Partager

cover art for 🔊 “Huma Bhabha / Alberto Giacometti” , Ă  l’Institut Giacometti, du 6 fĂ©vrier au 24 mai 2026

FranceFineArt

🔊 “Huma Bhabha / Alberto Giacometti” , Ă  l’Institut Giacometti, du 6 fĂ©vrier au 24 mai 2026

‱
“Huma Bhabha / Alberto Giacometti”DĂ©noue, boucle Ă  boucle, les cheveux d’une idole – avant que tes articulations se dĂ©tachent
à l’Institut Giacometti, Paris

du 6 février au 24 mai 2026


Entretien avec Emilie Bouvard, directrice scientifique et des collections – Fondation Giacometti, et commissaire de l’exposition,

par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 3 fĂ©vrier 2026, durĂ©e 24’03,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2026/02/08/3686_bhabha-giacometti_institut-giacometti/


Communiqué de presse


Commissaire : Émilie Bouvard, directrice scientifique et des collections, Fondation Giacometti



L’Institut Giacometti prĂ©sente une exposition inĂ©dite mettant l’oeuvre de l’artiste pakistano-amĂ©ricaine, Huma Bhabha (nĂ©e Ă  Karachi, 1962, vit et travaille Ă  Poughkeepsie, États-Unis), en rĂ©sonance avec l’oeuvre d’Alberto Giacometti.

Conçue spĂ©cifiquement pour l’Institut Giacometti, l’exposition prĂ©sente de nouvelles crĂ©ations rĂ©alisĂ©es par Bhabha pour l’occasion, ainsi qu’un ensemble de piĂšces majeures de son travail : deux figures debout, des tĂȘtes sculptĂ©es, des fragments de corps, ainsi que des dessins et des photographies. Toutes ces oeuvres dialoguent, non sans humour, avec des oeuvres emblĂ©matiques de Giacometti, parmi lesquelles l’Homme qui marche (1960), la Jambe (1958), les Femmes de Venise (1956) ou encore la Grande TĂȘte (1960).

Cette exposition fait suite à un premier dialogue entre les deux artistes au Barbican Centre en 2025, «Nothing is behind Us».

Inviter Huma Bhabha Ă  crĂ©er face Ă  Giacometti fut une Ă©vidence, celle-ci manifestant depuis longtemps un profond intĂ©rĂȘt pour son travail. Se revendiquant « expressionniste », Bhabha construit des assemblages, travaille l’argile, le liĂšge et le bronze pour faire Ă©merger des formes humaines qui expriment des Ă©motions. La rencontre entre les deux artistes se joue dans un face Ă  face autour de la figure, Ă  la fois fragile et forte, fĂ©minine et masculine, drĂŽle et mĂ©lancolique, rĂ©sistante. SinguliĂšre parmi ses contemporains, Bhabha rejoint Giacometti dans la conviction que « tout se rĂ©sout autour du corps humain ».

ObsĂ©dĂ©es par le mouvement de la vie Ă  la mort et de la mort Ă  la vie, leurs oeuvres tĂ©moignent Ă  la fois de la force et du caractĂšre pĂ©rissable des ĂȘtres humains, de leur violence et de leur tendresse. L’humour, caustique, noir, grinçant, traverse l’exposition. On en trouve un Ă©cho dans le titre de l’exposition, « DĂ©noue, boucle Ă  boucle, les cheveux d’une idole – avant que tes articulations se dĂ©tachent
 », extrait d’un quatrain du poĂšte persan Omar Khayyam* (1048-1131).

Enfin, tous deux puisent dans l’art de toutes les Ă©poques et de toutes les civilisations – de l’art de la GrĂšce antique Ă  la Renaissance, en passant par les arts africains ou encore par le cinĂ©ma -, pour crĂ©er de nouvelles formes et de nouveaux modes de perception, d’autres visions de l’humanitĂ©. PassionnĂ©e de science-fiction, Bhabha prolonge ici le dialogue avec Giacometti, familier des milieux de cinĂ©ma Ă©trange et surrĂ©aliste.

*Poùme d’Omar Khayyam, Quatrain 71. Traduction de Claude Anet et Myrza Muhammad (1920)


Catalogue sous la direction d’Emilie Bouvard Co-Ă©ditĂ© par la Fondation Giacometti, Paris / Fage Ă©ditions, Lyon

More episodes

View all episodes

  • 🔊 “Le Syndrome de Bonnard” Ou l’impermanence des oeuvres Le Plateau Frac Île-de-France, Paris et aux RĂ©serves, Romainville du 14 fĂ©vrier au 19 juillet 2026

    20:54|
    “Le Syndrome de Bonnard”Ou l’impermanence des oeuvresLe Plateau Frac Île-de-France, Paris et aux RĂ©serves, Romainvilledu 14 fĂ©vrier au 19 juillet 2026Entretien avec Emilie Villez, commissaire indĂ©pendante, membre du collectif Le Bureau/, co-commissaire de l’exposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 30 mars 2026, durĂ©e 20’54,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/31/3706_le-syndrome-de-bonnard_le-plateau-frac-ile-de-france/CommuniquĂ© de presseCommissariat Le Bureau/[Marc Bembekoff, Garance Chabert, AurĂ©lien Mole, CĂ©line Poulin et Emilie Villez]Le Syndrome de Bonnard, prĂ©sentĂ© au Plateau Ă  Paris et aux RĂ©serves Ă  Romainville du 14 fĂ©vrier au 19 juillet 2026, dĂ©voile la part mouvante et ouverte des oeuvres. Entre reprises, rĂ©activations et recyclages, elles poursuivent leur propre trajectoire au-delĂ  de leur entrĂ©e dans les collections. InspirĂ©e par les retouches sans fin du peintre Pierre Bonnard (1867-1947), l’exposition, imaginĂ©e par le collectif curatorial Le Bureau/, rĂ©unit plus de trente artistes français et internationaux pour interroger l’impermanence des oeuvres, la plasticitĂ© des rĂ©cits et le dialogue constamment rĂ©inventĂ© entre crĂ©ation et institution.On raconte que Pierre Bonnard n’a cessĂ© tout au long de sa vie de reprendre ses toiles. Une anecdote en particulier rapporte qu’il fut arrĂȘtĂ© par un gardien au MusĂ©e du Luxembourg alors qu’il tentait de retoucher subrepticement une minuscule feuille d’arbre d’un de ses tableaux. Marguerite Duras, dans La Vie matĂ©rielle, se remĂ©more l’histoire d’un tableau que Bonnard aurait significativement modifiĂ©, sans demander l’avis des commanditaires, et rappelle que la crĂ©ation avance rarement en ligne droite : « Ça arrive dans un livre, Ă  un tournant de phrase, vous changez le sujet du livre. (
) Les tableaux, les Ă©crits ne se font pas en toute clartĂ©. »Ces rĂ©cits confrontent plusieurs perspectives lĂ©gitimes : d’un cĂŽtĂ©, l’institution qui garantit la conservation de l’oeuvre acquise et son inscription patrimoniale dans un rĂ©cit historique ; de l’autre, le parcours individuel de l’artiste et les mouvements, parfois significatifs, de sa pratique ; enfin, l’interprĂ©tation du public, qui varie selon les Ă©poques, les aires gĂ©ographiques
À partir de la collection du Frac Île-de-France, Le Syndrome de Bonnard explore comment les oeuvres peuvent Ă©voluer aprĂšs leur acquisition : les tĂątonnements de la pratique d’atelier peuvent-ils ĂȘtre rĂ©-examinĂ©s par l’artiste une fois son oeuvre inventoriĂ©e ? Comment certaines oeuvres peuvent-elles sans cesse ĂȘtre rejouĂ©es, rĂ©activĂ©es et actualisĂ©es ? Que dire du changement de perception d’une oeuvre Ă  la lumiĂšre de l’évolution de notre contexte politique, social et environnemental ? Dix ans aprĂšs avoir rĂ©alisĂ© une premiĂšre exposition 1 consacrĂ©e Ă  ces questions, Le Bureau/ joue le jeu de la reprise et approfondit au Plateau et aux RĂ©serves sa rĂ©flexion sur l’impermanence d’une oeuvre d’art.[...]
  • 🔊 “Africa fashion” au musĂ©e du quai Branly – Jacques Chirac, Paris du 31 mars au 12 juillet 2026

    11:09|
    “Africa fashion” au musĂ©e du quai Branly – Jacques Chirac, Parisdu 31 mars au 12 juillet 2026Entretien avec Christine Barthe, Responsable de l’unitĂ© patrimoniale des collections photographiques du musĂ©e du quai Branly – Jacques Chirac, Paris,et commissaire associĂ©e de l’exposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 30 mars 2026, durĂ©e 11’09,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/31/3705_africa-fashion_musee-du-quai-branly-jacques-chirac/CommuniquĂ© de presseCommissaire gĂ©nĂ©rale :Dr Christine Checinska, Conservatrice en chef des textiles et de la mode d’Afrique et de la diaspora africaine, Victoria and Albert Museum de LondresCommissaires associĂ©es :HĂ©lĂšne Joubert, Responsable de l’unitĂ© patrimoniale des collections Afrique du musĂ©e du quai Branly – Jacques Chirac, ParisChristine Barthe, Responsable de l’unitĂ© patrimoniale des collections photographiques du musĂ©e du quai Branly – Jacques Chirac, ParisAprĂšs avoir conquis Londres, New York, Portland, Chicago, Melbourne et MontrĂ©al, l’exposition Africa Fashion, conçue par le Victoria and Albert Museum de Londres, arrive Ă  Paris et propose un dialogue entre les plus grands crĂ©ateurs de mode de la scĂšne contemporaine africaine et les riches collections historiques du musĂ©e du quai Branly – Jacques Chirac.Le parcours de cette exposition cĂ©lĂšbre l’essor fulgurant de la scĂšne africaine de la mode, portĂ©e par une nouvelle gĂ©nĂ©ration de crĂ©ateurs. Entre inspiration et innovation stylistique, leurs crĂ©ations cĂ©lĂšbrent une scĂšne artistique dynamique aussi variĂ©e que le continent lui-mĂȘme.Africa Fashion prĂ©sente la mode africaine comme une forme d’art qui se dĂ©finit elle-mĂȘme et qui rĂ©vĂšle la richesse et la diversitĂ© des histoires et des cultures africaines. Pour l’occasion, le musĂ©e met en lumiĂšre sa collection de textiles, accessoires et bijoux africains, ainsi qu’une sĂ©lection de photographies issues de ses archives et collectĂ©es auprĂšs du public.Renaissance culturelleLes bouleversements politiques et sociaux qui accompagnent les mouvements d’indĂ©pendance en Afrique dĂšs les annĂ©es 1950 ont ouvert une longue pĂ©riode de crĂ©ativitĂ© dans le domaine de la mode, de la musique et des arts visuels. Cette premiĂšre section prĂ©sente ainsi de nombreuses archives (affiches, publications, enregistrements, revues, photographies
) tĂ©moignant des changements radicaux intervenus au cours de ces annĂ©es de libĂ©ration, entre le milieu et la fin des annĂ©es 1950 Ă  1994, coĂŻncidant avec la fin de l’apartheid en Afrique du Sud.Regard politique et poĂ©tique sur le textileDans ce contexte de lutte et d’émancipation, la fabrication et le port de tissus africains traditionnels deviennent des actes politiques. Cette deuxiĂšme section met en lumiĂšre l’importance du textile dans de nombreux pays africains : des imprimĂ©s Ă  la cire, des tissus commĂ©moratifs, des Ă dĂŹráșč (tissus imprimĂ©s Ă  la teinture indigo), des kentĂ© (Ă©toffes multicolores composĂ©es de bandes tissĂ©es en soie ou en coton) et des bĂČgĂČlanfini (tissus bicolores teints Ă  partir de terre et de matiĂšres vĂ©gĂ©tales), autant de fragments d’une histoire textile plurielle, façonnĂ©e par de nombreuses techniques issues de l’ensemble du continent.Avant-gardeAu milieu du 20e siĂšcle, la mode africaine connaĂźt un tournant avec l’émergence de crĂ©ateurs dont les marques se diffusent largement au niveau local, national et international. Le continent connaĂźt alors un Ă©lan de crĂ©ativitĂ©. Afin de tĂ©moigner de cette effervescence crĂ©ative, cette troisiĂšme section propose de s’arrĂȘter sur le parcours de cinq crĂ©ateurs africains emblĂ©matiques du 20e siĂšcle : Shade Thomas-Fahm (nĂ© en 1933), Chris Seydou (1949 – 1994), Kofi Ansah (1951-2014), Alphadi (nĂ© en 1957), NaĂŻma Bennis (1940-2008) reprĂ©sentent la premiĂšre gĂ©nĂ©ration de designers africains Ă  attirer l’attention internationale.[...]
  • 🔊 “Cartes imaginaires” Inventer des mondes Ă  la BnF I François-Mitterrand, Paris du 24 mars au 19 juillet 2026

    17:24|
    “Cartes imaginaires” Inventer des mondesĂ  la BnF I François-Mitterrand, Parisdu 24 mars au 19 juillet 2026Entretien avec Julie Garel-Grislin & Cristina Ion, conservatrices au dĂ©partement des Cartes et plans de la BnF et commissaires de l’exposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 23 mars 2026, durĂ©e 17’25,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/23/3703_cartes-imaginaires_bnf-francois-mitterrand/CommuniquĂ© de presseCommissariat :Julie Garel-Grislin & Cristina Ion, conservatrices au dĂ©partement des Cartes et plans de la BnFL’exposition Cartes imaginaires. Inventer des mondes invite les visiteurs Ă  un voyage aux frontiĂšres du rĂ©el et de la fiction, Ă  la dĂ©couverte des liens entre cartographie et imaginaire. Car si les cartes tracent d’ordinaire les contours de terres connues, elles donnent Ă©galement forme Ă  des territoires imaginaires qui prolongent, interprĂštent ou personnalisent le monde rĂ©el. Conçu comme une expĂ©rience sensorielle et immersive, avec une attention particuliĂšre portĂ©e Ă  la lumiĂšre et aux ambiances sonores, le parcours de l’exposition plonge les visiteurs dans des mondes inexplorĂ©s, mythiques ou littĂ©raires. Il permet d’admirer 200 oeuvres mĂȘlant parchemins mĂ©diĂ©vaux et art contemporain, atlas et livres imprimĂ©s, dessins et jeux vidĂ©o.Passant du paradis terrestre Ă  l’Atlantide, de l’Eldorado au monde de Narnia et des territoires de Game of Thrones Ă  ceux d’Assassin’s Creed, les visiteurs dĂ©couvrent de nombreux chefs-d’Ɠuvre cartographiques conservĂ©s au dĂ©partement des Cartes et plans de la BnF, ainsi que des prĂȘts majeurs du musĂ©e Guimet, de la British Library, de la BibliothĂšque bodlĂ©ienne d’Oxford, de la BibliothĂšque royale de Belgique et de la BibliothĂšque apostolique Vaticane. Ainsi rassemblĂ©es, ces piĂšces d’exception font dialoguer diffĂ©rents espaces-temps, suscitant la rĂ©flexion, l’amusement ou la rĂȘverie, et rappellent qu’il est nĂ©cessaire d’imaginer le monde pour pouvoir le reprĂ©senter.Parcours de l’exposition – Un voyage en quatre escalesL’exposition conduit les visiteurs de tout Ăąge au plus prĂšs de trĂ©sors rarement montrĂ©s au public et se dĂ©ploie en quatre escales.La premiĂšre nous entraĂźne dans les mondes inexplorĂ©s et plonge le visiteur au coeur de l’iconographie cartographique.Au-delĂ  des tracĂ©s gĂ©ographiques, les cartes intĂšgrent des figures fabuleuses empruntĂ©es aux sources antiques et religieuses et transmises Ă  travers les encyclopĂ©dies mĂ©diĂ©vales. Ces crĂ©atures peuplent les marges des terres connues et tĂ©moignent de la maniĂšre dont l’imaginaire se projette sur les territoires Ă  dĂ©couvrir.Le visiteur explore ainsi cinq continents, en compagnie de crĂ©atures chimĂ©riques qui seront progressivement chassĂ©es des cartes au XVIIIe siĂšcle.La seconde prĂ©sente les mondes lĂ©gendaires, ces lieux imaginaires que l’on a crus rĂ©els.MĂȘlant rĂ©alitĂ© et merveilleux, les cartographes leur ont attribuĂ© une localisation terrestre : l’Atlantide, le royaume du prĂȘtre Jean, l’Eldorado ou le paradis terrestre prennent forme sur le globe. Cette section entraĂźne le visiteur Ă  la lisiĂšre des mondes terrestres et cĂ©lestes. Les cartes extra-occidentales, notamment bouddhistes avec la reprĂ©sentation du mont Meru, tĂ©moignent d’une volontĂ© d’ancrer dans l’espace des lieux mythiques Ă  forte charge symbolique et cosmologique.La troisiĂšme explore les mondes littĂ©raires, oĂč la fiction Ă©mancipe les constructions gĂ©ographiques de la rĂ©alitĂ©. Ces cartes imaginaires confĂšrent une consistance aux univers narratifs, du rĂ©alisme Ă  la fantasy. Le visiteur dĂ©ambule ainsi de L’Île au trĂ©sor Ă  Narnia, de Final Fantasy Ă  Game of Thrones.Pour clore le voyage, la quatriĂšme escale considĂšre la carte dans sa dimension Ă©vocatrice et subjective et fait dialoguer Ɠuvres anciennes et oeuvres d’artistes contemporains qui s’inspirent de la cartographie. L’art dĂ©construit le dispositif cartographique pour rĂ©vĂ©ler la construction d’une vision collective de l’espace, montrant que toute reprĂ©sentation du monde naĂźt de l’imaginaire.
  • 🔊 “Matisse” 1941-1954 au Grand Palais [Centre Pompidou – Constellation], Paris du 24 mars au 26 juillet 2026

    17:02|
    “Matisse” 1941-1954au Grand Palais [Centre Pompidou – Constellation], Parisdu 24 mars au 26 juillet 2026Entretien avec Claudine Grammont, Cheffe du cabinet d’art graphique, MusĂ©e national d’art moderne – Centre Pompidou, et commissaire de l’exposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 23 mars 2026, durĂ©e 17’03,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/23/3702_matisse_grand-palais/CommuniquĂ© de presseCommissariat :Claudine Grammont, Cheffe du cabinet d’art graphique, MusĂ©e national d’art moderne – Centre PompidouExposition coproduite par le Centre Pompidou et le GrandPalaisRmnD’une envergure inĂ©dite en France, l’exposition « Matisse, 1941 — 1954 » met en lumiĂšre les derniĂšres annĂ©es de crĂ©ation de l’artiste, grand moment de synthĂšse, de radicalitĂ© et d’invention formelle. Elle rĂ©unit plus de 300 oeuvres qui tĂ©moignent de l’élan de crĂ©ation inouĂŻe de Matisse durant cette pĂ©riode particuliĂšrement foisonnante. À prĂšs de 80 ans, il se rĂ©invente avec le mĂ©dium de la gouache dĂ©coupĂ©e Ă  travers lequel il renouvelle entiĂšrement son vocabulaire plastique et donne Ă  son art une portĂ©e monumentale. Cette exposition conduit le visiteur dans le dernier grand atelier de Matisse, regroupant peintures, sĂ©rie de dessins, livres illustrĂ©s, gouaches dĂ©coupĂ©es, textiles et mĂȘme vitraux qui sont autant de dĂ©clinaisons de cet ultime moment de grĂące.La sĂ©lection de plus de 300 oeuvres, dont beaucoup sont inĂ©dites en France, offre l’occasion de dĂ©couvrir des ensembles trĂšs rarement vus. Afin de complĂ©ter la dĂ©jĂ  riche collection du Centre Pompidou, des prĂȘts exceptionnels proviennent de collections particuliĂšres et d’institutions nationales et internationales dont le Hammer Museum, le MoMA, la National Gallery of Art de Washington, la Fondation Barnes, la Fondation Beyeler.L’exposition rĂ©unit les ensembles essentiels de cette pĂ©riode : la magistrale et ultime sĂ©rie des peintures des IntĂ©rieurs de Vence de 1946-1948, l’album Jazz et sa maquette, des sĂ©ries de dessins de ThĂšmes et Variations, les dessins au pinceau et Ă  l’encre, les principaux Ă©lĂ©ments du programme de la chapelle de Vence, les panneaux monumentaux La Gerbe, Les Acanthes, L’Escargot et MĂ©moire d’OcĂ©anie. Enfin, les grandes figures en gouache dĂ©coupĂ©e, comme La Tristesse du roi, Zulma, Danseuse crĂ©ole et la sĂ©rie des Nus bleus sont ici, exceptionnellement, rĂ©unies.« Matisse 1941 – 1954 » s’inscrit dans la lignĂ©e des grandes monographies dĂ©diĂ©es Ă  l’artiste organisĂ©es par le Centre Pompidou [« Matisse 1904 – 1917 » en 1993, « Matisse. Paires et sĂ©ries » en 2012 et « Matisse. Comme un roman » en 2021] et fait plus particuliĂšrement Ă©cho Ă  celle de 1993, « Matisse 1904 – 1917 ». À la diffĂ©rence de « Henri Matisse: the Cut-Outs » (prĂ©sentĂ©e Ă  la Tate et au MoMA, 2014) exclusivement consacrĂ©e aux gouaches dĂ©coupĂ©es, elle rĂ©vĂšle la dimension pluridisciplinaire de sa pratique pendant cette pĂ©riode. Car jamais auparavant l’artiste n’avait Ă©tĂ© aussi prolifique dans la variĂ©tĂ© des techniques et des supports utilisĂ©s, comme en tĂ©moignent les peintures, gouaches dĂ©coupĂ©es, dessins, livres illustrĂ©s, textiles et vitraux exceptionnellement rĂ©unis dans ce parcours.Cette derniĂšre pĂ©riode de crĂ©ation se caractĂ©rise par une symbiose toujours plus grande entre l’oeuvre et l’espace de l’atelier. TravaillĂ©es Ă  mĂȘme les murs de l’appartement du RĂ©gina, mobiles par essence, les oeuvres participent de la vĂ©gĂ©talisation dynamisante du cadre spatial. L’exposition s’attache Ă  restituer cet in situ en permanente mĂ©tamorphose, donnant au visiteur l’accĂšs Ă  ce « jardin » de Matisse Ă  travers un espace qui va en s’amplifiant salle aprĂšs salle. Y sera Ă©galement rappelĂ© le contexte de la guerre et de l’immĂ©diat aprĂšs-guerre alors que la figure d’Henri Matisse s’impose en France et outre-Atlantique comme un symbole de libertĂ©.
  • 🔊 “Henri Rousseau” L’ambition de la peinture au MusĂ©e de l’Orangerie, Paris du 25 mars au 20 juillet 2026

    19:35|
    “Henri Rousseau”L’ambition de la peintureau MusĂ©e de l’Orangerie, Parisdu 25 mars au 20 juillet 2026Entretien avec Juliette Degennes, conservatrice du patrimoine – musĂ©e de l’Orangerie, et co-commissaire de l’exposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 20 mars 2026, durĂ©e 19’35,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/21/juliette-degennes/CommuniquĂ© de presseCommissariat :Juliette Degennes, conservatrice du patrimoine, musĂ©e de l’OrangerieNancy Ireson, commissaire associĂ©e, conservatrice consultante, Fondation BarnesChristopher Green, conservateur consultant, professeur Ă©mĂ©rite, Courtauld Institute of ArtPour la premiĂšre fois, le musĂ©e de l’Orangerie organise, en collaboration avec la Fondation Barnes de Philadelphie, une exposition consacrĂ©e Ă  Henri Rousseau. InaugurĂ©e en octobre dernier Ă  Philadelphie, elle est prĂ©sentĂ©e Ă  Paris du 25 mars au 20 juillet 2026. À la suite du rĂ©cent changement de statut de la Fondation Barnes, qui lui permet dĂ©sormais de prĂȘter ses oeuvres, le musĂ©e de l’Orangerie devient la premiĂšre institution au monde Ă  coproduire une exposition issue de ses collections. Il accueille Ă  cette occasion neuf oeuvres prĂȘtĂ©es de maniĂšre inĂ©dite par la Fondation, rĂ©unissant un important corpus de tableaux d’Henri Rousseau passĂ©s entre les mains du marchand Paul Guillaume.Cette collaboration s’impose comme une Ă©vidence dans l’histoire des deux institutions : Paul Guillaume, dont la collection constitue le coeur du musĂ©e parisien, a Ă©tĂ© l’intermĂ©diaire d’Albert Barnes pour l’achat de ses dix-huit peintures de Rousseau. Il a lui-mĂȘme Ă©tĂ© un fervent collectionneur de l’artiste, ayant possĂ©dĂ© jusqu’à cinquante oeuvres de la main du peintre, si l’on en croit les albums documentaires conservĂ©s dans le fonds du musĂ©e. Neuf d’entre elles appartiennent aujourd’hui Ă  la collection du musĂ©e de l’Orangerie, auxquelles s’ajoute une acquisition rĂ©cente de deux petits portraits. L’exposition et son catalogue reviendront sur cette Ă©troite collaboration entre le marchand parisien et le collectionneur amĂ©ricain, et plus largement sur le rĂ©seau de collectionneurs et de marchands dans lequel le peintre s’est inscrit de son vivant. Une cinquantaine d’oeuvres seront prĂ©sentĂ©es Ă  cette occasion, issues des collections de ces deux institutions et de prĂȘts d’oeuvres clĂ©s d’institutions europĂ©ennes et amĂ©ricaines dont La BohĂ©mienne endormie, chef-d’oeuvre du Museum of Modern Art de New York.Cette exposition revient sur la carriĂšre d’Henri Rousseau (1844-1910), sa pratique picturale et ses ambitions professionnelles, en lien avec le marchĂ© de l’art. Venu Ă  Paris depuis sa Mayenne natale, il dĂ©cide Ă  l’ñge de 49 ans de prendre sa retraite de l’octroi pour se consacrer entiĂšrement Ă  la peinture. L’artiste a su diversifier les genres et les techniques pour se faire une place sur la scĂšne artistique parisienne : compositions envoyĂ©es au Salon des IndĂ©pendants, rĂ©ponses Ă  des commandes publiques pour orner les hĂŽtels de ville d’Île-de-France, portraits commandĂ©s par son entourage, paysages destinĂ©s Ă  la vente, ou encore autoportraits plus intimes. L’exposition entend dĂ©passer les lĂ©gendes entourant le nom du « Douanier Rousseau » pour Ă©tudier en profondeur son parcours artistique. Des sections thĂ©matiques permettront d’aborder la matĂ©rialitĂ© des oeuvres et de les replacer dans le contexte du marchĂ© de l’art moderne auquel Paul Guillaume et Albert Barnes ont largement participĂ©.[...]
  • 🔊 “1913–1923 : L’esprit du temps” Paris cĂ©lĂšbre les arts d’Afrique et d’OcĂ©anieau musĂ©e du quai Branly – Jacques Chirac, Paris du 17 mars au 20 septembre 2026

    23:37|
    “1913–1923 : L’esprit du temps”Paris cĂ©lĂšbre les arts d’Afrique et d’OcĂ©anieau musĂ©e du quai Branly – Jacques Chirac, Parisdu 17 mars au 20 septembre 2026Entretien avec Bertrand Goy, historien, spĂ©cialiste des arts extra-occidentaux, et co-commissaire de l’exposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 19 mars 2026, durĂ©e 23’37,© FranceFineArt.CommuniquĂ© de presseCommissariat :Bertrand Goy, Historien, spĂ©cialiste des arts extra-occidentauxHĂ©lĂšne Joubert, Responsable de l’unitĂ© patrimoniale des collections Afrique du musĂ©e du quai Branly – Jacques ChiracL’exposition retrace l’histoire des arts africains et ocĂ©aniens Ă  Paris au dĂ©but du 20e siĂšcle, Ă©poque oĂč objets extra-europĂ©ens et oeuvres avant-gardistes se rencontrent et façonnent ensemble une nouvelle vision de l’art moderne, autour d’artistes, d’intellectuels, de marchands et de collectionneurs prĂ©curseurs.À travers des documents d’archives, des photographies et des oeuvres d’Afrique et d’OcĂ©anie, l’exposition permet d’évoquer l’atmosphĂšre stimulante du quartier de Montparnasse et rĂ©vĂšle une dĂ©cennie historique, au cours de laquelle des objets, d’abord perçus comme ethnographiques, sont progressivement reconnus comme des oeuvres d’art Ă  part entiĂšre. Cette reconnaissance marque une rupture majeure dans l’histoire de l’art occidental, mais aussi dans le marchĂ© de l’art international.1911-1913 : de Montparnasse Ă  la Rive droiteAu tournant du 20e siĂšcle, quelques marchands europĂ©ens approvisionnent en « spĂ©cimens ethnographiques » leurs clients, constituĂ©s principalement de musĂ©es ethnographiques et d’amateurs de curiositĂ©s « exotiques ». C’est Ă  cette Ă©poque que Derain et Vlaminck achĂštent leurs premiers masques et sculptures africains et que Matisse, Lhote ou Picasso en font une source importante de leur inspiration. Joseph Brummer, artiste immigrĂ© hongrois se fait rapidement connaĂźtre comme marchand au goĂ»t sĂ»r et Ă©clectique, mettant sur le mĂȘme plan productions africaines, oeuvres d’art de Perse, d’Égypte, de Chine, de Haute Époque europĂ©enne et peinture d’avant-garde. Bien que Joseph Brummer, inquiet de la guerre en Europe, ne soit restĂ© que quelques annĂ©es Ă  Paris avant de s’expatrier aux États-Unis, son apport Ă  la reconnaissance des arts classiques d’Afrique et d’OcĂ©anie fut essentiel. L’un de ses clients, Charles Vignier, poĂšte symboliste, se reconvertit dans l’expertise des arts orientaux dĂšs le dĂ©but du 20e siĂšcle. En mai 1913, il dĂ©cide d’organiser Ă  la Galerie Levesque, 109 rue Saint-HonorĂ© Ă  Paris, une grande exposition d’arts extra-occidentaux issus principalement d’Asie et du Moyen-Orient mais oĂč, pour la premiĂšre fois, l’Afrique est Ă©galement reprĂ©sentĂ©e.1914-1918 : autour de Paul GuillaumeEn 1912, le jeune Paul Guillaume dĂ©bute sa carriĂšre de marchand d’art en vendant quelques statuettes et masques africains Ă  Joseph Brummer que lui a prĂ©sentĂ© le poĂšte Guillaume Apollinaire. La mĂȘme annĂ©e, Paul Guillaume fonde la « SociĂ©tĂ© d’Art et d’ArchĂ©ologie nĂšgre » puis en 1914 ouvre une galerie dans laquelle il expose oeuvres d’art d’Afrique et d’OcĂ©anie aux cĂŽtĂ©s des crĂ©ations d’artistes d’avant-garde. Lorsque la PremiĂšre Guerre mondiale Ă©clate, Paul Guillaume se tourne vers New York oĂč il participe Ă  la premiĂšre exposition consacrĂ©e exclusivement Ă  l’art africain traditionnel. Elle se tient Ă  la Galerie 291 dirigĂ©e par Alfred Stieglitz, photographe, galeriste et Ă©diteur amĂ©ricain, et Marius de Zayas, artiste et galeriste mexicain. En 1916, l’exposition organisĂ©e Ă  l’association « Lyre et Palette » (situĂ©e au carrefour Raspail et Montparnasse, rue Huyghens) marque un tournant : c’est la premiĂšre fois que l’on expose Ă  Paris des piĂšces provenant des continents africains et ocĂ©aniens, non pour Ieur intĂ©rĂȘt ethnographique ou archĂ©ologique, mais pour leur dimension artistique. En 1917, Paul Guillaume et Guillaume Apollinaire publient Sculptures nĂšgres, un des premiers ouvrages consacrĂ©s exclusivement aux arts africains et ocĂ©aniens. [...]
  • 🔊 “Le Langage des murs” Estampages de la Chine Ă  Notre-Dame au MAD, musĂ©e des Arts DĂ©coratifs, Paris du 18 mars au 28 juin 2026

    23:27|
    “Le Langage des murs” Estampages de la Chine Ă  Notre-Dameau MAD, musĂ©e des Arts DĂ©coratifs, Parisdu 18 mars au 28 juin 2026Entretien avec BĂ©atrice Quette, conservatrice, responsable des collections asiatiques et islamiques – MusĂ©e des arts dĂ©coratifs, et co-commissaire de l’exposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 18 mars 2026, durĂ©e 23’27,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/19/3699_le-langage-des-murs_mad-musee-des-arts-decoratifs/CommuniquĂ© de presseCommissaires :BĂ©atrice Quette, conservatrice, responsables des collections asiatiques et islamiquesValentine Dubard de Gaillarbois, conservatrice-restauratrice d’arts graphiquesCĂ©cile Huguet-Broquet, conservatrice-restauratrice d’arts graphiquesSantiago Hardy, cordiste sur le chantier de Notre-Dame de ParisassistĂ©s de Louise Lartillot, assistante de conservation, bourse de la Fondation du JaponDu 18 mars au 28 juin 2026, le musĂ©e des Arts dĂ©coratifs prĂ©sente, Ă  l’occasion du Salon du dessin et du Printemps asiatique, « Le langage des murs. Estampages de la Chine Ă  Notre‑Dame », quatriĂšme focus exposĂ© au cabinet des Dessins, Papiers peints et Photographies. L‘exposition-focus illustre la pratique de l’estampage Ă  travers une sĂ©lection inĂ©dite des collections chinoise et française du musĂ©e des Arts dĂ©coratifs, d’EugĂšne Grasset Ă  Jean Dubuffet en passant par Emile‑Auguste Reiber.À cette occasion, le musĂ©e invite Santiago Hardy, cordiste, et Delphine Syvilay, ingĂ©nieure de recherche au Laboratoire de Recherche des Monuments Historiques (LRMH) Ă  prĂ©senter les estampages qu’ils ont rĂ©alisĂ©s lors du chantier de restauration de Notre‑Dame de Paris. La prĂ©sence des outils permet d’apprĂ©hender la technique pratiquĂ©e en Chine et celle utilisĂ©e sur les murs de la cathĂ©drale. Une centaine d’oeuvres et d’objets illustre ainsi cette mise en regard de la technique de l’estampage ancienne et contemporaine et ses qualitĂ©s techniques, esthĂ©tiques, poĂ©tiques.D’origine chinoise, la technique de l’estampage permet de prendre l’empreinte d’un motif ou d’un texte, sculptĂ© ou gravĂ© Ă  la surface d’une pierre ou d’un objet, Ă  l’aide de papier et d’encre. Le papier humidifiĂ© est appliquĂ© Ă  la surface de l’objet (en pierre, mĂ©tal, bois) Ă  l’aide d’une brosse qui permet au papier d’épouser tous les creux et reliefs. Puis, un tampon de tissus encrĂ© est appliquĂ© systĂ©matiquement sur tout la surface du papier. L’encre noircit les reliefs et les creux restent blancs, rĂ©vĂ©lant ainsi le dĂ©cor Ă  l’échelle 1 dans un contraste noir et blanc.En entrant dans la salle d’exposition, le visiteur dĂ©couvre une quarantaine d’estampages inĂ©dits rĂ©alisĂ©s sur le chantier de reconstruction de Notre‑Dame de Paris, de 2021 Ă  2022. Le projet d’inventaire des signes lapidaires et des graffitis de la cathĂ©drale, initiĂ© par Santiago Hardy et Delphine Syvilay, a Ă©tĂ© soutenu par le chantier scientifique de Notre‑Dame de Paris et par l’établissement public chargĂ© de la conservation et de la restauration de la cathĂ©drale (EPRNDP). Pour rĂ©aliser ce livre d’or mural, ils choisissent et apprennent la technique de l’estampage. Cette technique millĂ©naire connaĂźt ainsi un renouveau inattendu en France et permet de rĂ©vĂ©ler, voire de sauvegarder ces marques, signes, dĂ©cors et inclusions trouvĂ©s Ă  la surface des murs de l’édifice en restauration.[...]
  • 🔊 “K-Beauty” BeautĂ© corĂ©enne, histoire d’un phĂ©nomĂšne au MusĂ©e national des arts asiatiques – Guimet, Paris du 18 mars au 6 juillet 2026

    24:19|
    “K-Beauty” BeautĂ© corĂ©enne, histoire d’un phĂ©nomĂšneau MusĂ©e national des arts asiatiques – Guimet, Parisdu 18 mars au 6 juillet 2026Entretien avec Claire Bettinelli, chargĂ©e de production des expositions et des collections contemporaines – musĂ©e Guimet, et co-commissaire de l’exposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 17 mars 2026, durĂ©e 24’20,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/19/3698_k-beauty_musee-national-des-arts-asiatiques-guimet/CommuniquĂ© de presse Commissariat :Claire Bettinelli, musĂ©e GuimetClaire Trinquet-Solery, musĂ©e GuimetDepuis plus d’une dĂ©cennie, la beautĂ© corĂ©enne s’invite partout, de nos salles de bains Ă  nos Ă©crans. Sous l’étiquette « K-beauty », elle dĂ©signe une industrie cosmĂ©tique qui se dĂ©ploie dans un vaste Ă©cosystĂšme culturel et artistique. GrĂące Ă  l’engouement mondial pour la crĂ©ation corĂ©enne, qu’elle soit musicale (K-pop), tĂ©lĂ©visuelle (K-drama) ou culinaire (K-food), la K-beauty diffuse largement son langage esthĂ©tique extra-occidental.Mais qu’est-ce qu’ĂȘtre belle ou beau en CorĂ©e ? Cette question s’inscrit dans une histoire millĂ©naire du regard et dans un hĂ©ritage culturel et philosophique d’une grande complexitĂ©. Canons de beautĂ©, art du rituel ou des formulations : la beautĂ© corĂ©enne contemporaine invoque rĂ©guliĂšrement ce riche passĂ© et particuliĂšrement la fin de l’ùre Joseon (fin du 18e – dĂ©but 20e siĂšcle), pĂ©riode oĂč se forme une reprĂ©sentation de l’individu et une expression de la beautĂ© singuliĂšres qui imprĂšgnent encore aujourd’hui le soft power corĂ©en.Voyageant dans prĂšs de 300 ans d’histoire, cette exposition prĂ©sente des chefs-d’oeuvre issus de musĂ©es corĂ©ens et internationaux, et des collections du musĂ©e Guimet. Ils cĂŽtoient des objets et tĂ©moignages modernes et contemporains qui illustrent la permanence des modĂšles anciens mais aussi leur mĂ©tamorphose au contact d’un monde globalisĂ©.L’exposition interroge ainsi l’évolution de l’idĂ©e de beautĂ© en CorĂ©e, sans cesse rĂ©imaginĂ©e.
  • 🔊 “Visages d’artistes” De Gustave Courbet Ă  Annette Messager au Petit Palais, Paris du 18 mars au 19 juillet 2026

    19:19|
    “Visages d’artistes” De Gustave Courbet Ă  Annette Messagerau Petit Palais, Parisdu 18 mars au 19 juillet 2026Entretien avec Anne-Charlotte Cathelineau, conservatrice en chef du patrimoine chargĂ©e des sculptures au Petit Palais, et co-commissaire de l’exposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 17 mars 2026, durĂ©e 19’19,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/19/3697_visages-d-artistes_petit-palais/CommuniquĂ© de presseCommissariat gĂ©nĂ©ral :Annick Lemoine, conservatrice gĂ©nĂ©rale, directrice du Petit PalaisCommissariat scientifique :Anne-Charlotte Cathelineau, conservatrice en chef du patrimoine chargĂ©e des sculptures au Petit PalaisStĂ©phanie Cantarutti, conservatrice en chef du patrimoine chargĂ©e des peintures modernes (1800-1890) au Petit PalaisSixtine de Saint-LĂ©ger, responsable des arts dĂ©coratifs avant 1800 et de l’art contemporain au Petit PalaisLe Petit Palais prĂ©sente une exposition inĂ©dite consacrĂ©e Ă  l’autoportrait et au portrait d’artiste, un thĂšme central de ses collections et un axe majeur de sa politique d’acquisition depuis sa crĂ©ation au dĂ©but du XXe siĂšcle. Le parcours rĂ©unit environ cent oeuvres – peintures, sculptures, arts graphiques, arts dĂ©coratifs et photographies – mĂȘlant des oeuvres phares des collections comme l’Autoportrait au chien noir de Gustave Courbet et d’autres mĂ©connues, sorties des rĂ©serves spĂ©cialement pour l’occasion, comme la galerie de bustes des peintres impressionnistes sculptĂ©s par Paul Paulin.Au sein de l’exposition et jusque dans les collections permanentes du musĂ©e, les oeuvres de Giulia Andreani, Sophie Calle, Nina Childress, HĂ©lĂšne Delprat, Nan Goldin, Camille Henrot, NathanaĂ«lle Herbelin, Annette Messager, Françoise PĂ©trovitch, Anne et Patrick Poirier, Cindy Sherman, Apolonia Sokol et Claire Tabouret sont prĂ©sentĂ©es en regard des collections historiques. Leurs oeuvres convoquent un regard contemporain, celui du portrait d’artiste au fĂ©minin. Elles interrogent l’hĂ©ritage du portrait d’artiste, ses codes et ses usages, tout en proposant une rĂ©interprĂ©tation de ses enjeux. Par ce face Ă  face, un passĂ© rĂ©solument masculin dialogue avec le monde d’aujourd’hui oĂč l’artiste femme a dĂ©sormais pleinement sa place.Cette exposition inaugure par ailleurs une annĂ©e dĂ©diĂ©e aux femmes artistes qui se poursuivra Ă  l’automne avec la premiĂšre monographie consacrĂ©e Ă  la peintre Eva GonzalĂšs et une carte blanche confiĂ©e Ă  Prune Nourry.L’exposition adopte une perspective narrative qui part de l’individu pour tendre vers le collectif, en proposant un parcours thĂ©matique en 4 temps suivant le fil de l’autoportrait jusqu’aux fraternitĂ©s et aux hommages des pairs. Elle explore Ă©galement les inventions, singularitĂ©s et mĂ©tamorphoses du portrait Ă  travers des regroupements thĂ©matiques, ponctuĂ©s de mises en contexte historiques et d’éclairages sur l’histoire des collections du Petit Palais.Le parcours s’ouvre sur une premiĂšre section dĂ©diĂ©e Ă  l’autoportrait, quintessence du portrait d’artiste, particuliĂšrement bien reprĂ©sentĂ© dans les collections du Petit Palais. Une galerie de visages, spectaculaire, accueille le visiteur dans la rotonde d’introduction. L’absence de commanditaire et l’introspection du modĂšle offrent aux crĂ©ateurs un espace de libertĂ© et d’expĂ©rimentation. En lien direct avec le spectateur, l’artiste affirme son style et expose sa personnalitĂ©, y compris au travers de portraits mĂ©taphoriques ou mĂ©tonymiques. On y dĂ©couvre les autoportraits de Gustave Courbet, Pierre Puvis de Chavannes, LĂ©on Bonnat, Jacques-Émile Blanche, entre autres ou encore les Ă©tonnants masques en grĂšs de Jean-Joseph CarriĂšs. L’oeuvre Autoportrait clown / fleur de Nina Childress et la sculpture hyperrĂ©aliste d’HĂ©lĂšne Delprat introduisent un effet de surprise tout en rĂ©interrogeant la tradition du genre aujourd’hui.[...]