobias Rees et le scientifique Hartmut Neven, pendant lesquels elle sâest intĂ©ressĂ©e Ă lâinformatique quantique et Ă ses liens avec lâUnivers. Ayant eu accĂšs Ă un puissant ordinateur quantique, elle a créé des images et des sons qui reflĂštent le caractĂšre sensible et imprĂ©visible des systĂšmes.Lâinstallation multimĂ©dia Nous, frissons dâĂ©toiles, mĂȘle la vidĂ©o, la sculpture, les odeurs, le son et la lumiĂšre. Elle est nĂ©e dâune mĂ©tamorphose du projet « We Felt A Star Dying » prĂ©sentĂ© en 2025 au Kraftwerk Ă Berlin dans le cadre dâune commande de la LAS Art Foundation, en collaboration avec OGR Ă Turin. Elle apparaĂźt comme lâimage en positif de cette installation originelle, conçue pour lâarchitecture industrielle et obscure de lâenceinte berlinoise. DĂšs lâentrĂ©e de lâexposition au Grand Palais, le tunnel que les visiteurs doivent emprunter marque le passage de lâunivers nocturne Ă lâunivers diurne. Motif rĂ©current dans le travail de lâartiste, ce tunnel offre une voie initiatique vers lâoeuvre qui prĂ©pare Ă sa rencontre et Ă son Ă©blouissement.Il sâouvre sur un environnement fluide habitĂ© par The Beginning, une sculpture cinĂ©tique monumentale dotĂ©e de six membres. AnimĂ©e par le son et la lumiĂšre, elle est tout Ă la fois omniprĂ©sente et Ă©vanescente, imposante et fragile, cosmique et terrestre. Le trouble se poursuit lorsque lâon dĂ©couvre en son centre une vidĂ©o intitulĂ©e We Felt A Star Dying, qui nous relie Ă la matiĂšre sous toutes ses formes (vivante/non vivante, naturelle/mĂ©canique), de lâinfiniment petit Ă lâinfiniment grand. Elle donne Ă voir une rĂ©alitĂ© interconnectĂ©e rĂ©gie par le quantique. Autour, des Ă©lĂ©ments fantaisistes aux allures de mĂ©tĂ©orites, les Cute Bits â jeu de mots Ă partir des qubits, unitĂ©s de mesure de lâinformatique quantique â dansent en duo le ballet de lâintrication suspendus Ă la verriĂšre de la nef. Le phĂ©nomĂšne quantique de lâintrication correspond Ă la corrĂ©lation des Ă©tats de deux particules : lorsque lâĂ©tat de lâune varie, celui de lâautre change instantanĂ©ment, quelle que soit la distance qui les sĂ©pare.[....]
đ âGiacometti surrĂ©alisteâ Des objets comme des sculptures Ă lâInstitut Giacometti, Paris du 5 juin au 1er novembre 2026
27:32|âGiacometti surrĂ©alisteâ Des objets comme des sculpturesĂ lâInstitut Giacometti, Parisdu 5 juin au 1er novembre 2026Entretien avec Laura Braverman, attachĂ©e de conservation â Fondation Giacometti,et commissaire de lâexposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 8 juin 2026, durĂ©e 27â33, © FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/06/09/3722_giacometti-surrealiste_institut-giacometti/CommuniquĂ© de presseCommissaire :Laura Braverman, AttachĂ©e de conservation â Fondation Giacometti« Je me suis rendu compte que je travaillais un vase exactement comme les sculptures et quâil nây avait aucune diffĂ©rence entre ce que jâappelais une sculpture et ce qui Ă©tait un objet, un vase ! » Alberto Giacometti. Entretien avec AndrĂ© Parinaud,1962Lâexposition « Giacometti surrĂ©aliste. Des objets comme des sculptures » propose un regard singulier sur la pĂ©riode surrĂ©aliste dâAlberto Giacometti (1929-1935). Si cette production est aujourdâhui connue, on sait moins que lâartiste sâest engagĂ© en parallĂšle dans la crĂ©ation dâobjets dâart dĂ©coratif. Lâexposition met en lumiĂšre la simultanĂ©itĂ© de ces deux pratiques et rĂ©vĂšle une vĂ©ritable porositĂ© entre ces deux champs de crĂ©ation chez lâartiste Ă cette pĂ©riode. Dâimportantes sculptures surrĂ©alistes issues de la collection de la Fondation Giacometti, ainsi que la Table (1933) â prĂȘt exceptionnel du Centre Pompidou â sont prĂ©sentĂ©es aux cĂŽtĂ©s dâobjets dĂ©coratifs rarement montrĂ©s, conçus par lâartiste au dĂ©but des annĂ©es 1930. Un ensemble dâarchives et de photographies complĂšte le parcours. Lâexposition sâaccompagne Ă©galement dâun catalogue illustrĂ© et dâune programmation culturelle et pĂ©dagogique.« Objets surrĂ©alistes » et « objets dĂ©coratifs » des annĂ©es 1930Les annĂ©es de 1929 Ă 1935 constituent une pĂ©riode particuliĂšrement fĂ©conde pour le jeune sculpteur. Alberto Giacometti (1901-1966) participe activement au mouvement surrĂ©aliste parisien, rĂ©alisant une sĂ©rie de sculptures Ă©nigmatiques : certaines aux accents agressifs, ou Ă©rotiques, dâautres aux formes biomorphiques tendant vers lâabstraction.ParallĂšlement, il reçoit ses premiĂšres commandes dâart dĂ©coratif et entame une collaboration Ă©troite avec Jean-Michel Frank, grand dĂ©corateur parisien. Pour celui-ci, il conçoit une variĂ©tĂ© dâobjets â appliques murales, bas-reliefs, chenets, lampes, vases et autres piĂšces â quâil produit avec lâaide de son frĂšre Diego. Bien quâinscrites dans le domaine de la dĂ©coration dâintĂ©rieur, ces crĂ©ations portent la marque de lâimaginaire surrĂ©aliste de Giacometti, perceptible tant dans leurs formes que dans leurs thĂ©matiques. Inversement, son travail dĂ©coratif nourrit parfois ses sculptures surrĂ©alistes, qui reprennent certaines formes issues de ses objets utilitaires.Il sâassocie Ă©galement au groupe surrĂ©aliste Ă un moment oĂč la question de lâobjet devient centrale au mouvement. Les surrĂ©alistes sâintĂ©ressent alors aux objets du quotidien, quâils dĂ©tournent, associent ou transforment, rompant avec leur fonction pratique pour en faire des supports dâexploration de lâimaginaire et du dĂ©sir. Contrairement aux autres membres du groupe, Giacometti ne recourt pas directement Ă des objets prĂ©existants, mais compose ses sculptures Ă partir de formes qui Ă©voquent des objets mais qui restent avant tout modelĂ©es.Giacometti participe nĂ©anmoins Ă cette recherche en rĂ©alisant des sculptures aux fonctions ambiguĂ«s, invitant parfois Ă la manipulation, Ă©voquant des jeux, ou assemblant des Ă©lĂ©ments disparates pour engendrer des rĂ©alitĂ©s nouvelles et troublantes. DĂ©sormais qualifiĂ©es dâ« objets surrĂ©alistes », ses oeuvres ne visent pas Ă reprĂ©senter le monde extĂ©rieur, mais deviennent leur propres rĂ©alitĂ©s. Cette maniĂšre nouvelle dâexister les rapproche de ses objets dĂ©coratifs, eux aussi pensĂ©s pour ĂȘtre manipulĂ©s, intĂ©grĂ©s Ă la vie quotidienne et inscrits dans le monde rĂ©el.[...]
đ âMartin Schongauerâ Le bel immortel au MusĂ©e du Louvre, Paris du 8 avril au 20 juillet 2026
24:05|âMartin Schongauerâ Le bel immortelau MusĂ©e du Louvre, Parisdu 8 avril au 20 juillet 2026Entretien avec HĂ©lĂšne Grollemund,chargĂ©e de collection au dĂ©partement des Arts graphiques, musĂ©e du Louvre,et co-commissaire de lâexposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 1er juin 2026, durĂ©e 24â10,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/06/02/3720_martin-schongauer_musee-du-louvre/CommuniquĂ©CommissariatPantxika BĂ©guerie De Paepe, conservatrice honoraire du musĂ©e UnterlindenHĂ©lĂšne Grollemund, chargĂ©e de collection au dĂ©partement des Arts graphiques, musĂ©e du Louvre.SurnommĂ© le « beau Martin » par Albrecht DĂŒrer, Martin Schongauer (Colmar, vers 1445 â Vieux-Brisach, 1491), peintre, dessinateur et graveur virtuose, reste mĂ©connu au delĂ du cercle des spĂ©cialistes et des amateurs. Il est pourtant lâun des artistes les plus importants et les plus populaires de la fin du Moyen Ăge.A travers une centaine dâoeuvres, lâexposition met en lumiĂšre lâoeuvre et la postĂ©ritĂ© par-delĂ les frontiĂšres et le temps de Schongauer. Elle prĂ©sente quelques rares dessins et une large sĂ©lection dâestampes auxquelles il doit sa renommĂ©e europĂ©enne, et, pour la premiĂšre fois, la quasitotalitĂ© des peintures (retables et tableaux de chevalet) qui lui sont attribuĂ©es, dont lâexceptionnelle Vierge au buisson de roses de 1473, son seul panneau peint datĂ©.Le parcours de lâexposition est organisĂ© en deux grands chapitres : le premier retrace la vie et lâoeuvre de Martin Schongauer ; le second Ă©tudie la profonde empreinte que ses gravures ont eu sur la culture visuelle europĂ©enne.La vie de Martin Schongauer reste mal connue du fait de la raretĂ© des sources. Fils et frĂšre dâorfĂšvres colmariens, il atteint rapidement dans ses gravures une grande maĂźtrise du dĂ©licat travail au burin, surpassant lâexemple de son aĂźnĂ©, le MaĂźtre ES, par son sens aigu de la prĂ©cision et une claire apprĂ©hension de la profondeur. Ses premiĂšres Ćuvres mettent en Ă©vidence sa connaissance de lâart des grands Flamands comme Rogier van der Weyden, mais aussi des artistes de Nuremberg, une ville dans laquelle il a certainement sĂ©journĂ© Ă lâoccasion dâun voyage entrepris entre 1465 et 1470 environ.De rares et prĂ©cieuses peintures de Schongauer sont parvenues jusquâĂ nous. Elles rĂ©vĂšlent un souci esthĂ©tique tant dans la reprĂ©sentation humaine que dans le dĂ©cor environnant et un goĂ»t profond du dĂ©tail ornemental ou rĂ©aliste. Les petits panneaux peints par Schongauer mettent en avant la nouvelle relation intimiste entre la Vierge et lâEnfant, la sĂ©rĂ©nitĂ© des scĂšnes dâadoration et le rĂŽle primordial de Marie. Lâexposition confronte ces oeuvres, destinĂ©es Ă la dĂ©votion privĂ©e, avec de grands ensembles commandĂ©s par les institutions religieuses â ils ornaient des Ă©glises de Colmar ou la commanderie dâIssenheim et nâont que rarement quittĂ© lâAlsace.Le style sĂ©duisant de Martin Schongauer trouve toutefois son apogĂ©e dans ses estampes. Sa virtuositĂ© technique impressionnante sâallie Ă sa connaissance approfondie des textes apocryphes ou des commentaires de la vie des saints. Il sây rĂ©vĂšle un artiste lettrĂ©, un narrateur inventif et dĂ©licat ainsi quâun fin observateur de la nature. Il joue sur la diversitĂ© des sujets afin de toucher le plus grand nombre de clients. A cĂŽtĂ© de scĂšnes religieuses, il dĂ©veloppe des thĂšmes animaliers et fantastiques ou des Ă©lĂ©ments dĂ©coratifs.[....]