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cover art for 🔊 “Annette Messager” Une hirondelle ne fait pas le printemps au musĂ©e de la Chasse et de la Nature, Paris du 14 avril au 20 septembre 2026

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🔊 “Annette Messager” Une hirondelle ne fait pas le printemps au musĂ©e de la Chasse et de la Nature, Paris du 14 avril au 20 septembre 2026

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“Annette Messager”Une hirondelle ne fait pas le printempsau musĂ©e de la Chasse et de la Nature, Paris

du 14 avril au 20 septembre 2026



Entretien avec Colin Lemoine, directeur artistique, critique d’art, Ă©diteur et Ă©crivain, et commissaire de l’exposition,

par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 13 avril 2026, durĂ©e 19’14,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2026/04/17/3709_anette-messager_musee-de-la-chasse-et-de-la-nature/


Communiqué de presse

Commissariat :

Colin Lemoine, directeur artistique, critique d’art, Ă©diteur et Ă©crivain

FidĂšle Ă  son ambitieuse programmation en art contemporain, le MusĂ©e de la Chasse et de la Nature consacre une exposition Ă  Annette Messager, du 14 avril au 20 septembre 2026. PlĂ©biscitĂ©e par les musĂ©es du monde entier, l’artiste française, nĂ©e en 1943, explore depuis toujours la figure animale, sans que ce tropisme n’ait jamais donnĂ© lieu Ă  une prĂ©sentation spĂ©cifique.

ConfiĂ©e au commissaire Colin Lemoine, cette exposition importante est donc une Ă©vidence, et une rĂ©paration. À la faveur d’installations majeures, d’oeuvres emblĂ©matiques et de piĂšces inĂ©dites, l’artiste alterne entre le macrocosme et le microcosme, le spectaculaire et le dĂ©tail, le drame et le rire, les mots et les choses. Puisant dans ses propres collections, Annette Messager Ă©tablit un dialogue affĂ»tĂ© avec celles du musĂ©e et, chemin faisant, Ă©rige le monde animal en rĂ©servoir infini des passions et des pulsions – les nĂŽtres. Car les bĂȘtes nous parodient et nous singent, nous qui montons sur nos grands chevaux et hurlons avec les loups.

Humains, trop humains, les animaux trahissent nos secrets, allĂ©gorisent nos dĂ©sirs et stigmatisent nos turpitudes. Les peluches, les taxidermies et les hybridations d’Annette Messager procĂšdent d’une esthĂ©tique du dĂ©tournement et sacrent une inquiĂ©tante Ă©trangetĂ©.

Et, si l’hirondelle ne fait pas le printemps, elle sait nous rappeler que nous sommes de drîles d’oiseaux – fragiles et fugitifs.


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  • 🔊 “KĂĄroly Ferenczy” ModernitĂ© hongroise au Petit Palais, Paris du 14 avril au 6 septembre 2026

    19:23|
    “KĂĄroly Ferenczy” ModernitĂ© hongroiseau Petit Palais, Parisdu 14 avril au 6 septembre 2026Entretien avec Baptiste Roelly, conservateur du parimoine en charge des dessins, estampes et livres anciens au Petit Palais, et co-commissaire scientifique de l’exposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 13 avril 2026, durĂ©e 19’23,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/04/16/3708_karoly-ferenczy_petit-palais/CommuniquĂ© de presseCommissariat gĂ©nĂ©ral :Annick Lemoine, prĂ©sidente de l’établissement public des musĂ©es d’Orsay et de l’OrangerieCommissariat scientifique :Ferenc Gosztonyi, conservateur en chef au MusĂ©e des Beaux-Arts de Budapest – Institut de recherche en histoire de l’art d’Europe centrale (KEMKI)RĂ©ka Krasznai, conservatrice en chef, directrice du dĂ©partement des peintures, MusĂ©e des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise,Edit Plesznivy, conservatrice en chef, chargĂ©e des peintures hongroises des XIXe et XXe siĂšcles, MusĂ©e des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise,Baptiste Roelly, conservateur du patrimoine en charge des dessins, estampes, manuscrits et livres anciens au Petit Palais.L’exposition a Ă©tĂ© conçue en collaboration avec le musĂ©e des Beaux-Arts de Budapest et la Galerie nationale hongroise.Aussi cĂ©lĂšbre en Hongrie qu’il est mĂ©connu en France, KĂĄroly Ferenczy (1862-1917) est une figure majeure de la modernitĂ© en Europe centrale. Son oeuvre profondĂ©ment singulier l’impose comme l’un des grands peintres du tournant des XIXe et XXe siĂšcles. Par cette premiĂšre rĂ©trospective française, le Petit Palais entend mettre en lumiĂšre son originalitĂ© fondamentale. Ni naturaliste, ni symboliste, ni impressionniste, ni nabi, mais un peu tout cela Ă  la fois, il incarne le cosmopolitisme de la fin-de-siĂšcle dans toute l’étendue de sa culture. Membre fondateur d’une colonie d’artistes installĂ©e au coeur de la nature, Ferenczy fait de la peinture de plein air l’une de ses pratiques les plus emblĂ©matiques. Il cherche dans la nature l’expression d’une spiritualitĂ© syncrĂ©tique. Sous son pinceau, le soleil apparaĂźt souvent comme un protagoniste central dans des paysages d’une lumiĂšre sans Ă©quivalent.Avec prĂšs de 140 oeuvres, le parcours met en Ă©vidence les multiples facettes de sa dĂ©marche − paysages, portraits, scĂšnes familiales, sujets bibliques, nus ou caricatures − et rĂ©vĂšle son rĂŽle fondamental dans l’émergence d’une Ă©cole artistique proprement moderne en Hongrie. L’exposition a Ă©tĂ© conçue en collaboration avec le MusĂ©e des Beaux-Arts de Budapest et la Galerie nationale hongroise.Conçue comme un parcours principalement chronologique ponctuĂ© de sections thĂ©matiques, l’exposition retrace l’évolution stylistique de Ferenczy, depuis ses oeuvres de jeunesse marquĂ©es par ses voyages en Italie et en France jusqu’à ses derniĂšres annĂ©es.Le visiteur est accueilli par un autoportrait entourĂ© de deux oeuvres prĂ©sentant l’artiste dirigeant la pose de son modĂšle. Cette entrĂ©e en matiĂšre introduit d’emblĂ©e les deux pĂŽles structurants de son travail qui irriguent l’ensemble de sa carriĂšre : la peinture de plein air et le travail en atelier. Les premiĂšres salles prĂ©sentent ensuite ses oeuvres de jeunesse, rĂ©alisĂ©es Ă  l’issue de ses voyages de formation, notamment en Italie, ainsi que ses premiĂšres annĂ©es passĂ©es Ă  Szentendre, en Hongrie. Ces tableaux tĂ©moignent de la culture visuelle acquise au contact des grands maĂźtres europĂ©ens et de l’influence durable de son sĂ©jour parisien Ă  l’AcadĂ©mie Julian.[...]
  • 🔊 “Le Syndrome de Bonnard” Ou l’impermanence des oeuvres Le Plateau Frac Île-de-France, Paris et aux RĂ©serves, Romainville du 14 fĂ©vrier au 19 juillet 2026

    20:54|
    “Le Syndrome de Bonnard”Ou l’impermanence des oeuvresLe Plateau Frac Île-de-France, Paris et aux RĂ©serves, Romainvilledu 14 fĂ©vrier au 19 juillet 2026Entretien avec Emilie Villez, commissaire indĂ©pendante, membre du collectif Le Bureau/, co-commissaire de l’exposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 30 mars 2026, durĂ©e 20’54,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/31/3706_le-syndrome-de-bonnard_le-plateau-frac-ile-de-france/CommuniquĂ© de presseCommissariat Le Bureau/[Marc Bembekoff, Garance Chabert, AurĂ©lien Mole, CĂ©line Poulin et Emilie Villez]Le Syndrome de Bonnard, prĂ©sentĂ© au Plateau Ă  Paris et aux RĂ©serves Ă  Romainville du 14 fĂ©vrier au 19 juillet 2026, dĂ©voile la part mouvante et ouverte des oeuvres. Entre reprises, rĂ©activations et recyclages, elles poursuivent leur propre trajectoire au-delĂ  de leur entrĂ©e dans les collections. InspirĂ©e par les retouches sans fin du peintre Pierre Bonnard (1867-1947), l’exposition, imaginĂ©e par le collectif curatorial Le Bureau/, rĂ©unit plus de trente artistes français et internationaux pour interroger l’impermanence des oeuvres, la plasticitĂ© des rĂ©cits et le dialogue constamment rĂ©inventĂ© entre crĂ©ation et institution.On raconte que Pierre Bonnard n’a cessĂ© tout au long de sa vie de reprendre ses toiles. Une anecdote en particulier rapporte qu’il fut arrĂȘtĂ© par un gardien au MusĂ©e du Luxembourg alors qu’il tentait de retoucher subrepticement une minuscule feuille d’arbre d’un de ses tableaux. Marguerite Duras, dans La Vie matĂ©rielle, se remĂ©more l’histoire d’un tableau que Bonnard aurait significativement modifiĂ©, sans demander l’avis des commanditaires, et rappelle que la crĂ©ation avance rarement en ligne droite : « Ça arrive dans un livre, Ă  un tournant de phrase, vous changez le sujet du livre. (
) Les tableaux, les Ă©crits ne se font pas en toute clartĂ©. »Ces rĂ©cits confrontent plusieurs perspectives lĂ©gitimes : d’un cĂŽtĂ©, l’institution qui garantit la conservation de l’oeuvre acquise et son inscription patrimoniale dans un rĂ©cit historique ; de l’autre, le parcours individuel de l’artiste et les mouvements, parfois significatifs, de sa pratique ; enfin, l’interprĂ©tation du public, qui varie selon les Ă©poques, les aires gĂ©ographiques
À partir de la collection du Frac Île-de-France, Le Syndrome de Bonnard explore comment les oeuvres peuvent Ă©voluer aprĂšs leur acquisition : les tĂątonnements de la pratique d’atelier peuvent-ils ĂȘtre rĂ©-examinĂ©s par l’artiste une fois son oeuvre inventoriĂ©e ? Comment certaines oeuvres peuvent-elles sans cesse ĂȘtre rejouĂ©es, rĂ©activĂ©es et actualisĂ©es ? Que dire du changement de perception d’une oeuvre Ă  la lumiĂšre de l’évolution de notre contexte politique, social et environnemental ? Dix ans aprĂšs avoir rĂ©alisĂ© une premiĂšre exposition 1 consacrĂ©e Ă  ces questions, Le Bureau/ joue le jeu de la reprise et approfondit au Plateau et aux RĂ©serves sa rĂ©flexion sur l’impermanence d’une oeuvre d’art.[...]
  • 🔊 “Africa fashion” au musĂ©e du quai Branly – Jacques Chirac, Paris du 31 mars au 12 juillet 2026

    11:09|
    “Africa fashion” au musĂ©e du quai Branly – Jacques Chirac, Parisdu 31 mars au 12 juillet 2026Entretien avec Christine Barthe, Responsable de l’unitĂ© patrimoniale des collections photographiques du musĂ©e du quai Branly – Jacques Chirac, Paris,et commissaire associĂ©e de l’exposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 30 mars 2026, durĂ©e 11’09,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/31/3705_africa-fashion_musee-du-quai-branly-jacques-chirac/CommuniquĂ© de presseCommissaire gĂ©nĂ©rale :Dr Christine Checinska, Conservatrice en chef des textiles et de la mode d’Afrique et de la diaspora africaine, Victoria and Albert Museum de LondresCommissaires associĂ©es :HĂ©lĂšne Joubert, Responsable de l’unitĂ© patrimoniale des collections Afrique du musĂ©e du quai Branly – Jacques Chirac, ParisChristine Barthe, Responsable de l’unitĂ© patrimoniale des collections photographiques du musĂ©e du quai Branly – Jacques Chirac, ParisAprĂšs avoir conquis Londres, New York, Portland, Chicago, Melbourne et MontrĂ©al, l’exposition Africa Fashion, conçue par le Victoria and Albert Museum de Londres, arrive Ă  Paris et propose un dialogue entre les plus grands crĂ©ateurs de mode de la scĂšne contemporaine africaine et les riches collections historiques du musĂ©e du quai Branly – Jacques Chirac.Le parcours de cette exposition cĂ©lĂšbre l’essor fulgurant de la scĂšne africaine de la mode, portĂ©e par une nouvelle gĂ©nĂ©ration de crĂ©ateurs. Entre inspiration et innovation stylistique, leurs crĂ©ations cĂ©lĂšbrent une scĂšne artistique dynamique aussi variĂ©e que le continent lui-mĂȘme.Africa Fashion prĂ©sente la mode africaine comme une forme d’art qui se dĂ©finit elle-mĂȘme et qui rĂ©vĂšle la richesse et la diversitĂ© des histoires et des cultures africaines. Pour l’occasion, le musĂ©e met en lumiĂšre sa collection de textiles, accessoires et bijoux africains, ainsi qu’une sĂ©lection de photographies issues de ses archives et collectĂ©es auprĂšs du public.Renaissance culturelleLes bouleversements politiques et sociaux qui accompagnent les mouvements d’indĂ©pendance en Afrique dĂšs les annĂ©es 1950 ont ouvert une longue pĂ©riode de crĂ©ativitĂ© dans le domaine de la mode, de la musique et des arts visuels. Cette premiĂšre section prĂ©sente ainsi de nombreuses archives (affiches, publications, enregistrements, revues, photographies
) tĂ©moignant des changements radicaux intervenus au cours de ces annĂ©es de libĂ©ration, entre le milieu et la fin des annĂ©es 1950 Ă  1994, coĂŻncidant avec la fin de l’apartheid en Afrique du Sud.Regard politique et poĂ©tique sur le textileDans ce contexte de lutte et d’émancipation, la fabrication et le port de tissus africains traditionnels deviennent des actes politiques. Cette deuxiĂšme section met en lumiĂšre l’importance du textile dans de nombreux pays africains : des imprimĂ©s Ă  la cire, des tissus commĂ©moratifs, des Ă dĂŹráșč (tissus imprimĂ©s Ă  la teinture indigo), des kentĂ© (Ă©toffes multicolores composĂ©es de bandes tissĂ©es en soie ou en coton) et des bĂČgĂČlanfini (tissus bicolores teints Ă  partir de terre et de matiĂšres vĂ©gĂ©tales), autant de fragments d’une histoire textile plurielle, façonnĂ©e par de nombreuses techniques issues de l’ensemble du continent.Avant-gardeAu milieu du 20e siĂšcle, la mode africaine connaĂźt un tournant avec l’émergence de crĂ©ateurs dont les marques se diffusent largement au niveau local, national et international. Le continent connaĂźt alors un Ă©lan de crĂ©ativitĂ©. Afin de tĂ©moigner de cette effervescence crĂ©ative, cette troisiĂšme section propose de s’arrĂȘter sur le parcours de cinq crĂ©ateurs africains emblĂ©matiques du 20e siĂšcle : Shade Thomas-Fahm (nĂ© en 1933), Chris Seydou (1949 – 1994), Kofi Ansah (1951-2014), Alphadi (nĂ© en 1957), NaĂŻma Bennis (1940-2008) reprĂ©sentent la premiĂšre gĂ©nĂ©ration de designers africains Ă  attirer l’attention internationale.[...]
  • 🔊 “Cartes imaginaires” Inventer des mondes Ă  la BnF I François-Mitterrand, Paris du 24 mars au 19 juillet 2026

    17:24|
    “Cartes imaginaires” Inventer des mondesĂ  la BnF I François-Mitterrand, Parisdu 24 mars au 19 juillet 2026Entretien avec Julie Garel-Grislin & Cristina Ion, conservatrices au dĂ©partement des Cartes et plans de la BnF et commissaires de l’exposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 23 mars 2026, durĂ©e 17’25,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/23/3703_cartes-imaginaires_bnf-francois-mitterrand/CommuniquĂ© de presseCommissariat :Julie Garel-Grislin & Cristina Ion, conservatrices au dĂ©partement des Cartes et plans de la BnFL’exposition Cartes imaginaires. Inventer des mondes invite les visiteurs Ă  un voyage aux frontiĂšres du rĂ©el et de la fiction, Ă  la dĂ©couverte des liens entre cartographie et imaginaire. Car si les cartes tracent d’ordinaire les contours de terres connues, elles donnent Ă©galement forme Ă  des territoires imaginaires qui prolongent, interprĂštent ou personnalisent le monde rĂ©el. Conçu comme une expĂ©rience sensorielle et immersive, avec une attention particuliĂšre portĂ©e Ă  la lumiĂšre et aux ambiances sonores, le parcours de l’exposition plonge les visiteurs dans des mondes inexplorĂ©s, mythiques ou littĂ©raires. Il permet d’admirer 200 oeuvres mĂȘlant parchemins mĂ©diĂ©vaux et art contemporain, atlas et livres imprimĂ©s, dessins et jeux vidĂ©o.Passant du paradis terrestre Ă  l’Atlantide, de l’Eldorado au monde de Narnia et des territoires de Game of Thrones Ă  ceux d’Assassin’s Creed, les visiteurs dĂ©couvrent de nombreux chefs-d’Ɠuvre cartographiques conservĂ©s au dĂ©partement des Cartes et plans de la BnF, ainsi que des prĂȘts majeurs du musĂ©e Guimet, de la British Library, de la BibliothĂšque bodlĂ©ienne d’Oxford, de la BibliothĂšque royale de Belgique et de la BibliothĂšque apostolique Vaticane. Ainsi rassemblĂ©es, ces piĂšces d’exception font dialoguer diffĂ©rents espaces-temps, suscitant la rĂ©flexion, l’amusement ou la rĂȘverie, et rappellent qu’il est nĂ©cessaire d’imaginer le monde pour pouvoir le reprĂ©senter.Parcours de l’exposition – Un voyage en quatre escalesL’exposition conduit les visiteurs de tout Ăąge au plus prĂšs de trĂ©sors rarement montrĂ©s au public et se dĂ©ploie en quatre escales.La premiĂšre nous entraĂźne dans les mondes inexplorĂ©s et plonge le visiteur au coeur de l’iconographie cartographique.Au-delĂ  des tracĂ©s gĂ©ographiques, les cartes intĂšgrent des figures fabuleuses empruntĂ©es aux sources antiques et religieuses et transmises Ă  travers les encyclopĂ©dies mĂ©diĂ©vales. Ces crĂ©atures peuplent les marges des terres connues et tĂ©moignent de la maniĂšre dont l’imaginaire se projette sur les territoires Ă  dĂ©couvrir.Le visiteur explore ainsi cinq continents, en compagnie de crĂ©atures chimĂ©riques qui seront progressivement chassĂ©es des cartes au XVIIIe siĂšcle.La seconde prĂ©sente les mondes lĂ©gendaires, ces lieux imaginaires que l’on a crus rĂ©els.MĂȘlant rĂ©alitĂ© et merveilleux, les cartographes leur ont attribuĂ© une localisation terrestre : l’Atlantide, le royaume du prĂȘtre Jean, l’Eldorado ou le paradis terrestre prennent forme sur le globe. Cette section entraĂźne le visiteur Ă  la lisiĂšre des mondes terrestres et cĂ©lestes. Les cartes extra-occidentales, notamment bouddhistes avec la reprĂ©sentation du mont Meru, tĂ©moignent d’une volontĂ© d’ancrer dans l’espace des lieux mythiques Ă  forte charge symbolique et cosmologique.La troisiĂšme explore les mondes littĂ©raires, oĂč la fiction Ă©mancipe les constructions gĂ©ographiques de la rĂ©alitĂ©. Ces cartes imaginaires confĂšrent une consistance aux univers narratifs, du rĂ©alisme Ă  la fantasy. Le visiteur dĂ©ambule ainsi de L’Île au trĂ©sor Ă  Narnia, de Final Fantasy Ă  Game of Thrones.Pour clore le voyage, la quatriĂšme escale considĂšre la carte dans sa dimension Ă©vocatrice et subjective et fait dialoguer Ɠuvres anciennes et oeuvres d’artistes contemporains qui s’inspirent de la cartographie. L’art dĂ©construit le dispositif cartographique pour rĂ©vĂ©ler la construction d’une vision collective de l’espace, montrant que toute reprĂ©sentation du monde naĂźt de l’imaginaire.
  • 🔊 “Matisse” 1941-1954 au Grand Palais [Centre Pompidou – Constellation], Paris du 24 mars au 26 juillet 2026

    17:02|
    “Matisse” 1941-1954au Grand Palais [Centre Pompidou – Constellation], Parisdu 24 mars au 26 juillet 2026Entretien avec Claudine Grammont, Cheffe du cabinet d’art graphique, MusĂ©e national d’art moderne – Centre Pompidou, et commissaire de l’exposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 23 mars 2026, durĂ©e 17’03,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/23/3702_matisse_grand-palais/CommuniquĂ© de presseCommissariat :Claudine Grammont, Cheffe du cabinet d’art graphique, MusĂ©e national d’art moderne – Centre PompidouExposition coproduite par le Centre Pompidou et le GrandPalaisRmnD’une envergure inĂ©dite en France, l’exposition « Matisse, 1941 — 1954 » met en lumiĂšre les derniĂšres annĂ©es de crĂ©ation de l’artiste, grand moment de synthĂšse, de radicalitĂ© et d’invention formelle. Elle rĂ©unit plus de 300 oeuvres qui tĂ©moignent de l’élan de crĂ©ation inouĂŻe de Matisse durant cette pĂ©riode particuliĂšrement foisonnante. À prĂšs de 80 ans, il se rĂ©invente avec le mĂ©dium de la gouache dĂ©coupĂ©e Ă  travers lequel il renouvelle entiĂšrement son vocabulaire plastique et donne Ă  son art une portĂ©e monumentale. Cette exposition conduit le visiteur dans le dernier grand atelier de Matisse, regroupant peintures, sĂ©rie de dessins, livres illustrĂ©s, gouaches dĂ©coupĂ©es, textiles et mĂȘme vitraux qui sont autant de dĂ©clinaisons de cet ultime moment de grĂące.La sĂ©lection de plus de 300 oeuvres, dont beaucoup sont inĂ©dites en France, offre l’occasion de dĂ©couvrir des ensembles trĂšs rarement vus. Afin de complĂ©ter la dĂ©jĂ  riche collection du Centre Pompidou, des prĂȘts exceptionnels proviennent de collections particuliĂšres et d’institutions nationales et internationales dont le Hammer Museum, le MoMA, la National Gallery of Art de Washington, la Fondation Barnes, la Fondation Beyeler.L’exposition rĂ©unit les ensembles essentiels de cette pĂ©riode : la magistrale et ultime sĂ©rie des peintures des IntĂ©rieurs de Vence de 1946-1948, l’album Jazz et sa maquette, des sĂ©ries de dessins de ThĂšmes et Variations, les dessins au pinceau et Ă  l’encre, les principaux Ă©lĂ©ments du programme de la chapelle de Vence, les panneaux monumentaux La Gerbe, Les Acanthes, L’Escargot et MĂ©moire d’OcĂ©anie. Enfin, les grandes figures en gouache dĂ©coupĂ©e, comme La Tristesse du roi, Zulma, Danseuse crĂ©ole et la sĂ©rie des Nus bleus sont ici, exceptionnellement, rĂ©unies.« Matisse 1941 – 1954 » s’inscrit dans la lignĂ©e des grandes monographies dĂ©diĂ©es Ă  l’artiste organisĂ©es par le Centre Pompidou [« Matisse 1904 – 1917 » en 1993, « Matisse. Paires et sĂ©ries » en 2012 et « Matisse. Comme un roman » en 2021] et fait plus particuliĂšrement Ă©cho Ă  celle de 1993, « Matisse 1904 – 1917 ». À la diffĂ©rence de « Henri Matisse: the Cut-Outs » (prĂ©sentĂ©e Ă  la Tate et au MoMA, 2014) exclusivement consacrĂ©e aux gouaches dĂ©coupĂ©es, elle rĂ©vĂšle la dimension pluridisciplinaire de sa pratique pendant cette pĂ©riode. Car jamais auparavant l’artiste n’avait Ă©tĂ© aussi prolifique dans la variĂ©tĂ© des techniques et des supports utilisĂ©s, comme en tĂ©moignent les peintures, gouaches dĂ©coupĂ©es, dessins, livres illustrĂ©s, textiles et vitraux exceptionnellement rĂ©unis dans ce parcours.Cette derniĂšre pĂ©riode de crĂ©ation se caractĂ©rise par une symbiose toujours plus grande entre l’oeuvre et l’espace de l’atelier. TravaillĂ©es Ă  mĂȘme les murs de l’appartement du RĂ©gina, mobiles par essence, les oeuvres participent de la vĂ©gĂ©talisation dynamisante du cadre spatial. L’exposition s’attache Ă  restituer cet in situ en permanente mĂ©tamorphose, donnant au visiteur l’accĂšs Ă  ce « jardin » de Matisse Ă  travers un espace qui va en s’amplifiant salle aprĂšs salle. Y sera Ă©galement rappelĂ© le contexte de la guerre et de l’immĂ©diat aprĂšs-guerre alors que la figure d’Henri Matisse s’impose en France et outre-Atlantique comme un symbole de libertĂ©.
  • 🔊 “Henri Rousseau” L’ambition de la peinture au MusĂ©e de l’Orangerie, Paris du 25 mars au 20 juillet 2026

    19:35|
    “Henri Rousseau”L’ambition de la peintureau MusĂ©e de l’Orangerie, Parisdu 25 mars au 20 juillet 2026Entretien avec Juliette Degennes, conservatrice du patrimoine – musĂ©e de l’Orangerie, et co-commissaire de l’exposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 20 mars 2026, durĂ©e 19’35,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/21/juliette-degennes/CommuniquĂ© de presseCommissariat :Juliette Degennes, conservatrice du patrimoine, musĂ©e de l’OrangerieNancy Ireson, commissaire associĂ©e, conservatrice consultante, Fondation BarnesChristopher Green, conservateur consultant, professeur Ă©mĂ©rite, Courtauld Institute of ArtPour la premiĂšre fois, le musĂ©e de l’Orangerie organise, en collaboration avec la Fondation Barnes de Philadelphie, une exposition consacrĂ©e Ă  Henri Rousseau. InaugurĂ©e en octobre dernier Ă  Philadelphie, elle est prĂ©sentĂ©e Ă  Paris du 25 mars au 20 juillet 2026. À la suite du rĂ©cent changement de statut de la Fondation Barnes, qui lui permet dĂ©sormais de prĂȘter ses oeuvres, le musĂ©e de l’Orangerie devient la premiĂšre institution au monde Ă  coproduire une exposition issue de ses collections. Il accueille Ă  cette occasion neuf oeuvres prĂȘtĂ©es de maniĂšre inĂ©dite par la Fondation, rĂ©unissant un important corpus de tableaux d’Henri Rousseau passĂ©s entre les mains du marchand Paul Guillaume.Cette collaboration s’impose comme une Ă©vidence dans l’histoire des deux institutions : Paul Guillaume, dont la collection constitue le coeur du musĂ©e parisien, a Ă©tĂ© l’intermĂ©diaire d’Albert Barnes pour l’achat de ses dix-huit peintures de Rousseau. Il a lui-mĂȘme Ă©tĂ© un fervent collectionneur de l’artiste, ayant possĂ©dĂ© jusqu’à cinquante oeuvres de la main du peintre, si l’on en croit les albums documentaires conservĂ©s dans le fonds du musĂ©e. Neuf d’entre elles appartiennent aujourd’hui Ă  la collection du musĂ©e de l’Orangerie, auxquelles s’ajoute une acquisition rĂ©cente de deux petits portraits. L’exposition et son catalogue reviendront sur cette Ă©troite collaboration entre le marchand parisien et le collectionneur amĂ©ricain, et plus largement sur le rĂ©seau de collectionneurs et de marchands dans lequel le peintre s’est inscrit de son vivant. Une cinquantaine d’oeuvres seront prĂ©sentĂ©es Ă  cette occasion, issues des collections de ces deux institutions et de prĂȘts d’oeuvres clĂ©s d’institutions europĂ©ennes et amĂ©ricaines dont La BohĂ©mienne endormie, chef-d’oeuvre du Museum of Modern Art de New York.Cette exposition revient sur la carriĂšre d’Henri Rousseau (1844-1910), sa pratique picturale et ses ambitions professionnelles, en lien avec le marchĂ© de l’art. Venu Ă  Paris depuis sa Mayenne natale, il dĂ©cide Ă  l’ñge de 49 ans de prendre sa retraite de l’octroi pour se consacrer entiĂšrement Ă  la peinture. L’artiste a su diversifier les genres et les techniques pour se faire une place sur la scĂšne artistique parisienne : compositions envoyĂ©es au Salon des IndĂ©pendants, rĂ©ponses Ă  des commandes publiques pour orner les hĂŽtels de ville d’Île-de-France, portraits commandĂ©s par son entourage, paysages destinĂ©s Ă  la vente, ou encore autoportraits plus intimes. L’exposition entend dĂ©passer les lĂ©gendes entourant le nom du « Douanier Rousseau » pour Ă©tudier en profondeur son parcours artistique. Des sections thĂ©matiques permettront d’aborder la matĂ©rialitĂ© des oeuvres et de les replacer dans le contexte du marchĂ© de l’art moderne auquel Paul Guillaume et Albert Barnes ont largement participĂ©.[...]
  • 🔊 “1913–1923 : L’esprit du temps” Paris cĂ©lĂšbre les arts d’Afrique et d’OcĂ©anieau musĂ©e du quai Branly – Jacques Chirac, Paris du 17 mars au 20 septembre 2026

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    “1913–1923 : L’esprit du temps”Paris cĂ©lĂšbre les arts d’Afrique et d’OcĂ©anieau musĂ©e du quai Branly – Jacques Chirac, Parisdu 17 mars au 20 septembre 2026Entretien avec Bertrand Goy, historien, spĂ©cialiste des arts extra-occidentaux, et co-commissaire de l’exposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 19 mars 2026, durĂ©e 23’37,© FranceFineArt.CommuniquĂ© de presseCommissariat :Bertrand Goy, Historien, spĂ©cialiste des arts extra-occidentauxHĂ©lĂšne Joubert, Responsable de l’unitĂ© patrimoniale des collections Afrique du musĂ©e du quai Branly – Jacques ChiracL’exposition retrace l’histoire des arts africains et ocĂ©aniens Ă  Paris au dĂ©but du 20e siĂšcle, Ă©poque oĂč objets extra-europĂ©ens et oeuvres avant-gardistes se rencontrent et façonnent ensemble une nouvelle vision de l’art moderne, autour d’artistes, d’intellectuels, de marchands et de collectionneurs prĂ©curseurs.À travers des documents d’archives, des photographies et des oeuvres d’Afrique et d’OcĂ©anie, l’exposition permet d’évoquer l’atmosphĂšre stimulante du quartier de Montparnasse et rĂ©vĂšle une dĂ©cennie historique, au cours de laquelle des objets, d’abord perçus comme ethnographiques, sont progressivement reconnus comme des oeuvres d’art Ă  part entiĂšre. Cette reconnaissance marque une rupture majeure dans l’histoire de l’art occidental, mais aussi dans le marchĂ© de l’art international.1911-1913 : de Montparnasse Ă  la Rive droiteAu tournant du 20e siĂšcle, quelques marchands europĂ©ens approvisionnent en « spĂ©cimens ethnographiques » leurs clients, constituĂ©s principalement de musĂ©es ethnographiques et d’amateurs de curiositĂ©s « exotiques ». C’est Ă  cette Ă©poque que Derain et Vlaminck achĂštent leurs premiers masques et sculptures africains et que Matisse, Lhote ou Picasso en font une source importante de leur inspiration. Joseph Brummer, artiste immigrĂ© hongrois se fait rapidement connaĂźtre comme marchand au goĂ»t sĂ»r et Ă©clectique, mettant sur le mĂȘme plan productions africaines, oeuvres d’art de Perse, d’Égypte, de Chine, de Haute Époque europĂ©enne et peinture d’avant-garde. Bien que Joseph Brummer, inquiet de la guerre en Europe, ne soit restĂ© que quelques annĂ©es Ă  Paris avant de s’expatrier aux États-Unis, son apport Ă  la reconnaissance des arts classiques d’Afrique et d’OcĂ©anie fut essentiel. L’un de ses clients, Charles Vignier, poĂšte symboliste, se reconvertit dans l’expertise des arts orientaux dĂšs le dĂ©but du 20e siĂšcle. En mai 1913, il dĂ©cide d’organiser Ă  la Galerie Levesque, 109 rue Saint-HonorĂ© Ă  Paris, une grande exposition d’arts extra-occidentaux issus principalement d’Asie et du Moyen-Orient mais oĂč, pour la premiĂšre fois, l’Afrique est Ă©galement reprĂ©sentĂ©e.1914-1918 : autour de Paul GuillaumeEn 1912, le jeune Paul Guillaume dĂ©bute sa carriĂšre de marchand d’art en vendant quelques statuettes et masques africains Ă  Joseph Brummer que lui a prĂ©sentĂ© le poĂšte Guillaume Apollinaire. La mĂȘme annĂ©e, Paul Guillaume fonde la « SociĂ©tĂ© d’Art et d’ArchĂ©ologie nĂšgre » puis en 1914 ouvre une galerie dans laquelle il expose oeuvres d’art d’Afrique et d’OcĂ©anie aux cĂŽtĂ©s des crĂ©ations d’artistes d’avant-garde. Lorsque la PremiĂšre Guerre mondiale Ă©clate, Paul Guillaume se tourne vers New York oĂč il participe Ă  la premiĂšre exposition consacrĂ©e exclusivement Ă  l’art africain traditionnel. Elle se tient Ă  la Galerie 291 dirigĂ©e par Alfred Stieglitz, photographe, galeriste et Ă©diteur amĂ©ricain, et Marius de Zayas, artiste et galeriste mexicain. En 1916, l’exposition organisĂ©e Ă  l’association « Lyre et Palette » (situĂ©e au carrefour Raspail et Montparnasse, rue Huyghens) marque un tournant : c’est la premiĂšre fois que l’on expose Ă  Paris des piĂšces provenant des continents africains et ocĂ©aniens, non pour Ieur intĂ©rĂȘt ethnographique ou archĂ©ologique, mais pour leur dimension artistique. En 1917, Paul Guillaume et Guillaume Apollinaire publient Sculptures nĂšgres, un des premiers ouvrages consacrĂ©s exclusivement aux arts africains et ocĂ©aniens. [...]
  • 🔊 “Le Langage des murs” Estampages de la Chine Ă  Notre-Dame au MAD, musĂ©e des Arts DĂ©coratifs, Paris du 18 mars au 28 juin 2026

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    “Le Langage des murs” Estampages de la Chine Ă  Notre-Dameau MAD, musĂ©e des Arts DĂ©coratifs, Parisdu 18 mars au 28 juin 2026Entretien avec BĂ©atrice Quette, conservatrice, responsable des collections asiatiques et islamiques – MusĂ©e des arts dĂ©coratifs, et co-commissaire de l’exposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 18 mars 2026, durĂ©e 23’27,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/19/3699_le-langage-des-murs_mad-musee-des-arts-decoratifs/CommuniquĂ© de presseCommissaires :BĂ©atrice Quette, conservatrice, responsables des collections asiatiques et islamiquesValentine Dubard de Gaillarbois, conservatrice-restauratrice d’arts graphiquesCĂ©cile Huguet-Broquet, conservatrice-restauratrice d’arts graphiquesSantiago Hardy, cordiste sur le chantier de Notre-Dame de ParisassistĂ©s de Louise Lartillot, assistante de conservation, bourse de la Fondation du JaponDu 18 mars au 28 juin 2026, le musĂ©e des Arts dĂ©coratifs prĂ©sente, Ă  l’occasion du Salon du dessin et du Printemps asiatique, « Le langage des murs. Estampages de la Chine Ă  Notre‑Dame », quatriĂšme focus exposĂ© au cabinet des Dessins, Papiers peints et Photographies. L‘exposition-focus illustre la pratique de l’estampage Ă  travers une sĂ©lection inĂ©dite des collections chinoise et française du musĂ©e des Arts dĂ©coratifs, d’EugĂšne Grasset Ă  Jean Dubuffet en passant par Emile‑Auguste Reiber.À cette occasion, le musĂ©e invite Santiago Hardy, cordiste, et Delphine Syvilay, ingĂ©nieure de recherche au Laboratoire de Recherche des Monuments Historiques (LRMH) Ă  prĂ©senter les estampages qu’ils ont rĂ©alisĂ©s lors du chantier de restauration de Notre‑Dame de Paris. La prĂ©sence des outils permet d’apprĂ©hender la technique pratiquĂ©e en Chine et celle utilisĂ©e sur les murs de la cathĂ©drale. Une centaine d’oeuvres et d’objets illustre ainsi cette mise en regard de la technique de l’estampage ancienne et contemporaine et ses qualitĂ©s techniques, esthĂ©tiques, poĂ©tiques.D’origine chinoise, la technique de l’estampage permet de prendre l’empreinte d’un motif ou d’un texte, sculptĂ© ou gravĂ© Ă  la surface d’une pierre ou d’un objet, Ă  l’aide de papier et d’encre. Le papier humidifiĂ© est appliquĂ© Ă  la surface de l’objet (en pierre, mĂ©tal, bois) Ă  l’aide d’une brosse qui permet au papier d’épouser tous les creux et reliefs. Puis, un tampon de tissus encrĂ© est appliquĂ© systĂ©matiquement sur tout la surface du papier. L’encre noircit les reliefs et les creux restent blancs, rĂ©vĂ©lant ainsi le dĂ©cor Ă  l’échelle 1 dans un contraste noir et blanc.En entrant dans la salle d’exposition, le visiteur dĂ©couvre une quarantaine d’estampages inĂ©dits rĂ©alisĂ©s sur le chantier de reconstruction de Notre‑Dame de Paris, de 2021 Ă  2022. Le projet d’inventaire des signes lapidaires et des graffitis de la cathĂ©drale, initiĂ© par Santiago Hardy et Delphine Syvilay, a Ă©tĂ© soutenu par le chantier scientifique de Notre‑Dame de Paris et par l’établissement public chargĂ© de la conservation et de la restauration de la cathĂ©drale (EPRNDP). Pour rĂ©aliser ce livre d’or mural, ils choisissent et apprennent la technique de l’estampage. Cette technique millĂ©naire connaĂźt ainsi un renouveau inattendu en France et permet de rĂ©vĂ©ler, voire de sauvegarder ces marques, signes, dĂ©cors et inclusions trouvĂ©s Ă  la surface des murs de l’édifice en restauration.[...]