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L'Empire romain de Caracalla à Théodoric, avec Claire Sotinel

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[Rediffusion] Les derniers siècles de l'Empire romain connaissent d'impressionnantes transformations : la fin d'une unité d'ordre, l'implantation de populations exogènes, la diffusion du christianisme devenu religion impériale. Dans cette émission, Claire Sotinel revient non pas tant sur les causes de la chute de l'Empire mais plutôt sur ses mutations entre 212 et la fin du Ve siècle, de Caracalla à Théodoric. La période concernée enviait-elle l'époque précédente? Était-elle à la recherche d'une gloire passée? Quelles étaient la réalité de l'unité et de la sécurité de l'empire ? Quelles en sont ses mutations ? Peut-on parler de fin d'un monde et comment définir le concept d'antiquité tardive ?


Notre invitée : Claire Sotinel est professeure d'histoire ancienne à l'université de Paris-Est Créteil. Elle est spécialiste de l'Antiquité tardive et de la fin de l'Empire romain d'Occident. Elle a publié "Rome la Fin d’un empire De Caracalla à Théodoric (212-fin du Ve siècle)" chez Belin.


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  • La royauté musulmane occidentale [1/2], avec Pascale Buresi

    30:55|
    Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/L’Occident musulman médiéval désigne un espace vaste et fragmenté, où le pouvoir du calife doit sans cesse s’inventer pour gouverner des territoires et des populations très divers. La royauté y combine autorité religieuse, contrôle politique et mise en scène matérielle du pouvoir. Comment le calife fait-il sentir son autorité dans un espace aussi peu unifié ? Quels relais de pouvoir utilise-t-il (élites locales, armée, administration, monnaie, architecture) ? En quoi la monnaie et les bâtiments symbolisent-ils concrètement l’autorité califale ? Le pouvoir du prince musulman est-il sacré comme celui des rois chrétiens d’Occident, et comment se représente-t-il dans un contexte qui limite les images figurées ?L'invité : Spécialiste des mondes musulmans, Pascale Buresi est membre de l'Institut d'études de l'Islam et des sociétés du monde musulman (IISMM) à l'École des hautes études en sciences sociales. Elle est co-auteure du livre collectif Royautés, paru chez CNRS Éditions (464 p., 35 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
  • Soigner dans l’Antiquité : savoirs et pratiques médicales de la Grèce à la Chine, avec Véronique Boudon-Millot

    47:38|
    Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Comment les sociétés antiques ont-elles répondu à un problème inhérent à notre humanité : la mort et la maladie ? À différents endroits du monde, plusieurs civilisations ont cherché à apporter des solutions ou, du moins, des apaisements face à ces maux. Ces réponses ont pris la forme de remèdes, de théories médicales et anatomiques diverses.Si l’on trouve certains invariants, comme le recours à une pharmacopée largement végétale, minérale et animale, force est de constater qu’il existe une grande variété de propositions thérapeutiques élaborées à Babylone, Rome ou Athènes, dans les civilisations égyptienne, arabe ou hébraïque, ou encore en Inde et en Chine.Est-il possible de mener une étude comparative dans des contextes culturels disparates ? Les similitudes entre les différentes traditions médicales sont-elles le fruit de coïncidences ou d'échanges culturels ? Quelle est la nature des liens entre religion, magie et médecine dans l’Antiquité ? Qui étaient les praticiens de ces médecines ? Quels regards portaient-ils sur leur pratique ?Au micro de Storiavoce, Véronique Boudon-Millot propose un panorama de ces premiers savoirs médicaux, dont l’histoire s’articule avec celle des conquêtes, des empires et des routes commerciales. L’invitée : Véronique Boudon-Millot est historienne, helléniste, directrice de recherche au CNRS. Spécialiste de la médecine antique, et notamment du corpus de Galien, elle avait publié en 2023 Vieux, un Grec ne peut pas l’être (Les Belles Lettres, 376 p., 19 €), qu’elle avait présenté au micro de Storiavoce. Cette année, toujours aux Belles Lettres, elle a dirigé l’ouvrage collectif L’Invention de la médecine de la Grèce à la Chine. Regards croisés entre l’Orient et l’Occident (358 p., 29 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
  • 1815, la fin de la l'âge des Révolutions ?, avec Clément Thibaud

    41:40|
    Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Du point de vue français, l’année 1815 s’analyse simplement : après un dernier soubresaut, l’Empire napoléonien s’effondre à Waterloo et laisse place au retour de la monarchie. Avec le congrès de Vienne, la même année, l’Europe souhaite mettre un terme à l'ordre impérial, mais aussi aux velléités révolutionnaires, pour redessiner les cartes d’une Europe résolument monarchique et conservatrice.Ce tableau classique, qui fait de 1815 la date de la fin de l’âge des révolutions, ne résiste pourtant pas lorsque l’historien adopte une perspective d’histoire connectée moins européanocentrée. Révolutions en cascade dans le continent sud-américain, phénomènes de reconfigurations politiques en Afrique de l'Ouest et rébellion du Lotus blanc en Chine sont autant de phénomènes qui remettent en cause les catégories d'analyse classiques.Au micro de Storiavoce, l’historien Clément Thibaud propose une analyse plus complexe de cette période charnière et interroge les récits historiques habituels, qui font de 1815 la date sonnant la fin des empires au profit de l'État-nation" et le début d'une domination européenne sur le monde.L’invité : Clément Thibaud est historien et directeur d’études à l’EHESS. Il est spécialiste de l’histoire de l’Amérique latine au XIXe siècle et des révolutions et contre-révolutions du monde atlantique. Il a contribué à la collection “Une année dans l’histoire” aux éditions PUF avec son dernier livre : 1815. Fin de l’âge des révolutions ? (232 p., 17 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
  • Être banni de la cité grecque [3/3], avec Christel Müller

    17:21|
    Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Dans les cités grecques, la citoyenneté ne se réduit pas à un statut acquis une fois pour toutes : elle suppose le maintien d’une timè, c’est-à-dire d’un honneur civique qui fonde la pleine participation à la vie politique. À l’inverse, sa perte — l’atimia — marque une forme de déchéance, à la fois morale et juridique, qui peut priver le citoyen de tout ou partie de ses droits. À travers les normes de conduite attendues, les sanctions encourues et les mécanismes d’exclusion ou de réintégration, se dessine une citoyenneté exigeante, étroitement surveillée par la cité elle-même.L'invitée : Christel Müller est professeure d’histoire grecque à l’université Paris Nanterre et membre senior de l’Institut universitaire de France. Spécialiste de la citoyenneté et des sociétés grecques, elle a récemment publié La fabrique du citoyen. Les Grecs et la politeia d’Aristote à Auguste.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
  • L’islam a-t-il connu ses Lumières ?, avec Olivier Hanne

    53:56|
    Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Du Coran et de ses premières interprétations aux débats sur les hadiths, de l’épanouissement intellectuel de l’époque abbasside aux réponses apportées à la modernité européenne, la vie intellectuelle du monde musulman se déploie sur plus de 13 siècles dans un espace traversé par la circulation des textes, des savants et des héritages. Nourrie d’apports grecs, persans, juifs et chrétiens, elle se construit dans un dialogue constant entre foi, raison et pouvoir. Elle est aussi travaillée par des tensions durables entre traditions savantes, approches rigoristes et consolidation d’un ordre juridique.Olivier Hanne propose ainsi de revenir sur les penseurs, les controverses et les contextes politiques qui ont rendu possible l’émergence d’un humanisme musulman. Son analyse éclaire le rôle des souverains dans la vie intellectuelle, les frictions entre philosophie, théologie et droit, la place du soufisme ainsi que les réponses contrastées apportées à la modernité européenne. Elle met ainsi en lumière les mouvements d’ouverture et de repli qui traversent l’histoire de l’islam.L’invité : Olivier Hanne est historien, chercheur associé à l’université de Poitiers. Spécialiste de l’histoire de l’islam, il publie L’Islam des Lumières. Histoire de l’humanisme musulman (VIIe-XXIe siècle) aux éditions Tallandier (368 p., 23,90 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
  • Qu'est-ce qu'un citoyen dans la Grèce antique [2/3] ? avec Christel Müller

    21:00|
    Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Penser la citoyenneté grecque, c’est d’abord revenir à la politeia d’Aristote, c’est-à-dire à une définition exigeante du citoyen comme acteur de la vie politique. Mais derrière ce cadre théorique se cache une réalité plus mouvante : qui est véritablement citoyen dans les cités grecques, et selon quels critères le devient-on ? Entre citoyens dits « authentiques », héritiers d’une appartenance reconnue, et citoyens « fabriqués » par décision politique, la citoyenneté apparaît comme un statut à la fois juridique, social et profondément stratégique. À travers ses mécanismes d’attribution, ses formes de reconnaissance et ses usages, c’est toute la question de l’identité civique et du rapport entre individu et cité qui se trouve posée.L'invitée : Christel Müller est professeure d’histoire grecque à l’université Paris Nanterre et membre senior de l’Institut universitaire de France. Spécialiste de la citoyenneté et des sociétés grecques, elle a récemment publié La Fabrique du citoyen. Les Grecs et la politeia d’Aristote à Auguste.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
  • L'Iran, 4 000 ans d'histoire, avec Yves Bomati

    48:34|
    Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Des premières formations politiques du plateau iranien à l’Empire achéménide fondé par Cyrus le Grand, l’histoire de l’Iran s’inscrit dès le VIe siècle av. J.-C. dans une ambition impériale. Après la conquête arabe du VIIe siècle apr. J.-C. et l’intégration au monde islamique, la civilisation iranienne continue de s’affirmer, notamment à travers sa langue et sa culture. Entre périodes de domination étrangère et renaissances politiques, jusqu’à l’affirmation d’un Iran chiite à l’époque safavide, puis aux transformations engagées au XXe siècle sous les Pahlavi, cette trajectoire alterne expansion, effondrement et refondation.L’invité : Yves Bomati est historien, spécialiste de l’histoire de l’Iran. Il a publié Iran. Une histoire de 4 000 ans, coécrit avec Houchang Nahavandi, aux éditions Perrin (416 p., 24 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
  • Qu'est-ce que la politeia dans la Grèce antique ? [1/3], avec Christel Müller

    23:27|
    Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/La politeia est bien plus qu’un simple mot de la philosophie politique grecque : elle renvoie à la fois à la Constitution d’une cité et à la manière dont les citoyens participent à la vie commune. À travers cette notion, c’est toute la question du pouvoir, de l’appartenance civique et du bien commun qui se trouve posée. Cette émission propose d’explorer la politeia comme forme de vie politique, entre institutions, citoyenneté et modèle de gouvernement. En revenant à la Grèce antique, elle invite à réfléchir à ce que signifie, encore aujourd’hui, habiter une cité et prendre part à son destin collectif.L'invitée : Christel Müller est professeure d’histoire grecque à l’université Paris Nanterre et membre senior de l’Institut universitaire de France. Spécialiste de la Grèce antique, elle travaille sur la citoyenneté, les statuts personnels et l’histoire politique et sociale des cités grecques. Elle vient de publier chez Passés composés La Fabrique du citoyen. Les Grecs et la politeia d'Aristote à Auguste (393 p., 25 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
  • La prudence, ou l'art de gouverner de l'Antiquité à la Renaissance

    01:00:41|
    Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/La prudence est souvent réduite, dans le langage courant, à la simple hésitation ou à la peur de se tromper. Pourtant, derrière ce terme se cache une vertu beaucoup plus vaste, plus exigeante et plus actuelle qu’il n’y paraît. De l’Antiquité à nos débats contemporains, la prudence interroge notre rapport à l’action, à la décision, au risque et à la responsabilité. À travers les travaux de Catherine Van Offelen et d’Ilaria Taddei, cette émission, qui traverse l'Antiquité, le Moyen Âge et la Renaissance, propose d’explorer une prudence qui n’est ni passivité ni renoncement, mais intelligence du réel, discernement face à l’incertitude et capacité d’agir justement dans des situations complexes.Nos invitées : Ilaria Taddei est professeure d’histoire médiévale à l’université Grenoble Alpes, spécialiste de l’Italie des XIIIe-XVe siècles et des rapports entre pouvoirs, savoirs et prudence politique. Ses recherches portent notamment sur Florence, les pratiques de gouvernement et la prudence comme vertu du bon gouvernement. Elle a publié La Prudence au pouvoir. Florence, XIVe-XVe siècles (Classiques Garnier, 508 p., 49 €). Catherine Van Offelen est essayiste et chroniqueuse, diplômée de l’université libre de Bruxelles et du King’s College de Londres. Spécialiste des questions de sécurité au Sahel et en Afrique de l’Ouest, elle travaille aussi sur la phronèsis, ou prudence antique, comme vertu d’action lucide. Elle vient de publier chez Gallimard Risquer la prudence. Une pratique de la sagesse antique (177 p., 20 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce