VIH/sida, l'épidémie n'est pas finie !

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Une histoire sociale et politique au musée

Ép. 1

Une contamination VIH toutes les 19 secondes et un décès toutes les 46 secondes : dans un monde où 38 millions de personnes sont séropositives, l’épidémie de VIH/sida continue.


40 ans après le début de la lutte contre le virus, et malgré ces chiffres, le VIH/sida semble parfois être un sujet classé en France. Pourtant, aucun des objectifs fixés en 2016 par ONUSIDA concernant la fin de l’épidémie n’ont été atteints.


Depuis le 15 décembre 2021, le MuCEM consacre à cette lutte une exposition inédite : VIH/Sida, l’épidémie n’est pas finie. Loin de muséifier un combat, les commissaires nous rappellent que ce qui domine, c’est l’oubli. L’archive et la mémoire sont des exceptions. 


Ce premier épisode dresse un constat de la réalité de l’épidémie actuelle, et suit le long parcours qui a mené à la collecte des objets exposés au MuCEM, raconté par les commissaires de l’exposition. 


Intervenant·es

(par ordre d’intervention)


Cylvain, adhérent et CA de l'association Séropotes

Abderrezak, membre du Réseau Santé Marseille Sud

Nina Champs, artiste et activiste

Vinnie, travailleur chez AIDES PACA

Laurence Pascal, médecin épidémiologiste chez Santé Publique France

Céline Offerlé, présidente de AIDES PACA

Christophe Broqua, commissaire, chercheur au CNRS, auteur de “Agir pour ne pas mourir”

Françoise Loux, commissaire, chercheuse au CNRS et autrice 

Stéphane Abriol, commissaire, chercheur au CNRS et spécialiste du corps et de la santé

Florent Molle, commissaire, conservateur du patrimoine au Mucem


Ressources


Crédits

Écriture et conception : Soizic Pineau, Costanza Spina, Clément Riandey, Anne-Charlotte Michaut 

Réalisation et montage : Soizic Pineau

Musique : Alexi Shell


Remerciements 

Merci à Vincent Douris et à Renaud Chantraine, au Réseau Santé Marseille Sud et notamment à Mary. Merci à Radio Grenouille et à Léna Rivière pour l’aide technique, ainsi qu'à toutes les personnes qui ont rendu ce projet possible.

Plus d'épisodes

4/21/2022

Transmettre : un devoir de mémoire

Ép. 5
Après des années de silence autour du VIH/sida, une parole et une volonté de commémorer commencent à émerger :  en 2017, le film 120 battements par minutes a été un véritable succès et marque le retour du sujet de la lutte contre le VIH sur le devant de la scène médiatique.Mais comment conserver et transmettre la mémoire d’une lutte, quand celle-ci est loin d'être terminée ? Et si les enjeux de mémoire et de commémoration sont essentiels, pourquoi pendant si longtemps, le VIH/sida a t’il disparu de l’espace public et médiatique ? L’exposition “VIH/sida, l’épidémie n’est pas finie”, qui a ouvert ses portes au Mucem en décembre dernier, pose également la question de la patrimonialisation. Importante et nécessaire, autant pour des besoins de conservation que de médiation, l’entrée au musée des mémoires LGBTQI+ peut néanmoins avoir un impact sur leur transmission.C’est la raison pour laquelle depuis plusieurs années, des militantes et militants se battent pour obtenir un espace financé par la mairie de Paris, consacré aux archives LGBTQI+, afin que celles-ci soient gérées par la communauté.Alors quels sont les enjeux des archives communautaires, pourquoi est-il si important qu’elles soient gérées par les communautés concernées ?Intervenant·es (par ordre d'intervention)Elisabeth Lebovici : journaliste et historienne de l'art, autrice de “Ce que le sida m’a fait”Michel Bourrelly : ancien directeur national de l'association Aides, membre du laboratoire Sesstim à Marseille, co-auteur du livre “Une histoire de la lutte contre le sida”.Isabelle Sentis : activiste, art thérapeute et membre du comité de suivi de l’exposition, fondatrice de Fabric’Art ThérapieChristophe Broqua : commissaire, chercheur au CNRS, auteur de “Agir pour ne pas mourir”Antoine Idier : sociologue et historienRoméo Isarte : cofondateur de Mémoire Minoritaire, membre du comité de suivi de l’expositionCréditsÉcriture et conception : Soizic Pineau, Anne-Charlotte Michaut, Clément Riandey, Costanza SpinaRéalisation et montage : Soizic PineauMusique : Alexi ShellRemerciementsMerci à Vincent Douris, à Renaud Chantraine, et à toutes celles et ceux qui ont rendu ce projet possible.Merci à Léna Rivière pour le support technique.
3/28/2022

Prévention et réduction des risques, des outils pour la lutte

Ép. 4
L’épidémie de VIH/sida a forgé la prévention et la réduction des risques telle qu’on la connaît aujourd’hui.Si ces parcours sont désormais institutionnalisés, ce sont d’abord les personnes concernées qui ont pensé et mis en place ces pratiques pour pallier l’indifférence des pouvoirs publics au début de l’épidémie.En 40 ans, l’épidémie a changé de typologie et de géographie, mais les contaminations sont encore nombreuses, et le virus ne circule pas forcément là où on l’attend le plus. Alors, puisqu'ils existent et sont nombreux, pourquoi les traitements et outils de prévention n'arrivent-ils pas toujours aux bonnes personnes afin d’enrayer l’épidémie ?Intervenant·es Vinnie - travailleur au SPOT Longchamp - AIDES PACABéatrice Stambul - psychiatre et présidente de l’association ASUD Mars say yeah et du bus 31/32Joachim Lévy - co-fondateur de Nouvelle AubeLaurent Dalençon - travailleur pair et médiateur de santé chez Nouvelle AubeLola Perreaut - travailleuse paire et infirmière chez Nouvelle AubePatricia Enel - présidente du CoreVIH Paca Ouest CorseBruce Dos Santos - directeur du CRIPSHippolyte Regnault - doctorant en science politique à l’IRISSO et membre du projet FASSETSCréditsÉcriture et conception : Soizic Pineau, Clément Riandey, Anne-Charlotte Michaut, Costanza SpinaRéalisation et montage : Soizic PineauMusique : Alexi ShellRemerciementsMerci à Vincent Douris, à Élodie Lambourdes de Aides.Merci à Radio Grenouille et à Léna Rivière pour le support technique.
2/25/2022

Stigmatisation : une épidémie en marge ?

Ép. 3
Dès l’apparition des premiers cas, le VIH/sida dépasse le cadre d’une simple maladie pour devenir un véritable enjeu sociétal, qui éclaire les discriminations autant qu’il les accentue.Car le VIH va d’abord toucher des populations spécifiques, déjà stigmatisées. L’épidémie est considérée par certains comme la conséquence de comportements immoraux, et les malades sont jugés responsables. Dans les médias comme chez certains politiciens, le VIH/sida devient alors un nouveau vecteur de discrimination.Ce troisième épisode s’interroge sur ce que la sérophobie provoque, de façon individuelle comme collective, en donnant la parole à celles et ceux qui la subissent et la combattent. Pourquoi en France, en 2022, malgré une excellente prise en charge de la maladie, les représentations issues du début de l’épidémie persistent et le statut du VIH reste si particulier et stigmatisant ?Intervenant·es(par ordre d’intervention)Cylvain - adhérent et CA de l'association SéropotesVinnie - travailleur chez AIDES PACAPatricia Enel - présidente du CoreVIH Paca Ouest CorseSylvie Boulanger - psychologue au Réseau Santé Marseille SudNina Champs - artiste et activisteCéline Offerlé - présidente de Aides PacaPascal Cesaro - maître de conférence en cinémaAntoine Idier - sociologue et historienCréditsÉcriture et conception : Soizic Pineau, Clément Riandey, Anne-Charlotte Michaut, Costanza SpinaRéalisation et montage : Soizic PineauMusique : Alexi Shell