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Choses à Savoir TECH VERTE

Si l’humanité disparaissait, quelle espèce serait dominante ?

Et si, après l’extinction de l’humanité, la Terre tombait entre les tentacules des pieuvres ? L’idée peut sembler saugrenue, et pourtant, certains scientifiques la prennent très au sérieux. Parmi eux, le professeur Tim Coulson de l’Université d’Oxford, qui estime que ces céphalopodes possèdent toutes les qualités pour devenir l’espèce dominante d’un monde post-humain.


Les pieuvres ne sont pas seulement fascinantes à observer, elles font aussi preuve d’une intelligence exceptionnelle. Elles savent résoudre des problèmes complexes, utiliser des outils et manipuler des objets avec une précision impressionnante. Mais leur particularité la plus surprenante réside dans leur système nerveux décentralisé. Contrairement aux humains, dont le cerveau commande toutes les fonctions, les pieuvres dispersent leur intelligence dans leurs tentacules, leur permettant de :

-Coordonner plusieurs mouvements simultanément.

-Manipuler des objets avec une grande dextérité.

-Réagir avec rapidité aux changements de leur environnement.

Une telle structure neuronale leur confère une flexibilité et une autonomie exceptionnelles, des atouts majeurs dans un monde en perpétuelle mutation.


L’intelligence ne suffit pas pour dominer une planète, encore faut-il savoir s’adapter. Là encore, les pieuvres excellent. Elles évoluent aussi bien dans les abysses que près des côtes, et leur morphologie souple leur permet de survivre dans des conditions extrêmes. Mieux encore, certaines sont capables de respirer hors de l’eau pendant de courtes périodes. Le professeur Coulson va plus loin : il imagine qu’avec l’évolution, ces céphalopodes pourraient développer des systèmes respiratoires adaptés à la vie terrestre, à l’image de notre équipement de plongée. Un premier pas vers une expansion hors des océans ? On pensait autrefois que si l’Homme disparaissait, les primates prendraient sa place. Mais selon Coulson, ils seraient tout aussi vulnérables que nous face aux bouleversements climatiques. Les pieuvres, elles, possèdent trois avantages majeurs :

-Elles vivent en solitaire, ce qui les rend moins dépendantes d’un groupe.

-Elles évoluent rapidement, grâce à un cycle de vie court.

-Elles sont extrêmement résilientes, capables de s’adapter à des milieux variés.

Bien sûr, tout cela reste théorique. Une chose est sûre : ces créatures nous rappellent que l’intelligence peut prendre des formes inattendues…

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  • Quel est le bilan des ZFE ?

    02:21|
    Les zones à faibles émissions (ZFE) sont-elles en sursis ? Mercredi 26 mars, un coup de théâtre à l’Assemblée nationale : les députés de la commission spéciale chargée du projet de loi de simplification de la vie économique ont voté la suppression de ces zones. Un vote choc, mais pas définitif. L’examen en hémicycle, prévu le 8 avril, sera décisif. Pour les opposants, les ZFE sont une injustice sociale et territoriale. “Une blessure sociale” pour Pierre Meurin (RN), “une bombe à fragmentation territoriale” selon Laurent Wauquiez (LR). Mais au-delà du débat politique, quel est réellement l’impact des ZFE sur la qualité de l’air ?Les particules fines, responsables de 40 000 décès annuels en France, sont l’ennemi numéro un. Le trafic routier en représente environ 15 % des émissions, mais ce chiffre grimpe dans les grandes villes. En Île-de-France, AirParif estime que depuis l’entrée en vigueur de la ZFE en 2017, les émissions de particules fines liées au trafic ont chuté de 32 %. Une baisse partiellement attribuable au renouvellement du parc automobile et à la réduction de l’usage de la voiture. L’autre enjeu, ce sont les oxydes d’azote, dont près de la moitié des émissions nationales proviennent du transport. Entre 2017 et 2023, la pollution au dioxyde d’azote a diminué de 42 % en Île-de-France, dont six points directement grâce aux restrictions imposées par la ZFE. Un levier efficace, alors que 7 000 décès par an leur sont imputables.Qui dit ZFE dit vignette Crit’Air, ce petit macaron qui classe les véhicules en fonction de leurs émissions. Mais jusqu’ici, seules les émissions des pots d’échappement sont prises en compte, alors que les freins et les pneus génèrent aussi une pollution non négligeable. L’Union européenne a adopté la norme Euro 7 pour mieux encadrer ces émissions, mais reste à savoir quand elle influencera le système des ZFE. Toutes les ZFE ne suivent pas le même rythme. Depuis le 1er janvier, Paris, Lyon, Grenoble et Montpellier interdisent les véhicules Crit’Air 3. Ailleurs, la tolérance est plus large. Or, selon AirParif, cette nouvelle interdiction pourrait réduire de 14 % les oxydes d’azote et de 13 % les particules fines dues au trafic en Île-de-France. Résultat ? 40 % de Franciliens en moins exposés à des niveaux de pollution au-delà des seuils réglementaires.
  • Recharger son vélo électrique avec un câble USB-C ?

    01:57|
    Les vélos électriques n’ont jamais été aussi populaires, et leur essor ne semble pas prêt de s’arrêter. Mais qui dit électrique dit aussi recharge, et sur ce point, la marque estonienne Ampler a décidé de simplifier la vie des cyclistes.Avec ses nouveaux modèles Nova et Nova Pro, Ampler abandonne les prises propriétaires au profit d’un port USB-C. Une première sur un vélo urbain classique, qui permet de recharger sa batterie comme un simple smartphone ou une tablette. Un choix pratique pour les utilisateurs, mais aussi un moyen d’anticiper une potentielle future réglementation européenne visant à standardiser cette connectique sur de nombreux appareils. Grâce à une puissance de charge de 140 W, la batterie 336 Wh – qui n’est pas amovible – se recharge entièrement en 3h30 environ. Petit plus : le port est bidirectionnel, ce qui signifie que le vélo peut aussi servir de batterie externe pour recharger un smartphone ou une tablette en cas de besoin.Côté performance, l’Ampler Nova embarque un moteur de 45 Nm, une vitesse limitée à 25 km/h et une autonomie de 50 à 100 km selon l’utilisation. Trois tailles et six coloris sont disponibles. Le Nova classique propose une transmission 9 vitesses MicroShift, tandis que le Nova Pro monte en gamme avec une chaîne 10 vitesses Shimano Deore ou une courroie carbone Gates CDX en version monovitesse. Comptez 2 990 € pour le Nova standard, et 3 490 € pour le Nova Pro. Un investissement conséquent, mais qui pourrait séduire les adeptes du vélo urbain à la recherche d’une solution simple et efficace. 
  • Combien de voitures sont concernées par les ZFE ?

    02:15|
    Les Zones à Faibles Émissions (ZFE) continuent d’alimenter le débat. Faut-il croire ceux qui affirment que 13 millions de véhicules sont touchés, ou la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher, qui évoque un impact bien plus restreint ? Vendredi 28 mars, sur TF1, elle a tenu à clarifier la situation : « J’ai entendu des gens dire que cela concerne 13 millions de véhicules. Bien sûr que non, et heureusement ! Sur l’agglomération de Lyon, cela concerne 40 000 véhicules, et sur celle de Paris à peu près 600 000. » Alors, qui a raison ? Tout dépend de l’angle sous lequel on analyse ces restrictions.Ce chiffre avancé par certains opposants aux ZFE repose sur une vision large : il inclut tous les véhicules jugés trop polluants en France, qu’ils circulent dans une ZFE ou non. Selon les statistiques officielles, 11,5 millions de voitures particulières étaient classées Crit’Air 3 ou plus en 2024, soit près de 30 % du parc automobile. Mais une grande partie de ces véhicules roule en dehors des zones concernées, dans des zones rurales ou des petites villes qui ne sont pas soumises aux restrictions.Si l’on se concentre uniquement sur les conducteurs circulant régulièrement dans les ZFE, les chiffres baissent drastiquement. La ministre avance 600 000 véhicules concernés en Île-de-France, un chiffre correspondant à l’ensemble des Crit’Air 3 et plus dans le Grand Paris. Pour Lyon, elle cite 40 000 véhicules, mais les estimations locales parlent plutôt du double, en incluant les automobilistes venant y travailler. Ces estimations restent fluctuantes. D’une part, chaque métropole applique ses propres règles et accorde des dérogations, comme à Paris pour les véhicules circulant de nuit ou à Lyon pour les petits rouleurs occasionnels. D’autre part, qu’en est-il des vacanciers qui traversent ces zones sans y habiter ? En clair, les ZFE ne concernent pas 13 millions d’automobilistes au quotidien, mais leur impact dépasse les seules grandes villes.
  • Combien pèse internet ?

    02:40|
    Voilà une question improbable : quel est le poids d’Internet ? Aussi absurde que cela puisse paraître, certains scientifiques ont pris l’exercice très au sérieux. Des chercheurs comme Russell Seitz, Christopher White et Daniel Whiteson se sont lancés dans des calculs étonnants pour tenter de répondre à cette question. Résultat : des estimations aussi farfelues que fascinantes.Première approche, celle du physicien Russell Seitz en 2006. Il estime le poids d’Internet à 50 grammes, soit l’équivalent de deux fraises, en se basant sur la masse d’énergie nécessaire pour faire fonctionner les serveurs. Une méthode contestée par Christopher White, directeur de NEC Laboratories America, qui la juge trop simpliste. Quant au physicien Daniel Whiteson, il trouve la démarche absurde, la comparant à une tentative d’estimer le prix d’un donut en divisant la production mondiale par le PIB global. Une équation impossible.Autre méthode : mesurer la masse des électrons qui transportent l’information sur le Web. En 2025, le magazine Discover a ainsi calculé que le poids d’Internet ne dépassait pas une fraction de gramme, soit un filet de jus de fraise. Une approche qui, là encore, divise : elle se concentre sur la transmission des données, et non sur Internet lui-même. Christopher White propose une solution alternative : regrouper toutes les données stockées sur Internet en un seul endroit et mesurer l’énergie nécessaire pour les coder. Selon lui, avec 175 zettaoctets de données prévues d’ici 2025, Internet pèserait environ 53 quadrillionnièmes de gramme. Infime. Et si on comparait tout ça à de l’ADN ? Un gramme d’ADN stocke 215 pétaoctets de données. Avec 175 zettaoctets, il faudrait près d’une tonne d’ADN, soit 10,6 Américains, un tiers de Cybertruck ou 64 000 fraises. Pas vraiment précis, mais frappant. Finalement, Internet est-il pesable ? Difficile à dire. Chaque méthode repose sur des hypothèses différentes et n’offre qu’une vision partielle de cette immense toile d’informations. Christopher White lui-même l’admet : « Internet est essentiellement inconnaissable. » Au-delà des chiffres, cette réflexion souligne nos limites face à un espace numérique en constante évolution.
  • Une pile nucléaire sans danger à la durée de vie millénaire ?

    02:06|
    Imaginez une batterie capable de fonctionner des milliers d’années sans jamais être rechargée. Science-fiction ? Pas vraiment ! Des chercheurs sud-coréens du Daegu Gyeongbuk Institute of Science & Technology viennent de mettre au point une batterie atomique révolutionnaire, présentée cette semaine à la conférence ACS Spring 2025. Certaines applications nécessitent des batteries extrêmement durables, comme les pacemakers, autrefois alimentés par des batteries atomiques… mais protégés par un blindage épais pour éviter l’exposition aux radiations. Aujourd’hui, ces dispositifs utilisent des piles au lithium, qu’il faut remplacer chirurgicalement tous les cinq à dix ans.Les chercheurs ont donc développé une batterie nucléaire plus sûre, fonctionnant avec du carbone 14, un radioisotope déjà présent dans la nature et dans le corps humain. Cette technologie repose sur un générateur bêtavoltaïque : les particules bêta émises par le carbone 14 frappent un semi-conducteur en dioxyde de titane, recouvert d’un colorant spécial à base de ruthénium. Résultat : une avalanche d’électrons est créée et transformée en électricité. Avec une densité énergétique de 20,75 nanowatts/cm², cette batterie produit très peu d’énergie, mais sa durée de vie théorique est de plusieurs millénaires grâce à la demi-vie du carbone 14 (5 730 ans). Son voltage faible limite son utilisation à certains capteurs, mais en la couplant à un condensateur, elle pourrait alimenter des appareils plus gourmands… de manière intermittente. Les chercheurs travaillent déjà sur une amélioration des performances, en optimisant la forme de l’émetteur et en intégrant des absorbeurs de rayons bêta plus efficace.
  • Seule une canette en aluminium sur deux est recyclée en France ?

    02:30|
    Les canettes en aluminium sont recyclables à l’infini. Pourtant, en France, seulement 51% d’entre elles trouvent une seconde vie via la poubelle jaune. Le reste ? Abandonné dans la nature, polluant les sols et les cours d’eau. Un vrai paradoxe quand on sait qu’en Europe, certains pays affichent des taux de recyclage avoisinant les 100%, grâce à un système simple : la consigne. L’idée ? Payer quelques centimes de plus à l’achat et récupérer cette somme en ramenant l’emballage dans un point de collecte.Un système gagnant-gagnant. Comme l’explique Lucien Debever, délégué général du GIE La Boîte Boisson : "Même si certains ne récupèrent pas leur consigne, d’autres le feront à leur place, car chaque canette a une valeur". En 2022, le taux de recyclage des canettes en aluminium a atteint 75% en Europe (Union européenne, Royaume-Uni, Suisse, Norvège et Islande). Une légère progression par rapport à 2021, mais surtout un gain environnemental colossal :-580 000 tonnes d’aluminium recyclées-5,4 millions de tonnes de CO2 évitéesDans le détail, l’Allemagne et la Finlande sont championnes du recyclage avec 99% des canettes récupérées, suivies de la Belgique (94%) et de l’Italie (92%). À l’autre extrême, la Hongrie (39%), la Roumanie (35%) et la République tchèque (32%) ferment la marche. L’Hexagone abrite pourtant l’une des usines de recyclage les plus performantes d’Europe, à Neuf-Brisach (Bas-Rhin). Mais aucune canette triée en France n’y entre. Pourquoi ? Parce que nos déchets ne respectent pas les critères de qualité trop rigoureux de l’usine. Résultat : les canettes collectées en France sont envoyées ailleurs et utilisées pour d’autres applications que les boîtes-boissons. Pendant ce temps, les canettes françaises sont fabriquées avec de l’aluminium recyclé venu d’autres pays. Un comble, quand on sait que 51% des canettes sont recyclées en France.Pour atteindre l’objectif de 90% de recyclage d’ici 2030, les professionnels sont unanimes : il faut renforcer la collecte et le tri, notamment avec des systèmes de consigne. Comme le rappelle Andy Doran, directeur du groupe Emballage d’European Aluminium : "À mesure que ces dispositifs arriveront à maturité, les taux de recyclage augmenteront. Mais il n’y a pas de temps à perdre." D’autant plus que les coûts de l’aluminium primaire explosent et que les droits de douane risquent d’augmenter.
  • Les USA persuadés que la tech sauvera la Terre ?

    02:26|
    L’idée qu’Elon Musk puisse entrer dans l’arène politique à Washington est un pas décisif dans l’essor d’une doctrine qui fait de la technologie la solution à tous les grands défis du monde : le technosolutionnisme. Ce terme, popularisé dans les années 90, défend l’idée que l’innovation technologique peut résoudre des crises économiques, sociales, environnementales, et même médicales. De l’injection de particules dans l’atmosphère pour lutter contre le réchauffement climatique à la promesse de transformer la société grâce aux nouvelles technologies, cette approche semble simple : un problème, une réponse technologique.Ce dogme est né au XIXe siècle, dès l’ère industrielle, lorsque des ingénieurs cherchaient à résoudre les conséquences de la pollution industrielle en développant des systèmes de filtration, plutôt qu’en réduisant les émissions polluantes. Cette logique, qui a pris une ampleur considérable avec l’écomodernisme des années 1970, prône que la technologie compense les effets négatifs des innovations humaines. Elle nourrit une vision où l’innovation future permet de neutraliser les impacts d’un monde en crise, sans avoir à modifier profondément les comportements.Aujourd’hui, des entrepreneurs comme Elon Musk, Jeff Bezos, ou encore Mark Zuckerberg, qui ont révolutionné leurs secteurs respectifs, proposent des solutions aux problèmes mondiaux. Leur vision ? Utiliser leur génie technologique pour résoudre des défis complexes. Mais l’Institut français des relations internationales (IFRI) met en garde contre ce "solutionnisme technologique". Bien que ces leaders d’entreprises soient motivés par la conviction, ils sont aussi porteurs d’intérêts commerciaux. Les défis majeurs comme le changement climatique ou les crises énergétiques demandent des solutions multiples et des ajustements complexes, qui ne peuvent être résolus par une simple réponse technologique.L’une des préoccupations principales est que les technologies proposées risquent d’être déployées sans que l’État ou les citoyens en comprennent réellement les mécanismes. Le risque ? Acheter des "boîtes noires" dont les effets à long terme sont inconnus, sans prendre en compte les conséquences sociales, environnementales, et économiques. Plutôt que de céder à l’illusion d’une solution universelle, il est essentiel d’adopter une approche holistique et de bien comprendre les technologies avant de les intégrer à la société.
  • Les étiquettes électroniques : un danger dans les supermarchés ?

    01:48|
    Un risque méconnu menace nos supermarchés : les départs de feu liés aux piles bouton au lithium des étiquettes de prix électroniques. Corepile, l’éco-organisme chargé du recyclage des piles et batteries, tire la sonnette d’alarme face à une recrudescence d’incidents dans les points de vente.Aujourd’hui, près de 10 000 magasins utilisent ces étiquettes numériques pour mettre à jour les prix à distance. Mais lorsque leur autonomie baisse, les enseignes remplacent parfois des dizaines de milliers de piles en une seule opération : jusqu’à 30 000 dans un supermarché, et 60 000 dans un hypermarché. Le problème ? Stockées en vrac et en trop grande quantité, ces petites piles peuvent entrer en court-circuit, provoquer un échauffement, et déclencher un incendie en raison des solvants inflammables qu’elles contiennent.Corepile appelle donc à une vigilance accrue et recommande plusieurs mesures aux commerçants :-Éviter de stocker les piles usagées sans protection.-Privilégier un service spécialisé pour le remplacement et la reprise des piles.-Impliquer Corepile en amont des opérations, si celles-ci sont gérées en interne.Un simple geste de précaution peut éviter de graves accidents. La sécurité des magasins et de leurs clients en dépend !