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Place des Fêtes

La selecta de la semaine et la chronique d'Olivier Forest

Saison 6, Ep. 96

La semaine dernière dans cette émission, on évoquait le tabou de l’homosexualité masculine dans le sport de haut niveau, autour de l’incontournable série Heated Rivalry et de nos deux hockeyeurs préférés Shane Hollander et Ilya Rozanov, joués par Hudson Williams et Connor Storrie. Mais sur les réseaux il n’y a pas que des internet boyfriends et des vagues d’amour, il y a aussi des vagues de haine comme celle que subit l’Allemand Pascal Kaiser. Pascal Kaiser a 27 ans, il est arbitre amateur de foot. Le 30 janvier à la mi-temps d’un match qu’il arbitrait, il s’est agenouillé et a demandé son conjoint en mariage devant les 50 000 personnes au stade de Cologne. Lequel lui a dit oui et les tourtereaux ont été acclamés par la foule. Mais très vite, ils ont subi une vague de cyberharcèlement homophobe aux conséquences tragiques : des internautes ont révélé son adresse et il s’est fait agresser une première fois, devant chez lui, alors qu’il fumait une cigarette. Kaiser a déposé plainte immédiatement et a partagé une photo de lui sur ses réseaux. Mais on vient d’apprendre qu’il a été victime d’une deuxième agression hier. La colère est aujourd’hui immense. Nous sommes en plein JO d’hiver où l’appli de rencontres Grindr a désactivé la géolocalisation pour protéger les athlètes sur les villages olympiques, dans l’Italie, rappelons-le, fasciste de Georgia Meloni. En attendant, une coupe du monde de foot aux USA de Trump, il est bon de rappeler que nous ne devons pas trembler dans la lutte contre les LGBTphobies partout et notamment dans le sport de haut-niveau. Comme l’ont dit plusieurs sportifs en réaction au succès de Heated Rivalry, ça commence par la visibilité à la cérémonie des JO de Paris, dans les stades ou dans une série télé. On envoie tout notre soutien à Pascal Kaiser et à son fiancé. Une cagnotte a été ouverte sur gofund.me pour les aider dans leurs procédures judiciaires à venir : https://urls.fr/jSwwbz


Aujourd’hui sur Tsugi Radio, notre chroniqueur écrans / séries / ciné, Olivier Forest, regarde sur YouTube cette semaine, OnTime, un nouveau format qui s’intéresse aux professionnel·les du cinéma. À l’heure où certains politiques rêvent de supprimer le Centre national du cinéma, Olivier parle de ce coup de projecteur salutaire sur des métiers et sur une industrie. Aujourd’hui plein de nouveaux sons dans cette émission, des choses toutes fraiches qui pour la plupart viennent de tomber dans ma boîte aux lettres, avec pas mal de vibes depuis New York City… comme par exemple le duo britannique Wet Leg qui fait remixer son single mangetout par la sensation de la grose pomme The Dare. Vous allez taper du pied, c’est promis !

 

WET LEG "mangetout (The Dare remix)"

LYKKE LI "Lucky Again" 

THEODORA "Des Mythos" 

ANNA CALVI "God's Lonely Man (feat. Iggy Pop)"

NINA HAGEN "Alle Wollen In Den Himmel"

waterbaby "Clay"

FREDERIC SOULARD "Disarray ft. Piers Faccini"

PERFUME GENIUS "Undercurrent (Clean Heart)"

FCUKERS "Beatback"

SHELF LIVES "tone deF"

PUMA BLUE "Mister Lost"

LEO VINCENT "Loving isn’t easy"

YAN WAGNER "Here We Go Again"

WOOKA "How We Party"


More episodes

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  • 154. The Haunted Youth en live

    45:52||Saison 6, Ep. 154
    Si cela s’est généralisé, il ne faudrait pas croire que la tendance à chanter ses fragilités quand on est un jeune homme si possible affublé d’une guitare, remonte à la pandémie. Dans les années 80 aussi, les garçons se mettaient du noir aux yeux et du vernis sur les ongles. On ne parlait pas encore à ce point de santé mentale, mais la cold wave, héritière du glam rock et du punk, incarnait le réceptacle idéal des tourments de toute une génération d’artistes peu à l’aise avec les injonctions virilistes de la société. Difficile de ne pas penser à The Cure en écoutant la musique de The Haunted Youth, le groupe du Belge, Joachim Liebens, avec sans doute en plus, une dose de nihilisme grunge à la Kurt Cobain. Le premier album du groupe en 2022, porté par le succès de son single teen rebel, a vite fait de tailler une solide réputation à ce groupe indie flamand. Repéré par les medias les plus respectés et invité par de nombreux festivals, ils ont embarqué dans une tournée qui a réjoui Joachim Liebens autant qu’elle l’a mis à l’épreuve. Boys Cry too, c’est le titre du deuxième album de The Haunted Youth, dont la production ambitieuse de synthés romantiques et de murs de guitares anesthésiants, sait aussi se faire plus délicate, révélant les aigus déchirants de la voix de Joachim Liebens. On a profité de leur passage au Trabendo pour attraper The Haunted Youth dans notre studio du Parc de la Villette pour une session live et quelques questions.
  • 152. Avec Anne F. Garréta et la chronique de Juliette De Prigny

    01:02:37||Saison 6, Ep. 152
    Avant la soirée Wet for Me, avant le Pulp, le repaire des lesbiennes parisiennes dans les années 80 s’appelait le Katmandou et se trouvait dans le 6ème arrondissement Rue du Vieux-Colombier. Anne F. Garréta, étudiantes en lettres, y passe ses nuits. À l’époque on ne parlait pas de club, même pas de DJ, on disait plus volontiers disquaire, et la nuit beaucoup moins safe qu’aujourd’hui, était aussi plus romanesque. Un jour de l’été 1982, une des disquaires du Katmandou, Momo, propose à Anne Garréta de la remplacer aux platines. C’est une révélation pour la future écrivaine qui saisit l’occasion de poursuivre sa passion pour la musique mais aussi pour la technologie. Anne Garréta a fini ses études, diplômée d’une grande école, et si elle vit entre la France et les États-Unis, elle n’a jamais abandonné totalement les platines. En 1986, elle publie Sphynx, premier de la littérature française avec une personnage de DJ. Cet hiver, elle a sorti, DJ, portrait de l’artiste en animale nocturne, où elle revient sur ses années de disquaire. Inventaire des lieux interlopes de la capitale, galerie de portrait fascinante, plongée dans la musique des années 80 et goût immodéré pour la lecture de notices techniques pas encore générées par l’intelligence artificielle. Anne F. Garréta a obtenu le Prix Medicis en 2002 pour son livre Pas un jour, elle est aussi membre de l’Oulipo, l’Ouvroir de littérature potentielle créé par Raymond Queneau dont se réclament aussi Georges Perec et Italo Calvino. D’ailleurs, dans son dernier ouvrage, elle écrit : « Toute DJ est dadaïste, à son insu ou à son corps défendant. » Aujourd’hui, dans Place des Fêtes, une heure sur le dancefloor du Katmandou avec Anne F. Garréta. Dans DJ, portrait de l’artiste en animale nocture, comme dans tout roman musical qui se respecte, on trouve à la fin une playlist dans laquelle nous avons pioché pour la playlist du jour.
  • 153. La sélection jeux-vidéo de la saison de Juliette de Prigny

    07:17||Saison 6, Ep. 153
    Pour cette dernière chronique de la saison, Juliette nous parle de jeux qui n’ont pas eu la chance d’avoir leur propre chronique cette saison. Avec Infinity Nikki, Pokopia et Okami.
  • 151. BPM Contest avec Mon Cher Guy, Breakbot, Irfane, Sébastien Roch, Gonthier, Wladimir Pandolfo et Arnaud Andrieu

    01:07:03||Saison 6, Ep. 151
    Le mois d’avril marque le retour d’un rendez-vous important pour la scène électronique : le BPM Contest.Pour cette émission exceptionnelle, Tsugi Radio célèbre la grande révélation de cette 13e édition du BPM Contest : Mon Cher Guy.Un projet à la fois élégant, sensible et profondément émotionnel, qui a su séduire autant les professionnels que le public.Autour de cette victoire rare — doublement saluée par le Jury et le Public — l’émission réunit parrains, artistes et figures majeures de la scène musicale actuelle pour une soirée placée sous le signe de la transmission, de l’émergence et de la passion musicale. Antoine Dabrowski et Sébastien Roch reçoivent au micro : Mon Cher Guy, Breakbot, Irfane, Gonthier, Wladimir Pandolfo, Arnaud Andrieu, Philippe Le Breton et Olivier Ledot.
  • 150. Rio Loco avec Hey Bony, Fabien Lhérisson, Vincent Lasserre et la chronique d'Olivier Forest

    59:03||Saison 6, Ep. 150
    Rio Loco, 11 juin 2025. Sur la prairie des filtres à Toulouse, au bord de la Garonne, une foule bien compacte se massait pour assister à l’incroyable concert du groupe Kassav’. Pas un téléphone de sorti, des hanches qui chaloupent, tout le monde qui transpire et surtout qui sourit. C’est ça l’effet Kassav’, un groupe transgénérationnel qui embarque par sa générosité et une prestation impressionnante, mais un groupe parfois plus connu à l’étranger qu’en France métropolitaine. Curieux paradoxe de l’histoire qui raconte aussi en creux l’histoire de la colonisation. Pourtant, les îles de notre petite planète, qu’elles soient d’anciennes colonies ou non, nous ont donné le maloya de La Réunion, le reggae de la Jamaïque, le Shatta de la Martinique, le son de Cuba, la morna du Cap Vert… liste interminable et exaltante de musiques qui font remuer les corps. Après avoir fêté ses 30 ans en grande pompe en 2025, Rio Loco a titré son édition 2026 : Insulae pour célébrer les musiques insulaires, qui ont tant voyagé et nourri les artistes de toute la planète. Aujourd’hui rebaptisons l’émission, Île des Fêtes, avec l’équipe du festival et l’artiste guadeloupéen Hey Bony. Mais d’abord première escale à la Martinique.
  • 149. La Tournée · Strasbourg Music Week avec Glaascats, Francis of Delirium, Caprice, damagehead, Isabelle Sire et Lydia Frémaux

    01:39:46||Saison 6, Ep. 149
    Tsugi Radio est en direct de Strasbourg et de cet événement qui existe depuis 4 ans maintenant : le Strasbourg Music Week. Le festival transfrontalier des musiques nouvelles. Objectif : faire connaître des projets musicaux de la région et d’ailleurs.Angèle Chatelier reçoit au micro du plateau, depuis le site de la Grenze : Glaascats, Francis of Delirium, Caprice, damagehead, Isabelle Sire et Lydia Frémaux.
  • 148. Rendez-vous dans l'espace littéraire de mai 2026 · la chronique de Nicolas Jalageas

    05:26||Saison 6, Ep. 148
    Les Oiseaux du Temps d'Amal El-Mohtar et Max Gladstone et Romanée-Conti 1935 de KAIKÔ Takeshi, voici les deux recommandations de Nicolas Jalageas ce mois-ci.
  • 147. Nuits Sonores et les chroniques de Nicolas Jalageas et d'Alexandre Berly

    59:15||Saison 6, Ep. 147
    Aujourd’hui, ce n’est pas un jour tout à fait comme les autres dans la petite histoire de Tsugi Radio… Tsugi Radio, webradio du magazine Tsugi, démarrée en octobre 2015 avec un ordinateur, beaucoup de rêves, pas beaucoup de moyens et zéro business plan… Nous avons grandi, avons ouvert un studio dans la Folie L1 du Parc de la Villette, avons agrandi les équipes, sans rien changer à notre passion de découvrir des artistes et de la nouvelle musique, à notre envie de parcourir les festivals inlassablement, jusqu’à 32 en 2025. Mais aujourd’hui, Tsugi Radio, n’est plus seulement une webradio. À Paris, en région parisienne, à Nice, Cannes et Marseille, depuis ce matin, vous pouvez écouter Tsugi Radio en DAB+. Qu’est-ce que le DAB+, et bien c’est la radio numérique, qui est appelée prochainement à remplacer la FM, comme la TNT a remplacé la télévision hertzienne. Pour nous écouter en DAB+, il faut une radio DAB+, il en existe de toutes les gammes et pour toutes les bourses. Et sachez que les voitures commercialisées depuis décembre 2020 en France en sont obligatoirement équipées. Nous avons toujours considéré Tsugi Radio comme une vraie radio, même si elle n’était disponible que sur le web. Mais c’est aujourd’hui sans doute encore un peu plus vrai qu’hier.Indépendance, c’est la valeur cardinale que le festival Nuits Sonores défend ardemment depuis 23 ans à Lyon… ce qui n’est pas sans présenter son lot de challenges. Mais l’événement lyonnais parvient à résoudre cette impossible équation avec élégance et curiosité. En mettant à l’honneur des artistes ukrainiens, colombiens, en accueillant le soundsystem de la légende Mad Professor, mais aussi avec Juan Atkins, Leftflied, 808 State, Anetha, Kittin, Four Tet et toujours ce soutien à la scène et aux collectifs locaux. Aujourd’hui dans Place des Fêtes, on va passer un coup de fil à Pierre Zeimet, un des programmateurs de Nuits Sonores. Au programme aussi la cabine des curiosités de l’ami Alexandre Berly qui viendra nous expliquer la différence entre phaser et flanger pour celleux d’entre vous qui aiment triturer les effets sonores. Pour les autres qui préfèrent la lecture, on a rendez-vous dans l’espace littéraire avec Nicolas Jalageas, notre libraire des Cahiers de Colette. Hier une drôle de faune se dirigeait vers l’Accor Arena de Bercy. La messe un dimanche soir pour les fans d’indie music de tous âges avec le concert de l’Australien, Kevin Parker, plus connu sous le nom de Tame Impala. Grosse scéno avec des barres de lights multicolores, motorisées dont les mouvements et les lasers n’étaient pas sans rappeler la scénographie de la dernière tournée de Justice ou le duo avec Lewis, leur ingé light historique, qui est devenu une influence pour d’autres, comme on se le disait hier soir avec Pedro Winter. Si Pedro était là, c’était bien sûr parce que dans la surenchère de proposition que sont devenus ces grands concerts, il fallait bien une tête d’affiche française pour faire la première partie de Tame Impala. Xavier et Gaspard, aux platines pour un megamix puissant et généreux avant pour le premier titre du rappel de monter sur scène pour jouer Neverenderrer, un des deux featurings de Kevin Parker sur leur album, Hyperdrama. Un dimanche soir comme on les aime. TAME IMPALA "Dracula (JENNIE remix)"808 State "Pacific State"THE LEMON TWIGS "Look For Your Mind"THE HAUNTED YOUTH "deathwish feat. Max Fry"CLARA KIMERA "God Complex"MADONNA & SABRINA CARPENTER "Bring Your Love"
  • 146. Les Francos de Montréal avec Wamen & la chronique de Benoît Felix-Lombard

    01:03:07||Saison 6, Ep. 146
    Aujourd’hui dans Place des Fêtes, on parle italien, car c’est le jour de la visite mensuelle de notre expert en musica leggera Benoît Felix-Lombard, entre hommage à Gino Paoli récemment disparu et coup de cœur pour TonyPitony. Mais d’abord on parle québécois… en 1989, Jean-Louis Foulquier, créateur des Francofolies de La Rochelle, s’associe avec Alain Simard et Guy Latraverse pour créer un nouvel axe majeur de l’amitié franco-québécoise. Les Francos de Montréal sont aujourd’hui le plus important festival francophone au monde. Il faut voir la foule s’assembler devant la scène Rogers sur la place des festivals. Un festival unique aussi dans sa proposition avec une programmation aux deux tiers gratuite. Du 12 au 20, on ira donc célébrer le français, je devrais même dire les français avec une belle brochette d’artistes de toute la francophonie : Québec et France bien sûr, mais aussi les Antilles qui seront représentées avec la star du dancehall Bamby et aussi les toujours impeccables Kassav’, je le rappelle le meilleur groupe français sur scène. Orelsan, Laurent Voulzy, disiz, Zélie, Ino Casablanca, aupinard pour les Français… Pierre Lapointe, Arianne Moffatt, Alphonse Bisaillon, Ariane Roy, Robert Robert, Virginie B, Klô Pelgag pour les Québécois… un hommage à Joe Dassin par Étienne Coppée et sa bande, un à Dôme, l’album culte de Jean Leloup avec Safia Nolin, Les Louanges ou Lou-Adrianne Cassidy. Sans oublier deux fines lames de l’electro française, Léonie Pernet et Romane Santarelli. 114 artistes pour 10 jours de fête dans la capitale du Québec. Aujourd’hui, dans Place des Fêtes, les Francos de Montréal, avec Camille Guitton et aussi avec Wamen, une artiste franco-camerounaise, qui a bien du mal à rentrer dans la vie d’adulte et qui le chante si bien.