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Confidences sur la cuvette

Les toilettes, ca vous fait sourire? Et pourtant, dès qu'on creuse la question, chacun y va de sa petite anecdote!Au-delà de l'image cocasse qu'elles peuvent véhiculer, les toilettes sont à la fois le symbole de l'intime
1/3/2020

Episode #2 - Sam

Saison 1, Ép. 2
"Prendre soin de la méthode avec laquelle on se met des trucs dans le crâne", c’est le crédo de Sam qui sème son regard critique par le biais de sa chaîne YoutubeMr. Sam — Point d’Interrogation.Depuis quelques années, ce sont quelque70.000 abonnésqui suivent les vidéos dans lesquelles Sam examine le monde qui nous entoure selon les principes dela zététique. La quoi? La zététique, une discipline ou plutôt unedémarche de réflexionqui aborde avec unregard sceptique et une méthodologie rationnelle les phénomènes extraordinaires(un petit tour sur l’Observatoire de zététiquesi vous voulez en savoir plus).Voyance, télépathie, fantômes, homéopathie, physique quantique, scientologie, Terre plate… autant de sujets passés au crible de sa démarche. Le caillou dans sa chaussure?Les ovnis. Comment maintenir une démarche objective sur les phénomènes extraordinairesalors que l’on est soi-même témoin? Il y a quelques années, Sam a observé quelque chose d’à la fois mécanique et vivant dans le ciel Schaerbeekois; un phénomène qu’il est toujours incapable d’expliquer aujourd’hui confie-t-il, mais qu’il est sûr d’avoir vécu.Et il ne devrait pas être le seul. Car en Belgique, le dernier rapport duCobeps(le Comité belge d’étude des phénomènes spaciaux) signale uneaugmentation du nombre de signalements d’ovnis, tant au nord qu’au sud du pays: 255 notifications au total pour 2018. Analysées, filtrées et identifiées par le Comité, ces données demeurent pour quelques-unes encore inexpliquées: “Il reste environ 5 % de phénomènes non identifiés après enquêtequi focalisent particulièrement notre attention”, peut-on lire sur leur site.Les mois d’été sont les plus propicesaux signalements d’ovnis, ouvrez l’oeil :-)!
1/3/2020

Episode #3 - Gilles

Saison 1, Ép. 3
Dans ce nouvel épisode, c'est Gilles qui prend place sur nos cuvettes. Gilles se prête passionnément au Jeu de Rôle Grandeur Nature (GN) depuis l’âge de 13 ans. Une pratique d’enfant qui nourrit l’homme et le père qu’il est devenu aujourd’hui. L’occasion de mieux comprendre grâce à lui, cet univers ludique qui mêle imaginaire, émotions fortes, introspection, apprentissage et rencontre de l’autre.Le dernier week-end de juillet s’est tenue la 19éme édition d’Avatar Stronghold, un jeu de rôle grandeur nature (à l’international, on parle de LARP pour “Live Action Role-Playing Game”) organisé par laFédération belge de GN, dont Gilles est aussi membre fondateur (… Vous avez dit mordu?). Ce sont environ 1200 personnes venues des quatre coins de la Belgique, mais aussi de France, des Pays-Bas, du Royaume-Unis et du Canada qui, pendant quatre jours, se plongent dans l’univers médiéval fantastique de Caldera, un immense cratère de volcan éteint, dans lequel évoluent communautés humaines, orcs, fées et démons. Un petit tour surle teaser d’Avatar 2019vous donnera le ton!“Ressentir les choses, les vivre en vrai” comme le cherche Gilles, c’est sans doute ce qui motive les quelque3 000 GNistesmembres de la fédération belge aujourd’hui. Un scénario, des personnages, un costume crédible, un cadre de jeu sécurisant, une charte à respecter, une organisation de dingue… il n’en faut pas plus pour s’émouvoir ensemble dans un formidableespace de liberté et d’expression. Cette espèce de match d’impro géant et sans public réunit hommes et femmes de tous les horizons pour jouer à “On disait que” et trouver par là un fabuleuxoutil de socialisation.La rencontre de Gilles nous apprendra également que le jeu de rôle grandeur nature est aussi unoutil pédagogique, comme l’illustrecette école danoise: au lieu d’enseigner les matières de façon magistrale, les professeurs immergent les élèves dans la réalité du sujet étudié. A l’instar de ces innovants Danois, sur le site de la Fédération belge, vous trouverez une multitudes defiches pédagogiquesà utiliser en classe: si vous êtes prof, laissez-vous tenter!
1/3/2020

Episode #4 Catherine

Saison 1, Ép. 4
Un jour, mes princes charmants… Dans ce 4e épisode, Catherine raconte son parcours sentimental de polyamoureuse et les réflexions qui le jalonnent. Où l’on parle d’amour évidemment, mais surtout de respect, de partage, d’illusion et de développement personnel.Polyamour, amours plurielles, lutinage, couple libre, pluriamour… autant de termes pour nommer une conception libre et libérée des relations amoureuses. C’est le choix de Catherine depuis près de 8 ans:s’autoriser à aimer plusieurs personnes à la fois, prendre soin d’elles tout en se respectant, vivre dans la vérité, dans sa vérité.Même si elle concerne une petite minorité encore aujourd’hui (on parle de 2% en France, 5% aux Etats-Unis…), l’idée de l’amour libre n’est pas neuve. Et même si elle est souvent confondue ou associée au libertinage frivole, à l’échangisme ou à l’adultère, le polyamour continue à intriguer les uns, à offusquer les autres… et àattirer hommes et femmes qui cherchent des modèles relationnels et affectifs alternatifs, dessinant par là les tracés de leur propre Carte du Tendre.Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir avec leur “pacte de poly-fidélité”, Virginia et Leonard Woolf et leur couple libre… Ils étaient jusque ici des couples d’intellectuels un peu excentriques, une sorte d’exception qui faisait la règle. Entre-temps, il y a eu Mai 68, la contraception, la dislocation longue et lente du modèle familial et du couple, la recherche perpétuelle de l’égalité entre les hommes et les femmes, l’apparition d’Internet et des sites de rencontre… débridant le schéma classique de nos relations amoureuses. Et pour un plus grand nombre alors,l’envie de questionner la fidélité, le respect, la jalousie, le consentement, le couple.Comment aimer plusieurs personnes? Est-ce possible? Comment l’assumer? Comment l’expliquer?L’idée est belle, mais concrètement? La lecture des livresLe guide des amours pluriellesetAimer plusieurs hommesdeFrançoise Simpère(journaliste française surnommée “la grande amoureuse”) ont été des repères pour beaucoup de “polys”. Côté films, on pense àJules et Jimde Truffaut, àCésar et Rosaliede Claude Sautet, les célèbresValseusesde Bertrand Blier ou plus récemmentVicky Cristina Barcelonade Woody Allen. En 2018, la“comédie-documentaire”Lutined’Isabelle Broué nous embarque en polyamorie.Et si l’envie vous prend d’aller plus loin dans cette réflexion, un petit tour surpolyamour.be, l’écoute dePolyplaisir des utopiessur radio Campus, où la participation à unCafé Polyprès de chez vous peuvent vous être utiles.Et n’oubliez pas: gardez l’esprit ouvert!
1/3/2020

Episode #5 - Gaétano

Saison 1, Ép. 5
Anxieux? Gaetano l’est par nature, sensible qu’il est au monde et aux personnes qui l’entourent. Depuis la lecture du livreComment tout peut s’effondrerde Pablo Servigne en 2015, il expérimente l’éco-anxiété : un mal-être et une souffrance qu’il vit depuis qu’il prend conscience de la possible finitude du monde et des hommes. Il nous l’explique dans ce 5e épisode des Confidences sur la cuvette.Dépression verte, angoisse climatique, eco-anxiété, solastalgie… Ils sont nombreux les mots pour décrirece mal être nouveau. Force est de constater que le dérèglement climatique et la crise environnementale n’ont pas que des effets sur la nature et la biodiversité, mais également sur la santé mentale de l’être humain. En 2012 déjà, l’informaticien canadienPaul Chefurkadéterminaitune échelle de la prise de conscience de l’effondrement par les individus. Une échelle qu’il étalonne en 5 étapes, de ce qu’il appelle le “sommeil profond” à “la prise de conscience que “la situation difficile englobe tous les domaines de la vie”. Danscet article, l’association Adrastia.org traduit l’échelle de Chefurka en français pour éclairer les balises de nos esprits en questionnements.De son côté, dans un article de la revueImagine Demain le monde(oct. 2017),Pablo Servigne“classe” les réactions humaines face à l’effondrement comme ceci: les “aquoibonistes” qui pensent qu’il vaut mieux profiter de la vie à fond tant qu’on peut; les “çavapétistes” qui, entre colère, tristesse et injustice, se disent qu’il est temps que “ça pète”; les “collapsologues” qui s’abreuvent d’informations sur le sujet et les transmettent à leur entourage; et enfin ceux qui pensent qu’il faut agir, tous ensemble pour le bien commun comme les “transitionnistes” ou seul en autosuffisance pour les “survivalistes”.Petit à petit aussi, denouvelles disciplinesapparaissent, comme l’écophysiologie, cette branche de la biologie qui étudie les réponses comportementales et physiologiques des organismes à leur environnement. Ou comme l’écopsychologiequi s’attèle à comprendre les relations entre les humains et la nature, et à accompagner les individus face au possible déclin du monde tel que nous le connaissons. Deux auteures américaines ont publié des travaux qui nourrissent cette nouvelle dimension de la prise en charge de la dépression et des troubles anxieux :Joanna Macyen 2008 déjà avec son livreEcopsychologie pratique et rituels pour la Terre(Le Souffle d’or) etCarolyn Bakeren 2016, avecL’effondrement, petit guide de résilience en temps de crise(Ecosociété).Son salut, Gaetano le puise dans l’action: par la création du collectif citoyenRise for Climatequi appelle à la mobilisation et qui a réuni 75000 personnes dans les rues de Bruxelles le 2 décembre 2018. Pour les spécialistes de l’effondrement, face au déclin de notre système industriel, un véritable travail de deuil s’impose. Pour l’accomplir, Gaetano puise ses forces dans un chemin spirituel teinté de pensée bouddhiquequi lui redonne de l’espoir.L’espoir, c’est ce que sème aussiRob Hopkins, Dans son dernier livre à paraître le 17 octobreFrom what is to what if…(L’imagination au pouvoir!), ce pionnier du mouvement de la Transition, invite à redécouvrir notre imaginaire pour envisager d’autres possibles.
1/3/2020

Episode #6 - Nadia

Saison 1, Ép. 6
Dans cet épisode #6, Nadia raconte la façon dont elle a accompagné la demande d’euthanasie de sa maman. Parce qu’aimer, parfois, c’est laisser l’autre partir.Pouvoir choisir le moment de sa mort. Alors que la Belgique a légalisé l’euthanasie depuis mai 2002 et reste le seul pays au monde à l’autoriser chez les mineurs en phase terminale, la question reste sensible. Très récemment, deux actualités ont montré que la mort assistée continue d’émouvoir et de bousculer le cadre de la loi: la mort consentie et paisible de la championne paralympique Marieke Vervoort, et l’enquête pour assassinat ouverte à l’encontre d’un médecin du CHU Namur ayant pratiqué une euthanasie contre l’avis de la fille de la défunte.En Belgique, le cadre légal prévoit que “le médecin ‘ne commettra pas d’infraction’ dès lors que le patient, victime d’une ‘souffrance physique ou psychique constante et insupportable’ des suites d’une ‘affection accidentelle ou pathologique incurable’, ‘se trouve dans une situation médicale sans issue’”, commente l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité(ADMD).La loi est là. L’accepter, c’est faire en sorte que l’on soit capable d’apprendre à mourir, apprendre à faire mourir et à laisser mourir… Sommes nous prêts? A la croisée des questions médicales, religieuses, morales et politiques, la pratique continue de bousculer notre représentation de la mort, et donc de la vie.Depuis 10 ans, le programme EOL (End Of Life) de l’Institut Jules Bordet à Bruxelles propose une formation d’un an aux médecins, infirmières et psychologues pour leur apprendre à accompagner les patients et leurs proches. Le corps médical s’adapte, petit à petit. En proie à leur intime conviction, certains médecins refusent d’accompagner leur patient vers cette voie, d’autres approuvent moralement mais se sentent incapables d’exécuter le geste fatal, d’autres se forment pour accompagner au mieux leurs patients épuisés, ainsi que leurs collègues dans le doute. En 2018, on compte 2357 morts par euthanasie, selon le SPF Santé, dont 55% âgés de 70 à 89 ans et 47% qui ont choisi leur domicile comme dernière porte d’embarquement.Et les proches dans tout cela? Légalement, ils ne sont pas censés intervenir dans la demande du patient, mais la réalité est loin d’être aussi simpliste. Qu’on le veuille ou non, les membres de la famille sont mêlés à la demande de mort de leur proche: démarche administrative, dialogue avec le(s) médecin(s) et puis… préparation mentale: comprendre, accepter, soutenir, accompagner un proche malade qui a choisir de mourir, est-ce une preuve ultime d’amour? Ici point de règle ni de loi, chacun fait avec ce qu’il a.Riche de son expérience et de ses convictions laïques, Nadia a décidé de faire avancer les choses: parler, expliquer, réfléchir, questionner… DansL’après-midi sera courte; plaidoyer pour le droit à l’euthanasie(l’Harmattan), elle encourage le dialogue autour du droit de mourir dans la dignité.
2/29/2020

Episode #7 - Margreta

Saison 1, Ép. 7
Dans ce 7e épisode,Margretalève le voile sur une pratique qui dérange :l’assistance sexuelle à la personne handicapée. Untémoignageriche etdécapantqui nourrit tout ennuancenotre petite machine à penser.Ils rêvent tous d’une sexualité normale. Mais voilà. Enfermés dans leur handicap, physique ou mental, ils sont coupés de cette chance, de cedroit humain fondamental. Incapables d’assouvir leursbesoinsaffectifs et leurs désirs,déconnectéesde leur proprecorps, reléguées auxoubliettesde notre société, les personnes handicapées souffrent ainsi d’unedouble peine discriminante. EnBelgique, ce n’est que dans les années 90 qu’on se penche sur la question de leur sexualité : en 1997, une recrudescence de l’épidémie du Sida toucha des personnes handicapées au sein même des institutions, créantl’émoiet levant radicalement le voile sur les besoins de ces dernières et sur l’état de leurcondition humaine. «Ainsi a-t-on vu trois ministres francophones avaliser, au début des années 2000, laCharte pour agir, rédigée par des acteurs de terrain, dont un des objectifs est le développement de l’information et le soutien à l’épanouissement affectif et sexueldes personnes handicapées», commente le Comité consultatif de bioéthique de Belgique dansl’Avis positifqu’il promulgue en faveur de l’assistance sexuelle à la personne handicapée, en 2017… seulement.Vouloirsortirces personnes fragilisées del’isolement, vouloircomprendreleurmisère affective et sexuelleest devenu légitime. Mais l’idée de leur faciliter l’accès à l’explorationet à ladécouvertede leur corps, de leurs sensations et de leur sensualité paraît uneévidencesomme toute encore trèsthéorique. Sur le terrain, le sujet restetabou,tendu,clivant. Soit que les assistants sexuels restent incompris voire à peinetolérés, soit que l’on nie l’existence même des demandes des bénéficiaires, soit que l’on peine à qualifier cette pratiquethérapeutiquefloue, à mi-chemin entre lacâlino-thérapieet laprostitution. Dans la tête de certains, l’accompagnement vers lesplaisirs intimesest une pratique potentiellement perverse qui pourrait aliéner encore davantage la personne. Dans la bouche des personnes qui témoignent, en revanche, il s’agit «juste» de proposer sonaideà des personnes en souffrance. Et les rendreplus humains.Bien-sûr, lesquestionssont nombreuses et le cadre nécessaire: Quelle formation enseigner? Quel statut donner aux assistants sexuels? Doit-on prévoir unremboursementpar la sécurité sociale? Comment cadrer les demandes des bénéficiaires? Comment éviter le soupçon d’un «Etat proxénète»?… EnBelgique, la loi autorise la pratique et sa rémunération. Il faut compter une centaine d’euros la séance, hors frais de déplacement. La prise en charge par la mutuelle n’est pas autorisée alors qu’elle l’est dans certains cas au Danemark, en Suisse et aux Pays-Bas. En France, la formation et la pratique sont légales, mais pas leur rémunération…Concrètement, en Belgique, on compte unecentained’assistants sexuels, essentiellement des femmes, et majoritairement en Flandre. Ces personnes sont formées par l’associationAditiqui propose (depuis 2009 en Flandre, 2012 en Wallonie et à Bruxelles) dessolutions concrètespour les personnes en situation de handicap et leur entourage, des conseils et des formations pour les professionnels qui les accompagnent.L’associationcoordonne les demandes des bénéficiaires et les clarifie grâce à un premier rendez-vous avec unsexologuequi voit ensuite vers qui transférer au mieux cette demande si particulière.Et si la sexualité et le handicap restent unsujet difficileà aborder dans la vraie vie, lecinémay a déjà pourtant consacré quelques films sensibles, drôles, pertinents, comme le belgeHasta la vistade Goeffrey Enthoven, le mémorableIntouchablesd’Olivier Nakache et Eric Tolédano, le récompenséDe rouille et d’osde Jacques Audiard et le réalisteThe Sessionde Ben Lewin, qui raconte l’histoire vraie de la rencontre entre un homme paralysé et une thérapeute qui va lui permettre d’aimer «comme tout le monde».