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FranceFineArt
đ âFace au cielâ Paul Huet en son temps au MusĂ©e de la Vie romantique, Paris du 14 fĂ©vrier au 30 aoĂ»t 2026
du 14 février au 30 août 2026
par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 24 fĂ©vrier 2026, durĂ©e 40â22,
© FranceFineArt.
https://francefineart.com/2026/02/25/3693_paul-huet_musee-de-la-vie-romantique/
Communiqué de presse
Commissariat :
Gaëlle Rio, conservatrice générale du patrimoine, directrice du musée de la Vie romantique
Dominique Lobstein, commissaire scientifique de lâexposition
« Face au ciel, Paul Huet en son temps » prĂ©sente lâĆuvre de lâartiste Paul Huet (1803-1869) Ă travers le motif pictural du ciel. Peintre encore peu connu du grand public, ce proche dâAry Scheffer est souvent considĂ©rĂ© comme lâun des prĂ©curseurs du paysage romantique en France. InspirĂ© par les grands maĂźtres anglais comme Constable et Turner, il exprime dans ses Ćuvres les Ă©motions et la puissance de la nature en rompant avec la tradition classique.
QualifiĂ© de « prĂ©-impressionniste », Paul Huet a marquĂ© son temps et influencĂ© de nombreux artistes paysagistes comme Camille Corot. Son Ćuvre et son expĂ©rience de la peinture de ciel sont mises en regard de celles de ses contemporains afin de mieux apprĂ©cier sa singularitĂ© et son rĂŽle dans cette Ă©poque foisonnante. GrĂące Ă de nombreux prĂȘts issus des collections publiques françaises, ses ciels sont ainsi prĂ©sentĂ©s aux cĂŽtĂ©s de ceux de Paul Flandrin, EugĂšne Delacroix, ThĂ©odore Rousseau, Georges Michel, EugĂšne Isabey ou EugĂšne Boudin.
à la découverte du paysage
Longtemps, la peinture de paysage a Ă©tĂ© considĂ©rĂ©e comme un genre mineur, simple dĂ©cor dĂ©pourvu de vĂ©ritable sujet. Ă la fin du XVIIIe siĂšcle, sous lâimpulsion du peintre Pierre-Henri de Valenciennes et de ses publications, la pratique du paysage Ă©volue et attire lâattention dâun nombre croissant dâartistes. En 1816, grĂące Ă son influence, lâAcadĂ©mie des beaux-arts crĂ©e le prix de Rome de paysage historique. OrganisĂ© tous les quatre ans, ce concours reflĂšte lâenseignement de lâĂcole des beaux-arts et les traitĂ©s alors en vigueur, qui imposent des compositions trĂšs codifiĂ©es. Ces rĂšgles strictes â intĂ©gration obligatoire dâun sujet historique ou mythologique, structure du paysage normĂ©e, usage des couleurs dĂ©fini â sont de plus en plus perçues comme un frein Ă lâinvention. JugĂ© trop rigide, le prix est finalement supprimĂ© en 1863. Plusieurs Ă©vĂ©nements contribuent Ă©galement Ă faire Ă©voluer la peinture de paysage. Les artistes dĂ©couvrent dâabord la peinture anglaise â celle de Constable, Turner ou Bonington â, admirĂ©e pour sa lumiĂšre et sa spontanĂ©itĂ© bien avant sa prĂ©sentation remarquĂ©e au Salon de 1824. Par ailleurs, les artistes dits « rĂ©alistes » sâĂ©loignent des traditions acadĂ©miques et proposent une nouvelle approche de la reprĂ©sentation de la nature. Ils travaillent sur le motif, directement face au paysage, et sâinspirent des observations scientifiques sur la lumiĂšre et les phĂ©nomĂšnes atmosphĂ©riques.
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AprĂšs 17 mois de travaux, le musĂ©e de la Vie romantique sâapprĂȘte Ă rouvrir ses portes au public le 14 fĂ©vrier prochain. Depuis septembre 2024, le musĂ©e â accompagnĂ© par Basalt Architecture et lâatelier Ă kiko Designers â mĂšne une opĂ©ration majeure de restauration de la maison et des ateliers du peintre Ary Scheffer.
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đ âMatisseâ 1941-1954 au Grand Palais [Centre Pompidou â Constellation], Paris du 24 mars au 26 juillet 2026
17:02|âMatisseâ 1941-1954au Grand Palais [Centre Pompidou â Constellation], Parisdu 24 mars au 26 juillet 2026Entretien avec Claudine Grammont, Cheffe du cabinet dâart graphique, MusĂ©e national dâart moderne â Centre Pompidou, et commissaire de lâexposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 23 mars 2026, durĂ©e 17â03,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/23/3702_matisse_grand-palais/CommuniquĂ© de presseCommissariat :Claudine Grammont, Cheffe du cabinet dâart graphique, MusĂ©e national dâart moderne â Centre PompidouExposition coproduite par le Centre Pompidou et le GrandPalaisRmnDâune envergure inĂ©dite en France, lâexposition « Matisse, 1941 â 1954 » met en lumiĂšre les derniĂšres annĂ©es de crĂ©ation de lâartiste, grand moment de synthĂšse, de radicalitĂ© et dâinvention formelle. Elle rĂ©unit plus de 300 oeuvres qui tĂ©moignent de lâĂ©lan de crĂ©ation inouĂŻe de Matisse durant cette pĂ©riode particuliĂšrement foisonnante. Ă prĂšs de 80 ans, il se rĂ©invente avec le mĂ©dium de la gouache dĂ©coupĂ©e Ă travers lequel il renouvelle entiĂšrement son vocabulaire plastique et donne Ă son art une portĂ©e monumentale. Cette exposition conduit le visiteur dans le dernier grand atelier de Matisse, regroupant peintures, sĂ©rie de dessins, livres illustrĂ©s, gouaches dĂ©coupĂ©es, textiles et mĂȘme vitraux qui sont autant de dĂ©clinaisons de cet ultime moment de grĂące.La sĂ©lection de plus de 300 oeuvres, dont beaucoup sont inĂ©dites en France, offre lâoccasion de dĂ©couvrir des ensembles trĂšs rarement vus. Afin de complĂ©ter la dĂ©jĂ riche collection du Centre Pompidou, des prĂȘts exceptionnels proviennent de collections particuliĂšres et dâinstitutions nationales et internationales dont le Hammer Museum, le MoMA, la National Gallery of Art de Washington, la Fondation Barnes, la Fondation Beyeler.Lâexposition rĂ©unit les ensembles essentiels de cette pĂ©riode : la magistrale et ultime sĂ©rie des peintures des IntĂ©rieurs de Vence de 1946-1948, lâalbum Jazz et sa maquette, des sĂ©ries de dessins de ThĂšmes et Variations, les dessins au pinceau et Ă lâencre, les principaux Ă©lĂ©ments du programme de la chapelle de Vence, les panneaux monumentaux La Gerbe, Les Acanthes, LâEscargot et MĂ©moire dâOcĂ©anie. Enfin, les grandes figures en gouache dĂ©coupĂ©e, comme La Tristesse du roi, Zulma, Danseuse crĂ©ole et la sĂ©rie des Nus bleus sont ici, exceptionnellement, rĂ©unies.« Matisse 1941 â 1954 » sâinscrit dans la lignĂ©e des grandes monographies dĂ©diĂ©es Ă lâartiste organisĂ©es par le Centre Pompidou [« Matisse 1904 â 1917 » en 1993, « Matisse. Paires et sĂ©ries » en 2012 et « Matisse. Comme un roman » en 2021] et fait plus particuliĂšrement Ă©cho Ă celle de 1993, « Matisse 1904 â 1917 ». Ă la diffĂ©rence de « Henri Matisse: the Cut-Outs » (prĂ©sentĂ©e Ă la Tate et au MoMA, 2014) exclusivement consacrĂ©e aux gouaches dĂ©coupĂ©es, elle rĂ©vĂšle la dimension pluridisciplinaire de sa pratique pendant cette pĂ©riode. Car jamais auparavant lâartiste nâavait Ă©tĂ© aussi prolifique dans la variĂ©tĂ© des techniques et des supports utilisĂ©s, comme en tĂ©moignent les peintures, gouaches dĂ©coupĂ©es, dessins, livres illustrĂ©s, textiles et vitraux exceptionnellement rĂ©unis dans ce parcours.Cette derniĂšre pĂ©riode de crĂ©ation se caractĂ©rise par une symbiose toujours plus grande entre lâoeuvre et lâespace de lâatelier. TravaillĂ©es Ă mĂȘme les murs de lâappartement du RĂ©gina, mobiles par essence, les oeuvres participent de la vĂ©gĂ©talisation dynamisante du cadre spatial. Lâexposition sâattache Ă restituer cet in situ en permanente mĂ©tamorphose, donnant au visiteur lâaccĂšs Ă ce « jardin » de Matisse Ă travers un espace qui va en sâamplifiant salle aprĂšs salle. Y sera Ă©galement rappelĂ© le contexte de la guerre et de lâimmĂ©diat aprĂšs-guerre alors que la figure dâHenri Matisse sâimpose en France et outre-Atlantique comme un symbole de libertĂ©.
đ âHenri Rousseauâ Lâambition de la peinture au MusĂ©e de lâOrangerie, Paris du 25 mars au 20 juillet 2026
19:35|âHenri RousseauâLâambition de la peintureau MusĂ©e de lâOrangerie, Parisdu 25 mars au 20 juillet 2026Entretien avec Juliette Degennes, conservatrice du patrimoine â musĂ©e de lâOrangerie, et co-commissaire de lâexposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 20 mars 2026, durĂ©e 19â35,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/21/juliette-degennes/CommuniquĂ© de presseCommissariat :Juliette Degennes, conservatrice du patrimoine, musĂ©e de lâOrangerieNancy Ireson, commissaire associĂ©e, conservatrice consultante, Fondation BarnesChristopher Green, conservateur consultant, professeur Ă©mĂ©rite, Courtauld Institute of ArtPour la premiĂšre fois, le musĂ©e de lâOrangerie organise, en collaboration avec la Fondation Barnes de Philadelphie, une exposition consacrĂ©e Ă Henri Rousseau. InaugurĂ©e en octobre dernier Ă Philadelphie, elle est prĂ©sentĂ©e Ă Paris du 25 mars au 20 juillet 2026. Ă la suite du rĂ©cent changement de statut de la Fondation Barnes, qui lui permet dĂ©sormais de prĂȘter ses oeuvres, le musĂ©e de lâOrangerie devient la premiĂšre institution au monde Ă coproduire une exposition issue de ses collections. Il accueille Ă cette occasion neuf oeuvres prĂȘtĂ©es de maniĂšre inĂ©dite par la Fondation, rĂ©unissant un important corpus de tableaux dâHenri Rousseau passĂ©s entre les mains du marchand Paul Guillaume.Cette collaboration sâimpose comme une Ă©vidence dans lâhistoire des deux institutions : Paul Guillaume, dont la collection constitue le coeur du musĂ©e parisien, a Ă©tĂ© lâintermĂ©diaire dâAlbert Barnes pour lâachat de ses dix-huit peintures de Rousseau. Il a lui-mĂȘme Ă©tĂ© un fervent collectionneur de lâartiste, ayant possĂ©dĂ© jusquâĂ cinquante oeuvres de la main du peintre, si lâon en croit les albums documentaires conservĂ©s dans le fonds du musĂ©e. Neuf dâentre elles appartiennent aujourdâhui Ă la collection du musĂ©e de lâOrangerie, auxquelles sâajoute une acquisition rĂ©cente de deux petits portraits. Lâexposition et son catalogue reviendront sur cette Ă©troite collaboration entre le marchand parisien et le collectionneur amĂ©ricain, et plus largement sur le rĂ©seau de collectionneurs et de marchands dans lequel le peintre sâest inscrit de son vivant. Une cinquantaine dâoeuvres seront prĂ©sentĂ©es Ă cette occasion, issues des collections de ces deux institutions et de prĂȘts dâoeuvres clĂ©s dâinstitutions europĂ©ennes et amĂ©ricaines dont La BohĂ©mienne endormie, chef-dâoeuvre du Museum of Modern Art de New York.Cette exposition revient sur la carriĂšre dâHenri Rousseau (1844-1910), sa pratique picturale et ses ambitions professionnelles, en lien avec le marchĂ© de lâart. Venu Ă Paris depuis sa Mayenne natale, il dĂ©cide Ă lâĂąge de 49 ans de prendre sa retraite de lâoctroi pour se consacrer entiĂšrement Ă la peinture. Lâartiste a su diversifier les genres et les techniques pour se faire une place sur la scĂšne artistique parisienne : compositions envoyĂ©es au Salon des IndĂ©pendants, rĂ©ponses Ă des commandes publiques pour orner les hĂŽtels de ville dâĂle-de-France, portraits commandĂ©s par son entourage, paysages destinĂ©s Ă la vente, ou encore autoportraits plus intimes. Lâexposition entend dĂ©passer les lĂ©gendes entourant le nom du « Douanier Rousseau » pour Ă©tudier en profondeur son parcours artistique. Des sections thĂ©matiques permettront dâaborder la matĂ©rialitĂ© des oeuvres et de les replacer dans le contexte du marchĂ© de lâart moderne auquel Paul Guillaume et Albert Barnes ont largement participĂ©.[...]
đ â1913â1923 : Lâesprit du tempsâ Paris cĂ©lĂšbre les arts dâAfrique et dâOcĂ©anieau musĂ©e du quai Branly â Jacques Chirac, Paris du 17 mars au 20 septembre 2026
23:37|â1913â1923 : Lâesprit du tempsâParis cĂ©lĂšbre les arts dâAfrique et dâOcĂ©anieau musĂ©e du quai Branly â Jacques Chirac, Parisdu 17 mars au 20 septembre 2026Entretien avec Bertrand Goy, historien, spĂ©cialiste des arts extra-occidentaux, et co-commissaire de lâexposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 19 mars 2026, durĂ©e 23â37,© FranceFineArt.CommuniquĂ© de presseCommissariat :Bertrand Goy, Historien, spĂ©cialiste des arts extra-occidentauxHĂ©lĂšne Joubert, Responsable de lâunitĂ© patrimoniale des collections Afrique du musĂ©e du quai Branly â Jacques ChiracLâexposition retrace lâhistoire des arts africains et ocĂ©aniens Ă Paris au dĂ©but du 20e siĂšcle, Ă©poque oĂč objets extra-europĂ©ens et oeuvres avant-gardistes se rencontrent et façonnent ensemble une nouvelle vision de lâart moderne, autour dâartistes, dâintellectuels, de marchands et de collectionneurs prĂ©curseurs.Ă travers des documents dâarchives, des photographies et des oeuvres dâAfrique et dâOcĂ©anie, lâexposition permet dâĂ©voquer lâatmosphĂšre stimulante du quartier de Montparnasse et rĂ©vĂšle une dĂ©cennie historique, au cours de laquelle des objets, dâabord perçus comme ethnographiques, sont progressivement reconnus comme des oeuvres dâart Ă part entiĂšre. Cette reconnaissance marque une rupture majeure dans lâhistoire de lâart occidental, mais aussi dans le marchĂ© de lâart international.1911-1913 : de Montparnasse Ă la Rive droiteAu tournant du 20e siĂšcle, quelques marchands europĂ©ens approvisionnent en « spĂ©cimens ethnographiques » leurs clients, constituĂ©s principalement de musĂ©es ethnographiques et dâamateurs de curiositĂ©s « exotiques ». Câest Ă cette Ă©poque que Derain et Vlaminck achĂštent leurs premiers masques et sculptures africains et que Matisse, Lhote ou Picasso en font une source importante de leur inspiration. Joseph Brummer, artiste immigrĂ© hongrois se fait rapidement connaĂźtre comme marchand au goĂ»t sĂ»r et Ă©clectique, mettant sur le mĂȘme plan productions africaines, oeuvres dâart de Perse, dâĂgypte, de Chine, de Haute Ăpoque europĂ©enne et peinture dâavant-garde. Bien que Joseph Brummer, inquiet de la guerre en Europe, ne soit restĂ© que quelques annĂ©es Ă Paris avant de sâexpatrier aux Ătats-Unis, son apport Ă la reconnaissance des arts classiques dâAfrique et dâOcĂ©anie fut essentiel. Lâun de ses clients, Charles Vignier, poĂšte symboliste, se reconvertit dans lâexpertise des arts orientaux dĂšs le dĂ©but du 20e siĂšcle. En mai 1913, il dĂ©cide dâorganiser Ă la Galerie Levesque, 109 rue Saint-HonorĂ© Ă Paris, une grande exposition dâarts extra-occidentaux issus principalement dâAsie et du Moyen-Orient mais oĂč, pour la premiĂšre fois, lâAfrique est Ă©galement reprĂ©sentĂ©e.1914-1918 : autour de Paul GuillaumeEn 1912, le jeune Paul Guillaume dĂ©bute sa carriĂšre de marchand dâart en vendant quelques statuettes et masques africains Ă Joseph Brummer que lui a prĂ©sentĂ© le poĂšte Guillaume Apollinaire. La mĂȘme annĂ©e, Paul Guillaume fonde la « SociĂ©tĂ© dâArt et dâArchĂ©ologie nĂšgre » puis en 1914 ouvre une galerie dans laquelle il expose oeuvres dâart dâAfrique et dâOcĂ©anie aux cĂŽtĂ©s des crĂ©ations dâartistes dâavant-garde. Lorsque la PremiĂšre Guerre mondiale Ă©clate, Paul Guillaume se tourne vers New York oĂč il participe Ă la premiĂšre exposition consacrĂ©e exclusivement Ă lâart africain traditionnel. Elle se tient Ă la Galerie 291 dirigĂ©e par Alfred Stieglitz, photographe, galeriste et Ă©diteur amĂ©ricain, et Marius de Zayas, artiste et galeriste mexicain. En 1916, lâexposition organisĂ©e Ă lâassociation « Lyre et Palette » (situĂ©e au carrefour Raspail et Montparnasse, rue Huyghens) marque un tournant : câest la premiĂšre fois que lâon expose Ă Paris des piĂšces provenant des continents africains et ocĂ©aniens, non pour Ieur intĂ©rĂȘt ethnographique ou archĂ©ologique, mais pour leur dimension artistique. En 1917, Paul Guillaume et Guillaume Apollinaire publient Sculptures nĂšgres, un des premiers ouvrages consacrĂ©s exclusivement aux arts africains et ocĂ©aniens. [...]
đ âLe Langage des mursâ Estampages de la Chine Ă Notre-Dame au MAD, musĂ©e des Arts DĂ©coratifs, Paris du 18 mars au 28 juin 2026
23:27|âLe Langage des mursâ Estampages de la Chine Ă Notre-Dameau MAD, musĂ©e des Arts DĂ©coratifs, Parisdu 18 mars au 28 juin 2026Entretien avec BĂ©atrice Quette, conservatrice, responsable des collections asiatiques et islamiques â MusĂ©e des arts dĂ©coratifs, et co-commissaire de lâexposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 18 mars 2026, durĂ©e 23â27,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/19/3699_le-langage-des-murs_mad-musee-des-arts-decoratifs/CommuniquĂ© de presseCommissaires :BĂ©atrice Quette, conservatrice, responsables des collections asiatiques et islamiquesValentine Dubard de Gaillarbois, conservatrice-restauratrice dâarts graphiquesCĂ©cile Huguet-Broquet, conservatrice-restauratrice dâarts graphiquesSantiago Hardy, cordiste sur le chantier de Notre-Dame de ParisassistĂ©s de Louise Lartillot, assistante de conservation, bourse de la Fondation du JaponDu 18 mars au 28 juin 2026, le musĂ©e des Arts dĂ©coratifs prĂ©sente, Ă lâoccasion du Salon du dessin et du Printemps asiatique, « Le langage des murs. Estampages de la Chine Ă NotreâDame », quatriĂšme focus exposĂ© au cabinet des Dessins, Papiers peints et Photographies. Lâexposition-focus illustre la pratique de lâestampage Ă travers une sĂ©lection inĂ©dite des collections chinoise et française du musĂ©e des Arts dĂ©coratifs, dâEugĂšne Grasset Ă Jean Dubuffet en passant par EmileâAuguste Reiber.Ă cette occasion, le musĂ©e invite Santiago Hardy, cordiste, et Delphine Syvilay, ingĂ©nieure de recherche au Laboratoire de Recherche des Monuments Historiques (LRMH) Ă prĂ©senter les estampages quâils ont rĂ©alisĂ©s lors du chantier de restauration de NotreâDame de Paris. La prĂ©sence des outils permet dâapprĂ©hender la technique pratiquĂ©e en Chine et celle utilisĂ©e sur les murs de la cathĂ©drale. Une centaine dâoeuvres et dâobjets illustre ainsi cette mise en regard de la technique de lâestampage ancienne et contemporaine et ses qualitĂ©s techniques, esthĂ©tiques, poĂ©tiques.Dâorigine chinoise, la technique de lâestampage permet de prendre lâempreinte dâun motif ou dâun texte, sculptĂ© ou gravĂ© Ă la surface dâune pierre ou dâun objet, Ă lâaide de papier et dâencre. Le papier humidifiĂ© est appliquĂ© Ă la surface de lâobjet (en pierre, mĂ©tal, bois) Ă lâaide dâune brosse qui permet au papier dâĂ©pouser tous les creux et reliefs. Puis, un tampon de tissus encrĂ© est appliquĂ© systĂ©matiquement sur tout la surface du papier. Lâencre noircit les reliefs et les creux restent blancs, rĂ©vĂ©lant ainsi le dĂ©cor Ă lâĂ©chelle 1 dans un contraste noir et blanc.En entrant dans la salle dâexposition, le visiteur dĂ©couvre une quarantaine dâestampages inĂ©dits rĂ©alisĂ©s sur le chantier de reconstruction de NotreâDame de Paris, de 2021 Ă 2022. Le projet dâinventaire des signes lapidaires et des graffitis de la cathĂ©drale, initiĂ© par Santiago Hardy et Delphine Syvilay, a Ă©tĂ© soutenu par le chantier scientifique de NotreâDame de Paris et par lâĂ©tablissement public chargĂ© de la conservation et de la restauration de la cathĂ©drale (EPRNDP). Pour rĂ©aliser ce livre dâor mural, ils choisissent et apprennent la technique de lâestampage. Cette technique millĂ©naire connaĂźt ainsi un renouveau inattendu en France et permet de rĂ©vĂ©ler, voire de sauvegarder ces marques, signes, dĂ©cors et inclusions trouvĂ©s Ă la surface des murs de lâĂ©difice en restauration.[...]
đ âK-Beautyâ BeautĂ© corĂ©enne, histoire dâun phĂ©nomĂšne au MusĂ©e national des arts asiatiques â Guimet, Paris du 18 mars au 6 juillet 2026
24:19|âK-Beautyâ BeautĂ© corĂ©enne, histoire dâun phĂ©nomĂšneau MusĂ©e national des arts asiatiques â Guimet, Parisdu 18 mars au 6 juillet 2026Entretien avec Claire Bettinelli, chargĂ©e de production des expositions et des collections contemporaines â musĂ©e Guimet, et co-commissaire de lâexposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 17 mars 2026, durĂ©e 24â20,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/19/3698_k-beauty_musee-national-des-arts-asiatiques-guimet/CommuniquĂ© de presse Commissariat :Claire Bettinelli, musĂ©e GuimetClaire Trinquet-Solery, musĂ©e GuimetDepuis plus dâune dĂ©cennie, la beautĂ© corĂ©enne sâinvite partout, de nos salles de bains Ă nos Ă©crans. Sous lâĂ©tiquette « K-beauty », elle dĂ©signe une industrie cosmĂ©tique qui se dĂ©ploie dans un vaste Ă©cosystĂšme culturel et artistique. GrĂące Ă lâengouement mondial pour la crĂ©ation corĂ©enne, quâelle soit musicale (K-pop), tĂ©lĂ©visuelle (K-drama) ou culinaire (K-food), la K-beauty diffuse largement son langage esthĂ©tique extra-occidental.Mais quâest-ce quâĂȘtre belle ou beau en CorĂ©e ? Cette question sâinscrit dans une histoire millĂ©naire du regard et dans un hĂ©ritage culturel et philosophique dâune grande complexitĂ©. Canons de beautĂ©, art du rituel ou des formulations : la beautĂ© corĂ©enne contemporaine invoque rĂ©guliĂšrement ce riche passĂ© et particuliĂšrement la fin de lâĂšre Joseon (fin du 18e â dĂ©but 20e siĂšcle), pĂ©riode oĂč se forme une reprĂ©sentation de lâindividu et une expression de la beautĂ© singuliĂšres qui imprĂšgnent encore aujourdâhui le soft power corĂ©en.Voyageant dans prĂšs de 300 ans dâhistoire, cette exposition prĂ©sente des chefs-dâoeuvre issus de musĂ©es corĂ©ens et internationaux, et des collections du musĂ©e Guimet. Ils cĂŽtoient des objets et tĂ©moignages modernes et contemporains qui illustrent la permanence des modĂšles anciens mais aussi leur mĂ©tamorphose au contact dâun monde globalisĂ©.Lâexposition interroge ainsi lâĂ©volution de lâidĂ©e de beautĂ© en CorĂ©e, sans cesse rĂ©imaginĂ©e.
đ âVisages dâartistesâ De Gustave Courbet Ă Annette Messager au Petit Palais, Paris du 18 mars au 19 juillet 2026
19:19|âVisages dâartistesâ De Gustave Courbet Ă Annette Messagerau Petit Palais, Parisdu 18 mars au 19 juillet 2026Entretien avec Anne-Charlotte Cathelineau, conservatrice en chef du patrimoine chargĂ©e des sculptures au Petit Palais, et co-commissaire de lâexposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 17 mars 2026, durĂ©e 19â19,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/19/3697_visages-d-artistes_petit-palais/CommuniquĂ© de presseCommissariat gĂ©nĂ©ral :Annick Lemoine, conservatrice gĂ©nĂ©rale, directrice du Petit PalaisCommissariat scientifique :Anne-Charlotte Cathelineau, conservatrice en chef du patrimoine chargĂ©e des sculptures au Petit PalaisStĂ©phanie Cantarutti, conservatrice en chef du patrimoine chargĂ©e des peintures modernes (1800-1890) au Petit PalaisSixtine de Saint-LĂ©ger, responsable des arts dĂ©coratifs avant 1800 et de lâart contemporain au Petit PalaisLe Petit Palais prĂ©sente une exposition inĂ©dite consacrĂ©e Ă lâautoportrait et au portrait dâartiste, un thĂšme central de ses collections et un axe majeur de sa politique dâacquisition depuis sa crĂ©ation au dĂ©but du XXe siĂšcle. Le parcours rĂ©unit environ cent oeuvres â peintures, sculptures, arts graphiques, arts dĂ©coratifs et photographies â mĂȘlant des oeuvres phares des collections comme lâAutoportrait au chien noir de Gustave Courbet et dâautres mĂ©connues, sorties des rĂ©serves spĂ©cialement pour lâoccasion, comme la galerie de bustes des peintres impressionnistes sculptĂ©s par Paul Paulin.Au sein de lâexposition et jusque dans les collections permanentes du musĂ©e, les oeuvres de Giulia Andreani, Sophie Calle, Nina Childress, HĂ©lĂšne Delprat, Nan Goldin, Camille Henrot, NathanaĂ«lle Herbelin, Annette Messager, Françoise PĂ©trovitch, Anne et Patrick Poirier, Cindy Sherman, Apolonia Sokol et Claire Tabouret sont prĂ©sentĂ©es en regard des collections historiques. Leurs oeuvres convoquent un regard contemporain, celui du portrait dâartiste au fĂ©minin. Elles interrogent lâhĂ©ritage du portrait dâartiste, ses codes et ses usages, tout en proposant une rĂ©interprĂ©tation de ses enjeux. Par ce face Ă face, un passĂ© rĂ©solument masculin dialogue avec le monde dâaujourdâhui oĂč lâartiste femme a dĂ©sormais pleinement sa place.Cette exposition inaugure par ailleurs une annĂ©e dĂ©diĂ©e aux femmes artistes qui se poursuivra Ă lâautomne avec la premiĂšre monographie consacrĂ©e Ă la peintre Eva GonzalĂšs et une carte blanche confiĂ©e Ă Prune Nourry.Lâexposition adopte une perspective narrative qui part de lâindividu pour tendre vers le collectif, en proposant un parcours thĂ©matique en 4 temps suivant le fil de lâautoportrait jusquâaux fraternitĂ©s et aux hommages des pairs. Elle explore Ă©galement les inventions, singularitĂ©s et mĂ©tamorphoses du portrait Ă travers des regroupements thĂ©matiques, ponctuĂ©s de mises en contexte historiques et dâĂ©clairages sur lâhistoire des collections du Petit Palais.Le parcours sâouvre sur une premiĂšre section dĂ©diĂ©e Ă lâautoportrait, quintessence du portrait dâartiste, particuliĂšrement bien reprĂ©sentĂ© dans les collections du Petit Palais. Une galerie de visages, spectaculaire, accueille le visiteur dans la rotonde dâintroduction. Lâabsence de commanditaire et lâintrospection du modĂšle offrent aux crĂ©ateurs un espace de libertĂ© et dâexpĂ©rimentation. En lien direct avec le spectateur, lâartiste affirme son style et expose sa personnalitĂ©, y compris au travers de portraits mĂ©taphoriques ou mĂ©tonymiques. On y dĂ©couvre les autoportraits de Gustave Courbet, Pierre Puvis de Chavannes, LĂ©on Bonnat, Jacques-Ămile Blanche, entre autres ou encore les Ă©tonnants masques en grĂšs de Jean-Joseph CarriĂšs. Lâoeuvre Autoportrait clown / fleur de Nina Childress et la sculpture hyperrĂ©aliste dâHĂ©lĂšne Delprat introduisent un effet de surprise tout en rĂ©interrogeant la tradition du genre aujourdâhui.[...]
đ âRenoirâ au MusĂ©e dâOrsay, Paris du 17 mars au 19 juillet 2026
23:48|âRenoirâ au MusĂ©e dâOrsay, Parisdu 17 mars au 19 juillet 2026Entretien avec Paul Perrin, conservateur en chef et directeur de la conservation et des collections, musĂ©e dâOrsay, et co-commissaire pour les deux expositions consacrĂ©es Ă Auguste Renoir,et (Ă partir de 8â33) avec Anne Distel consevatrice gĂ©nĂ©rale honoraire du patrimoine, musĂ©e dâOrsay, et co-commissare de lâexposition « Renoir dessinateur », par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 16 mars 2026, durĂ©e 23â48,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/18/3696_renoir_musee-d-orsay/CommuniquĂ© de presseĂ lâoccasion de ses 40 ans, le musĂ©e dâOrsay cĂ©lĂšbre un artiste majeur de ses collections, peut-ĂȘtre le plus populaire des impressionnistes : Auguste Renoir. Alors que nous fĂȘtons aussi les cent-cinquante ans du Bal du moulin de la Galette, incarnation du bonheur de vivre et de la fĂȘte, deux expositions complĂ©mentaires viennent rĂ©interroger les grands chefs-dâĆuvre impressionnistes du peintre, mais aussi rĂ©vĂ©ler des pans plus mĂ©connus de son travail. « Renoir et lâamour » [du 17 mars au 19 juillet 2026] rassemble pour la premiĂšre fois les « scĂšnes de la vie moderne » peintes par lâartiste au dĂ©but de sa carriĂšre, tandis que « Renoir dessinateur » [du 17 mars au 5 juillet 2026] dĂ©voile, Ă travers une centaine dâĆuvres rarement vues, toute lâĂ©tendue de son talent dans les techniques graphiques.Renoir et lâamour. La modernitĂ© heureuse (1865-1885)du 17 mars au 19 juillet 2026Commissariat :PARIS : Paul Perrin, conservateur en chef et directeur de la conservation et des collections, musĂ©e dâOrsay. Avec la participation de Lucie Lachenal-Tabellet, chargĂ©e dâĂ©tudes documentaires, musĂ©e dâOrsayLONDRES : Christopher Riopelle, Neil Westreich Curator of Post-1800 Paintings, National Gallery, London et Chiara Di Stefano, Associate Curator of Post-1800 Paintings at the National Gallery, LondonBOSTON : Katie Hanson, William and Ann Elfers Curator of Paintings, Art of Europe, Museum of Fine Arts, Boston. Avec la participation de Julia Welch, Arthur K. Solomon Assistant Curator of Paintings, Art of Europe, Museum of Fine Arts, Boston.Renoir dessinateurdu 17 mars au 5 juillet 2026Commissariat :PARIS : Paul Perrin, conservateur en chef et directeur de la conservation et des collections, musĂ©e dâOrsay et Anne Distel, conservatrice gĂ©nĂ©rale honoraire du patrimoine, musĂ©e dâOrsay. Avec la participation de CloĂ© Viala, chargĂ©e dâĂ©tudes documentaires au musĂ©e dâOrsayNEW YORK : Colin Bailey, Katharine J. Rayner Director, the Morgan Library & Museum. Avec la participation de Sarah Lees, chargĂ©e dâĂ©tudes documentaires the Morgan Library & Museum.[...]
đ âLicornes !â au musĂ©e de Cluny, musĂ©e national du Moyen Ăge, Paris du 10 mars au 12 juillet 2026
26:50|âLicornes !â au musĂ©e de Cluny, musĂ©e national du Moyen Ăge, Parisdu 10 mars au 12 juillet 2026Entretien avec BĂ©atrice de Chancel-Bardelot, conservatrice gĂ©nĂ©rale au musĂ©e de Cluny, et commissaire de lâexposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 9 mars 2026, durĂ©e 26â50,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/12/3694_licornes_musee-de-cluny/CommuniquĂ© de presseCommissaires :BĂ©atrice de Chancel-Bardelot, Conservatrice gĂ©nĂ©rale au musĂ©e de Cluny (Paris)Michael Philipp, Conservateur en chef au Museum Barberini (Potsdam, Allemagne)Vous pensez tout savoir sur la licorne ? Animal fantastique omniprĂ©sent dans la culture populaire, elle nâen reste pas moins pleine de mystĂšres. Du 10 mars au 12 juillet 2026, le musĂ©e de Cluny dĂ©crypte toutes ses facettes avec lâexposition « Licornes ! ».CrĂ©ature mythique, la licorne a longtemps Ă©tĂ© considĂ©rĂ©e comme rĂ©elle. Animal inaccessible, indomptable et extraordinaire, elle inspire les artistes depuis lâAntiquitĂ©. Marco Polo lui-mĂȘme dit en avoir croisĂ© une au cours de son voyage en Asie. Si lâĂ©poque moderne se rĂ©sout Ă admettre son caractĂšre lĂ©gendaire, la licorne reste prĂ©sente dans lâimaginaire des petits comme des grands et a laissĂ© des traces profondes dans lâhistoire de lâart.Pour les dĂ©couvrir, le musĂ©e de Cluny, oĂč sont conservĂ©es les cĂ©lĂšbres tapisseries de la Dame Ă la licorne, constitue un Ă©crin idĂ©al. Lâexposition, composĂ©e de 9 sections thĂ©matiques, revient sur les multiples aspects de la licorne Ă travers une sĂ©lection dâune centaine dâoeuvres.CrĂ©ature universelle, on croise la licorne dans la vallĂ©e de lâIndus vers 2000 avant notre Ăšre sur un sceau gravĂ© ; en Chine au cours de la dynastie des Han (Qilin sculptĂ© vers 206-220) ; ou sur un plat en faĂŻence du XVIIe siĂšcle provenant de Turquie (Plat avec licorne, cerf et lion). Ă la fin du XVe siĂšcle, Bernhard von Breydenbach, chanoine de la cathĂ©drale de Mayence, la dĂ©crit parmi les animaux exotiques quâil a rencontrĂ©s lors dâun pĂšlerinage en Terre Sainte (Le saint voyage vers JĂ©rusalem).La licorne peut ĂȘtre Ă la fois sauvage comme sur une couronne de Torah en argent de 1778, et guĂ©risseuse, puisque sa corne est dotĂ©e de vertus purificatrices. Ainsi, le « Danny Jewel » conservĂ© au Victoria and Albert Museum est rĂ©alisĂ© vers 1550 pour contenir un fragment de corne de licorne â en rĂ©alitĂ© de la dent de narval â Ă mettre en contact avec ses aliments pour se prĂ©munir de tout poison. Alors que la licorne est parfois agressive et inquiĂ©tante, comme sur un aquamanile conservĂ© au musĂ©e de Cluny, elle peut Ă©galement se faire tendre et amoureuse, comme sur une huile sur toile vĂ©nitienne de 1510 environ (Femme et licorne, conservĂ©e au Rijksmuseum).[...]