Les Voix de la Photo

11/23/2022

#70 Ericka Weidmann (9 Lives Magazine)

Saison 1, Ép. 70
Ericka Weidmann est la fondatrice du média photo en ligne 9 lives et elle est journaliste pigiste pour plusieurs médias. Dans cet épisode, elle nous a expliqué l’évolution des médias photos depuis 20 ans en mettant au centre de ses activités deux aspects fondamentaux : soutenir et, mais aussi parfois dénoncer les acteurs du milieu de la photo. Ericka a fait le choix de séparer ses activités rémunératrices de journaliste et 9 lives, cette dissociation lui permet de conserver une liberté éditoriale totale et de soutenir des causes qui lui tiennent à cœur, par exemple : dénoncer l’omniprésence du mâle blanc dans le milieu de la photo, les abus de certains prix photo et le droit de représentation des photographes. Elle nous a donné des conseils pour des personnes qui souhaitent lancer un média photo ou se lancer dans la photo. Bonne écoute !1’ – Le début de sa carrière chez le premier journal de photo sur internet : photographie.com pendant 10 ans.4’23 – Puis quand tous les médias photos papiers fermaient les uns après les autres elle a lancé sa boîte dans l’événementiel. Elle a rapidement été contactée par le rédacteur en chef d’American photo pour lancer le Journal de la photographie avec le financement d’un actionnaire.6’50 – L’entreprise de l’actionnaire a perdu de l’argent, le journal a été fermé et elle a été associée à la création d’un autre média en ligne sur la photo : L’œil de la photographie. Il y a eu des soucis avec les associés et elle a quitté le média avec une autre collègue. Toutes les deux, elles ont travaillé sans rémunération pendant deux ans sur un autre média ouvert à la musique et aux arts visuels en 2016.11’ – Cela s’est mal passé avec son associée et elle a décidé de lancer un nouveau un média photo en 2018, mais cette fois-ci de le faire seule. Aussi elle a décidé de travailler en tant que journaliste pigiste à côté de son média 9 lives pour que ce soit un média de liberté pour elle et pour les lecteurs.21’30 – La grille éditoriale. Elle travaille avec Marie de la Freney qui écrit un article par jour.34’40 – Le futur. Paupérisation des photographes : saturation sur le marché de la photographie et utilisation abusive des photographies à cause du numérique. 38’ - Les choses s’avancent sur certains aspects, c’est le fruit de nombreux combat, comme le droit de représentation des photographes dans les expositions. Aussi des accords ont été faits entre les GAFAM et des Organismes de Gestion collective. La représentation des femmes dans le milieu de la photo est encourageante. Mais sur la situation de la presse, elle est désespérée. On ne peut plus dire que je vais faire vivre mon média par des abonnements et de la pub.40’40 – Des conseils pour les photographes : il faut pouvoir dire que si je suis exposée je suis rémunérée. C’est en faisant front que les choses changeront. Quand on organise un festival, on ne pense pas à mettre dans la ligne comptable le photographe. Ne pas payer de droit d’auteur et proposer d’être « payé en visibilité » c’est du chantage et il faut en avoir conscience.45’30 – Avant les photographes vivaient bien de la presse et ils n’avaient pas besoin d’être payés pour faire des expos, mais les temps ont changé. 46’ – Sur le futur : il va falloir que l’on ait une prise de conscience écologique et de changer les méthodes de travail. Est-ce que tous les photographes ont besoin de prendre l’avion ? Il y a de bons photographes partout dans le monde. Ce n’était peut-être pas nécessaire qu’il y ait 2000 photographes en Ukraine … ?Le site de 9 Lives Magazine : https://www.9lives-magazine.com/Le LinkedIn d'Ericka Weidmann : https://www.linkedin.com/in/erickaweidmann/Pour suivre l'actualité du podcast vous pouvez vous inscrire à la newsletter ici : https://beacons.ai/lesvoixdelaphoto et retrouvez le podcast sur Instagram, Facebook et LinkedIn @lesvoixdelaphoto
11/8/2022

#69 Éric Remy (Fonds photographique Christian Bouqueret)

Saison 1, Ép. 69
Eric Remy, légataire et gérant du fonds photographique Christian Bouqueret, est l’invité de ce podcast. Dans cet épisode nous avons abordé le travail de son mari historien de la photographie d’entre les deux guerres Christian Bouqueret, les différentes étapes de la constitution du fonds, en particulier l’achat par le Centre Pompidou d’une partie du fond, mais aussi ses réflexions actuelles sur le futur de la collection et sa volonté de la rendre accessible au plus grand nombre. Bonne écoute !01’02 – Sa rencontre avec la photographie et avec l'historien de la photographie Christian Bouqueret03’09 – Sa formation d’architecte d’intérieur 05’45 – Christian Bouqueret défendait une image fabriquée par l’œil du photographe, expérimentale, pas capté par le réel comme le grand public pouvait voir avec la photographie humaniste07’28 – Quand Christian Bouqueret est tombé malade, Eric Rémy l’a aidé dans son activité et c’est là qu’il a découvert un monde qu’il ignorait en rencontrant des conservateurs de musée et des historiens09’07 – Les étapes de la constitution du fonds photographique : Christian rentre en France en 1979 d’Allemagne et il ouvre une petite galerie pendant quelques années, et en parallèle il rentre dans le professorat. Il travaille sur une expo à Arles sur Willy Zielke en 1982. C’est à cette période qu’il s’est décidé à creuser l’activité photographique entre les deux guerres, pas en Allemagne mais en France. Exposition sur Roger Parry avec Monsieur Berthoud et puis il va rencontrer des photographes encore en vie ou des veuves. Accès à une première main d’information et des fonds. Il va commencer à collectionner et à rassembler des fonds et à écrire des articles, des livres et à devenir commissaire d’exposition. Jusqu’en 1990 où cette activité devient de plus en plus prenante. 13’ - En juin 1990, il décide de monter une galerie, et il rencontre des difficultés en 1991 dues à la Guerre du Golf. Il publie un livre de référence : Les années folles, les années noires, couronné du prix Nadar. 16’30 - Il ne s’agit pas d’un fonds, mais de plusieurs fonds photographiques composés de plusieurs types de supports et sur plusieurs thématiques19’48 – Il est invité par Marta Gili à faire une exposition au Jeu de Paume sur sa collection en 201921’30 – Le Centre Pompidou achète une partie du fonds photographique et en 2012, exposition au Centre Pompidou : Voici Paris25’ - La question de la légitimée d’Eric Remy vis-à-vis de la gestion du fonds de son mari après son décès29’30 – Il ne vend pas des pièces du fond mais très ponctuellement il revend des tirages à des galeries (la Galerie les Douches) pour faire connaître des photographes peu connus. Il achète ponctuellement de la photographie contemporaine31’30 - Il mène une réflexion pour créer un lieu dédié aux fonds photographiques Christian Bouqueret accessible à tous, peut-être à Melle, près de Niort, où ils avaient une maison36’55 – Ses conseils pour des collectionneurs L'Instagram d'Éric Remy : https://www.instagram.com/remyeric7/Pour suivre l'actualité du podcast vous pouvez vous inscrire à la newsletter ici : https://beacons.ai/lesvoixdelaphoto et retrouvez le podcast sur Instagram, Facebook et LinkedIn @lesvoixdelaph
10/26/2022

#68 Michaël Houlette (Maison de la Photographie Robert Doisneau et Lavoir Numérique)

Saison 1, Ép. 68
Dans notre épisode de rentrée, nous rencontrons Michaël Houlette, directeur de deux structures à Gentilly : la Maison de la Photographie Robert Doisneau et le Lavoir Numérique. Historien de formation, il revient sur ses différentes expériences professionnelles auprès des fonds Nadar et Jacques Henri Lartigue, puis au Jeu de Paume pendant 9 ans. Il nous explique que les deux thèmes de la Maison de la Photographie Robert Doisneau et du Lavoir Numérique sont la photographie humaniste et l’audiovisuel et nous dévoile que plus de la moitié de leurs activités sont liées à des projets pédagogiques. Dans cet épisode vous apprendrait comment il conçoit une programmation ainsi que des conseils pour des photographes qui souhaiteraient faire une exposition. Bonne écoute !01’09 – Qui est Michael Houlette ?01’40 – Sa rencontre avec la photographie et sa formation universitaire auprès de Michel Frizot.Ses expériences aux archives de Nadar et Jacques henri Lartigue, puis directeur artistique du Patrimoine photographique. Il devient coordinateur et commissaire d’exposition au Jeu de Paume. L’institution est créée suite à un plan de sauvegarde de l’emploi.18’30 – Il a postulé au poste de directeur de la Maison de la photographie Robert Doisneau, car il rêvait de faire se propre programmation.21’50 – Qu’est-ce que la Maison de la Photographie Robert Doisneau ? Et qu'est-ce que la photographie humaniste ?27’55 – La création du Lavoir Numérique. Le lavoir numérique = lieu dédié à l’audiovisuel (photo, cinéma/vidéo et les arts sonores). La pédagogique représente 60% de l’activité avec trois entrées : qu’est-ce que la création ? Qu’est-ce que la diffusion ? Qu’est-ce que la réception ?45’55 – Il travaille avec deux administrations, le territoire Grand Orly Seine Bièvre et la ville de Gentilly qui lui permettent de rentrer en contact avec d’autres structures de la ville et du territoire. Un de ses enjeux est de transformer un programme politique en un programme culturel.51’ – Les évolutions passées et futures dans le milieu de la photo et les conseils pour les photographes.Comment conçoit on une programmation ? Il défend un cahier des charges avec un budget et une équipe. Position d’historien avec une certaine vision. Ce ne sont pas des coups de cœur.Les évolutions : les parts données à la communication et à la médiation ont été amplifiées aussi. Sur une équipe de 13, 5 personnes sont dédiées à la médiation. La médiation est vraiment ce vers quoi on s’oriente. On peut se demander la place des structures culturelles dans le futur de la médiation?Les conseils pour des photographes : se former à réaliser des ateliers avec Diagonal et si on veut faire une exposition il faut absolument connaître comment fonctionne les structures (connaître les spécialités des structures, les budgets approximatifs et avoir un projet d’édition est un gros plus).Le LinkedIn de Michaël Houlette : https://www.linkedin.com/in/michael-houlette-3b418a231/Le site de la Maison de la Photographie Robert Doisneau : https://maisondoisneau.grandorlyseinebievre.fr/Le site du Lavoir Numérique : https://lavoirnumerique.grandorlyseinebievre.fr/Le podcast du Lavoir Numérique : https://lavoirnumerique.grandorlyseinebievre.fr/informations-transversales/en-coulisses/rencontres-du-lavoir-le-podcast-4841Pour suivre l'actualité du podcast vous pouvez vous inscrire à la newsletter ici : https://beacons.ai/lesvoixdelaphoto et retrouvez le podcast sur Instagram, Facebook et LinkedIn @lesvoixdelaph
7/27/2022

#67 Nathalie Amae (OVNi Video Festival)

Saison 1, Ép. 67
Nathalie Amae aime créer des concepts en s’inspirant de ce qui l’inspire. Elle a conceptualisé beaucoup de salons avec Rik Gadella : salon de philosophie, Artist Book, Paris Photo en 1997, Paris Design, le Parcours des mondes, … mais aussi le salon L’Antichambre et elle est actuellement la directrice artistique du festival de vidéo OVNi à Nice. Dans cet échange, Nathalie Amae nous interroge sur le statut de la photographie : est-ce une image ? est-ce un langage ? mais aussi sur le regardeur qui va interpréter l’image en fonction de son individualité. Bonne écoute !1’40 – Qui est Nathalie Amae ? Elle a rencontré Rik Gadella avec qui elle a participé à la conceptualisation et création de nombreux salons : un salon de la philosophie en 92-93, en 93, le salon itinérant dans des hôtels entre Paris, Cologne et New York Artist book. Salon itinérant, Paris, Cologne NY, Paris Photo en 1997, Paris Design, Le Parcours des mondes, …Puis Rik Gadella est allé au Laos où il a créé un jardin botanique.16’ – Elle a eu envie de travailler avec ses mains et plus avec sa tête. Elle a été ensemblière pour le cinéma dans le département décoration pendant 5 ans.19’50 – Création d’une société de production, consulting, dans la création artistique avec en particulier la création du salon : l’Antichambre dans l’hôtel de la Nouvelle République à Paris.29’ – Directrice artistique du Festival de vidéo OVNi à Nice.38’ - Quand on a créé le collectif SAVAGE on s’est demandé : pourquoi la photographie ? Maintenant on peut se demander : la photographie est-elle une image ? est-ce un langage ?40’50 – Le médium a changé. Mais rien n’a changé. On se pose toujours les mêmes questions : Pourquoi on a créé cette image ? Quelle est l’impact de cette image sur la vie ? 42’45 - Je préfère une œuvre bancale que je sens viscérale qu’une œuvre bien léchée, décorative.43’ - L’œuvre est autant une présence au monde, une transmission et pas un état du monde. Une photo n’a pas toujours une injonction sociale ou pédagogique. Le LinkedIn de Nathalie Amae : https://www.linkedin.com/in/nathalie-amae-b83b89135/?originalSubdomain=frLe site du festival OVNi : https://www.ovni-festival.fr/Le site du Collectif Savage : https://savagecollective.one/teamPour suivre l'actualité du podcast vous pouvez vous inscrire à la newsletter ici : https://beacons.ai/lesvoixdelaphoto et retrouvez le podcast sur Instagram, Facebook et LinkedIn @lesvoixdelaph
7/13/2022

#66 Michel Poivert (Historien chercheur)

Saison 1, Ép. 66
Le professionnel que nous écoutons dans cet épisode ne vous est sûrement pas étranger. Michel Poivert est historien-chercheur en histoire de la photographie et vous avez pu croiser son travail au travers d’un livre, d’une exposition ou d’une conférence. Dans cet échange, nous sommes revenus sur son métier d’enseignant-chercheur en histoire de la photographie et sur les différents courants de pensée dans cette discipline, mais aussi l’organisation de ses projets : la recherche, l’enseignement et le développement de projets lié à ses sujets de recherche (expositions, livres …). Nous avons aussi abordé un projet ambitieux qui lui tient particulièrement à cœur : le Collège Internationale de photographie qui a pour ambition de mettre en relation la création expérimentale, les savoir-faire des métiers de la photographie et le grand public. Bonne écoute !1’50 – Sa formation d’histoire de l’art et la rédaction d’une thèse sur les rapports entre la peinture et la photographie 07’30 – Les évolutions de son métier d’enseignant-chercheur en histoire de la photographie10’20 – Comment enseigne-t-on l’histoire de la photographie en fonction des pays14’30 – L’articulation de ses projets : la recherche, l’enseignement et le développement de projets liés à ses sujets de recherche (expositions, livres …) et la question du réseau professionnel 25’ – Le projet du collège international de photographie : une structure mettant en relation la création expérimentale, les savoir-faire des métiers de la photographie et le grand public36’30 – Les évolutions dans le milieu de la photographie44’ - Le politique nous a fait croire que la photographie est un art démocratique, que c’est simple et facile. Les images ce ne sont pas toujours des photographies. Abus culturel de langage de confondre image et photographie49’ – Ses conseils : Se donner du temps, car le risque en photo c’est la surproduction. Ne pas faire des belles images, mais de la photographie.Le LinkedIn de Michel Poivert : https://www.linkedin.com/in/michel-poivert-4b949b37/L'Instagram de Michel Poivert : https://www.instagram.com/michelpoivert/Pour suivre l'actualité du podcast vous pouvez vous inscrire à la newsletter ici : https://beacons.ai/lesvoixdelaphoto et retrouvez le podcast sur Instagram, Facebook et LinkedIn @lesvoixdelaphoto
6/29/2022

#65 Sylvie Hugues (Festival du Regard)

Saison 1, Ép. 65
Comme de nombreux interviewés à ce micro, Sylvie Hugues a plusieurs casquettes; elle est photographe, mais elle a aussi travaillé pendant 20 ans au magazine Réponses photo où elle a quitté le titre en tant que rédactrice en chef, elle est codirectrice artistique du festival du regard avec Mathilde Terraube, commissaire d’exposition, journaliste et elle a été élue en 2021 correspondante de la section photographie à l’Académie des Beaux Arts. Dans cet échange elle nous a dévoilé ses apprentissages pour comprendre l’évolution du milieu de la photographie : l’arrivée d’internet et la chute de la diffusion de la presse qui a provoqué l’écroulement des droits photo, le passage de l’analogique au numérique qui entraîne des soucis d’obsolescence technologique pour les logiciels et appareils photo, la plongée de la photographie dans le marché de l’art et la dictature des réseaux sociaux qui pousse à la reproduction d’un seul type d’images. Bonne écoute !1’ - Qui est Sylvie Hugues ? Elle vient d’une famille ouvrière avec une vie entre l’Espagne et la France.3’50 – Elle a commencé à faire des photos de chantier et des films d’entreprises en tant qu’intermittente du spectacle en cinéma.5’10 – Elle a participé au magazine Réponses photo depuis le début en tant que rédactrice jusqu’en 2014 en tant que rédactrice en chef. Ils cherchaient des photographes qui savaient écrire. Les trois piliers du magazine : pratique, esthétique et technique.12’50 – L’arrivée d’internet a provoqué une chute de diffusion de la presse qui a provoqué un écroulement des droits photo. Et en même temps que la presse était menacée, un nouvel espace s’est construit avec le marché de l’art et des photographes ont voulu intégrer cet espace.17’ – Après son licenciement il y a eu un mouvement de solidarité dans le milieu de la photo et elle a commencé à faire des lectures de porte-folio, des formations, des collaborations avec des galeries et des suivis de projets d’artistes.20’50 – Elle est désormais la directrice artistique du festival du regard avec Mathilde Terraube. En 2022, ce sera la 7ème édition. Un festival dans un lieu différent qui doit être remis en état tous les ans.40’ – Une des évolutions dans le milieu de la photographie est que les photographes ont a la chance de pouvoir disposer d’une palette d’outils : photo numérique pour avoir des négatifs, tirer ses photos avec des procédés anciens et faire de l’argentique et le tirer soi-même.50’05 – Ses conseils pour des photographes : la présentation du travail est très importante et elle insiste pour que les tirages soient présentés sous la forme de beau tirage. Il faut y aller et s’accrocher si on a la foi et qu’on est sincère. C’est difficile d’être photographe, car on se retrouve à travailler dossiers sur dossier et on doit aussi être actif sur les réseaux sociaux. Ils doivent avoir plein de talents.55’45 – Je souhaite que les travaux des femmes et des hommes soient considérés de la même façon. On a un gros retard à rattraper car de nombreuses femmes ont été oubliées. Il y a des trous dans l’histoire de l’art.Le LinkedIn de Sylvie Hugues : https://www.linkedin.com/in/sylvie-hugues-923b14162/L'Instagram de Sylvie Hugues : https://www.instagram.com/sylviehugues/Le site de Sylvie Hugues : http://www.sylviehugues.com/Pour suivre l'actualité du podcast vous pouvez vous inscrire à la newsletter ici : https://beacons.ai/lesvoixdelaphoto et retrouvez le podcast sur Instagram, Facebook et LinkedIn @lesvoixdelaphoto
6/15/2022

#64 Catherine Derioz (Galerie le Réverbère)

Saison 1, Ép. 64
Catherine Derioz, galeriste de la galerie le Réverbère à Lyon revient avec générosité et transparence sur sa carrière. Elle nous narre la vie de sa galerie avec Jacques Damez en nous dévoilant leurs difficultés et grandes joies. Nous avons aussi abordé la difficulté d’être entendue par les institutions culturelles, l'apparition et consolidation du marché de la photo, la question du prix des loyers pour les galeristes et l’arrivée des femmes collectionneuses sur le marché de l’art. Je vous conseille d'écouter l’épisode jusqu’au bout, car elle nous lit un doux texte écrit par le photographe Denis Roche sur le couple Catherine Derioz et Jacques Damez à la fin de l’entretien ! Bonne écoute !1’35 – Catherine Derioz. Qui est -elle ?En 1979 : ses retrouvailles avec la photo et elle rencontre le photographe Jacques Damez. Elle a travaillé dans la première librairie et galerie de photographie de France. Dans ce lieu on a proposé au couple Jacques et Catherine de faire des expositions liées aux livres qui sortaient. Ils ont imaginé un espace dédié à la photographie et aux photographes. 10’ – Le couple trouve un grand espace de 300m2. A cette époque il n’y avait pas de marché de la marché, on vendait pas ou très peu d’image. 14’50 – Ils ne voulaient pas que la galerie soit perçue comme un endroit mondain où se montrer. Ils voulaient que les gens osent pousser la porte. 22’24 – Cela a été plus difficile avec les institutions. Ils ont fait le tour des structures en France.25’40 – Depuis son début dans le milieu de la photographie le système a changé pour des raisons économiques et politiques. Par exemple : Les Rencontres d'Arles sont devenues un événement grand public et non plus un événement pour les professionnels. 29’20 –Les marchands travaillent sur des œuvres déjà connus alors que les galeriste font découvrir et partagent l’intimité d’un artiste. Ils sont les premiers critique des artistes. C'est un métier riche intellectuellement et fragile économiquement. 34’30 – Certains photographes plasticiens se servent de la photo comme support/outils et pas comme une pensée. 38’ – Ils ont été les premiers à faire des expositions dans hors les murs. Depuis, ils en font environ 15-30 expos à l’extérieur de leur galerie.41’30 – Les évolutions dans son métier et le milieu de la photographie :- L’arrivée des foires a changé beaucoup de choses car cela a fait exister la photo sur le marché. - On est passé des « fous de photographies » à une nouvelle génération de collectionneurs plus spéculateurs. - L’arrivée des femmes collectionneuses - En ce moment la photographie est fragile car le marché a pris de la place. - La question des loyers est un grand problème pour les galeries. 53’10 – On n’est pas des grands voyageurs mais on voyage avec les photos. On s’est cultivé avec les images. 56’ – Elle lance un appel à la ville pour créer une institution qui perdure à Lyon. La prochaine expo sera sur le Japon, Géraldine Lay et Marc Riboud. En septembre en résonnance avec la Biennale de Lyon. 1h’ – Elle nous lit un texte écrit par le photographe Denis Roche sur le couple Catherine Derioz, Jacques DamezLe LinkedIn de la Galerie le Réverbère : https://www.linkedin.com/in/galerie-le-r%C3%A9verb%C3%A8re/L'Instagram de la Galerie le Réverbère : https://www.instagram.com/galerielereverbere/Le site de la Galerie le Réverbère : https://www.galerielereverbere.com/Pour suivre l'actualité du podcast vous pouvez vous inscrire à la newsletter ici : https://beacons.ai/lesvoixdelaphoto et retrouvez le podcast sur Instagram, Facebook et LinkedIn @lesvoixdelaphoto
6/1/2022

#63 Judith Peyrat (Galerie Baudoin Lebon)

Saison 1, Ép. 63
Judith Peyrat, directrice artistique de la galerie d’art contemporain Baudoin Lebon revient avec honnêteté et transparence sur sa carrière et ses questionnements professionnels. Avec son rire spontané, elle nous dévoile son métier de galeriste loin du glamour des vernissages mais aussi ses interrogations et initiatives pour réduire l’impact carbone de ce son métier. Elle nous explique entrevoir une évolutions du marché de l’art vers des foires plus locales où l’on peut trouver des œuvres adaptées aux collectionneurs locaux. Ses conseils pour les artistes qui souhaitent présenter leurs travaux à des galeristes : faire des recherches sur la galerie avec laquelle on veut présenter son travail, passer du temps à faire des emails personnalisés et présenter un portefolio papier ou indiquer des infos sur l’accrochage des œuvres (les papiers, formats et encadrements,…) et aussi savoir clôturer une série pour pouvoir passer à un autre sujet. Bonne écoute !1’ – Sa formation en arts plastique, son passage dans une agence de publicité, une expérience à New York au Dumbo Arts Center pendant un an, un tour du monde pendant deux ans et son arrivée à la Galerie Baudoin Lebon.9’30 – Les évolutions dans le milieu de la galerie et dans sa galerie : les prix des photographies du 19ème et photographies classiques s’effondrent.13’30 – "Quand j’ai commencé en tant qu’assistante on m’a beaucoup demandé si j’étais la fille ou la maitresse de Baudoin Lebon". "Pour beaucoup de personne je ne pouvais pas être là parce que j’avais travaillé et que je méritais mon poste".15’20 – Le métier de galeriste : préparer une dizaines d’expos à la galerie par an, préparer les foires, le quotidien de la galerie, gérer les équipes, les aspects financiers. Répondre à toutes les demandes des personnes qui viennent à la galerie. 17’55 – La galerie : lieu d’échange entre artiste, galeriste et visiteur. 18’54 – Les initiatives pour réduire l’ impacts carbone des galeristes durant leurs participations aux foires internationales : volonté de réutiliser des caisses des œuvres, difficulté de grouper des envois car on ne prévoit jamais six mois avant les transports des œuvres. Le problème est que l’avion est devenu moins cher et plus rapide que le train. Les collectionneurs français sont ceux qui se déplacent le plus dans le monde pour voir des œuvres. 30’30 – Les évolutions du marché de l’art : des foires plus locales avec des œuvres exposées adaptées aux collectionneurs.  34’50 – Il y a parfois des grosses injustices : lors de la commission du CNAP lancé pendant le confinement, 40% des artistes dont les œuvres ont été achetés ne respectaient pas les critères de l’appel d’offre.37’50 – Ses conseils pour les artistes : faire des recherches sur la galerie avec laquelle on veut travailler et faire des emails personnalisés. Concernant le portefolio : proposer une version papier ou indiquer les papiers les formats et encadrement, donner des infos sur la présentation, avoir des textes de présentation de son travail, savoir clôturer un sujet pour passer à autre.Le LinkedIn de Judith Peyrat : https://www.linkedin.com/in/judith-peyrat-9624a924/Le site de la Galerie Baudoin Lebon : https://promenadesphotographiques.com/index.htmlPour suivre l'actualité du podcast vous pouvez vous inscrire à la newsletter ici : https://beacons.ai/lesvoixdelaphoto etretrouvez le podcast sur Instagram, Facebook et LinkedIn @lesvoixdelaphoto