VIH/sida, l'épidémie n'est pas finie !

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Prévention et réduction des risques, des outils pour la lutte

Ép. 4

L’épidémie de VIH/sida a forgé la prévention et la réduction des risques telle qu’on la connaît aujourd’hui.


Si ces parcours sont désormais institutionnalisés, ce sont d’abord les personnes concernées qui ont pensé et mis en place ces pratiques pour pallier l’indifférence des pouvoirs publics au début de l’épidémie.


En 40 ans, l’épidémie a changé de typologie et de géographie, mais les contaminations sont encore nombreuses, et le virus ne circule pas forcément là où on l’attend le plus. Alors, puisqu'ils existent et sont nombreux, pourquoi les traitements et outils de prévention n'arrivent-ils pas toujours aux bonnes personnes afin d’enrayer l’épidémie ?


Intervenant·es 

Vinnie - travailleur au SPOT Longchamp - AIDES PACA

Béatrice Stambul - psychiatre et présidente de l’association ASUD Mars say yeah et du bus 31/32

Joachim Lévy - co-fondateur de Nouvelle Aube

Laurent Dalençon - travailleur pair et médiateur de santé chez Nouvelle Aube

Lola Perreaut - travailleuse paire et infirmière chez Nouvelle Aube

Patricia Enel - présidente du CoreVIH Paca Ouest Corse

Bruce Dos Santos - directeur du CRIPS

Hippolyte Regnault - doctorant en science politique à l’IRISSO et membre du projet FASSETS


Crédits

Écriture et conception : Soizic Pineau, Clément Riandey, Anne-Charlotte Michaut, Costanza Spina

Réalisation et montage : Soizic Pineau

Musique : Alexi Shell


Remerciements

Merci à Vincent Douris, à Élodie Lambourdes de Aides.

Merci à Radio Grenouille et à Léna Rivière pour le support technique.


Plus d'épisodes

4/21/2022

Transmettre : un devoir de mémoire

Ép. 5
Après des années de silence autour du VIH/sida, une parole et une volonté de commémorer commencent à émerger :  en 2017, le film 120 battements par minutes a été un véritable succès et marque le retour du sujet de la lutte contre le VIH sur le devant de la scène médiatique.Mais comment conserver et transmettre la mémoire d’une lutte, quand celle-ci est loin d'être terminée ? Et si les enjeux de mémoire et de commémoration sont essentiels, pourquoi pendant si longtemps, le VIH/sida a t’il disparu de l’espace public et médiatique ? L’exposition “VIH/sida, l’épidémie n’est pas finie”, qui a ouvert ses portes au Mucem en décembre dernier, pose également la question de la patrimonialisation. Importante et nécessaire, autant pour des besoins de conservation que de médiation, l’entrée au musée des mémoires LGBTQI+ peut néanmoins avoir un impact sur leur transmission.C’est la raison pour laquelle depuis plusieurs années, des militantes et militants se battent pour obtenir un espace financé par la mairie de Paris, consacré aux archives LGBTQI+, afin que celles-ci soient gérées par la communauté.Alors quels sont les enjeux des archives communautaires, pourquoi est-il si important qu’elles soient gérées par les communautés concernées ?Intervenant·es (par ordre d'intervention)Elisabeth Lebovici : journaliste et historienne de l'art, autrice de “Ce que le sida m’a fait”Michel Bourrelly : ancien directeur national de l'association Aides, membre du laboratoire Sesstim à Marseille, co-auteur du livre “Une histoire de la lutte contre le sida”.Isabelle Sentis : activiste, art thérapeute et membre du comité de suivi de l’exposition, fondatrice de Fabric’Art ThérapieChristophe Broqua : commissaire, chercheur au CNRS, auteur de “Agir pour ne pas mourir”Antoine Idier : sociologue et historienRoméo Isarte : cofondateur de Mémoire Minoritaire, membre du comité de suivi de l’expositionCréditsÉcriture et conception : Soizic Pineau, Anne-Charlotte Michaut, Clément Riandey, Costanza SpinaRéalisation et montage : Soizic PineauMusique : Alexi ShellRemerciementsMerci à Vincent Douris, à Renaud Chantraine, et à toutes celles et ceux qui ont rendu ce projet possible.Merci à Léna Rivière pour le support technique.
2/25/2022

Stigmatisation : une épidémie en marge ?

Ép. 3
Dès l’apparition des premiers cas, le VIH/sida dépasse le cadre d’une simple maladie pour devenir un véritable enjeu sociétal, qui éclaire les discriminations autant qu’il les accentue.Car le VIH va d’abord toucher des populations spécifiques, déjà stigmatisées. L’épidémie est considérée par certains comme la conséquence de comportements immoraux, et les malades sont jugés responsables. Dans les médias comme chez certains politiciens, le VIH/sida devient alors un nouveau vecteur de discrimination.Ce troisième épisode s’interroge sur ce que la sérophobie provoque, de façon individuelle comme collective, en donnant la parole à celles et ceux qui la subissent et la combattent. Pourquoi en France, en 2022, malgré une excellente prise en charge de la maladie, les représentations issues du début de l’épidémie persistent et le statut du VIH reste si particulier et stigmatisant ?Intervenant·es(par ordre d’intervention)Cylvain - adhérent et CA de l'association SéropotesVinnie - travailleur chez AIDES PACAPatricia Enel - présidente du CoreVIH Paca Ouest CorseSylvie Boulanger - psychologue au Réseau Santé Marseille SudNina Champs - artiste et activisteCéline Offerlé - présidente de Aides PacaPascal Cesaro - maître de conférence en cinémaAntoine Idier - sociologue et historienCréditsÉcriture et conception : Soizic Pineau, Clément Riandey, Anne-Charlotte Michaut, Costanza SpinaRéalisation et montage : Soizic PineauMusique : Alexi Shell
2/3/2022

Luttes d'hier et d'aujourd'hui

Ép. 2
On oublie souvent que les luttes contre le VIH/sida ont apporté des avancées dans les domaines majeurs de notre existence. Des acquis fondamentaux, que l’on doit à des années de lutte acharnée. Dans le domaine sanitaire et médical évidemment : le VIH/sida a permis de renouveler notre rapport à la santé publique. Cette lutte a aussi apporté plus de droits et d’égalité, notamment en termes d’acceptation et de reconnaissance des minorités sexuelles. Pourtant, certains publics continuent d’être encore largement touchés par le VIH et n’ont pas, ou si peu vu leur droits évoluer. Alors quels sont les héritages des luttes contre le VIH/sida ? Ces acquis en sont-ils vraiment ? Et surtout, qui en bénéficie aujourd’hui ?Intervenant·es(par ordre d’intervention)Lionel Soukaz - artiste, cinéaste, et militant.Antoine Idier - sociologue et historienChristophe Broqua - commissaire, chercheur au CNRS, auteur de Agir pour ne pas mourirPatricia Enel - présidente du CoreVIH Paca Ouest CorseMoussa Fofana - travailleur chez AIDES PACAEva Vocz - chargée de mission pour le plaidoyer des TDS chez Act Up Paris.Nina Champs, artiste et activisteCréditsÉcriture et conception : Soizic Pineau, Costanza Spina, Clément Riandey, Anne-Charlotte MichautRéalisation et montage : Soizic PineauMusique : Alexi ShellEn Corps +, réalisé par Lionel Soukaz et Stéphane Gérard RessourcesEnquête ANRS ParcoursLSD : Les années SIDA. Se dire séropo, un geste politique - France CultureLe Feuilleton des Luttes. Saison 3. Épisode 1. Jan-Paul PouliquenChristophe Broqua, Agir pour ne pas mourir: Act Up, les homosexuels et le sida, Sciences Po, 2006RemerciementsMerci à Vincent Douris et à Stéphane Gérard. Merci à Radio Grenouille et à Léna Rivière pour le support technique, ainsi qu'à toutes les personnes qui ont rendu ce projet possible.