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FranceFineArt
đ âMartin Parrâ Global Warningau Jeu de Paume, Paris du 30 janvier au 24 mai 2026
du 30 janvier au 24 mai 2026
par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 9 fĂ©vrier 2026, durĂ©e 20â52,
© FranceFineArt.
https://francefineart.com/2026/02/12/3687_martin-parr_jeu-de-paume/
Communiqué de presse
Commissaires :
Quentin Bajac, directeur du Jeu de Paume,
avec la collaboration de Martin Parr et de Clémentine de la FéronniÚre
Cette exposition propose de revisiter lâoeuvre de Martin Parr Ă lâaune du dĂ©sordre gĂ©nĂ©ralisĂ© de notre Ă©poque, Ă travers diffĂ©rentes sĂ©ries rĂ©alisĂ©es depuis la fin des annĂ©es 1970 jusquâĂ aujourdâhui. Tout au long de sa carriĂšre, sans militantisme mais avec constance, aux quatre coins du globe, Martin Parr dresse un portrait saisissant des dĂ©sĂ©quilibres de la planĂšte et des dĂ©rives de nos modes de vie. Ă travers ses nombreuses sĂ©ries, commencĂ©es dans les Ăźles britanniques et en Irlande, puis Ă©tendues dĂšs les annĂ©es 1990 aux cinq continents, Ă©mergent des thĂšmes rĂ©currents : les turpitudes et les ravages du tourisme de masse, la domination de la voiture, les dĂ©pendances technologiques, la frĂ©nĂ©sie consumĂ©riste, ou encore notre rapport ambivalent au Vivant. Toujours avec son regard singulier et dĂ©calĂ© Parr aborde indirectement plusieurs causes majeures identifiĂ©es des bouleversements climatiques de lâAnthropocĂšne : usage effrĂ©nĂ© des transports, consommation dâĂ©nergies fossiles, surconsommation globale, dĂ©gĂąts environnementaux. Cet oeuvre, en apparence plaisant, se rĂ©vĂšle, avec le temps et lâĂ©volution des mentalitĂ©s, peut-ĂȘtre plus grave quâil nây paraissait initialement. Ă la lumiĂšre de lâensemble de son oeuvre, lâusage du dĂ©calage et de la dĂ©rision place Martin Parr dans une lignĂ©e satirique britannique, attentive Ă rĂ©vĂ©ler les paradoxes de notre sociĂ©tĂ©.
En quelque 180 oeuvres traversant plus de cinquante ans de production, de ses dĂ©buts en noir et blanc Ă des oeuvres rĂ©centes, lâexposition aborde, en 5 sections, nos turpitudes contemporaines, Ă travers des thĂšmes, des motifs, des obsessions rĂ©currentes. La façon dont les loisirs modifient lâenvironnement â du motif de la plage Ă celui des dĂ©chets, Parr a saisi les mutations que lâĂ©volution de nos modes de vie modernes apporte aux paysages, oĂč le plaisir et le gaspillage, le naturel et lâartificiel coexistent et sâentremĂȘlent sans cesse. « Tout doit disparaĂźtre » aborde lâunivers consumĂ©riste qui est le nĂŽtre, Parr dressant un inventaire cru et drĂŽle de nos objets de dĂ©sirs et nos modes de consommation, envisagĂ© comme une forme de religion nouvelle.. Sous son objectif, supermarchĂ©s, centres commerciaux, foires et salons deviennent le théùtre dâune course effrĂ©nĂ©e partagĂ©e par toutes les classes sociales et impliquant les biens les plus divers, dans lequel lâhumain lui-mĂȘme devient parfois marchandise. « Petite PlanĂšte », du nom de lâun de ses ouvrages les plus cĂ©lĂšbres, traite du tourisme, sujet de prĂ©dilection quâil avait explorĂ©, sur tous les continents, tant dans ses plaisirs que dans ses contradictions, voire ses impasses. Dans les lieux les plus emblĂ©matiques du phĂ©nomĂšne, il sâest intĂ©ressĂ© aux habitudes et aux comportements de ce touriste global, rĂ©alisant Ă©galement, en filigrane, une Ă©tude des dĂ©sĂ©quilibres Nord/Sud. Dans « Le rĂšgne animal », câest, la cohabitation parfois difficile entre lâhumain et lâanimal qui est Ă©tudiĂ© et dĂ©crit, entre indiffĂ©rence et fascination, nĂ©gligence et surattention, violence et affection.
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đ âLe Syndrome de Bonnardâ Ou lâimpermanence des oeuvres Le Plateau Frac Ăle-de-France, Paris et aux RĂ©serves, Romainville du 14 fĂ©vrier au 19 juillet 2026
20:54|âLe Syndrome de BonnardâOu lâimpermanence des oeuvresLe Plateau Frac Ăle-de-France, Paris et aux RĂ©serves, Romainvilledu 14 fĂ©vrier au 19 juillet 2026Entretien avec Emilie Villez, commissaire indĂ©pendante, membre du collectif Le Bureau/, co-commissaire de lâexposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 30 mars 2026, durĂ©e 20â54,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/31/3706_le-syndrome-de-bonnard_le-plateau-frac-ile-de-france/CommuniquĂ© de presseCommissariat Le Bureau/[Marc Bembekoff, Garance Chabert, AurĂ©lien Mole, CĂ©line Poulin et Emilie Villez]Le Syndrome de Bonnard, prĂ©sentĂ© au Plateau Ă Paris et aux RĂ©serves Ă Romainville du 14 fĂ©vrier au 19 juillet 2026, dĂ©voile la part mouvante et ouverte des oeuvres. Entre reprises, rĂ©activations et recyclages, elles poursuivent leur propre trajectoire au-delĂ de leur entrĂ©e dans les collections. InspirĂ©e par les retouches sans fin du peintre Pierre Bonnard (1867-1947), lâexposition, imaginĂ©e par le collectif curatorial Le Bureau/, rĂ©unit plus de trente artistes français et internationaux pour interroger lâimpermanence des oeuvres, la plasticitĂ© des rĂ©cits et le dialogue constamment rĂ©inventĂ© entre crĂ©ation et institution.On raconte que Pierre Bonnard nâa cessĂ© tout au long de sa vie de reprendre ses toiles. Une anecdote en particulier rapporte quâil fut arrĂȘtĂ© par un gardien au MusĂ©e du Luxembourg alors quâil tentait de retoucher subrepticement une minuscule feuille dâarbre dâun de ses tableaux. Marguerite Duras, dans La Vie matĂ©rielle, se remĂ©more lâhistoire dâun tableau que Bonnard aurait significativement modifiĂ©, sans demander lâavis des commanditaires, et rappelle que la crĂ©ation avance rarement en ligne droite : « Ăa arrive dans un livre, Ă un tournant de phrase, vous changez le sujet du livre. (âŠ) Les tableaux, les Ă©crits ne se font pas en toute clartĂ©. »Ces rĂ©cits confrontent plusieurs perspectives lĂ©gitimes : dâun cĂŽtĂ©, lâinstitution qui garantit la conservation de lâoeuvre acquise et son inscription patrimoniale dans un rĂ©cit historique ; de lâautre, le parcours individuel de lâartiste et les mouvements, parfois significatifs, de sa pratique ; enfin, lâinterprĂ©tation du public, qui varie selon les Ă©poques, les aires gĂ©ographiquesâŠĂ partir de la collection du Frac Ăle-de-France, Le Syndrome de Bonnard explore comment les oeuvres peuvent Ă©voluer aprĂšs leur acquisition : les tĂątonnements de la pratique dâatelier peuvent-ils ĂȘtre rĂ©-examinĂ©s par lâartiste une fois son oeuvre inventoriĂ©e ? Comment certaines oeuvres peuvent-elles sans cesse ĂȘtre rejouĂ©es, rĂ©activĂ©es et actualisĂ©es ? Que dire du changement de perception dâune oeuvre Ă la lumiĂšre de lâĂ©volution de notre contexte politique, social et environnemental ? Dix ans aprĂšs avoir rĂ©alisĂ© une premiĂšre exposition 1 consacrĂ©e Ă ces questions, Le Bureau/ joue le jeu de la reprise et approfondit au Plateau et aux RĂ©serves sa rĂ©flexion sur lâimpermanence dâune oeuvre dâart.[...]
đ âAfrica fashionâ au musĂ©e du quai Branly â Jacques Chirac, Paris du 31 mars au 12 juillet 2026
11:09|âAfrica fashionâ au musĂ©e du quai Branly â Jacques Chirac, Parisdu 31 mars au 12 juillet 2026Entretien avec Christine Barthe, Responsable de lâunitĂ© patrimoniale des collections photographiques du musĂ©e du quai Branly â Jacques Chirac, Paris,et commissaire associĂ©e de lâexposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 30 mars 2026, durĂ©e 11â09,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/31/3705_africa-fashion_musee-du-quai-branly-jacques-chirac/CommuniquĂ© de presseCommissaire gĂ©nĂ©rale :Dr Christine Checinska, Conservatrice en chef des textiles et de la mode dâAfrique et de la diaspora africaine, Victoria and Albert Museum de LondresCommissaires associĂ©es :HĂ©lĂšne Joubert, Responsable de lâunitĂ© patrimoniale des collections Afrique du musĂ©e du quai Branly â Jacques Chirac, ParisChristine Barthe, Responsable de lâunitĂ© patrimoniale des collections photographiques du musĂ©e du quai Branly â Jacques Chirac, ParisAprĂšs avoir conquis Londres, New York, Portland, Chicago, Melbourne et MontrĂ©al, lâexposition Africa Fashion, conçue par le Victoria and Albert Museum de Londres, arrive Ă Paris et propose un dialogue entre les plus grands crĂ©ateurs de mode de la scĂšne contemporaine africaine et les riches collections historiques du musĂ©e du quai Branly â Jacques Chirac.Le parcours de cette exposition cĂ©lĂšbre lâessor fulgurant de la scĂšne africaine de la mode, portĂ©e par une nouvelle gĂ©nĂ©ration de crĂ©ateurs. Entre inspiration et innovation stylistique, leurs crĂ©ations cĂ©lĂšbrent une scĂšne artistique dynamique aussi variĂ©e que le continent lui-mĂȘme.Africa Fashion prĂ©sente la mode africaine comme une forme dâart qui se dĂ©finit elle-mĂȘme et qui rĂ©vĂšle la richesse et la diversitĂ© des histoires et des cultures africaines. Pour lâoccasion, le musĂ©e met en lumiĂšre sa collection de textiles, accessoires et bijoux africains, ainsi quâune sĂ©lection de photographies issues de ses archives et collectĂ©es auprĂšs du public.Renaissance culturelleLes bouleversements politiques et sociaux qui accompagnent les mouvements dâindĂ©pendance en Afrique dĂšs les annĂ©es 1950 ont ouvert une longue pĂ©riode de crĂ©ativitĂ© dans le domaine de la mode, de la musique et des arts visuels. Cette premiĂšre section prĂ©sente ainsi de nombreuses archives (affiches, publications, enregistrements, revues, photographiesâŠ) tĂ©moignant des changements radicaux intervenus au cours de ces annĂ©es de libĂ©ration, entre le milieu et la fin des annĂ©es 1950 Ă 1994, coĂŻncidant avec la fin de lâapartheid en Afrique du Sud.Regard politique et poĂ©tique sur le textileDans ce contexte de lutte et dâĂ©mancipation, la fabrication et le port de tissus africains traditionnels deviennent des actes politiques. Cette deuxiĂšme section met en lumiĂšre lâimportance du textile dans de nombreux pays africains : des imprimĂ©s Ă la cire, des tissus commĂ©moratifs, des Ă dĂŹráșč (tissus imprimĂ©s Ă la teinture indigo), des kentĂ© (Ă©toffes multicolores composĂ©es de bandes tissĂ©es en soie ou en coton) et des bĂČgĂČlanfini (tissus bicolores teints Ă partir de terre et de matiĂšres vĂ©gĂ©tales), autant de fragments dâune histoire textile plurielle, façonnĂ©e par de nombreuses techniques issues de lâensemble du continent.Avant-gardeAu milieu du 20e siĂšcle, la mode africaine connaĂźt un tournant avec lâĂ©mergence de crĂ©ateurs dont les marques se diffusent largement au niveau local, national et international. Le continent connaĂźt alors un Ă©lan de crĂ©ativitĂ©. Afin de tĂ©moigner de cette effervescence crĂ©ative, cette troisiĂšme section propose de sâarrĂȘter sur le parcours de cinq crĂ©ateurs africains emblĂ©matiques du 20e siĂšcle : Shade Thomas-Fahm (nĂ© en 1933), Chris Seydou (1949 â 1994), Kofi Ansah (1951-2014), Alphadi (nĂ© en 1957), NaĂŻma Bennis (1940-2008) reprĂ©sentent la premiĂšre gĂ©nĂ©ration de designers africains Ă attirer lâattention internationale.[...]
đ âCartes imaginairesâ Inventer des mondes Ă la BnF I François-Mitterrand, Paris du 24 mars au 19 juillet 2026
17:24|âCartes imaginairesâ Inventer des mondesĂ la BnF I François-Mitterrand, Parisdu 24 mars au 19 juillet 2026Entretien avec Julie Garel-Grislin & Cristina Ion, conservatrices au dĂ©partement des Cartes et plans de la BnF et commissaires de lâexposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 23 mars 2026, durĂ©e 17â25,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/23/3703_cartes-imaginaires_bnf-francois-mitterrand/CommuniquĂ© de presseCommissariat :Julie Garel-Grislin & Cristina Ion, conservatrices au dĂ©partement des Cartes et plans de la BnFLâexposition Cartes imaginaires. Inventer des mondes invite les visiteurs Ă un voyage aux frontiĂšres du rĂ©el et de la fiction, Ă la dĂ©couverte des liens entre cartographie et imaginaire. Car si les cartes tracent dâordinaire les contours de terres connues, elles donnent Ă©galement forme Ă des territoires imaginaires qui prolongent, interprĂštent ou personnalisent le monde rĂ©el. Conçu comme une expĂ©rience sensorielle et immersive, avec une attention particuliĂšre portĂ©e Ă la lumiĂšre et aux ambiances sonores, le parcours de lâexposition plonge les visiteurs dans des mondes inexplorĂ©s, mythiques ou littĂ©raires. Il permet dâadmirer 200 oeuvres mĂȘlant parchemins mĂ©diĂ©vaux et art contemporain, atlas et livres imprimĂ©s, dessins et jeux vidĂ©o.Passant du paradis terrestre Ă lâAtlantide, de lâEldorado au monde de Narnia et des territoires de Game of Thrones Ă ceux dâAssassinâs Creed, les visiteurs dĂ©couvrent de nombreux chefs-dâĆuvre cartographiques conservĂ©s au dĂ©partement des Cartes et plans de la BnF, ainsi que des prĂȘts majeurs du musĂ©e Guimet, de la British Library, de la BibliothĂšque bodlĂ©ienne dâOxford, de la BibliothĂšque royale de Belgique et de la BibliothĂšque apostolique Vaticane. Ainsi rassemblĂ©es, ces piĂšces dâexception font dialoguer diffĂ©rents espaces-temps, suscitant la rĂ©flexion, lâamusement ou la rĂȘverie, et rappellent quâil est nĂ©cessaire dâimaginer le monde pour pouvoir le reprĂ©senter.Parcours de lâexposition â Un voyage en quatre escalesLâexposition conduit les visiteurs de tout Ăąge au plus prĂšs de trĂ©sors rarement montrĂ©s au public et se dĂ©ploie en quatre escales.La premiĂšre nous entraĂźne dans les mondes inexplorĂ©s et plonge le visiteur au coeur de lâiconographie cartographique.Au-delĂ des tracĂ©s gĂ©ographiques, les cartes intĂšgrent des figures fabuleuses empruntĂ©es aux sources antiques et religieuses et transmises Ă travers les encyclopĂ©dies mĂ©diĂ©vales. Ces crĂ©atures peuplent les marges des terres connues et tĂ©moignent de la maniĂšre dont lâimaginaire se projette sur les territoires Ă dĂ©couvrir.Le visiteur explore ainsi cinq continents, en compagnie de crĂ©atures chimĂ©riques qui seront progressivement chassĂ©es des cartes au XVIIIe siĂšcle.La seconde prĂ©sente les mondes lĂ©gendaires, ces lieux imaginaires que lâon a crus rĂ©els.MĂȘlant rĂ©alitĂ© et merveilleux, les cartographes leur ont attribuĂ© une localisation terrestre : lâAtlantide, le royaume du prĂȘtre Jean, lâEldorado ou le paradis terrestre prennent forme sur le globe. Cette section entraĂźne le visiteur Ă la lisiĂšre des mondes terrestres et cĂ©lestes. Les cartes extra-occidentales, notamment bouddhistes avec la reprĂ©sentation du mont Meru, tĂ©moignent dâune volontĂ© dâancrer dans lâespace des lieux mythiques Ă forte charge symbolique et cosmologique.La troisiĂšme explore les mondes littĂ©raires, oĂč la fiction Ă©mancipe les constructions gĂ©ographiques de la rĂ©alitĂ©. Ces cartes imaginaires confĂšrent une consistance aux univers narratifs, du rĂ©alisme Ă la fantasy. Le visiteur dĂ©ambule ainsi de LâĂle au trĂ©sor Ă Narnia, de Final Fantasy Ă Game of Thrones.Pour clore le voyage, la quatriĂšme escale considĂšre la carte dans sa dimension Ă©vocatrice et subjective et fait dialoguer Ćuvres anciennes et oeuvres dâartistes contemporains qui sâinspirent de la cartographie. Lâart dĂ©construit le dispositif cartographique pour rĂ©vĂ©ler la construction dâune vision collective de lâespace, montrant que toute reprĂ©sentation du monde naĂźt de lâimaginaire.
đ âMatisseâ 1941-1954 au Grand Palais [Centre Pompidou â Constellation], Paris du 24 mars au 26 juillet 2026
17:02|âMatisseâ 1941-1954au Grand Palais [Centre Pompidou â Constellation], Parisdu 24 mars au 26 juillet 2026Entretien avec Claudine Grammont, Cheffe du cabinet dâart graphique, MusĂ©e national dâart moderne â Centre Pompidou, et commissaire de lâexposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 23 mars 2026, durĂ©e 17â03,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/23/3702_matisse_grand-palais/CommuniquĂ© de presseCommissariat :Claudine Grammont, Cheffe du cabinet dâart graphique, MusĂ©e national dâart moderne â Centre PompidouExposition coproduite par le Centre Pompidou et le GrandPalaisRmnDâune envergure inĂ©dite en France, lâexposition « Matisse, 1941 â 1954 » met en lumiĂšre les derniĂšres annĂ©es de crĂ©ation de lâartiste, grand moment de synthĂšse, de radicalitĂ© et dâinvention formelle. Elle rĂ©unit plus de 300 oeuvres qui tĂ©moignent de lâĂ©lan de crĂ©ation inouĂŻe de Matisse durant cette pĂ©riode particuliĂšrement foisonnante. Ă prĂšs de 80 ans, il se rĂ©invente avec le mĂ©dium de la gouache dĂ©coupĂ©e Ă travers lequel il renouvelle entiĂšrement son vocabulaire plastique et donne Ă son art une portĂ©e monumentale. Cette exposition conduit le visiteur dans le dernier grand atelier de Matisse, regroupant peintures, sĂ©rie de dessins, livres illustrĂ©s, gouaches dĂ©coupĂ©es, textiles et mĂȘme vitraux qui sont autant de dĂ©clinaisons de cet ultime moment de grĂące.La sĂ©lection de plus de 300 oeuvres, dont beaucoup sont inĂ©dites en France, offre lâoccasion de dĂ©couvrir des ensembles trĂšs rarement vus. Afin de complĂ©ter la dĂ©jĂ riche collection du Centre Pompidou, des prĂȘts exceptionnels proviennent de collections particuliĂšres et dâinstitutions nationales et internationales dont le Hammer Museum, le MoMA, la National Gallery of Art de Washington, la Fondation Barnes, la Fondation Beyeler.Lâexposition rĂ©unit les ensembles essentiels de cette pĂ©riode : la magistrale et ultime sĂ©rie des peintures des IntĂ©rieurs de Vence de 1946-1948, lâalbum Jazz et sa maquette, des sĂ©ries de dessins de ThĂšmes et Variations, les dessins au pinceau et Ă lâencre, les principaux Ă©lĂ©ments du programme de la chapelle de Vence, les panneaux monumentaux La Gerbe, Les Acanthes, LâEscargot et MĂ©moire dâOcĂ©anie. Enfin, les grandes figures en gouache dĂ©coupĂ©e, comme La Tristesse du roi, Zulma, Danseuse crĂ©ole et la sĂ©rie des Nus bleus sont ici, exceptionnellement, rĂ©unies.« Matisse 1941 â 1954 » sâinscrit dans la lignĂ©e des grandes monographies dĂ©diĂ©es Ă lâartiste organisĂ©es par le Centre Pompidou [« Matisse 1904 â 1917 » en 1993, « Matisse. Paires et sĂ©ries » en 2012 et « Matisse. Comme un roman » en 2021] et fait plus particuliĂšrement Ă©cho Ă celle de 1993, « Matisse 1904 â 1917 ». Ă la diffĂ©rence de « Henri Matisse: the Cut-Outs » (prĂ©sentĂ©e Ă la Tate et au MoMA, 2014) exclusivement consacrĂ©e aux gouaches dĂ©coupĂ©es, elle rĂ©vĂšle la dimension pluridisciplinaire de sa pratique pendant cette pĂ©riode. Car jamais auparavant lâartiste nâavait Ă©tĂ© aussi prolifique dans la variĂ©tĂ© des techniques et des supports utilisĂ©s, comme en tĂ©moignent les peintures, gouaches dĂ©coupĂ©es, dessins, livres illustrĂ©s, textiles et vitraux exceptionnellement rĂ©unis dans ce parcours.Cette derniĂšre pĂ©riode de crĂ©ation se caractĂ©rise par une symbiose toujours plus grande entre lâoeuvre et lâespace de lâatelier. TravaillĂ©es Ă mĂȘme les murs de lâappartement du RĂ©gina, mobiles par essence, les oeuvres participent de la vĂ©gĂ©talisation dynamisante du cadre spatial. Lâexposition sâattache Ă restituer cet in situ en permanente mĂ©tamorphose, donnant au visiteur lâaccĂšs Ă ce « jardin » de Matisse Ă travers un espace qui va en sâamplifiant salle aprĂšs salle. Y sera Ă©galement rappelĂ© le contexte de la guerre et de lâimmĂ©diat aprĂšs-guerre alors que la figure dâHenri Matisse sâimpose en France et outre-Atlantique comme un symbole de libertĂ©.
đ âHenri Rousseauâ Lâambition de la peinture au MusĂ©e de lâOrangerie, Paris du 25 mars au 20 juillet 2026
19:35|âHenri RousseauâLâambition de la peintureau MusĂ©e de lâOrangerie, Parisdu 25 mars au 20 juillet 2026Entretien avec Juliette Degennes, conservatrice du patrimoine â musĂ©e de lâOrangerie, et co-commissaire de lâexposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 20 mars 2026, durĂ©e 19â35,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/21/juliette-degennes/CommuniquĂ© de presseCommissariat :Juliette Degennes, conservatrice du patrimoine, musĂ©e de lâOrangerieNancy Ireson, commissaire associĂ©e, conservatrice consultante, Fondation BarnesChristopher Green, conservateur consultant, professeur Ă©mĂ©rite, Courtauld Institute of ArtPour la premiĂšre fois, le musĂ©e de lâOrangerie organise, en collaboration avec la Fondation Barnes de Philadelphie, une exposition consacrĂ©e Ă Henri Rousseau. InaugurĂ©e en octobre dernier Ă Philadelphie, elle est prĂ©sentĂ©e Ă Paris du 25 mars au 20 juillet 2026. Ă la suite du rĂ©cent changement de statut de la Fondation Barnes, qui lui permet dĂ©sormais de prĂȘter ses oeuvres, le musĂ©e de lâOrangerie devient la premiĂšre institution au monde Ă coproduire une exposition issue de ses collections. Il accueille Ă cette occasion neuf oeuvres prĂȘtĂ©es de maniĂšre inĂ©dite par la Fondation, rĂ©unissant un important corpus de tableaux dâHenri Rousseau passĂ©s entre les mains du marchand Paul Guillaume.Cette collaboration sâimpose comme une Ă©vidence dans lâhistoire des deux institutions : Paul Guillaume, dont la collection constitue le coeur du musĂ©e parisien, a Ă©tĂ© lâintermĂ©diaire dâAlbert Barnes pour lâachat de ses dix-huit peintures de Rousseau. Il a lui-mĂȘme Ă©tĂ© un fervent collectionneur de lâartiste, ayant possĂ©dĂ© jusquâĂ cinquante oeuvres de la main du peintre, si lâon en croit les albums documentaires conservĂ©s dans le fonds du musĂ©e. Neuf dâentre elles appartiennent aujourdâhui Ă la collection du musĂ©e de lâOrangerie, auxquelles sâajoute une acquisition rĂ©cente de deux petits portraits. Lâexposition et son catalogue reviendront sur cette Ă©troite collaboration entre le marchand parisien et le collectionneur amĂ©ricain, et plus largement sur le rĂ©seau de collectionneurs et de marchands dans lequel le peintre sâest inscrit de son vivant. Une cinquantaine dâoeuvres seront prĂ©sentĂ©es Ă cette occasion, issues des collections de ces deux institutions et de prĂȘts dâoeuvres clĂ©s dâinstitutions europĂ©ennes et amĂ©ricaines dont La BohĂ©mienne endormie, chef-dâoeuvre du Museum of Modern Art de New York.Cette exposition revient sur la carriĂšre dâHenri Rousseau (1844-1910), sa pratique picturale et ses ambitions professionnelles, en lien avec le marchĂ© de lâart. Venu Ă Paris depuis sa Mayenne natale, il dĂ©cide Ă lâĂąge de 49 ans de prendre sa retraite de lâoctroi pour se consacrer entiĂšrement Ă la peinture. Lâartiste a su diversifier les genres et les techniques pour se faire une place sur la scĂšne artistique parisienne : compositions envoyĂ©es au Salon des IndĂ©pendants, rĂ©ponses Ă des commandes publiques pour orner les hĂŽtels de ville dâĂle-de-France, portraits commandĂ©s par son entourage, paysages destinĂ©s Ă la vente, ou encore autoportraits plus intimes. Lâexposition entend dĂ©passer les lĂ©gendes entourant le nom du « Douanier Rousseau » pour Ă©tudier en profondeur son parcours artistique. Des sections thĂ©matiques permettront dâaborder la matĂ©rialitĂ© des oeuvres et de les replacer dans le contexte du marchĂ© de lâart moderne auquel Paul Guillaume et Albert Barnes ont largement participĂ©.[...]
đ â1913â1923 : Lâesprit du tempsâ Paris cĂ©lĂšbre les arts dâAfrique et dâOcĂ©anieau musĂ©e du quai Branly â Jacques Chirac, Paris du 17 mars au 20 septembre 2026
23:37|â1913â1923 : Lâesprit du tempsâParis cĂ©lĂšbre les arts dâAfrique et dâOcĂ©anieau musĂ©e du quai Branly â Jacques Chirac, Parisdu 17 mars au 20 septembre 2026Entretien avec Bertrand Goy, historien, spĂ©cialiste des arts extra-occidentaux, et co-commissaire de lâexposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 19 mars 2026, durĂ©e 23â37,© FranceFineArt.CommuniquĂ© de presseCommissariat :Bertrand Goy, Historien, spĂ©cialiste des arts extra-occidentauxHĂ©lĂšne Joubert, Responsable de lâunitĂ© patrimoniale des collections Afrique du musĂ©e du quai Branly â Jacques ChiracLâexposition retrace lâhistoire des arts africains et ocĂ©aniens Ă Paris au dĂ©but du 20e siĂšcle, Ă©poque oĂč objets extra-europĂ©ens et oeuvres avant-gardistes se rencontrent et façonnent ensemble une nouvelle vision de lâart moderne, autour dâartistes, dâintellectuels, de marchands et de collectionneurs prĂ©curseurs.Ă travers des documents dâarchives, des photographies et des oeuvres dâAfrique et dâOcĂ©anie, lâexposition permet dâĂ©voquer lâatmosphĂšre stimulante du quartier de Montparnasse et rĂ©vĂšle une dĂ©cennie historique, au cours de laquelle des objets, dâabord perçus comme ethnographiques, sont progressivement reconnus comme des oeuvres dâart Ă part entiĂšre. Cette reconnaissance marque une rupture majeure dans lâhistoire de lâart occidental, mais aussi dans le marchĂ© de lâart international.1911-1913 : de Montparnasse Ă la Rive droiteAu tournant du 20e siĂšcle, quelques marchands europĂ©ens approvisionnent en « spĂ©cimens ethnographiques » leurs clients, constituĂ©s principalement de musĂ©es ethnographiques et dâamateurs de curiositĂ©s « exotiques ». Câest Ă cette Ă©poque que Derain et Vlaminck achĂštent leurs premiers masques et sculptures africains et que Matisse, Lhote ou Picasso en font une source importante de leur inspiration. Joseph Brummer, artiste immigrĂ© hongrois se fait rapidement connaĂźtre comme marchand au goĂ»t sĂ»r et Ă©clectique, mettant sur le mĂȘme plan productions africaines, oeuvres dâart de Perse, dâĂgypte, de Chine, de Haute Ăpoque europĂ©enne et peinture dâavant-garde. Bien que Joseph Brummer, inquiet de la guerre en Europe, ne soit restĂ© que quelques annĂ©es Ă Paris avant de sâexpatrier aux Ătats-Unis, son apport Ă la reconnaissance des arts classiques dâAfrique et dâOcĂ©anie fut essentiel. Lâun de ses clients, Charles Vignier, poĂšte symboliste, se reconvertit dans lâexpertise des arts orientaux dĂšs le dĂ©but du 20e siĂšcle. En mai 1913, il dĂ©cide dâorganiser Ă la Galerie Levesque, 109 rue Saint-HonorĂ© Ă Paris, une grande exposition dâarts extra-occidentaux issus principalement dâAsie et du Moyen-Orient mais oĂč, pour la premiĂšre fois, lâAfrique est Ă©galement reprĂ©sentĂ©e.1914-1918 : autour de Paul GuillaumeEn 1912, le jeune Paul Guillaume dĂ©bute sa carriĂšre de marchand dâart en vendant quelques statuettes et masques africains Ă Joseph Brummer que lui a prĂ©sentĂ© le poĂšte Guillaume Apollinaire. La mĂȘme annĂ©e, Paul Guillaume fonde la « SociĂ©tĂ© dâArt et dâArchĂ©ologie nĂšgre » puis en 1914 ouvre une galerie dans laquelle il expose oeuvres dâart dâAfrique et dâOcĂ©anie aux cĂŽtĂ©s des crĂ©ations dâartistes dâavant-garde. Lorsque la PremiĂšre Guerre mondiale Ă©clate, Paul Guillaume se tourne vers New York oĂč il participe Ă la premiĂšre exposition consacrĂ©e exclusivement Ă lâart africain traditionnel. Elle se tient Ă la Galerie 291 dirigĂ©e par Alfred Stieglitz, photographe, galeriste et Ă©diteur amĂ©ricain, et Marius de Zayas, artiste et galeriste mexicain. En 1916, lâexposition organisĂ©e Ă lâassociation « Lyre et Palette » (situĂ©e au carrefour Raspail et Montparnasse, rue Huyghens) marque un tournant : câest la premiĂšre fois que lâon expose Ă Paris des piĂšces provenant des continents africains et ocĂ©aniens, non pour Ieur intĂ©rĂȘt ethnographique ou archĂ©ologique, mais pour leur dimension artistique. En 1917, Paul Guillaume et Guillaume Apollinaire publient Sculptures nĂšgres, un des premiers ouvrages consacrĂ©s exclusivement aux arts africains et ocĂ©aniens. [...]
đ âLe Langage des mursâ Estampages de la Chine Ă Notre-Dame au MAD, musĂ©e des Arts DĂ©coratifs, Paris du 18 mars au 28 juin 2026
23:27|âLe Langage des mursâ Estampages de la Chine Ă Notre-Dameau MAD, musĂ©e des Arts DĂ©coratifs, Parisdu 18 mars au 28 juin 2026Entretien avec BĂ©atrice Quette, conservatrice, responsable des collections asiatiques et islamiques â MusĂ©e des arts dĂ©coratifs, et co-commissaire de lâexposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 18 mars 2026, durĂ©e 23â27,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/19/3699_le-langage-des-murs_mad-musee-des-arts-decoratifs/CommuniquĂ© de presseCommissaires :BĂ©atrice Quette, conservatrice, responsables des collections asiatiques et islamiquesValentine Dubard de Gaillarbois, conservatrice-restauratrice dâarts graphiquesCĂ©cile Huguet-Broquet, conservatrice-restauratrice dâarts graphiquesSantiago Hardy, cordiste sur le chantier de Notre-Dame de ParisassistĂ©s de Louise Lartillot, assistante de conservation, bourse de la Fondation du JaponDu 18 mars au 28 juin 2026, le musĂ©e des Arts dĂ©coratifs prĂ©sente, Ă lâoccasion du Salon du dessin et du Printemps asiatique, « Le langage des murs. Estampages de la Chine Ă NotreâDame », quatriĂšme focus exposĂ© au cabinet des Dessins, Papiers peints et Photographies. Lâexposition-focus illustre la pratique de lâestampage Ă travers une sĂ©lection inĂ©dite des collections chinoise et française du musĂ©e des Arts dĂ©coratifs, dâEugĂšne Grasset Ă Jean Dubuffet en passant par EmileâAuguste Reiber.Ă cette occasion, le musĂ©e invite Santiago Hardy, cordiste, et Delphine Syvilay, ingĂ©nieure de recherche au Laboratoire de Recherche des Monuments Historiques (LRMH) Ă prĂ©senter les estampages quâils ont rĂ©alisĂ©s lors du chantier de restauration de NotreâDame de Paris. La prĂ©sence des outils permet dâapprĂ©hender la technique pratiquĂ©e en Chine et celle utilisĂ©e sur les murs de la cathĂ©drale. Une centaine dâoeuvres et dâobjets illustre ainsi cette mise en regard de la technique de lâestampage ancienne et contemporaine et ses qualitĂ©s techniques, esthĂ©tiques, poĂ©tiques.Dâorigine chinoise, la technique de lâestampage permet de prendre lâempreinte dâun motif ou dâun texte, sculptĂ© ou gravĂ© Ă la surface dâune pierre ou dâun objet, Ă lâaide de papier et dâencre. Le papier humidifiĂ© est appliquĂ© Ă la surface de lâobjet (en pierre, mĂ©tal, bois) Ă lâaide dâune brosse qui permet au papier dâĂ©pouser tous les creux et reliefs. Puis, un tampon de tissus encrĂ© est appliquĂ© systĂ©matiquement sur tout la surface du papier. Lâencre noircit les reliefs et les creux restent blancs, rĂ©vĂ©lant ainsi le dĂ©cor Ă lâĂ©chelle 1 dans un contraste noir et blanc.En entrant dans la salle dâexposition, le visiteur dĂ©couvre une quarantaine dâestampages inĂ©dits rĂ©alisĂ©s sur le chantier de reconstruction de NotreâDame de Paris, de 2021 Ă 2022. Le projet dâinventaire des signes lapidaires et des graffitis de la cathĂ©drale, initiĂ© par Santiago Hardy et Delphine Syvilay, a Ă©tĂ© soutenu par le chantier scientifique de NotreâDame de Paris et par lâĂ©tablissement public chargĂ© de la conservation et de la restauration de la cathĂ©drale (EPRNDP). Pour rĂ©aliser ce livre dâor mural, ils choisissent et apprennent la technique de lâestampage. Cette technique millĂ©naire connaĂźt ainsi un renouveau inattendu en France et permet de rĂ©vĂ©ler, voire de sauvegarder ces marques, signes, dĂ©cors et inclusions trouvĂ©s Ă la surface des murs de lâĂ©difice en restauration.[...]
đ âK-Beautyâ BeautĂ© corĂ©enne, histoire dâun phĂ©nomĂšne au MusĂ©e national des arts asiatiques â Guimet, Paris du 18 mars au 6 juillet 2026
24:19|âK-Beautyâ BeautĂ© corĂ©enne, histoire dâun phĂ©nomĂšneau MusĂ©e national des arts asiatiques â Guimet, Parisdu 18 mars au 6 juillet 2026Entretien avec Claire Bettinelli, chargĂ©e de production des expositions et des collections contemporaines â musĂ©e Guimet, et co-commissaire de lâexposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 17 mars 2026, durĂ©e 24â20,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/19/3698_k-beauty_musee-national-des-arts-asiatiques-guimet/CommuniquĂ© de presse Commissariat :Claire Bettinelli, musĂ©e GuimetClaire Trinquet-Solery, musĂ©e GuimetDepuis plus dâune dĂ©cennie, la beautĂ© corĂ©enne sâinvite partout, de nos salles de bains Ă nos Ă©crans. Sous lâĂ©tiquette « K-beauty », elle dĂ©signe une industrie cosmĂ©tique qui se dĂ©ploie dans un vaste Ă©cosystĂšme culturel et artistique. GrĂące Ă lâengouement mondial pour la crĂ©ation corĂ©enne, quâelle soit musicale (K-pop), tĂ©lĂ©visuelle (K-drama) ou culinaire (K-food), la K-beauty diffuse largement son langage esthĂ©tique extra-occidental.Mais quâest-ce quâĂȘtre belle ou beau en CorĂ©e ? Cette question sâinscrit dans une histoire millĂ©naire du regard et dans un hĂ©ritage culturel et philosophique dâune grande complexitĂ©. Canons de beautĂ©, art du rituel ou des formulations : la beautĂ© corĂ©enne contemporaine invoque rĂ©guliĂšrement ce riche passĂ© et particuliĂšrement la fin de lâĂšre Joseon (fin du 18e â dĂ©but 20e siĂšcle), pĂ©riode oĂč se forme une reprĂ©sentation de lâindividu et une expression de la beautĂ© singuliĂšres qui imprĂšgnent encore aujourdâhui le soft power corĂ©en.Voyageant dans prĂšs de 300 ans dâhistoire, cette exposition prĂ©sente des chefs-dâoeuvre issus de musĂ©es corĂ©ens et internationaux, et des collections du musĂ©e Guimet. Ils cĂŽtoient des objets et tĂ©moignages modernes et contemporains qui illustrent la permanence des modĂšles anciens mais aussi leur mĂ©tamorphose au contact dâun monde globalisĂ©.Lâexposition interroge ainsi lâĂ©volution de lâidĂ©e de beautĂ© en CorĂ©e, sans cesse rĂ©imaginĂ©e.
đ âVisages dâartistesâ De Gustave Courbet Ă Annette Messager au Petit Palais, Paris du 18 mars au 19 juillet 2026
19:19|âVisages dâartistesâ De Gustave Courbet Ă Annette Messagerau Petit Palais, Parisdu 18 mars au 19 juillet 2026Entretien avec Anne-Charlotte Cathelineau, conservatrice en chef du patrimoine chargĂ©e des sculptures au Petit Palais, et co-commissaire de lâexposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 17 mars 2026, durĂ©e 19â19,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/19/3697_visages-d-artistes_petit-palais/CommuniquĂ© de presseCommissariat gĂ©nĂ©ral :Annick Lemoine, conservatrice gĂ©nĂ©rale, directrice du Petit PalaisCommissariat scientifique :Anne-Charlotte Cathelineau, conservatrice en chef du patrimoine chargĂ©e des sculptures au Petit PalaisStĂ©phanie Cantarutti, conservatrice en chef du patrimoine chargĂ©e des peintures modernes (1800-1890) au Petit PalaisSixtine de Saint-LĂ©ger, responsable des arts dĂ©coratifs avant 1800 et de lâart contemporain au Petit PalaisLe Petit Palais prĂ©sente une exposition inĂ©dite consacrĂ©e Ă lâautoportrait et au portrait dâartiste, un thĂšme central de ses collections et un axe majeur de sa politique dâacquisition depuis sa crĂ©ation au dĂ©but du XXe siĂšcle. Le parcours rĂ©unit environ cent oeuvres â peintures, sculptures, arts graphiques, arts dĂ©coratifs et photographies â mĂȘlant des oeuvres phares des collections comme lâAutoportrait au chien noir de Gustave Courbet et dâautres mĂ©connues, sorties des rĂ©serves spĂ©cialement pour lâoccasion, comme la galerie de bustes des peintres impressionnistes sculptĂ©s par Paul Paulin.Au sein de lâexposition et jusque dans les collections permanentes du musĂ©e, les oeuvres de Giulia Andreani, Sophie Calle, Nina Childress, HĂ©lĂšne Delprat, Nan Goldin, Camille Henrot, NathanaĂ«lle Herbelin, Annette Messager, Françoise PĂ©trovitch, Anne et Patrick Poirier, Cindy Sherman, Apolonia Sokol et Claire Tabouret sont prĂ©sentĂ©es en regard des collections historiques. Leurs oeuvres convoquent un regard contemporain, celui du portrait dâartiste au fĂ©minin. Elles interrogent lâhĂ©ritage du portrait dâartiste, ses codes et ses usages, tout en proposant une rĂ©interprĂ©tation de ses enjeux. Par ce face Ă face, un passĂ© rĂ©solument masculin dialogue avec le monde dâaujourdâhui oĂč lâartiste femme a dĂ©sormais pleinement sa place.Cette exposition inaugure par ailleurs une annĂ©e dĂ©diĂ©e aux femmes artistes qui se poursuivra Ă lâautomne avec la premiĂšre monographie consacrĂ©e Ă la peintre Eva GonzalĂšs et une carte blanche confiĂ©e Ă Prune Nourry.Lâexposition adopte une perspective narrative qui part de lâindividu pour tendre vers le collectif, en proposant un parcours thĂ©matique en 4 temps suivant le fil de lâautoportrait jusquâaux fraternitĂ©s et aux hommages des pairs. Elle explore Ă©galement les inventions, singularitĂ©s et mĂ©tamorphoses du portrait Ă travers des regroupements thĂ©matiques, ponctuĂ©s de mises en contexte historiques et dâĂ©clairages sur lâhistoire des collections du Petit Palais.Le parcours sâouvre sur une premiĂšre section dĂ©diĂ©e Ă lâautoportrait, quintessence du portrait dâartiste, particuliĂšrement bien reprĂ©sentĂ© dans les collections du Petit Palais. Une galerie de visages, spectaculaire, accueille le visiteur dans la rotonde dâintroduction. Lâabsence de commanditaire et lâintrospection du modĂšle offrent aux crĂ©ateurs un espace de libertĂ© et dâexpĂ©rimentation. En lien direct avec le spectateur, lâartiste affirme son style et expose sa personnalitĂ©, y compris au travers de portraits mĂ©taphoriques ou mĂ©tonymiques. On y dĂ©couvre les autoportraits de Gustave Courbet, Pierre Puvis de Chavannes, LĂ©on Bonnat, Jacques-Ămile Blanche, entre autres ou encore les Ă©tonnants masques en grĂšs de Jean-Joseph CarriĂšs. Lâoeuvre Autoportrait clown / fleur de Nina Childress et la sculpture hyperrĂ©aliste dâHĂ©lĂšne Delprat introduisent un effet de surprise tout en rĂ©interrogeant la tradition du genre aujourdâhui.[...]