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Daronnades de comptoir

Mentir devant ses enfants

Saison 1, Ep. 27

Dans cet épisode, je parle des mensonges ordinaires qu'on dit à nos enfants ou devant nos enfants. De ce qu'ils servent, de ce qu'ils coûtent, et de la question qu'ils posent : est-ce qu'on peut enseigner l'honnêteté en mentant ? Et est-ce qu'on a vraiment le choix de faire autrement, tout le temps ?


Au programme de cet épisode :

Les différentes catégories de mensonges parentaux : les mensonges de protection, les mensonges de confort, les mensonges magiques (Père Noël, Fée des dents), les petits arrangements avec la réalité. Ce que les recherches en psychologie du développement disent sur l'impact du mensonge parental sur la confiance de l'enfant. La distinction entre mentir pour lui et mentir pour soi. Et la question que je me pose vraiment : est-ce que l'enfant qui voit son parent naviguer avec la vérité apprend quelque chose d'utile, ou quelque chose de dangereux ?


Daronnades de comptoir, c'est un podcast sur la parentalité sans injonctions ni recettes. Des questions qu'on se pose vraiment. Des réponses imparfaites. Une honnêteté qu'on essaie de tenir.


Abonnez-vous pour ne pas rater les prochains épisodes, et laissez 5 étoiles si Daronnades de comptoir vous accompagne.



Sources et références


Mensonge et développement de l'enfant

Talwar, V. & Lee, K. (2008). Social and cognitive correlates of children's lying behavior. Child Development, 79(4), 866-881.

Talwar, V., Murphy, S.M. & Lee, K. (2007). White lie-telling in children for politeness purposes. International Journal of Behavioral Development, 31(1), 1-11.

Lee, K. (2013). Little liars : Development of verbal deception in children. Child Development Perspectives, 7(2), 91-96.


Mensonges parentaux et confiance

Heyman, G.D., Luu, D.H., & Lee, K. (2009). Parenting by lying. Journal of Moral Education, 38(3), 353-369.

Gingo, M. (2017). Children's reasoning about the truth-telling norm and exceptions to it. Developmental Psychology, 53(5), 793-804.


Le Père Noël et les mensonges magiques

Goldstein, T.R. & Woolley, J.D. (2016). Ho! Ho! Who? Parent promotion of belief in and live encounters with Santa Claus. Cognitive Development, 39, 113-127.

Boyes, M. & Walker, L.J. (1988). Implications of cultural diversity for the universality claims of Kohlberg's theory of moral reasoning. Human Development, 31(1), 44-59.


Mensonge, morale et modèle parental

Bandura, A. (1977). Social Learning Theory. Prentice Hall.

Turiel, E. (1983). The Development of Social Knowledge : Morality and Convention. Cambridge University Press.


Références francophones

Delacour, M. (2010). Faut-il mentir aux enfants ? Editions de l'Atelier.

Mazet, P. & Stoleru, S. (2003). Psychopathologie du nourrisson et du jeune enfant. Masson.

Daronnades de comptoir, c'est un podcast fait par une daronne qui se pose plein de questions.

Je suis Mouna Mkinsi, et chaque épisode, je prends un paradoxe de parent, je le retourne dans tous les sens avec mes propres contradictions, je le nourris de recherches et d'études, et je vous le rends tel quel : pas résolu, mais exploré à fond. 

En quelques minutes. Parce que le temps des parents, ça ne se gaspille pas.


Bonne écoute :) 


Si ces réflexion résonnent, envoyez-moi votre Vocal sur Daronnades@gmail.com ou sur Whatsapp +33.7.69.38.98.69 ou partagez-les autour de vous.

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Je vous attends ❤️

More episodes

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  • 30. J'ai menti à mon enfant

    11:48||Saison 1, Ep. 30
    J'ai menti à mon fils pour ne pas sortir jouer. Ce n'est pas le plus grand mensonge de ma vie, mais c'est celui qui m'a posé la question la plus intéressante : pourquoi ai-je eu besoin d'une excuse pour ne pas avoir envie de faire quelque chose ? Pourquoi est-ce que mes besoins, pour être acceptables, doivent se déguiser en contraintes ?Dans cet épisode, je parle de ces petits mensonges du quotidien qu'on fait à nos enfants non pas pour les protéger, mais pour se protéger soi. Pour éviter la déception, pour ne pas avoir à expliquer qu'on est épuisée, qu'on a besoin de silence, qu'on ne veut pas jouer au foot dans le jardin à dix-sept heures un dimanche.La question que ça pose : est-ce qu'on peut leur enseigner l'honnêteté en leur montrant qu'on a besoin de mentir pour exister ?Et la réponse que j'essaie de construire : peut-être que le vrai travail n'est pas d'arrêter de mentir. C'est d'apprendre à dire ses besoins sans s'en excuser.Au programme : le mensonge de confort vs le mensonge de protection, ce que nos petits arrangements avec la vérité disent de notre rapport à nos propres besoins, et pourquoi mon fils de neuf ans accepte "j'ai besoin d'un moment" bien mieux que moi.Sources et référencesMensonges parentaux et besoins émotionnelsHeyman, G.D., Luu, D.H., & Lee, K. (2009). Parenting by lying. Journal of Moral Education, 38(3), 353-369. — Les parents mentent régulièrement à leurs enfants pour gérer leur propre fatigue ou inconfort émotionnel, pas uniquement pour les protéger.Modélisation parentale et honnêtetéBandura, A. (1977). Social Learning Theory. Prentice Hall. — Les enfants apprennent moins de ce qu'on leur dit que de ce qu'ils voient faire. Notre rapport à nos propres besoins, ils le voient et s'en imprègnent.Droit au repos parental et culpabilitéMaslach, C. & Leiter, M.P. (1997). The Truth About Burnout. Jossey-Bass. — La difficulté à s'autoriser des moments de pause sans les justifier est l'un des marqueurs précoces de l'épuisement parental.
  • 29. Mon enfant n'aime pas lire alors que j'adore lire

    11:23||Saison 1, Ep. 29
    Une amie à moi est grande lectrice : elle lit tout le temps, partout, depuis toujours, les livres font partie de son identité, de sa façon d'être dans le monde. Et son fils ne veut pas lire.Et ce qu'elle m'a dit un jour, avec une honnêteté que je n'oublierai pas : "Je sais que c'est son problème. Mais je le vis comme le mien."Dans cet épisode, je parle de l'enfant qui ne partage pas une passion qui nous est essentielle. De la petite douleur qu'il y a là-dedans, qu'on n'ose pas toujours nommer parce qu'elle ressemble à de l'égoïsme. De la différence entre l'inquiétude sincère pour lui et la blessure identitaire que ça réveille en nous.Parce que quand notre enfant refuse quelque chose qui compte pour nous, il ne refuse pas juste une activité, il refuse une partie de ce qu'on est. Au programme de cet épisode :Pourquoi la lecture occupe une place symbolique à part dans la hiérarchie culturelle des apprentissages. Ce que les recherches montrent sur la façon dont les parents parlent des livres, et son impact bien plus fort que le nombre de livres lus ensemble. La différence entre transmettre et imposer. Abonnez-vous pour ne pas rater les prochains épisodes, et laissez 5 étoiles si Daronnades vous accompagne.Sources et référencesPlaisir de lire et choix de l'enfantCentre national du livre (France). Enquête sur les pratiques de lecture des enfants et des adolescents. Les enfants qui développent un rapport positif aux livres sont ceux à qui on a laissé choisir ce qu'ils lisent, y compris des genres considérés comme mineurs (BD, magazines, romans graphiques), bien plus que ceux à qui on a imposé des lectures jugées importantes.Développement du cerveau lecteurWolf, M. (2007). Proust and the Squid : The Story and Science of the Reading Brain. Harper Collins. — Le cerveau lecteur se développe lentement, sur des années, et chaque enfant a son propre calendrier. Forcer ce calendrier produit souvent l'effet inverse. Proposer sans imposer, respecter les goûts même surprenants, permet au plaisir de lire de se construire durablement.
  • 28. On veut des enfants indépendant et on fait tout le contraire !

    11:13||Saison 1, Ep. 28
    Je veux que mon fils soit indépendant, qu'il se débrouille seul, qu'il prenne des initiatives et qu'il n'ait pas besoin de moi pour chaque petite chose.Et quand il rentre de chez un copain sans m'avoir appelé pour me dire qu'il était bien arrivé, j'ai le cœur qui lâche.Ces deux choses sont vraies en même temps. Et je pense que beaucoup de parents se reconnaissent là-dedans sans forcément savoir quoi en faire.Dans cet épisode, je parle de cette contradiction : on veut vraiment que nos enfants soient autonomes, et en même temps on fait, tous les jours, des gestes qui vont dans l'autre sens. On résout ce qu'ils pourraient résoudre seuls, on anticipe ce qu'ils pourraient découvrir par eux-mêmes et on est là avant même qu'ils aient eu le temps de chercher.Je veux qu'il soit indépendant parce que je l'aime. Et j'ai du mal à le laisser l'être parce que je l'aime aussi. Les deux sont vrais.Au programme de cet épisode :La différence entre vouloir l'autonomie et la pratiquer réellement. Ce que le helicopter parenting fait concrètement au développement émotionnel de l'enfant. Les travaux de Wendy Grolnick sur le soutien à l'autonomie : la présence sans l'intervention. Le deuil de l'utilité parentale, cette chose dont on ne parle presque jamais. Et ma position : remarquer les moments où j'interviens pour lui alors que c'est pour moi.Abonnez-vous pour ne pas rater les prochains épisodes, et laissez 5 étoiles si Daronnades vous accompagne.Sources et référencesHelicopter parenting et développement de l'enfantLythcott-Haims, J. (2015). How to Raise an Adult : Break Free of the Overparenting Trap and Prepare Your Kid for Success. Henry Holt and Company.Odenweller, K.G., Booth-Butterfield, M. & Weber, K. (2014). Investigating helicopter parenting, family environments, and relational outcomes for millennials. Communication Studies, 65(4), 407-425.Schiffrin, H.H. et al. (2014). Helping or hovering? The effects of helicopter parenting on college students' well-being. Journal of Child and Family Studies, 23(3), 548-557.Soutien à l'autonomie et développementGrolnick, W.S. & Ryan, R.M. (1989). Parent styles associated with children's self-regulation and competence in school. Journal of Educational Psychology, 81(2), 143-154.Grolnick, W.S. (2003). The Psychology of Parental Control : How Well-Meant Parenting Backfires. Lawrence Erlbaum Associates.Deci, E.L. & Ryan, R.M. (1985). Intrinsic Motivation and Self-Determination in Human Behavior. Plenum.Attachement sécure et explorationAinsworth, M.D.S. et al. (1978). Patterns of Attachment. Lawrence Erlbaum Associates.Bowlby, J. (1988). A Secure Base : Parent-Child Attachment and Healthy Human Development. Basic Books.Identité parentale et deuil de l'utilitéWinnicott, D.W. (1953). Transitional objects and transitional phenomena. International Journal of Psychoanalysis, 34, 89-97.Blos, P. (1967). The second individuation process of adolescence. Psychoanalytic Study of the Child, 22, 162-186.Références francophonesFaber, A. & Mazlish, E. (trad. française 2012). Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent. Editions du Phare.Gueguen, C. (2014). Pour une enfance heureuse. Robert Laffont.
  • 26. Est-ce qu'on en fait trop pour les anniversaires ?

    11:47||Saison 1, Ep. 26
    Dans cet épisode, je parle des anniversaires d'enfants : de ce qu'on y met, de ce qu'on y cherche, et de la question un peu inconfortable qui se pose quand on gonfle des ballons à minuit la veille : pour qui on fait ça, exactement ?Ce n'est pas un épisode contre les belles fêtes, c'est un épisode sur ce que les enfants retiennent vraiment, et sur la différence entre l'amour qui se voit et l'amour qui se sent.Bonne écoute.
  • 25. L'amour parental est inconditionnel ?

    11:49||Saison 1, Ep. 25
    Dans cet épisode, je questionne l'idée de l'amour parental inconditionnel. Ce qu'on entend par amour inconditionnel, ce qu'on en fait comme injonction envers nous-mêmes, et ce que ça change de penser l'amour non pas comme une flamme qui ne tremble jamais, mais comme quelque chose qui revient, quelles que soient les conditions.Je parle aussi de différence entre sentiment et émotion.Bonne écoute.
  • 24. Est ce que nos enfants nous consolent ?

    11:42||Saison 1, Ep. 24
    Dans cet épisode, je parle de la parentification émotionnelle, de ce qu'on pose sur eux sans le voir et de la question (qu'on n'aime pas) que ça pose sur nos propres besoins.Ces moments ordinaires où on cherche chez son enfant un réconfort qu'on n'arrive pas à trouver ailleurs : du câlin du soir qui nous fait du bien à nous, du regard qu'on cherche pour se sentir aimée et de ce que ça dit de nos propres manques (pas de nos défauts).Ce n'est pas un épisode pour se flageller, mais pour voir. Parce qu'on ne peut pas protéger ses enfants de ce qu'on ne voit pas en soi-même.Bonne écoute.
  • 23. La parentalité positive nous épuise-t-elle ?

    11:00||Saison 1, Ep. 23
    Dans cet épisode, je parle de ce que la parentalité positive nous a apporté, parce qu'elle nous a apporté des choses réelles, et de ce qu'elle nous coûte. De l'écart entre le parent qu'on veut être et le parent qu'on arrive à être, de la culpabilité de ceux qui savent comment il faudrait faire.Bonne écoute.
  • 22. Peut-on être dégoûté par ses enfants ?

    10:01||Saison 1, Ep. 22
    J'ai mis le doigt dans la narine de mon fils. Sans hésiter. Et j'ai réalisé qu'il est probablement le seul être humain sur terre pour qui je ferais ça.Cette immunité au dégoût qu'on a pour nos enfants quand ils sont petits, d'où vient-elle ? Est-ce qu'elle dure ? Et qu'est-ce qui se passe quand leur corps change, quand ils grandissent, quand ils ne sentent plus pareil ?Dans cet épisode, je parle de l'amour physique qu'on a pour ses enfants, de ce qu'il devient quand ils poussent, et de la différence entre le dégoût et le deuil d'un corps de bébé qu'on ne retrouvera plus.Bonne écoute.