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Thune

Travailler dans la mode : luxe, glamour et pâtes au beurre

Ep. 74



Dans la comédie Le diable s'habille en Prada, la terrible rédactrice en chef de Vogue assène à sa jeune assistante : "Tout le monde voudrait être à ta place".
Car intégrer le cercle très fermé du cœur de la mode - on parle ici des grandes maisons de luxe qui font rêver le monde entier - nécessite des trésors de créativité, d'audace et surtout énormément de travail. Mais une fois qu'on y est, que le Graal est atteint, que se passe-t-il ?
C'est ce qu'analyse la Docteure anthropologie sociale et ethnologie Giulia Mensitieri dans Le plus beau métier du monde (éditions La découverte) un essai sur les travailleurs de la mode. On y suit notamment le parcours de Mia, styliste en vue, vêtue de vêtements coûteux (et offerts), mais n'ayant pas assez d'argent pour payer son forfait de téléphone.
Est-elle un cas isolé ?
Selon Giulia Mensitieri, le cas de Mia serait au contraire systémique : que l'on soit styliste, mannequin, photographe ou tout autre métier qui vend du rêve, l'addition est, en quelque sorte, salée. Sans patrimoine ni conjoint.e riche, peut-on vivre et durer dans la mode ?


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  • Maman solo : bienvenue dans la famille “mono-pas-rentable”

    45:22|
    #REDIFFUSIONElles sont nombreuses les femmes seules à élever leurs enfants : plus d'un million et demi en France.On les voit peu, on les entend peu, et pour cause : elles sont pressées. Elles ont des courses à faire, des dîners à préparer, des enfants à emmener chez le médecin. Bref, la mère solo est quelquefois (souvent) au bout du rouleauMais dans cet épisode de Thune, on ne va pas uniquement parler de sa charge mentale. Avec Johanna Luyssen, journaliste et autrice de l’essai “Mères solo, le combat invisible” (2024, éditions Payot) on va surtout essayer de comprendre ce qui pêche dans le système et pourquoi chez les mères, "célibataire" rime trop fréquemment avec "précaire".Interview : Laurence VélyMontage : Frédéric Fortuny👉 Suivez Thune sur Instagram❤️ Vous êtes nombreuses et nombreux à nous soutenir sur Tipee. Merci de continuer à le faire pour que l'aventure puisse continuer.
  • TEASER : "Les femmes qui ne mangent pas et cachent à leurs enfants qu'elles se privent, c'est une réalité"

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  • BONUS 1 : "Au fond, je fais ce job pour l'argent". Séverine Bavon nous lit un extrait de "Ciao les nazes"

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    Dans cet extrait de son essai Ciao les nazes (Robert Laffont), Séverine Bavon démonte un tabou tenace : non, on ne travaille pas “juste par passion”. Elle rappelle l’évidence qu’on préfère éviter : on bosse d’abord pour la thune. Et toute la novlangue du travail qui prétend le contraire en prend un coup.
  • 187. Le travail vaut-il encore... le coût ? Avec Séverine Bavon

    51:54||Ep. 187
    On bosse. Beaucoup. Et pourtant, de plus en plus de gens se demandent : est-ce que la récompense vaut vraiment l'investissement ?Dans cet épisode, on parle du moment où le travail cesse de faire sens. Ce moment où la fatigue devient normale, où la réussite ne compense plus le coût qu'on a mis à être un "bon élément".Avec Séverine Bavon, autrice de Ciao les nazes (Robert Laffont) et de l'excellente newsletter CDLT, on démonte les mécanismes invisibles du travail : l’individualisation de la souffrance, la pression à performer, la dissonance entre ce qu’on vit et ce qu’on montre.Pourquoi on pense que le problème vient de nous ?Pourquoi on ne reconnaît pas assez qu'on travaille... pour l'argent ?Pourquoi on continue à jouer un jeu dont on connaît les limites ? Finalement, faut-il continuer à bosser comme... avant ?Interview : Laurence VélyMontage : Frédéric Fortuny👉 Suivez Thune sur Instagram❤️ Vous êtes nombreuses et nombreux à nous soutenir sur Tipee. Merci de continuer à le faire pour que l'aventure puisse continuer.🤝 Vous êtes une entreprise et vous souhaitez collaborer avec Thune ? 📩 : thunepodcast@gmail.com
  • TEASER : "Au début je me suis donnée corps et âme..."

    01:46|
    Un court extrait de l'épisode qui sort jeudi
  • L'argent décomplexé : dans la tête d'un ambitieux, sans filtre

    24:43|
    Voici un des tout premiers épisodes de Thune. Le deuxième, pour être précise. Et peut-être celui qui m’a fait dire : ok, il y a vraiment un sujet autour de l’argent comme moteur intime, comme identité, comme langage social.En 2021, Emmanuel a 40 ans, il est directeur de la communication de deux hôtels de luxe à Paris. Il est extrêmement ambitieux, et il ne cherche jamais à le cacher. Et vous l'entendrez, il est aussi... sans filtre.Dans cet épisode, il raconte son rapport à l’argent, au travail, au désir de réussite. Il parle aussi d’un monde qu’on voit peu de l’intérieur : celui des mondains privilégiés, de l’entre-soi, des codes invisibles.Note : dans ce podcast, nous donnons la parole à des profils très différents, avec des parcours, des visions et des rapports à l’argent qui peuvent parfois déranger, surprendre ou ne pas faire consensus. Notre rôle n’est pas de valider ni de juger ces propos, mais de les faire entendre. Parce que nous sommes convaincues que parler d’argent avec sincérité permet de mieux comprendre les mécanismes sociaux, les trajectoires individuelles et les contradictions de notre époque.Tous les témoignages sont accueillis avec respect, dans leur complexité.Interview : Laurence VélyMontage : Sydney Klasen👉 Suivez Thune sur Instagram❤️ Vous êtes nombreuses et nombreux à nous soutenir sur Tipee. Merci de continuer à le faire pour que l'aventure puisse continuer.🤝 Vous êtes une entreprise et vous souhaitez collaborer avec Thune ? 📩 : thunepodcast@gmail.com
  • TEASER : "Ah bah y a pas d'Ikea chez moi !"

    01:14|
  • BONUS : "Il y a un échange entre argent et jeunesse, mais les termes ne sont pas les mêmes pour les hommes et les femmes"

    06:49|
    Peut-on vraiment “acheter” la jeunesse avec de l’argent ?Dans ce bonus, Claudia Senik démonte, données à l’appui, un fantasme tenace : celui d’un marché amoureux où tout s’échange. Âge, revenus, pouvoir… qui a vraiment l’avantage ?À partir d’une étude sur les couples formés en France, elle révèle une asymétrie assez brutale :- plus les hommes sont riches, plus ils sont en couple avec des femmes jeunes- mais l’inverse… ne marche (presque) jamaisSauf cas très particulier : quand les femmes dominent largement financièrement leur partenaire.Derrière ces chiffres, une question dérangeante : est-ce une histoire de patriarcat qui persiste… ou de mécanismes plus profonds qui résistent au progrès ?Un échange sur l’amour, le pouvoir et ce que l’argent achète....ou pas.