VIH/sida, l'épidémie n'est pas finie !

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Teaser

Pourquoi mettre le VIH au musée ? L’épidémie qui a ravagé les communautés les plus marginalisées dans les années 1980-1990 est-elle vraiment un sujet classé ? Quelles luttes reste-t-il à mener ? Comment transmettre une histoire, quand celleux qui l’ont vécue ne sont plus là pour la raconter ?


À travers ce podcast Manifesto XXI et le Mucem vous immergent dans l’exposition VIH/sida, l’épidémie n’est pas finie, qui retrace l’histoire sociale et politique du sida. Au-delà de cette exposition nécessaire, c’est le récit des luttes d’hier et d’aujourd’hui que nous allons vous raconter. Un combat ayant profondément changé nos sociétés et nos démocraties, et qu’il faut plus que jamais continuer de mener. 


VIH/sida, l’épidémie n’est pas finie est un podcast en cinq épisodes, qui fait résonner la voix des acteurices qui ont contribué à faire émerger cette exposition : commissaires, associations, militant·es, médecins, vivant ou non avec le virus, mais toustes concerné·es. Vous entendrez les expériences trop souvent pensées comme marginales de personnes séropositives et de celleux issus·es de minorités encore fragilisées par la menace du virus. Alors que nous vivons une pandémie qui interroge nos systèmes sociaux, sanitaires et démocratiques, comment continuer à parler de ce que le sida représente dans le quotidien de tant de personnes et dans nos mémoires collectives ?


Crédits

Écriture et conception : Soizic Pineau, Costanza Spina, Clément Riandey, Anne-Charlotte Michaut 

Réalisation et montage : Soizic Pineau

Musique : Alexi Shell


Remerciements 

Merci à Vincent Douris et à Renaud Chantraine, au Réseau Santé Marseille Sud et notamment à Mary. Merci à Radio Grenouille et à Léna Rivière pour l’aide technique, ainsi qu'à toutes les personnes qui ont rendu ce projet possible.


Plus d'épisodes

4/21/2022

Transmettre : un devoir de mémoire

Ép. 5
Après des années de silence autour du VIH/sida, une parole et une volonté de commémorer commencent à émerger :  en 2017, le film 120 battements par minutes a été un véritable succès et marque le retour du sujet de la lutte contre le VIH sur le devant de la scène médiatique.Mais comment conserver et transmettre la mémoire d’une lutte, quand celle-ci est loin d'être terminée ? Et si les enjeux de mémoire et de commémoration sont essentiels, pourquoi pendant si longtemps, le VIH/sida a t’il disparu de l’espace public et médiatique ? L’exposition “VIH/sida, l’épidémie n’est pas finie”, qui a ouvert ses portes au Mucem en décembre dernier, pose également la question de la patrimonialisation. Importante et nécessaire, autant pour des besoins de conservation que de médiation, l’entrée au musée des mémoires LGBTQI+ peut néanmoins avoir un impact sur leur transmission.C’est la raison pour laquelle depuis plusieurs années, des militantes et militants se battent pour obtenir un espace financé par la mairie de Paris, consacré aux archives LGBTQI+, afin que celles-ci soient gérées par la communauté.Alors quels sont les enjeux des archives communautaires, pourquoi est-il si important qu’elles soient gérées par les communautés concernées ?Intervenant·es (par ordre d'intervention)Elisabeth Lebovici : journaliste et historienne de l'art, autrice de “Ce que le sida m’a fait”Michel Bourrelly : ancien directeur national de l'association Aides, membre du laboratoire Sesstim à Marseille, co-auteur du livre “Une histoire de la lutte contre le sida”.Isabelle Sentis : activiste, art thérapeute et membre du comité de suivi de l’exposition, fondatrice de Fabric’Art ThérapieChristophe Broqua : commissaire, chercheur au CNRS, auteur de “Agir pour ne pas mourir”Antoine Idier : sociologue et historienRoméo Isarte : cofondateur de Mémoire Minoritaire, membre du comité de suivi de l’expositionCréditsÉcriture et conception : Soizic Pineau, Anne-Charlotte Michaut, Clément Riandey, Costanza SpinaRéalisation et montage : Soizic PineauMusique : Alexi ShellRemerciementsMerci à Vincent Douris, à Renaud Chantraine, et à toutes celles et ceux qui ont rendu ce projet possible.Merci à Léna Rivière pour le support technique.
3/28/2022

Prévention et réduction des risques, des outils pour la lutte

Ép. 4
L’épidémie de VIH/sida a forgé la prévention et la réduction des risques telle qu’on la connaît aujourd’hui.Si ces parcours sont désormais institutionnalisés, ce sont d’abord les personnes concernées qui ont pensé et mis en place ces pratiques pour pallier l’indifférence des pouvoirs publics au début de l’épidémie.En 40 ans, l’épidémie a changé de typologie et de géographie, mais les contaminations sont encore nombreuses, et le virus ne circule pas forcément là où on l’attend le plus. Alors, puisqu'ils existent et sont nombreux, pourquoi les traitements et outils de prévention n'arrivent-ils pas toujours aux bonnes personnes afin d’enrayer l’épidémie ?Intervenant·es Vinnie - travailleur au SPOT Longchamp - AIDES PACABéatrice Stambul - psychiatre et présidente de l’association ASUD Mars say yeah et du bus 31/32Joachim Lévy - co-fondateur de Nouvelle AubeLaurent Dalençon - travailleur pair et médiateur de santé chez Nouvelle AubeLola Perreaut - travailleuse paire et infirmière chez Nouvelle AubePatricia Enel - présidente du CoreVIH Paca Ouest CorseBruce Dos Santos - directeur du CRIPSHippolyte Regnault - doctorant en science politique à l’IRISSO et membre du projet FASSETSCréditsÉcriture et conception : Soizic Pineau, Clément Riandey, Anne-Charlotte Michaut, Costanza SpinaRéalisation et montage : Soizic PineauMusique : Alexi ShellRemerciementsMerci à Vincent Douris, à Élodie Lambourdes de Aides.Merci à Radio Grenouille et à Léna Rivière pour le support technique.
2/25/2022

Stigmatisation : une épidémie en marge ?

Ép. 3
Dès l’apparition des premiers cas, le VIH/sida dépasse le cadre d’une simple maladie pour devenir un véritable enjeu sociétal, qui éclaire les discriminations autant qu’il les accentue.Car le VIH va d’abord toucher des populations spécifiques, déjà stigmatisées. L’épidémie est considérée par certains comme la conséquence de comportements immoraux, et les malades sont jugés responsables. Dans les médias comme chez certains politiciens, le VIH/sida devient alors un nouveau vecteur de discrimination.Ce troisième épisode s’interroge sur ce que la sérophobie provoque, de façon individuelle comme collective, en donnant la parole à celles et ceux qui la subissent et la combattent. Pourquoi en France, en 2022, malgré une excellente prise en charge de la maladie, les représentations issues du début de l’épidémie persistent et le statut du VIH reste si particulier et stigmatisant ?Intervenant·es(par ordre d’intervention)Cylvain - adhérent et CA de l'association SéropotesVinnie - travailleur chez AIDES PACAPatricia Enel - présidente du CoreVIH Paca Ouest CorseSylvie Boulanger - psychologue au Réseau Santé Marseille SudNina Champs - artiste et activisteCéline Offerlé - présidente de Aides PacaPascal Cesaro - maître de conférence en cinémaAntoine Idier - sociologue et historienCréditsÉcriture et conception : Soizic Pineau, Clément Riandey, Anne-Charlotte Michaut, Costanza SpinaRéalisation et montage : Soizic PineauMusique : Alexi Shell