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Daronnades de comptoir

Est-ce qu'on en fait trop pour les anniversaires ?

Saison 1, Ep. 26

Dans cet épisode, je parle des anniversaires d'enfants : de ce qu'on y met, de ce qu'on y cherche, et de la question un peu inconfortable qui se pose quand on gonfle des ballons à minuit la veille : pour qui on fait ça, exactement ?


Ce n'est pas un épisode contre les belles fêtes, c'est un épisode sur ce que les enfants retiennent vraiment, et sur la différence entre l'amour qui se voit et l'amour qui se sent.


Bonne écoute.


Daronnades de comptoir, c'est un podcast fait par une daronne qui se pose plein de questions.

Je suis Mouna Mkinsi, et chaque épisode, je prends un paradoxe de parent, je le retourne dans tous les sens avec mes propres contradictions, je le nourris de recherches et d'études, et je vous le rends tel quel : pas résolu, mais exploré à fond. 

En quelques minutes. Parce que le temps des parents, ça ne se gaspille pas.


Bonne écoute :) 


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Je vous attends ❤️

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  • 9. Est-ce que je projette mon rapport à l'école sur mon fils sans m'en rendre compte ?

    09:05||Saison 2, Ep. 9
    Mon fils a eu une mauvaise note.Ma réaction : quelque chose de vieux et de disproportionné qui remonte sans prévenir.Dans cet épisode, j'explore le phénomène de transmission transgénérationnelle autour de l'école : comment notre propre vécu d'élève colore, sans qu'on le veuille, notre façon de réagir à la scolarité de nos enfants.La mauvaise note qui déclenche en nous une anxiété qu'eux n'ont pas. Le commentaire d'un prof qui réactive quelque chose d'ancien.Et ce qu'on peut faire, concrètement, pour leur laisser vivre leur propre rapport à l'école.SOURCES1. Recherches en psychologie clinique sur le surinvestissement émotionnel des parents ayant eu une scolarité difficile et ses effets paradoxaux sur l'enfant (surinvestissement ou désimplication de l'enfant en réponse à l'anxiété parentale).2. Travaux sur la transmission transgénérationnelle des représentations scolaires et leur impact sur la construction du rapport à l'apprentissage chez l'enfant.
  • 8. Faire rater l'école pour aller en vacances moins cher : c'est OK ?

    06:52||Saison 2, Ep. 8
    Un pote a fait rater l'école à ses enfants pour partir en vacances hors des créneaux officiels et économiser sur les billets.J'ai trouvé ça drôle et culotté. Et puis j'ai réfléchi.Dans cet épisode, j'explore ce que ce choix transmet vraiment à un enfant, notamment si on écrit une fausse justification devant lui. La question n'est pas de savoir si deux jours d'école en CE1 sont indispensables. C'est ce qu'on lui apprend sur le rapport aux règles collectives quand on les contourne en les cachant plutôt qu'en les assumant.SOURCES1. Données françaises sur l'absentéisme scolaire : les absences répétées et non encadrées ont un impact sur les apprentissages, mais deux ou trois jours d'absence isolées n'ont pas d'effet mesurable sur les résultats.2. Travaux en psychologie du développement moral sur la transmission par observation comportementale (ce que l'enfant apprend en regardant l'adulte gérer ses entorses aux règles).
  • 7. La semaine sans écran

    08:31||Saison 2, Ep. 7
    J'avais décidé d'une semaine de détox écrans. Lundi, on a joué, cuisiné, fait des jeux de société. Jeudi soir, mon fils était sur sa tablette, moi sur mon téléphone. On s'est regardés sans rien dire. Dans cet épisode, j'explore ce que cette expérience a vraiment révélé : non pas le rapport de mon fils aux écrans, mais le mien. L'usage compulsif, le geste réflexe, la différence entre utiliser intentionnellement et glisser sans avoir décidé. Et pourquoi les grandes détox changent rarement le fond, mais peuvent quand même apprendre quelque chose d'essentiel si on sait quoi regarder.SOURCES1. Étude publiée dans JAMA Pediatrics sur la corrélation entre l'usage parental du téléphone en présence de l'enfant et les comportements d'hyperactivité et d'inattention.2. Recherches sur le concept de "technoference" (interférence de la technologie dans les interactions parent-enfant) et ses effets mesurables sur le développement de l'enfant.3. Travaux en psychologie comportementale sur l'efficacité comparée des restrictions totales vs. le changement progressif des habitudes.
  • 6. Je lui demande de gérer ses émotions alors que moi je n'y arrive pas

    07:54||Saison 2, Ep. 6
    Cet épisode part d'une incohérence que beaucoup de parents reconnaissent : exiger des enfants une régulation émotionnelle qu'on ne parvient pas soi-même à maintenir.Les neurosciences du développement sont claires : la régulation se construit par co-régulation, et le calme du parent est le filet de l'enfant. Mais les mêmes chercheurs disent aussi quelque chose de moins entendu : une rupture réparée, un parent qui revient et dit « j'ai réagi trop fort, c'était moi », enseigne à l'enfant quelque chose que la perfection ne peut pas enseigner.On y parle de la pression créée par la parentalité positive sur la maîtrise émotionnelle parentale, des patterns qui expliquent nos propres déraillements (fatigue, surcharge, ressources épuisées), et de ce que la recherche appelle la réparation relationnelle, apprentissage actif qui renforce la tolérance de l'enfant à l'incertitude.Sources et référencesSiegel, D. J., & Hartzell, M. (2003). Parenting from the Inside Out. Tarcher/Penguin.Porges, S. W. (2011). The Polyvagal Theory: Neurophysiological Foundations of Emotions, Attachment, Communication, and Self-regulation. Norton.Tronick, E. (2007). The Neurobehavioral and Social-Emotional Development of Infants and Children. Norton. (Sur la rupture et la réparation dans les interactions parent-enfant.)Schore, A. N. (2003). Affect Dysregulation and Disorders of the Self. Norton. (Sur la co-régulation et le développement du système nerveux autonome.)Gross, J. J. (2002). « Emotion regulation: Affective, cognitive, and social consequences ». Psychophysiology, 39(3), 281-291.
  • 5. Est-ce que mes amis sans enfants me comprennent encore ?

    08:57||Saison 2, Ep. 5
    Cet épisode explore ce que la parentalité fait aux amitiés, et notamment aux amitiés avec ceux qui n'ont pas fait ce chemin-là. La sociologie parle de similitude expérientielle : les amitiés les plus durables s'appuient sur des vécus parallèles. Quand ce n'est plus le cas, un fossé se crée. Mais ce fossé n'est pas à sens unique : les parents ne comprennent plus non plus tout ce que vivent leurs amis sans enfants.On parle aussi de ce que les recherches en sociologie des réseaux amicaux révèlent autour de la naissance du premier enfant, de ce qui distingue les amitiés qui résistent de celles qui s'étiolent, et de ce que donne un regard extérieur à la parentalité, une façon d'être vue qui ne réduit pas tout à ce rôle.Sources et référencesRawlins, W. K. (1992). Friendship Matters: Communication, Dialectics, and the Life Course. Aldine de Gruyter.Bhatti, M. et al. (2009). « 'I love being in the garden': Enchanting encounters in everyday life ». Social & Cultural Geography, 10(1), 61-76.Dykstra, P. A., & Voorpostel, M. (2011). « Friendship and kinship over the life course ». In Handbook of sociology of aging. Springer.Paul, M. (2004). Beyond Codependency: Getting Better All the Time. HarperCollins. (Sur les relations d'aide et la réciprocité dans les amitiés adultes.)Putnam, R. D. (2000). Bowling Alone: The Collapse and Revival of American Community. Simon & Schuster. (Sur l'effritement des liens sociaux et les transitions de vie.)
  • 4. Est-ce que j'ai le droit de ne pas aimer jouer avec mon enfant ?

    08:26||Saison 2, Ep. 4
    Je n'aime pas jouer aux Lego. Je n'aime pas faire semblant d'être un dragon. J'aime mon fils, complètement. Mais jouer avec lui pendant des heures, non. Et pendant longtemps, j'en ai eu un peu honte.Cet épisode interroge ce tabou discret de la parentalité : a-t-on le droit de ne pas aimer jouer avec son enfant ? Et si on n'aime pas, est-ce qu'une présence contrainte vaut vraiment quelque chose ? La psychologie de l'attachement dit que ce dont les enfants ont besoin, c'est d'une présence attentive, pas d'un parent qui simule l'enthousiasme. Vingt minutes vraiment là valent souvent mieux que deux heures à moitié ailleurs.On explore aussi la pression culturelle qui pèse sur les mères pour performer un jeu parental enthousiaste, ce que les chercheurs disent sur la qualité de l'attention versus la quantité de temps partagé, et comment certains parents trouvent leurs propres formes de connexion, différentes du jeu, mais tout aussi réelles.Sources et référencesAinsworth, M. D. S., & Bell, S. M. (1970). « Attachment, exploration, and separation ». Child Development, 41(1), 49-67.Winnicott, D. W. (1975). Jeu et réalité. L'espace potentiel. Gallimard. (Sur le jeu, la présence parentale et l'espace transitionnel.)Landry, S. H. et al. (2001). « Does early responsive parenting have a special importance for children's development or is consistency across early childhood necessary? ». Developmental Psychology, 37(3), 387-403.Lancy, D. F. (2016). The Anthropology of Childhood: Cherubs, Chattel, Changelings. Cambridge University Press. (Sur les variations culturelles du jeu parent-enfant.)Sax, L. (2015). The Collapse of Parenting. Basic Books. (Sur la survalorisation du jeu parental dans la culture contemporaine.)
  • 3. Le copain de mon fils dit que sa maîtresse est nulle

    09:20||Saison 2, Ep. 3
    Cet épisode explore : quand un enfant critique un adulte en autorité devant nous, peut-on à la fois valider sa parole et maintenir un cadre de respect ? Défendre l'adulte par principe risque d'apprendre à l'enfant que son ressenti n'est pas fiable. Valider en bloc risque de saper tout rapport à l'autorité. Entre les deux, il y a peut-être une troisième voie : écouter vraiment avant de nuancer.On y parle aussi de l'évolution culturelle du rapport aux enseignants en France, de ce que la recherche en psychologie de l'éducation dit sur la relation parent-école, et du fait que cette relation est l'un des prédicteurs les plus solides de la réussite scolaire, bien au-delà de la qualité intrinsèque du professeur.Sources et référencesLahaye, M. et al. (2022). « Relation parent-enseignant et réussite scolaire : une méta-analyse ». Revue française de pédagogie.Grolnick, W. S., & Slowiaczek, M. L. (1994). « Parents' involvement in children's schooling: A multidimensional conceptualization and motivational model ». Child Development, 64(1), 237-252.Baumrind, D. (1991). « The influence of parenting style on adolescent competence and substance use ». Journal of Early Adolescence, 11(1), 56-95.Cyrulnik, B. (2004). Les Vilains Petits Canards. Odile Jacob. (Sur la construction de la résilience et le rôle de l'adulte de référence.)Honneth, A. (2000). La Lutte pour la reconnaissance. Cerf. (Sur la reconnaissance et le développement du jugement moral chez l'enfant.)
  • 2. Est-ce que ma mère avait raison sur tout ?

    10:44||Saison 1, Ep. 2
    Dans cet épisode, je pose la question : est-ce que je rejette les avis de ma mère parce qu'ils sont mauvais, ou parce que c'est elle qui les donne ? Est-ce que la même remarque, dite par une amie, m'aurait fait réfléchir plutôt que me braquer ?Parce que son regard est le plus chargé de tous, il porte notre histoire, nos vieilles disputes, les choses qu'on a mises des années à comprendre ou à pardonner. Et parfois, ce poids-là empêche d'entendre ce qui est juste.Ce n'est pas un épisode pour réconcilier qui que ce soit avec qui que ce soit. C'est un épisode pour regarder en face ce paradoxe : on veut l'approbation de sa mère et on rejette son avis. Ces deux choses ne sont pas compatibles, et on les veut quand même en même temps.Il y a aussi un angle qu'on oublie souvent : la difficulté d'être la mère dont les conseils ne sont jamais bienvenus. Ce doit être difficile, de regarder sa fille élever ses enfants et de sentir que son expérience est systématiquement dévalorisée.Au programme : ce que la transmission intergénérationnelle fait à notre façon de recevoir les conseils, pourquoi le filtre de la relation change tout au contenu du message, et comment séparer le fond de la forme quand c'est sa propre mère qui parle.Sources et référencesTransmission intergénérationnelle et parentalitéFraiberg, S., Adelson, E., & Shapiro, V. (1975). Ghosts in the nursery : A psychoanalytic approach to the problems of impaired infant-mother relationships. Journal of the American Academy of Child Psychiatry, 14(3), 387-421. — Les représentations parentales non résolues influencent profondément la façon dont on reçoit les conseils de sa propre mère.Dynamique des conseils et relation mère-filleFingerman, K.L. (2001). Aging Mothers and Their Adult Daughters : A Study in Mixed Emotions. Springer. — La relation mère-fille adulte est celle qui génère le plus de tensions autour des conseils parentaux, précisément parce qu'elle reste chargée de l'histoire de dépendance-autonomie.Réactivité émotionnelle et source du messageDitto, P.H. & Lopez, D.F. (1992). Motivated skepticism : Use of differential decision criteria for preferred and nonpreferred conclusions. Journal of Personality and Social Psychology, 63(4), 568-584. — On évalue le même message différemment selon la source. Un conseil d'une personne avec qui on a une relation chargée émotionnellement est systématiquement plus scruté et plus facilement rejeté.Référence francophoneHurstel, F. (1996). La déchirure paternelle. PUF. — Sur la transmission des modèles parentaux d'une génération à l'autre et la difficulté de s'en émanciper tout en les reconnaissant.
  • 1. Les matins calmes

    11:11||Saison 1, Ep. 1
    Dans cet épisode, je me demande si les matins calmes existent vraiment, ou si c'est une fiction collective que les algorithmes entretiennent et à laquelle on consent toutes par épuisement.Au programme : ce que le genre "slow morning" sur Instagram nous vend et ce qu'il cache, pourquoi mes matins les plus difficiles sont ceux où j'espérais qu'ils seraient différents, et ce que la recherche dit sur l'état émotionnel du parent comme principal prédicteur du déroulement de la matinée.Sources et référencesÉtat émotionnel parental et ton de la matinéeBelsky, J. (2005). Parental stress and morning routines. Journal of Family Psychology. — Le niveau d'irritabilité du parent au réveil de l'enfant est le principal prédicteur du déroulement de la matinée, bien plus que l'organisation logistique.Comparaison sociale et réseaux sociauxVogel, E.A., Rose, J.P., Roberts, L.R., & Eckles, K. (2014). Social comparison, social media, and self-evaluation. Psychology of Popular Media Culture, 3(4), 206-222. — L'exposition aux représentations idéalisées de la vie familiale sur les réseaux sociaux augmente significativement les sentiments d'inadéquation parentale.Récupération cognitive et pausesAriga, A. & Lleras, A. (2011). Brief and rare mental breaks keep you focused. Cognition, 118(3), 439-443. — Même de très courtes pauses non structurées restaurent significativement la capacité d'attention et réduisent l'irritabilité.