VIH/sida, l'épidémie n'est pas finie !

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Bonus - Art et luttes : quelles mises en récits ?

Ép. 6

Cet épisode bonus a été enregistré sous forme de talk, lors de l'évènement de clôture de notre série de podcast VIH/sida, l'épidémie n'est pas finie !, à Artagon Marseille le 23 avril 2022. Nous avons eu le plaisir de réunir quatre intervenantes pour aborder la question de la place de l'art dans la lutte contre le VIH/sida : en France, celle-ci a souvent été épineuse et témoigne d'une friction entre art et politique.


De quelle façon l'art peut-il se saisir d'une parole politique et s'en faire l'écho ? Alors que nous sommes dans un moment de re-politisation des pratiques artistiques et du champ esthétique, la question peut se poser différemment : l’art peut-il ne pas être politique ? Comment inclure au mieux les personnes concernées, sans les spolier ni les essentialiser ? Comment créer des cadres propices à la mise en récits de leurs vécus ? La mise en forme de ces récits est-elle une manière de lutter ? Ces question traitent également de l’articulation délicate de l’intime et du politique, mais aussi du personnel et du collectif dans les luttes.


Crédits

Invité·es : Mary Basmadjian, Sarah Champion-Schreiber, Olga Rozenblum et Nina Champs

Animation et écriture : Soizic Pineau et Anne-Charlotte Michaut

Réalisation : Marine Sahabi

Production : Morgane Sanguedolce

Montage : Soizic Pineau

Musique et habillage sonore : Alexi Shell

Design graphique : Dana Galindo

Merci à Artagon Marseille pour l’accueil

Un podcast Manifesto XXI produit avec le soutien du Mucem, enregistré le 23 avril 2022 à Artagon Marseille.

Plus d'épisodes

3/28/2022

Prévention et réduction des risques, des outils pour la lutte

Ép. 4
L’épidémie de VIH/sida a forgé la prévention et la réduction des risques telle qu’on la connaît aujourd’hui.Si ces parcours sont désormais institutionnalisés, ce sont d’abord les personnes concernées qui ont pensé et mis en place ces pratiques pour pallier l’indifférence des pouvoirs publics au début de l’épidémie.En 40 ans, l’épidémie a changé de typologie et de géographie, mais les contaminations sont encore nombreuses, et le virus ne circule pas forcément là où on l’attend le plus. Alors, puisqu'ils existent et sont nombreux, pourquoi les traitements et outils de prévention n'arrivent-ils pas toujours aux bonnes personnes afin d’enrayer l’épidémie ?Intervenant·es Vinnie - travailleur au SPOT Longchamp - AIDES PACABéatrice Stambul - psychiatre et présidente de l’association ASUD Mars say yeah et du bus 31/32Joachim Lévy - co-fondateur de Nouvelle AubeLaurent Dalençon - travailleur pair et médiateur de santé chez Nouvelle AubeLola Perreaut - travailleuse paire et infirmière chez Nouvelle AubePatricia Enel - présidente du CoreVIH Paca Ouest CorseBruce Dos Santos - directeur du CRIPSHippolyte Regnault - doctorant en science politique à l’IRISSO et membre du projet FASSETSCréditsÉcriture et conception : Soizic Pineau, Clément Riandey, Anne-Charlotte Michaut, Costanza SpinaRéalisation et montage : Soizic PineauMusique : Alexi ShellRemerciementsMerci à Vincent Douris, à Élodie Lambourdes de Aides.Merci à Radio Grenouille et à Léna Rivière pour le support technique.
2/25/2022

Stigmatisation : une épidémie en marge ?

Ép. 3
Dès l’apparition des premiers cas, le VIH/sida dépasse le cadre d’une simple maladie pour devenir un véritable enjeu sociétal, qui éclaire les discriminations autant qu’il les accentue.Car le VIH va d’abord toucher des populations spécifiques, déjà stigmatisées. L’épidémie est considérée par certains comme la conséquence de comportements immoraux, et les malades sont jugés responsables. Dans les médias comme chez certains politiciens, le VIH/sida devient alors un nouveau vecteur de discrimination.Ce troisième épisode s’interroge sur ce que la sérophobie provoque, de façon individuelle comme collective, en donnant la parole à celles et ceux qui la subissent et la combattent. Pourquoi en France, en 2022, malgré une excellente prise en charge de la maladie, les représentations issues du début de l’épidémie persistent et le statut du VIH reste si particulier et stigmatisant ?Intervenant·es(par ordre d’intervention)Cylvain - adhérent et CA de l'association SéropotesVinnie - travailleur chez AIDES PACAPatricia Enel - présidente du CoreVIH Paca Ouest CorseSylvie Boulanger - psychologue au Réseau Santé Marseille SudNina Champs - artiste et activisteCéline Offerlé - présidente de Aides PacaPascal Cesaro - maître de conférence en cinémaAntoine Idier - sociologue et historienCréditsÉcriture et conception : Soizic Pineau, Clément Riandey, Anne-Charlotte Michaut, Costanza SpinaRéalisation et montage : Soizic PineauMusique : Alexi Shell
2/3/2022

Luttes d'hier et d'aujourd'hui

Ép. 2
On oublie souvent que les luttes contre le VIH/sida ont apporté des avancées dans les domaines majeurs de notre existence. Des acquis fondamentaux, que l’on doit à des années de lutte acharnée. Dans le domaine sanitaire et médical évidemment : le VIH/sida a permis de renouveler notre rapport à la santé publique. Cette lutte a aussi apporté plus de droits et d’égalité, notamment en termes d’acceptation et de reconnaissance des minorités sexuelles. Pourtant, certains publics continuent d’être encore largement touchés par le VIH et n’ont pas, ou si peu vu leur droits évoluer. Alors quels sont les héritages des luttes contre le VIH/sida ? Ces acquis en sont-ils vraiment ? Et surtout, qui en bénéficie aujourd’hui ?Intervenant·es(par ordre d’intervention)Lionel Soukaz - artiste, cinéaste, et militant.Antoine Idier - sociologue et historienChristophe Broqua - commissaire, chercheur au CNRS, auteur de Agir pour ne pas mourirPatricia Enel - présidente du CoreVIH Paca Ouest CorseMoussa Fofana - travailleur chez AIDES PACAEva Vocz - chargée de mission pour le plaidoyer des TDS chez Act Up Paris.Nina Champs, artiste et activisteCréditsÉcriture et conception : Soizic Pineau, Costanza Spina, Clément Riandey, Anne-Charlotte MichautRéalisation et montage : Soizic PineauMusique : Alexi ShellEn Corps +, réalisé par Lionel Soukaz et Stéphane Gérard RessourcesEnquête ANRS ParcoursLSD : Les années SIDA. Se dire séropo, un geste politique - France CultureLe Feuilleton des Luttes. Saison 3. Épisode 1. Jan-Paul PouliquenChristophe Broqua, Agir pour ne pas mourir: Act Up, les homosexuels et le sida, Sciences Po, 2006RemerciementsMerci à Vincent Douris et à Stéphane Gérard. Merci à Radio Grenouille et à Léna Rivière pour le support technique, ainsi qu'à toutes les personnes qui ont rendu ce projet possible.