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Choses à Savoir TECH VERTE

Tout ce qu'il faut savoir dans le domaine de la Green Tech.

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Dernier Épisode4/21/2022

La belle histoire de Manningtree, la ville « sans plastique »

Direction Manningtree en Angleterre pour l'histoire du jour. Cette petite ville de 800 habitants au bord de la mer du Nord vient d’obtenir le statut de "free plastic community", ou "ville sans plastique" en français, décerné par l’association de protection de l’environnement Surfers Against Sewage. Le couronnement de deux ans de travail acharné pour convaincre, changer les habitudes et réinventer le quotidien. Pourtant rien n'était gagné d'avance. Car ce n'est pas la ville, ni une quelconque entité administrative qui a décidé de cela, mais une mère de famille de 40 ans du nom de Bekki Bibko. C'est en 2020 alors qu'elle trie ses poubelles qu'elle réalise que le bac de recyclable déborde autant que celui des ordures ménagères. Son constat : trier ne fait pas baisser les quantités de déchets. Désireuse de faire changer les choses, elle se tourne alors vers les commerces, les entreprises, parvenant même la mairie à se rallier à sa cause. Est alors organisée une première marche de ramassage des déchets autour du village rassemblant 70 personnesRapidement, l'initiative prend de l'ampleur et évolue. Fini les sacs poubelles, place aux sacs réutilisables. La fois suivante en fin de parcours, plusieurs arbres sont plantés sur une place. Deux ans plus tard, c'est l'intégralité du village qui est engagée aux côté de Bekki Bibko pour réduire la production de déchets plastiques et ainsi préserver l'environnement. Depuis, la fête annuelle s'est également transformée pour devenir un événement zéro déchets, au point d'obtenir ce fameux label "ville sans plastique". Pour Bekki Bibko, ce label prouve qu'il est possible de se passer des déchets. Je cite ses propos rapportés par la BBC, « je pense que nous sommes tous les locataires temporaires de cette planète, et il est de notre devoir de laisser ces territoires en bon état [...] pour cela, il y a la question des déchets, mais j’espère qu’on pourra entamer des changements plus forts, sur les transports, l’agriculture, et plus nous serons nombreux, plus nous pourrons le faire » fin de citation.En 2019, plus de 460 millions de tonnes de plastiques ont été produites dans le monde, générant 353 millions de tonnes de déchets, dont moins de 10 % ont été recyclées, sans compter que près d'un quart ont été abandonnées dans des décharges sauvages, brûlées à ciel ouvert ou rejetées dans la nature, d'après les dernières données de l’OCDE.
4/21/2022

La belle histoire de Manningtree, la ville « sans plastique »

Direction Manningtree en Angleterre pour l'histoire du jour. Cette petite ville de 800 habitants au bord de la mer du Nord vient d’obtenir le statut de "free plastic community", ou "ville sans plastique" en français, décerné par l’association de protection de l’environnement Surfers Against Sewage. Le couronnement de deux ans de travail acharné pour convaincre, changer les habitudes et réinventer le quotidien. Pourtant rien n'était gagné d'avance. Car ce n'est pas la ville, ni une quelconque entité administrative qui a décidé de cela, mais une mère de famille de 40 ans du nom de Bekki Bibko. C'est en 2020 alors qu'elle trie ses poubelles qu'elle réalise que le bac de recyclable déborde autant que celui des ordures ménagères. Son constat : trier ne fait pas baisser les quantités de déchets. Désireuse de faire changer les choses, elle se tourne alors vers les commerces, les entreprises, parvenant même la mairie à se rallier à sa cause. Est alors organisée une première marche de ramassage des déchets autour du village rassemblant 70 personnesRapidement, l'initiative prend de l'ampleur et évolue. Fini les sacs poubelles, place aux sacs réutilisables. La fois suivante en fin de parcours, plusieurs arbres sont plantés sur une place. Deux ans plus tard, c'est l'intégralité du village qui est engagée aux côté de Bekki Bibko pour réduire la production de déchets plastiques et ainsi préserver l'environnement. Depuis, la fête annuelle s'est également transformée pour devenir un événement zéro déchets, au point d'obtenir ce fameux label "ville sans plastique". Pour Bekki Bibko, ce label prouve qu'il est possible de se passer des déchets. Je cite ses propos rapportés par la BBC, « je pense que nous sommes tous les locataires temporaires de cette planète, et il est de notre devoir de laisser ces territoires en bon état [...] pour cela, il y a la question des déchets, mais j’espère qu’on pourra entamer des changements plus forts, sur les transports, l’agriculture, et plus nous serons nombreux, plus nous pourrons le faire » fin de citation.En 2019, plus de 460 millions de tonnes de plastiques ont été produites dans le monde, générant 353 millions de tonnes de déchets, dont moins de 10 % ont été recyclées, sans compter que près d'un quart ont été abandonnées dans des décharges sauvages, brûlées à ciel ouvert ou rejetées dans la nature, d'après les dernières données de l’OCDE.
4/20/2022

La fin des contraintes météo pour l'électricité photovoltaïque ?

L'une des principales critiques énoncée contre l'énergie du soleil n'est autre que son intermittence. En effet, pour produire de l'électricité grâce aux panneaux photovoltaïques, il faut du soleil. Ceci dit, tout cela pourrait bientôt devenir obsolète grâce à l'invention de chercheurs suédois : une solution capable de produire de l'électricité grâce à l'énergie solaire, mais sans avoir à se préoccuper du beau temps ! Ça peut paraître étonnant, mais ne vous en faites pas, je vous détaille tout ça dans cet épisode !Des chercheurs de l’université Chalmers en Suède expliquent avoir trouvé je cite « une façon radicalement nouvelle de produire de l'électricité à partir de l'énergie solaire […] indépendamment de la météo et de l'emplacement géographique, le tout sans provoquer d'émissions de CO2 » fin de citation. Concrètement, la technologie proposée se base sur le Molecular Solar Thermal Energy Storage Systems, que l'on abrégera en Most pour plus de lisibilité... Au cœur de ce système, une molécule composée de carbone, d’hydrogène et d’azote, spécialement conçue de manière à ce qu’elle se transforme lorsqu’elle est exposée à la lumière naturelle... En clair, ses atomes se réarrangent pour devenir particulièrement riche en énergie, le tout pouvant être ensuite stocké sous forme liquide pour une une utilisation ultérieure, la nuit ou l'hiver en cas de besoin par exemple. Un catalyseur libère alors l’énergie stockée sous forme de chaleur tout en redonnant à la molécule sa forme d’origine, la transformant ensuite en électricité via un générateur thermoélectrique, prenant la forme d'une puce ultramince, qui pourrait être intégrée dans des smartphones, des écouteurs ou des montres connectées par exemple. Voilà grossièrement résumé le principe du Most.Mais au-delà de cette avancée déjà très intéressante, les chercheurs assurent que l’énergie peut être stockée de cette façon pendant 18 ans. En conclusion, je cite le communiqué des chercheurs « cela signifie que nous pouvons utiliser l’énergie solaire pour produire de l’électricité indépendamment de la météo, de l’heure de la journée, de la saison ou de l’emplacement géographique. Jusqu’à présent, nous n’avons produit que de petites quantités d’électricité, mais les nouveaux résultats montrent que le concept fonctionne vraiment. Cela semble très prometteur. » fin de citation. Une fois au point et pleinement efficace, ce système pourra peut être rehausser la part d'électricité verte produite dans le monde qui aujourd'hui n'est que de 15% contre 85% pour l'électricité issue des combustibles fossiles.
4/19/2022

Une lampe solaire source de lumière et d'eau potable ?

Afin de venir en aide aux populations les plus démunies, un architecte néo-zélandais a inventé un dispositif permettant de se procurer à la fois de la lumière et de l'eau potable. Son installation tire aussi bien parti de l'énergie solaire que du sel contenu dans l'eau de mer, et qui a reçu l'an dernier le Lexus Design Award.Le manque d'eau potable touche environ 2 milliards de personnes sur la planète, soit pratiquement un quart du monde. Pour réparer cette inégalité avec les pays développés, l'architecte néo-zélandais Henry Glogau a mis au point le Solar Desalination Skylight. Ce dispositif prend la forme d'un lustre accroché au plafond, aux parois transparentes, installé des deux côtés du toit et équipé d'un tube en plastique d'environ un mètre de long. En plaçant son extrémité dans une bassine remplie d'eau salée et en actionnant à la main une petite pompe, l'eau remonte jusque dans la lampe. Les rayons du soleil chauffent sa partie supérieure durant la journée, ce qui transforme l'eau liquide en vapeur, laquelle est évacué dans un système de condensation permettant de récolter de l'eau douce via un petit robinet. Le sel capté au cours de ce processus n'est pas jeté, puisqu'il sert à alimenter douze batteries contenant du cuivre et du zinc. L'énergie produite est alors suffisante pour activer des bandes LED permettant d'éclairer une pièce durant toute la nuit.Pour l'instant, le Solar Desalination Skylight a été testé en conditions réelles à Antofagasta au Chili, et a permis à la famille qui en bénéficiait d'obtenir chaque jour environ 44 centilitres d'eau potable. Un résultat assez faible mais tout de même très encourageant. Récompensé par le Lexus Design Award 2021, Henry Glogau espère désormais déployer le Solar Desalination Skylight à grande échelle, quitte à utiliser des matériaux encore moins chers pour la fabrication, comme des canettes ou des bouteilles plastiques recyclées.
4/18/2022

Des milliers de nouveaux virus découverts dans l’océan ?

C’est une découverte que l’on pourrait croire tout droit sortie d’un scénario de science-fiction… Des chercheurs américains ont expliqué que le nombre de groupes biologiques dans lesquels sont classés les virus dont nous connaissons l’existence à ce jour ne serait pas de 5 comme proposé par le prix Nobel de médecine David Baltimore, mais plutôt de 10. Alors comment passer du simple au double ? Et bien avec la découverte de plus de 5500 nouveaux virus inconnus repérés dans l’océan.Dans le détail, des chercheurs de l’université de l’Ohio aux Etats-Unis ont analysé près 35.000 échantillons d’eau issus de plus de 120 régions différentes dans le monde, pour un résultat effarant : la découverte de plusieurs milliers de virus à ARN jusque-là inconnus. L'astuce employée par les microbiologistes était de travailler sur une protéine partagée par tous les virus à ARN, ou plus précisément, le gène qui code cette protéine, car il comporte de petites différences qui peuvent aider à distinguer un type de virus d'un autre. Concrètement, les chercheurs ont examiné une base de données de séquences d'ARN de plancton collecté par l'expédition Tara Oceans, notamment parce que le plancton est un hôte commun pour les virus à ARN, le tout en partant du principe que plus des gènes sont similaires, plus les virus qui les portent sont probablement étroitement liés. Grâce à l'intelligence artificielle et à une analyse approfondie, ce sont donc 5.504 nouveaux virus à ARN qui ont été mis à jour. Les scientifiques croient même avoir trouvé en Taraviricota – c’est le nom un groupe biologique présent dans tous les océans -, le chaînon manquant dans l'évolution des virus à ARN que la communauté scientifique recherche depuis longtemps.À noter que les virus à ARN jouent un rôle majeur dans la nature, puisqu’en infectant toutes sortes d'organismes, ils influencent les environnements et la chimie des organismes. Ils pourraient ainsi avoir un rôle à jouer sur la façon dont les océans s'adaptent au changement climatique, et sur la façon dont les océans absorbent et stockent la moitié du carbone que nos activités rejettent dans l'atmosphère. Cependant, les chercheurs ignorent toujours quels organismes ces nouveaux virus à ARN infectent, notamment parce que les fragments de génomes dont ils disposent sont incomplets et particulièrement difficiles à déchiffrer. Si vous ne le saviez pas déjà, les virus à ARN diffèrent des virus à ADN classiques, puisqu’ils évoluent beaucoup plus rapidement, on en a eu la démonstration avec la COVID-19. Ceci dit, les virus à ARN dans leur diversité infectent aussi bien les humains que les plantes ou les animaux.
4/17/2022

Bénéfriches : un outil pour réhabiliter les bâtiments abandonnés ?

Vous habitez sans doute à proximité sans y prêter attention, surtout si vous êtes en ville, les friches et bâtiments abandonnés sont légion sur notre territoire. Autant de murs qui aujourd’hui ne servent à rien malgré un potentiel de réutilisation bien présent. Mais depuis 2018, la loi Climat et Résilience fait figurer l’objectif de zéro artificialisation nette des sols d’ici 2050… autrement dit, l’interdiction d’artificialiser davantage de terres que celles qui ont été abandonnées. La base de cette politique consiste donc à renaturer des espaces laissés à l’abandon et donc à réhabiliter les friches.C’est là qu’entre en jeu Bénéfriches, un outil conçu par l’ADEME, l’agence française pour l’environnement… et vous allez voir, son utilité dépasse de loin ce qu’on pourrait imaginer.Mis au point l’an dernier Bénéfriches est un tout nouvel outil développé pour le compte de l’ADEME avec le soutien du bureau d’études Arcadis et d’Efficacity. S’il s’adresse avant tout aux collectivités et aux aménageurs, tout le monde pourrait éventuellement en avoir l’utilité puisqu’il permet d’évaluer les coûts ainsi que les bénéfices socio-économiques et environnementaux liés à la reconversion des friches, comparée à l’inaction ou à l’extension urbaine. Dans le détail, Bénéfriches analyse les différents scénarios possibles telles que la reconversion des friches en logements, la renaturation, l’implantation de parcs photovoltaïques, le développement de projets d’agriculture urbaine, la réhabilitation de bâtiments existants, ou encore l’occupation temporaire dans l’attente de d’une reconversion ultérieure. C’est ensuite dans un simple tableau Excel que les impacts de chaque scénario sont évalués : sur les émissions de gaz à effet de serre, l’étalement urbain, les riverains ou encore la santé et l’emploi.Pour le moment, des essais ont été menés à Sevran, à l’occasion d’un projet de reconversion de la friche industrielle Kodak en parc paysager à haute valeur écologique. Dans ce cas précis, Bénéfriches a permis d’estimer les bénéfices socio-économiques d’une telle reconversion à 23,6 millions d’euros. L’outil a également estimé que 90% de ces bénéfices iraient aux riverains, lesquels verraient leur qualité de vie, la valeur de leur bien immobilier ou encore la qualité de l’air augmenter significativement. À ce jour, l’ADEME estime à 150 000 hectares la surface des friches en France, qu’il s’agisse d’anciennes activités industrielles, commerciales ou agricoles. Entre 2010 et 2016, l’Ademe a aidé à financer 95 opérations de réhabilitation de friches en apportant 38,5 millions d’euros, sur un total de 217 millions d’euros de travaux de dépollution.
4/14/2022

Faut-il exploiter les fonds océaniques pour leurs minerais ?

Si nous extrayons la plupart de nos matériaux directement depuis le sol pour en faire des batteries, des puces ou encore des cartes graphiques par exemple, le fond des océans pourraient également regorger d'importantes quantités de métaux, comme le cuivre, le zinc, l'or, l'argent ou le plomb... Autant de ressources connues depuis déjà une dizaine d'années suite à la découverte des cheminées hydrothermales, à environ 4.000 mètres de profondeur. Face à des besoins toujours plus importants pour construire les technologies vertes de demain, faut-il exploiter les fonds océaniques ? Cela ne risquerait-il pas de détériorer la biodiversité sous-marine ? Tant de questions auxquelles il n'est pas si facile de trouver une réponse ferme et définitive.D'après la communauté scientifique, plus d'un million de tonnes de sulfures de fer sont produites tous les cent ans par ce processus de minéralisation que sont les cheminées hydrothermales. En sommes, ce sont des quantités similaires aux gisements terrestres. On sait aujourd'hui que les plaines abyssales, donc tout au fond des océans sont à cette heure très riches en minerais, et plus particulièrement en manganèse, fer, cuivre, nickel et cobalt. Pourtant, leur origine est assez mal comprise par les scientifiques. Difficile de savoir donc si le processus de formation est rapide ou lent, même si ces derniers optent plutôt pour la deuxième option. Quoiqu'il en soit, c'est une véritable mine d'or qui sommeille au plus profond des océans, et qui intéresse de plus en plus les sociétés minières. En effet, le potentiel commercial est bien réel avec l'augmentation des prix des métaux et la demande croissante des constructeurs. Certaines compagnies se sont d'ailleurs déjà lancées dans la mise au point d'équipements de minage comme des robots capables d'opérer à grande profondeur, dans l'attente d'obtenir une autorisation d'exploitation des fonds océaniques.Cette idée d'exploiter les fonds marins, les scientifiques ne la voient pas d'un très bon œil. D'après le consortium européen chargé d'évaluer les résultats de premiers tests d'exploitation sous-marin, les considérations écologiques sont toutes aussi importantes que l'aspect économique, puisqu'il est encore trop tôt pour savoir si les dommages causés seraient permanents ou non. Les scientifiques estiment que chaque opération minière détruirait chaque année entre 200 à 300 km2 de vie marine. D'après eux, dix ans seraient encore nécessaires pour comprendre le fonctionnement de ces écosystèmes et envisager un début d'exploitation dans des conditions optimales. Pour l'heure, les premières études expliquent que les dommages seraient visibles pendant plusieurs décennies, affectant notamment les éponges, les coraux et les anémones. Qu'à cela ne tienne, Nauru, un petit état au cœur du pacifique vient d'exiger que les conclusions sur les impacts environnementaux soient publiées pour 2024, sans quoi l'exploitation minière des fonds marins pourrait débuter dans moins de 20 mois.
4/13/2022

GIEC : quelles mesures pour limiter le réchauffement climatique ?

Vous en avez sans doute entendu parler, le dernier rapport du GIEC, le groupement des scientifiques pour le climat, annonce qu'il ne nous resterait que 3 ans pour éviter la catastrophe planétaire du dérèglement climatique. Dans ce même rapport, les experts du Giec formulent plusieurs recommandations pour limiter les effets du changement climatique, qui vous allez le voir, pourraient rapidement être mises en œuvre et cassent certaines idées reçues.Dans tous les scénarios, que ce soit pour limiter le réchauffement à 1,5 °C ou à 2°C, des changements rapides et profonds s'imposent pour obtenir des réductions immédiates des émissions de gaz à effet de serre annonce le Giec. Ces émissions doivent en effet être divisées presque par deux (-43%) d'ici 2030, soit dans 7 ans et demi, avant d'atteindre le zéro émission au début de la décennie 2050... Un changement radical et profond qui serait encore possible à condition d'agir rapidement. Je cite la première option du GIEC, « décarboner la production d'électricité et électrifier les usages pour parvenir à une consommation d'énergie bas carbone ». En effet, d'ici 2050, la quasi-totalité de la production mondiale d'électricité devrait provenir de sources zéro ou bas-carbone si l'on veut changer les choses. Sans surprise, cela passerait pas le développement massif du solaire, de l'hydroélectrique ou encore de l'éolienne. Malgré des hausse spectaculaire (+170% pour le solaire et + 70% pour l'éolien) entre 2015 et 2019, les énergies renouvelables ne pèsent que 8% de la production électrique mondiale totale.Dès lors, quid du nucléaire? En France, 70% de la production d'électricité provient de cette technologie, plaçant l'hexagone parmi les bons élèves terme d'émissions de CO2. À ce propos, le GIEC ne prend pas position et ne formule aucune recommandation. En revanche, les experts insistent sur l’importance des politiques d'urbanisme, puisque d'après eux, toutes les villes pourraient atteindre le zéro émission en intégrant davantage de zones piétonnes pour limiter les besoins de transport, en favorisant les constructions zéro énergie -ces bâtiments qui produisent et consomment la même quantité d'énergie- ou bien en développant les habitats collectifs, d'après eux moins gourmands en ressources que les habitations individuelles.Côté émissions de CO2, le GIEC appelle je cite « au déploiement de dispositifs de captation du dioxyde de carbone, pour contrebalancer les émissions résiduelles », fin de citation. Cela peut prendre plusieurs formes : naturelles, dans un premier temps, avec le reboisement ou l'agroforesterie afin d'optimiser la capture du CO2 par les sols et la biomasse, ou bien de façon artificielle avec les capteurs au dessus des cheminées pour l'industrie. Enfin, le GIEC évoque également nos modes de consommation, préconisant d'intensifier le recyclage et d'adopter des réflexes de sobriété à tous les niveaux. L'alimentaire pourrait également être un levier important peut-on lire dans le rapport avec un régime alimentaire plus sain et durable à base de céréales, légumineuses, fruits et légumes, noix et graines mais aussi de viande, à condition que l'élevage soit je cite « résilient, durable et faiblement émetteur de gaz à effet de serre ». Qui dit alimentation dit aussi gaspillage alimentaire, où là aussi, un vrai effort devrait être fait. Ceci dit, le GIEC conclut en expliquant que cette dernière partie n'est pas la solution la plus efficace, puisque devenir végétarien ou même totalement vegan réduirait moins les émissions de CO2 que d'éviter un seul vol long-courrier par an. En cumulant toutes les solutions évoquées dans le rapport, la réduction potentielle des émissions mondiales de gaz à effet de serre serait de 40 à 70% d'ici 2050.