Les Voix de la Photo

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#57 Anne Delrez (La Conserverie)

Saison 1, Ép. 57

« Je suis une artiste et mon œuvre est la Conserverie » Anne Delrez a créé ce lieu d'archive pour proposer aux personnes qui ne peuvent pas garder leurs photographies de famille de les garder pour eux. Elle revient sur la genèse du projet quand personne ne comprenait l’intérêt de ce lieu jusqu’à aujourd’hui où on pense qu’il y a une Conserverie dans chaque ville. Elle revient sur l’importance de ne pas nuire aux images en mettant un mauvais copyright ou en les mettant aux mauvais endroits. Elle nous met en garde contre la tentation de supprimer les images qui ne correspondent pas à notre notion du beau aujourd'hui, de construire son rapport esthétiques aux images avec un peu de distance car notre esprit critique est une construction d’images mentales. Bonne écoute !


3’ - Anne Delrez : Je suis une artiste est mon œuvre est la Conserverie

08’ - Une carrière de photographe de plateau, de portrait puis a présenté ses photos dans des expositions

18’ - Son premier projet à Metz : une exposition participative sur le thème du bonheur exposé dans une piscine

23’ - La Conserverie : un lieu pour proposer aux gens qui ne peuvent pas garder leurs images de les garder pour eux. « Je ne garde pas que des objets photographiques, je garde des histoires. »

33’ - 45 000 images numérisés et annexés.

34’ - Il faudrait passer à une autre échelle, mais une autre échelle a des contraintes politiques.

40’ - Une image ne donne pas grand-chose à voir, elle est. On fait vibrer une image avec nos propres émotions.

45’ - Quand j’ai ouvert on ne comprenait pas l’intérêt de ce lieu. Et maintenant on pense qu’il y a une conserverie dans chaque ville.

47’ - Je ne veux pas nuire aux images en mettant un mauvais copyright ou en les mettant au mauvais endroit. Le rapport d’honnêteté et de rigueur que j’ai avec les images n’est pas partagé à tous.

51’ - Avant les gens donnaient des images car ils en étaient fières ou parce qu’ils avaient besoin de place chez eux. Maintenant les gens traversent la France entière pour lui donner des images.

58’ - Ses conseils pour les photographes : Une belle image c’est le fruit de plein d’autre. Ne pas être trop dur avec soi-même. Ne pas tout mettre à la poubelle quand on prend des photos avec un appareil numérique. Construire son rapport esthétique aux images avec peu de distance. Notre esprit critique est une construction d’images mentales.


Site de la Conserverie : http://laconserverieunlieudarchives.fr/apropos

Site de C'était où c'était quand : https://cetaitoucetaitquand.fr/

Instagram de la Conserverie : https://www.instagram.com/laconserverieunlieudarchives/


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Plus d'épisodes

6/15/2022

#64 Catherine Derioz (Galerie le Réverbère)

Saison 1, Ép. 64
Catherine Derioz, galeriste de la galerie le Réverbère à Lyon revient avec générosité et transparence sur sa carrière. Elle nous narre la vie de sa galerie avec Jacques Damez en nous dévoilant leurs difficultés et grandes joies. Nous avons aussi abordé la difficulté d’être entendue par les institutions culturelles, l'apparition et consolidation du marché de la photo, la question du prix des loyers pour les galeristes et l’arrivée des femmes collectionneuses sur le marché de l’art. Je vous conseille d'écouter l’épisode jusqu’au bout, car elle nous lit un doux texte écrit par le photographe Denis Roche sur le couple Catherine Derioz et Jacques Damez à la fin de l’entretien ! Bonne écoute !1’35 – Catherine Derioz. Qui est -elle ?En 1979 : ses retrouvailles avec la photo et elle rencontre le photographe Jacques Damez. Ellea travaillé dans la première librairie et galerie de photographie de France. Dans ce lieu on a proposé au couple Jacques et Catherine de faire des expositions liées aux livres qui sortaient. Ils ont imaginé un espace dédié à la photographie et aux photographes.10’ – Le couple trouve un grand espace de 300m2. A cette époque il n’y avait pas de marché de la marché, on vendait pas ou très peu d’image.14’50 – Ils ne voulaient pas que la galerie soit perçue comme un endroit mondain où se montrer. Ils voulaient que les gens osent pousser la porte.22’24 – Cela a été plus difficile avec les institutions. Ils ont fait le tour des structures en France.25’40 – Depuis son début dans le milieu de la photographie le système a changé pour des raisons économiques et politiques. Par exemple : Les Rencontres d'Arles sont devenues un événement grand public et non plus un événement pour les professionnels.29’20 –Les marchands travaillent sur des œuvres déjà connus alors que les galeriste font découvrir et partagent l’intimité d’un artiste. Ils sont les premiers critique des artistes.C'est un métier riche intellectuellement et fragile économiquement.34’30 – Certains photographes plasticiens se servent de la photo comme support/outils et pas comme une pensée.38’ – Ils ont été les premiers à faire des expositions dans hors les murs. Depuis, ils en font environ 15-30 expos à l’extérieur de leur galerie.41’30 – Les évolutions dans son métier et le milieu de la photographie :- L’arrivée des foires a changé beaucoup de choses car cela a fait exister la photo sur le marché.- On est passé des « fous de photographies » à une nouvelle génération de collectionneurs plus spéculateurs.- L’arrivée des femmes collectionneuses- En ce moment la photographie est fragile car le marché a pris de la place.- La question des loyers est un grand problème pour les galeries.53’10 – On n’est pas des grands voyageurs mais on voyage avec les photos. On s’est cultivé avec les images.56’ – Elle lance un appel à la ville pour créer une institution qui perdure à Lyon.La prochaine expo sera sur le Japon, Géraldine Lay et Marc Riboud. En septembre en résonnance avec la Biennale de Lyon.1h’ – Elle nous lit un texte écrit par le photographe Denis Roche sur le couple Catherine Derioz, Jacques DamezLe LinkedIn de la Galerie le Réverbère : https://www.linkedin.com/in/galerie-le-r%C3%A9verb%C3%A8re/L'Instagram de la Galerie le Réverbère : https://www.instagram.com/galerielereverbere/Le site de la Galerie le Réverbère : https://www.galerielereverbere.com/Pour suivre l'actualité du podcast vous pouvez vous inscrire à la newsletter ici : https://beacons.ai/lesvoixdelaphoto et retrouvez le podcast sur Instagram, Facebook et LinkedIn @lesvoixdelaphoto
6/1/2022

#63 Judith Peyrat (Galerie Baudoin Lebon)

Saison 1, Ép. 63
Judith Peyrat, directrice artistique de la galerie d’art contemporain Baudoin Lebon revient avec honnêteté et transparence sur sa carrière et ses questionnements professionnels. Avec son rire spontané, elle nous dévoile son métier de galeriste loin du glamour des vernissages mais aussi ses interrogations et initiatives pour réduire l’impact carbone de ce son métier. Elle nous explique entrevoir une évolutions du marché de l’art vers des foires plus locales où l’on peut trouver des œuvres adaptées aux collectionneurs locaux. Ses conseils pour les artistes qui souhaitent présenter leurs travaux à des galeristes: faire des recherches sur la galerie avec laquelle on veut présenter son travail, passer du temps à faire des emails personnalisés et présenter un portefolio papier ou indiquer des infos sur l’accrochage des œuvres (les papiers, formats et encadrements,…) et aussi savoir clôturer une série pour pouvoir passer à un autre sujet. Bonne écoute!1’ – Sa formation en arts plastique, son passage dans une agence de publicité, une expérience à New York au Dumbo Arts Center pendant un an, un tour du monde pendant deux ans et son arrivée à la Galerie Baudoin Lebon.9’30 – Les évolutions dans le milieu de la galerie et dans sa galerie: les prix des photographies du 19ème et photographies classiques s’effondrent.13’30 –"Quand j’ai commencé en tant qu’assistante on m’a beaucoup demandé si j’étais la fille ou la maitresse de Baudoin Lebon". "Pour beaucoup de personne je ne pouvais pas être là parce que j’avais travaillé et que je méritais mon poste".15’20 – Le métier de galeriste: préparer une dizaines d’expos à la galerie par an, préparer les foires, le quotidien de la galerie, gérer les équipes, les aspects financiers. Répondre à toutes les demandes des personnes qui viennent à la galerie. 17’55 – La galerie: lieu d’échange entre artiste, galeriste et visiteur. 18’54 – Les initiatives pour réduire l’ impacts carbonedes galeristesdurant leurs participations aux foires internationales : volonté de réutiliser des caisses des œuvres, difficulté de grouper des envois car on ne prévoit jamais six mois avant les transports des œuvres. Le problème est que l’avion est devenu moins cher et plus rapide que le train. Les collectionneurs français sont ceux qui se déplacent le plus dans le monde pour voir des œuvres. 30’30 – Les évolutions du marché de l’art: des foires plus locales avec des œuvres exposées adaptées aux collectionneurs. 34’50 – Il y a parfois des grosses injustices: lors de la commission du CNAP lancé pendant le confinement, 40% des artistes dont les œuvres ont été achetés ne respectaient pas les critères de l’appel d’offre.37’50 – Ses conseils pour les artistes: faire des recherches sur la galerie avec laquelle on veut travailler et faire des emails personnalisés. Concernant le portefolio: proposer une version papier ou indiquer les papiers les formats et encadrement, donner des infos sur la présentation, avoir des textes de présentation de son travail, savoir clôturer un sujet pour passer à autre.Le LinkedIn de Judith Peyrat : https://www.linkedin.com/in/judith-peyrat-9624a924/Le site de la Galerie Baudoin Lebon : https://promenadesphotographiques.com/index.htmlPour suivre l'actualité du podcast vous pouvez vous inscrire à la newsletter ici : https://beacons.ai/lesvoixdelaphoto etretrouvez le podcast sur Instagram, Facebook et LinkedIn @lesvoixdelaphoto
5/18/2022

#62 Odile Andrieu-Verguin (Les Promenades Photographiques)

Saison 1, Ép. 62
Odile Andrieu-Vergin a eu plusieurs vies et nous revenons sur les apprentissages qu’elle a pu faire de sa carrière de directrice de la photo dans la presse puis de fondatrice d’un festival de photo à Vendôme, les promenades photographiques. Dans cet épisode nous avons abordé: son combat de la reconnaissance des iconographes avec la création de l’association nationale des iconographes de presse et son envie de crée un festival dans le territoire où elle vivait. Elle revient sur le financement du festival, le problème de la centralisation des institutions, métiers et finances et Paris et elle nous interroge sur la problématique de juger un lieu recevant du public uniquement par son nombre d’entrée et non sa qualité. Bonne écoute !1 – Qui est OdileAndrieu-Verguin ? 2’50 – Elle a rencontré les grands noms de la photo lorsqu’elle travaillait dans un restaurant à Arles.4’15 – Elle est entrée dans le milieu de la photo en travaillant dans la régie de cinéma. 7’20 – Une carrière en tant que directrice de la photo dans la presse avec comme combat la reconnaissance des iconographes avec la création de l’association nationale des iconographes de presse. 10’45 – "Quand il y a des coupes budgétaires on coupe dans les arts plastiques et visuels, ce sont les budgets les plus bas au ministère de la culture."14’30 – Le festival est né d’une envie de mettre à profit ses connaissances dans le territoire où elle vivait. 17’ – La première édition des Rencontres de Vendôme21’50 – Le financement du festival: des subventions publiques, des partenaires éphémères et le partenaire historique en production Picto, une billetterie pour deux expositions pour payer en autre les droits d’auteurs des photographes. 25’ – Les évolutions et conseil: "Il faut tout oser. Amusez-vous. Ne vous refusez rien. Ne pas imposer de cadres aux artistes. Il faut tout s’autoriser."27’20 – Le problème de la centralisation des institutions, des métiers et des finances à Paris. Les gens courageux et discrets qui lancent des initiatives en toute discrétion peuvent être plus médiatisés. 29’ – Elle nous pose la problématique de ne pas mettre en regard la qualité et le nombre d’entrée. Et d’aller contre la nécessité à faire du chiffre et d’aller à la course aux entrées. 32’50 – On a abordé la préparation de son départ en 2022 et en particulier la notion de partage.Le site des Promenades Photographiques : https://promenadesphotographiques.com/index.htmlL'Instagram des Promenades Photographiques : https://www.instagram.com/promenadesphotographiques/Pour suivre l'actualité du podcast vous pouvez vous inscrire à la newsletter ici : https://beacons.ai/lesvoixdelaphoto etretrouvez le podcast sur Instagram, Facebook et LinkedIn @lesvoixdelaphoto