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Thune

PMA : ce que nous coûte un bébé... qui ne vient pas

Ep. 91
•

Quand Julie et son compagnon décident que c’est “le moment” d’avoir un enfant, comme un couple sur quatre, ça ne marche pas comme prévu.

Au début, il y a les essais “naturels”. Puis les examens, les spermogrammes, les bilans hormonaux. Et puis les stimulations ovariennes, les cycles monitorés, les échographies à répétition, les rapports programmés - “vous ovulez dans trois jours, donc il va falloir y aller” - avec tout ce que ça peut faire au désir, au couple.

Quand la légèreté est définitivement partie, viennent les FIV, les piqûres, les ponctions d’ovocytes, les embryons qu’on surveille en labo.

Et puis les coups de fil à J3, à J5, pour savoir combien ont tenu. Les transferts. L’attente. Les tests. Les fausses couches.

Et parfois, cette impression étrange d’être à la fois patiente, comptable, cheffe de projet, cobaye et générale de sa propre bataille.


Julie traverse tout ça avec une pugnacité folle. Mais quand, après plusieurs échecs, une autre voie s’ouvre, plus chère, plus floue, plus marchande aussi - partir à l’étranger pour une FIV avec don d’ovocytes - elle la regarde en face.

Dans cet épisode, on parle de PMA sous un angle qu’on raconte trop peu : l’argent. Celui du couple, de la famille, de la Sécu, des mutuelles, des cliniques privées. Mais aussi le coût invisible : le temps, le corps, la charge mentale, le travail, la sexualité, la culpabilité, le couple, l’espoir.

Et cette question vertigineuse, presque impossible à poser quand on est dedans : combien on est prêt.e.s à payer pour continuer d’y croire ?



Interview : Laurence Vély

Montage : Frédéric Fortuny


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