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🔊 “Marc Riboud” Photographies du Vietnam 1966-1976au Musée national des arts asiatiques – Guimet, Paris du 5 mars au 12 mai 2025
par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 4 mars 2025, durée 23’15,
© FranceFineArt.
https://francefineart.com/2025/03/14/3600_marc-riboud_musee-national-des-arts-asiatiques-guimet/
Communiqué de presse
Commissariat :
Lorène Durret et Zoé Barthélémy, Association Les amis de Marc Riboud
À l’occasion des 50 ans de la fin de la guerre du Vietnam, l’association Les amis de Marc Riboud et le musée Guimet (qui conserve le fonds du grand photographe français) s’associent pour présenter les photographies et documents d’archives retraçant le travail de Marc Riboud au Vietnam entre 1966 et 1976.
En octobre 1967, Marc Riboud photographie à Washington la jeunesse américaine qui manifeste devant le Pentagone en criant sa révolte contre la guerre et réalise La Jeune fille à la fleur, cliché mondialement célèbre et symbole du désir de paix. En 1970, le photographe éditera Face of North Vietnam, un reportage qui montrera pour la première fois aux Américains le visage de ceux qu’ils combattent.
Profondément touché par le drame vietnamien, Marc Riboud se rend près d’une dizaine de fois au Vietnam entre 1966 et 1976, s’arrêtant à Hanoi, à Saigon, dans la ville d’Hué bombardée, mais aussi sur les routes, dans les rizières comme dans les usines, dans les camps de réfugiés et de rééducation. Il y réalise de longs reportages, admirant le courage d’un peuple qui se bat avec des moyens misérables contre la plus grande puissance du monde.
À travers ses reportages, qui documentent le Vietnam pendant près de dix ans, transparaît la « méthode » de Marc Riboud et son regard singulier qui s’attache aux lieux et aux personnes qu’il rencontre. Lui qui n’a jamais été photographe de guerre ne montre pas les combats mais la vie qui continue dans les ruines, les corps qui tentent de se reposer dans les refuges de fortune, les amoureux qui se retrouvent près des abris anti-bombes, la vivacité des enfants, la vie bouleversée, blessée, mais une vie qui continue, tenace, envers et contre tout.
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🔊 “Igor Chelkovski” Dessins dans l’airà la galerie Alina Pinsky, Paris du 14 février au 11 avril 2026
18:40|“Igor Chelkovski” Dessins dans l’airà la galerie Alina Pinsky, Parisdu 14 février au 11 avril 2026Entretien avec Alina Pinsky, galeriste,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 23 février 2026, durée 18’40,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/02/25/3692_igor-chelkovski_galerie-alina-pinsky/Communiqué de presseAlina Pinsky Paris présente une exposition d’Igor Chelkovski (né en 1937), figure majeure de l’art russe contemporain, installé en France depuis 1976.Chelkovski est connu pour ses sculptures, ses reliefs et ses oeuvres dans l’espace public. Il explore depuis plusieurs décennies le langage plastique, en abordant des thèmes universels et abstraits tels que la nature, la ville ou l’homme.Cette exposition, conçue avec le concours de Bernard Blistène, directeur honoraire du Musée national d’art moderne-Centre Pompidou, est une rétrospective de son travail. Elle réunit les cycles majeurs depuis les oeuvres des années 1970, tout en incluant ses oeuvres les plus récentes.Depuis 1961, Igor Chelkovski examine de manière systématique les possibilités et le potentiel de la sculpture, en alliant un langage minimal et abstrait à une imagerie romantique. Dans ses œuvres l’abstrait naît paradoxalement du réel, lequel se révèle comme un ensemble d’abstractions.Dans les années 1960, après une formation en peinture et en dessin puis dans le domaine théâtral (Moscow State Academic Art College in Memory of 1905), Chelkovski travaille à la restauration d’icônes et de fresques.À la même période, passionné par la sculpture, il travaille à l’élaboration de son propre langage plastique et s’intègre au cercle moscovite des artistes « non-conformistes ».L’utilisation du bois comme matériau idéal devient le point de départ des séries qui se développent tout au long des sept décennies suivantes.Reliefs, Nuages, Arbres, Vases de fleurs, Tours ainsi que des cycles anthropocentriques —Profils, Têtes, Personnes—volontairement épurés ou anguleux, monochromes ou peints à l’émail industriel, témoignent d’une approche singulière de la forme et de la texture, où le bois devient l’équivalent de la ligne ou du geste pictural.La réduction du concept jusqu’à l’extrême sobriété révèle, d’une part, l’héritage revendiqué des avant-gardes et du constructivisme, et d’autre part, une pensée poétique où métaphore et oxymore structurent l’image : nuage solide, dessin dans l’air, fleurs de bois.Après son installation en France en 1976 en tant que dissident, Chelkovski s’intègre activement à la vie socio-culturelle du pays. Durant la décennie suivante, il devient l’éditeur du légendaire magazine sur l’art soviétique non officiel — A-YA.Huit numéros ont suffi pour révéler au monde l’espace méconnu de l’underground artistique soviétique, qui deviendra par la suite une découverte majeure pour les institutions et maisons de ventes internationales.Grâce à A-YA, le grand public découvre pour la première fois de grandes figures telles qu’Erik Boulatov, Ilia Kabakov et bien d’autres.Dans les années 1990, Igor Chelkovski revient à ses propres expérimentations artistiques. Il expose son travail dans des galeries en France et en Allemagne. Plus tard, la reconnaissance en Russie s’affirme —prix pour sa contribution au développement de l’art contemporain (2009) et série de grands projets muséaux.Outre la sculpture, il continue de travailler à partir de divers médiums : peinture, graphisme, relief, céramique.L’un des principes clés de sa pensée plastique demeure l’invariance de la forme face à l’échelle : presque chaque oeuvre peut ainsi être agrandie ou réduite sans perdre son énergie interne ni sa force expressive.[...]
🔊 “Une journée au XVIIIe siècle” Chronique d’un hôtel particulierau MAD, musée des Arts Décoratifs, Paris du 18 février au 5 juillet 2026
29:18|“Une journée au XVIIIe siècle”Chronique d’un hôtel particulierau MAD, musée des Arts Décoratifs, Parisdu 18 février au 5 juillet 2026Entretien avec Sophie Motsch,attachée de conservation, collection XVIIe – XVIIIe siècle et Nissim de Camondo, et co-commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 17 février 2026, durée 29’19,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/02/19/3690_une-journee-au-xviiie_musee-des-arts-decoratifs/Communiqué de presseCommissariat :Ariane James-Sarazin, conservatrice générale du patrimoine en charge des collections XVIIe – XVIIIe siècle et Nissim de CamondoSophie Motsch, attachée de conservation, collections XVIIe – XVIIIe siècle et Nissim de CamondoAssistées de :Léo Thune, assistant pour l’exposition et le catalogue, collections XVIIe – XVIIIe siècle et Nissim de CamondoJosépha Caumont-Carpentier, chargée de production pour l’exposition, direction de la production et du développement internationalViolette Lafond-Grellety, assistante pour la programmation culturelle, collections XVIIe – XVIIIe siècle et Nissim de CamondoAurélien Mathé, assistant pour l’exposition, collections XVIIe – XVIIIe siècle et Nissim de CamondoMarion Ortiz, documentaliste, collections historiques, département Bibliothèque-Archives- DocumentationCoralie Derrieux, assistante de conservation, collection Nissim de CamondoDu 17 février au 5 juillet 2026, le musée des Arts décoratifs vous invite à plonger dans l’intimité d’une demeure aristocratique du xviiie siècle et de ses habitants : maîtres, domestiques et animaux familiers. Avec plus de 550 pièces originales issues essentiellement des collections du musée, et pour la plupart rarement montrées, l’exposition « Une journée au XVIIIe siècle. Chronique d’un hôtel particulier » convoque tous les domaines d’expression des arts décoratifs – boiseries et papiers peints, mobilier, céramique, orfèvrerie, vêtements et accessoires de mode, jouets, bijoux – pour redonner vie à un hôtel particulier parisien dans les années 1780. Dans une ambiance cinématographique, sonore et olfactive, le visiteur est invité à déambuler de pièce en pièce, comme s’il était un proche, un ami ou un invité privilégié de la famille. Le commissariat de l’exposition est assuré par Ariane James-Sarazin, conservatrice générale du patrimoine, en charge des collections XVIIe – XVIIIe siècle et Nissim de Camondo, et par Sophie Motsch, attachée de conservation. La scénographie de l’exposition est réalisée par FREAKS architecture.« Qui n’a pas vécu dans les années voisines de 1789 ne sait pas ce que c’est que le plaisir de vivre. » TalleyrandComment l’art de vivre à la française s’illustre-t-il dans sa forme la plus aboutie au XVIIIe siècle ? Certes, il est avant tout le privilège d’une élite, qu’elle soit de naissance, d’argent ou de talent, et ne peut être le reflet des conditions de vie de la population entière. Néanmoins, il exprime à la perfection les modes, les goûts, les valeurs et les usages vers lesquels tous les yeux convergent alors en Europe, et par‑delà depuis la jeune Amérique. Car Paris s’affirme au XVIIIe siècle comme la capitale d’un luxe, toujours en quête d’innovation, un environnement favorable à l’éclosion des arts, en quête d’agrément et de commodité, autrement dit du beau dans l’utile qui est la devise du musée des Arts décoratifs.[...]
🔊 “L’argument du rêve” Exposition en duo d’Amie Barouh et de Chloé Quenumà la Fondation Pernod Ricard, Paris du 17 février au 18 avril 2026
14:00|“L’argument du rêve”Exposition en duo d’Amie Barouh et de Chloé Quenumà la Fondation Pernod Ricard, Parisdu 17 février au 18 avril 2026Entretien avec Elodie Royer,commissaire d’exposition indépendante, et commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 16 février 2026, durée 14’01,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/02/18/3689_l-argument-du-reve_fondation-pernod-ricard/Communiqué de presse Commissariat :Elodie Royer, commissaire d’exposition indépendanteExposition en duo d’Amie Barouh et de Chloé Quenum avec la participation de Mohamed Amer MezianeIntroduction par Elodie Royer, Commissaire de l’expositionTrès tôt l’humanité s’est pensée dans ses rêves.Il s’agit du lien vital, du récit dans la constitutiond’une conscience collective, d’une communauté.Que raconter pour accepter d’être ensemble ?Des songes, précisément.Anne Dufourmantelle, Intelligence du rêve, 2012, Editions Payot.Cette exposition prend comme point de départ une hypothèse, celle de re-convoquer aujourd’hui le rêve pour ce qu’il peut raconter de nos modes d’existence, de relation et de représentation.Si nos rythmes de vie contemporains, souvent dé-corrélés de l’imaginaire, nous éloignent de nos rêves et de ce qu’ils déposent en nous (des présences et des présages, des êtres vivants et des fantômes, des lumières et des sensations), on pourrait tout autant affirmer qu’ils ne nous quittent jamais : ils nous veillent, faisant dialoguer le réel, avec d’autres lieux ou temporalités.Mais davantage qu’un lieu-refuge, poétique et doux, qui serait à l’abri du réel, le rêve – dans un ensemble d’oeuvres spécialement produites pour cette exposition – surgit tel un espace traversé de tensions, de violences et de désirs, où peuvent également se jouer certains enjeux contemporains, politiques et collectifs. Quelle place accordons-nous à nos nuits, avec ou sans sommeil, là où nos sens s’ouvrent à d’autres formes de connaissance ? À ce temps du repos, en marge de l’accélération continue d’une société, toujours plus connectée et fragmentée ? À cet espace du rêve, comme lieu où s’élaborent autrement nos vies éveillées, et leur magie ?L’argument du rêve s’inscrit ainsi dans un double mouvement, à la fois physique et réflexif, en rassemblant à la fois deux artistes, Amie Barouh et Chloé Quenum, et un philosophe, Mohamed Amer Meziane, avec pour trait commun de mobiliser de façon critique cet espace onirique dans leurs pratiques. Dans une mise en dialogue et en espace inédite et immersive, chacun·e à sa manière semble ainsi y convoquer le rêve, tel un argument, non pour déceler ce qu’il comporte de réel ou d’illusion, mais bel et bien pour sa capacité à dépasser de telles séparations, en partie héritées de la pensée occidentale, et à créer d’autres formes d’interactions.À travers une installation vidéo immersive entremêlant ses propres images à celles d’une archive vidéo initiée et réunie par un activiste rom albanais, Gim Furtuna, Amie Barouh recompose un rêve. À partir de ces images d’auteurs inconnus et de sa propre histoire, celui-ci se déploie physiquement dans un montage fait de collages et de surimpressions, où les temporalités se chevauchent, les lieux se multiplient, les sons s’enchevêtrent, l’ensemble guidé par une voix interprétant ce songe, à la fois personnel et collectif.Faisant également appel à nos sens par une intervention lumineuse et sonore qui vient étirer le temps, Chloé Quenum déploie un nouvel ensemble de sculptures et d’images animées autour de l’architecture du sommeil et de la matérialité du rêve – l’appui-tête, parfois nommé « support de rêve », y est ici par exemple convoqué sous différentes formes, en tant qu’objet ou signe d’un certain rapport à l’invisible.[...]
🔊 “Dana Lixenberg” American Images à la Maison Européenne de la Photographie, Paris du 11 février au 24 mai 2026
23:38|“Dana Lixenberg” American Imagesà la Maison Européenne de la Photographie, Parisdu 11 février au 24 mai 2026Entretien avec Laurie Hurwitz, commissaire d’exposition senior – MEP, et co-commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 10 février 2026, durée 23’38,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/02/12/3688_dana-lixenberg_maison-europeenne-de-la-photographie/Communiqué de presse Commissaires :Laurie Hurwitz, MEPMarcel Feil, MAPFREChargée de profuction :Elisa Monteillet, MEP.La MEP est fière de présenter American Images, une première rétrospective consacrée à l’artiste néerlandaise Dana Lixenberg. L’exposition explore plus de trente ans d’un travail exigeant et profondément humain : ces images composent un portrait pluriel de l’Amérique contemporaine, où célébrités et sujets moins connu·es sont abordé·es avec la même considération et représenté·es avec dignité.Née à Amsterdam, Dana Lixenberg s’installe à New York en 1989 et développe une approche photographique fondée sur la lenteur, l’écoute et l’attention portée à la relation. Artiste étrangère observant les Etats-Unis avec une distance lucide, nourrie par son éducation progressiste, Lixenberg interroge avec délicatesse les mythes du rêve américain. Ses portraits constituent un contre-récit aux représentations dominantes de l’Amérique – un regard dont l’actualité demeure frappante.Au centre de son oeuvre, l’humain demeure le sujet premier. Lixenberg construit un récit vivant de différentes communautés – des figures publiques aux personnes reléguées aux marges – en honorant la pleine humanité de chacun·e, au-delà de leur condition. Ses portraits, souvent dépourvus d’indices contextuels, empêchent les lectures réductrices : les célébrités y apparaissent avec une présence mesurée, tandis qu’ils offrent aux personnes moins connues un espace où s’affirme leur singularité. Par une attention constante aux détails et aux nuances, elle se tient à distance des stéréotypes et atteint une justesse visuelle qui confère à son travail une dimension d’acte de soin. Au coeur de son travail se trouve la « danse lente » avec ses sujets. Son approche posée et son respect profond permettent d’établir un véritable lien, inscrit sur la durée. L’usage de la chambre 4×5 pouces transforme chaque séance en moment de dialogue intime, ancré dans l’instant partagé.À partir des années 1990, ses commandes pour Vibe, The New York Times Magazine, Interview, i-D, The New Yorker, Newsweek ou Rolling Stone donnent naissance à de nombreux portraits de figures de la culture populaire, parmi lesquels John McEnroe, Isaac Hayes, Whitney Houston, Iggy Pop ou Kate Moss. Certaines de ces images, notamment celles de Biggie Smalls ou encore Tupac Shakur, ont depuis devenues iconiques.Parallèlement à son travail éditorial, Dana Lixenberg a développé plusieurs projets personnels, parmi lesquels Imperial Courts occupe une place centrale. Entamé au début des années 1990, ce projet au long cours se concentre sur les habitant·es d’un ensemble de logements sociaux à South Central Los Angeles. Au fil de plus de trois décennies, elle y est retournée à de nombreuses reprises, développant un corpus complexe qui se déploie à distance des récits familiers et des représentations médiatiques. L’installation vidéo Imperial Courts (2015) prolonge cette immersion dans le quotidien.D’autres projets élargissent encore son exploration de l’Amérique contemporaine : auprès de familles sans-abri à Jeffersonville, dans l’Indiana, ou dans le village iñupiaq de Shishmaref en Alaska, menacé par la fonte du pergélisol. L’exposition comprend également des images réalisées avec des Polaroids 4×5 pouces. Lixenberg les utilise comme des outils de travail et de partage, instaurant un climat de confiance et constituant aujourd’hui un témoignage intime de plusieurs années de rencontres.
🔊 “Martin Parr” Global Warningau Jeu de Paume, Paris du 30 janvier au 24 mai 2026
20:52|“Martin Parr” Global Warningau Jeu de Paume, Parisdu 30 janvier au 24 mai 2026Entretien avec Quentin Bajac, directeur du Jeu de Paume et commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 9 février 2026, durée 20’52,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/02/12/3687_martin-parr_jeu-de-paume/Communiqué de presse Commissaires :Quentin Bajac, directeur du Jeu de Paume,avec la collaboration de Martin Parr et de Clémentine de la FéronnièreCette exposition propose de revisiter l’oeuvre de Martin Parr à l’aune du désordre généralisé de notre époque, à travers différentes séries réalisées depuis la fin des années 1970 jusqu’à aujourd’hui. Tout au long de sa carrière, sans militantisme mais avec constance, aux quatre coins du globe, Martin Parr dresse un portrait saisissant des déséquilibres de la planète et des dérives de nos modes de vie. À travers ses nombreuses séries, commencées dans les îles britanniques et en Irlande, puis étendues dès les années 1990 aux cinq continents, émergent des thèmes récurrents : les turpitudes et les ravages du tourisme de masse, la domination de la voiture, les dépendances technologiques, la frénésie consumériste, ou encore notre rapport ambivalent au Vivant. Toujours avec son regard singulier et décalé Parr aborde indirectement plusieurs causes majeures identifiées des bouleversements climatiques de l’Anthropocène : usage effréné des transports, consommation d’énergies fossiles, surconsommation globale, dégâts environnementaux. Cet oeuvre, en apparence plaisant, se révèle, avec le temps et l’évolution des mentalités, peut-être plus grave qu’il n’y paraissait initialement. À la lumière de l’ensemble de son oeuvre, l’usage du décalage et de la dérision place Martin Parr dans une lignée satirique britannique, attentive à révéler les paradoxes de notre société.En quelque 180 oeuvres traversant plus de cinquante ans de production, de ses débuts en noir et blanc à des oeuvres récentes, l’exposition aborde, en 5 sections, nos turpitudes contemporaines, à travers des thèmes, des motifs, des obsessions récurrentes. La façon dont les loisirs modifient l’environnement – du motif de la plage à celui des déchets, Parr a saisi les mutations que l’évolution de nos modes de vie modernes apporte aux paysages, où le plaisir et le gaspillage, le naturel et l’artificiel coexistent et s’entremêlent sans cesse. « Tout doit disparaître » aborde l’univers consumériste qui est le nôtre, Parr dressant un inventaire cru et drôle de nos objets de désirs et nos modes de consommation, envisagé comme une forme de religion nouvelle.. Sous son objectif, supermarchés, centres commerciaux, foires et salons deviennent le théâtre d’une course effrénée partagée par toutes les classes sociales et impliquant les biens les plus divers, dans lequel l’humain lui-même devient parfois marchandise. « Petite Planète », du nom de l’un de ses ouvrages les plus célèbres, traite du tourisme, sujet de prédilection qu’il avait exploré, sur tous les continents, tant dans ses plaisirs que dans ses contradictions, voire ses impasses. Dans les lieux les plus emblématiques du phénomène, il s’est intéressé aux habitudes et aux comportements de ce touriste global, réalisant également, en filigrane, une étude des déséquilibres Nord/Sud. Dans « Le règne animal », c’est, la cohabitation parfois difficile entre l’humain et l’animal qui est étudié et décrit, entre indifférence et fascination, négligence et surattention, violence et affection.[...]
🔊 “Huma Bhabha / Alberto Giacometti” , à l’Institut Giacometti, du 6 février au 24 mai 2026
24:03|“Huma Bhabha / Alberto Giacometti”Dénoue, boucle à boucle, les cheveux d’une idole – avant que tes articulations se détachent…à l’Institut Giacometti, Parisdu 6 février au 24 mai 2026Entretien avec Emilie Bouvard, directrice scientifique et des collections – Fondation Giacometti, et commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 3 février 2026, durée 24’03,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/02/08/3686_bhabha-giacometti_institut-giacometti/Communiqué de presseCommissaire : Émilie Bouvard, directrice scientifique et des collections, Fondation GiacomettiL’Institut Giacometti présente une exposition inédite mettant l’oeuvre de l’artiste pakistano-américaine, Huma Bhabha (née à Karachi, 1962, vit et travaille à Poughkeepsie, États-Unis), en résonance avec l’oeuvre d’Alberto Giacometti.Conçue spécifiquement pour l’Institut Giacometti, l’exposition présente de nouvelles créations réalisées par Bhabha pour l’occasion, ainsi qu’un ensemble de pièces majeures de son travail : deux figures debout, des têtes sculptées, des fragments de corps, ainsi que des dessins et des photographies. Toutes ces oeuvres dialoguent, non sans humour, avec des oeuvres emblématiques de Giacometti, parmi lesquelles l’Homme qui marche (1960), la Jambe (1958), les Femmes de Venise (1956) ou encore la Grande Tête (1960).Cette exposition fait suite à un premier dialogue entre les deux artistes au Barbican Centre en 2025, «Nothing is behind Us».Inviter Huma Bhabha à créer face à Giacometti fut une évidence, celle-ci manifestant depuis longtemps un profond intérêt pour son travail. Se revendiquant « expressionniste », Bhabha construit des assemblages, travaille l’argile, le liège et le bronze pour faire émerger des formes humaines qui expriment des émotions. La rencontre entre les deux artistes se joue dans un face à face autour de la figure, à la fois fragile et forte, féminine et masculine, drôle et mélancolique, résistante. Singulière parmi ses contemporains, Bhabha rejoint Giacometti dans la conviction que « tout se résout autour du corps humain ».Obsédées par le mouvement de la vie à la mort et de la mort à la vie, leurs oeuvres témoignent à la fois de la force et du caractère périssable des êtres humains, de leur violence et de leur tendresse. L’humour, caustique, noir, grinçant, traverse l’exposition. On en trouve un écho dans le titre de l’exposition, « Dénoue, boucle à boucle, les cheveux d’une idole – avant que tes articulations se détachent… », extrait d’un quatrain du poète persan Omar Khayyam* (1048-1131).Enfin, tous deux puisent dans l’art de toutes les époques et de toutes les civilisations – de l’art de la Grèce antique à la Renaissance, en passant par les arts africains ou encore par le cinéma -, pour créer de nouvelles formes et de nouveaux modes de perception, d’autres visions de l’humanité. Passionnée de science-fiction, Bhabha prolonge ici le dialogue avec Giacometti, familier des milieux de cinéma étrange et surréaliste.*Poème d’Omar Khayyam, Quatrain 71. Traduction de Claude Anet et Myrza Muhammad (1920)Catalogue sous la direction d’Emilie Bouvard Co-édité par la Fondation Giacometti, Paris / Fage éditions, Lyon
🔊 “Romain Bernini” Voyages à Giphantie à la Fondation Henri Cartier-Bresson, Paris du 28 janvier au 3 mai 2026
29:02|“Romain Bernini” Voyages à Giphantieà la Fondation Henri Cartier-Bresson, Parisdu 28 janvier au 3 mai 2026Entretien avec Clément Chéroux,Directeur, Fondation Henri Cartier Bresson, et commissaire de l’expositionet Romain Bernini, artiste peintre (à partir de 23’25),par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 27 janvier 2026, durée 29’02,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/02/01/3685_romain-bernini_fondation-henri-cartier-bresson/Communiqué de presse Commissaire de l’expositionClément Chéroux, Directeur, Fondation Henri Cartier-BressonLorsqu’en 2003, Henri Cartier-Bresson et Martine Franck créent la Fondation, ils souhaitent en faire un lieu dédié aux photographes de toutes tendances et générations, mais aussi aux « peintres, aux sculpteurs et aux dessinateurs ». Après l’exposition des sculptures d’Alberto Giacometti en 2005, puis des dessins de Saul Steinberg trois ans plus tard, la Fondation renoue aujourd’hui avec cette tradition d’ouverture en faisant découvrir au public les peintures de Romain Bernini. Depuis une vingtaine d’années, cet artiste français, né en 1979, élabore une oeuvre imposante, à la croisée de la figuration et d’une forme d’ésotérisme urbain. Il saisit des moments qui sont autant d’hypothèses. Ses compositions décrivent des situations latentes où des personnages en quête de sens incarnent des sortes d’énigmes vivantes.La série de tableaux présentée ici pour la première fois est inspirée d’un curieux petit ouvrage du XVIIIe siècle, Giphantie, de Charles Tiphaigne. Guidé par un « préfet », ce voyage dans un pays imaginaire peuplé « d’esprits élémentaires » s’inscrit dans la tradition des récits utopiques. Il permet à son auteur de critiquer la société de son époque, tout en donnant libre cours à son imagination. Publié en 1760, cet opuscule est surtout connu parce qu’il prédit l’avénement de technologies modernes comme la transmission à distance des images et du son, les techniques de télésurveillance, les lentilles de contact, la nourriture lyophilisée, et bien d’autres encore. Mais sourtout il décrit, plus d’un demi-siècle avant les tout premiers travaux de Nicéphore Niépce en 1816, et avec près de huit décennies d’avance sur l’annonce officielle de l’invention de Louis Daguerre en 1839, un mode de production d’images qui ressemble déjà à la photographie – on y revient.Publication Giphantie – Texte de Charles Tiphaigne augmenté de vingt-quatre peintures de Romain Bernini. Postface de Clément Chéroux. Éditeurs : Atelier EXB et Fondation Henri Cartier-Bresson. Date de parution : 29 janvier 2026.https://exb.fr/fr/home/689-giphantie.html
🔊 “Juliette Agnel” La lenteur des règnes à la galerie Clémentine de la Féronnière, Paris du 15 janvier au 7 mars 2026
28:50|“Juliette Agnel” La lenteur des règnesà la galerie Clémentine de la Féronnière, Parisdu 15 janvier au 7 mars 2026Entretien avec Juliette Agnel, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 27 janvier 2026, durée 28’50,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/01/31/3684_juliette-agnel_galerie-clementine-de-la-feronniere/Communiqué de presseL’exposition présente le travail de la photographe Juliette Agnel, dont la pratique explore la frontière entre visible et invisible. À travers ses images, elle interroge les forces qui traversent la matière — minérale, végétale ou cosmique — et en révèle une dimension sensible. L’artiste ne cherche pas à reproduire le réel, mais à dévoiler ce qui l’habite : énergies, mémoires et présences discrètes.Des nécropoles soudanaises au Groenland, en passant par la Martinique, Juliette Agnel saisit la puissance géologique et végétale des paysages et la manière dont l’humain s’y inscrit.Les séries présentées — Fôret-Ancêtres, Dahomey Spirit, Grotte de glace, La Main de l’enfant — ainsi qu’une série inédite, dont de nouvelles images issues d’une collection minéralogique, prolongent cette exploration en montrant comment la matière conserve les traces du temps.En réunissant ces ensembles, l’exposition révèle la cohérence d’une démarche qui questionne notre place dans le vivant. Juliette Agnel nous invite à ralentir, à écouter les vibrations du monde et à reconnaître, dans les formes les plus modestes comme dans les paysages les plus vastes, la présence d’un invisible qui traverse la terre et le cosmos.À cette occasion Maison CF publie, avec le soutien de Van Cleef & Arpels, le livre d’artiste Roches, qui s’inscrit dans la suite de Juliette Agnel, Silex (éd. Maison CF, 2022). Ce livre en forme de leporello a été publié à la suite de l’exposition de Juliette Agnel, « La susceptibilité des Roches », organisée par Photo Days, du 6 au 30 novembre 2025, en parallèle de l’exposition « Rêveries de pierres, poésie et minéraux de Roger Caillois » du 6 novembre 2025 au 29 mars 2026, à L’École des Arts Joailliers, Hôtel Merci-Argenteau, 16 bis, boulevard Montmartre, 75009 Paris.
🔊 “Dis, quand reviendras-tu ?” Barbara et son public à la BnF I François-Mitterrand, Paris du 27 janvier au 5 avril 2026
21:17|“Dis, quand reviendras-tu ?” Barbara et son publicà la BnF I François-Mitterrand, Parisdu 27 janvier au 5 avril 2026Entretien avec Coline Arnaud,coordinatrice du développement des publics, département de la Musique, BnF,et Emilie Kaftan, chargé de collections au département de la Musique, BnF, et commissaires de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 26 janvier 2026, durée 21’17,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/01/31/3683_barbara_bnf-francois-mitterrand/Communiqué de presse Commissariat :Coline Arnaud, coordinatrice du développement des publics, département de la Musique, BnFÉmilie Kaftan, chargée de collections au département de la Musique, BnFLa Bibliothèque nationale de France célèbre Barbara, icône de la chanson française dont la voix, les textes et les mélodies résonnent encore aujourd’hui, près de trente ans après sa disparition. S’appuyant sur le fonds donné en 2023 à la Bibliothèque par l’association Barbara Perlimpinpin, l’exposition présentée dans la galerie des Donateurs évoque à travers une centaine de documents les méthodes de travail de Barbara, son rapport à la scène et la relation d’amour que la chanteuse a toujours entretenue avec son public.Barbara débute comme interprète avant de devenir autrice-compositrice d’une centaine de chansons. Elle enregistre 15 albums studio entre 1955 et 1996. Mais c’est la scène – véritable lieu de retrouvailles entre la chanteuse et son public – qui l’anime tout au long de sa carrière.L’exposition présente le fonds donné en 2023 par l’association Barbara Perlimpinpin au département de la Musique de la BnF. Ces archives, acquises en partie lors des ventes aux enchères qui ont suivi le décès de l’artiste, rassemblent des documents de travail provenant de son domicile, et couvrent pour l’essentiel la fin de sa carrière (1981-1997). Elles ont été complétées par une importante documentation rassemblée par l’association (affiches, photographies, partitions imprimées, lettres d’admirateurs, coupures de presse, programmes). L’exposition évoque ainsi l’histoire d’amour unique qui lie Barbara à son public de son vivant ; et salue en même temps la démarche archivistique et patrimoniale de ce même public, après la disparition de la chanteuse.Au fil de ces documents, les visiteurs suivront le parcours de Barbara, depuis ses débuts modestes dans les cabarets belges jusqu’à ses dernières apparitions en 1993. Ils découvriront sa méthode singulière de travail, mais aussi son rapport au corps et à la scène, son engagement dans la lutte contre le sida ou encore ce lien toujours passionné avec son public – résumé dans la fameuse formule prononcée sur la scène de Bobino en 1966 : « Ma plus belle histoire d’amour, c’est vous.»