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Politikon

Jeu vidéo et lutte des classes : du crunch à l'idéologie

Faire une partie de Candy Crush ou de pokemon go sur votre téléphone pendant le boulot, est-ce prendre du temps au capitalisme qui nous vole notre vie ? Jouer à call of duty, est-ce se plier à l'impérialisme étasunien ? Du côté de la production capitaliste, comment s'organise l'industrie du jeu vidéo ? Peut-on lutter contre l'exploitation de ses travailleuses et travailleurs ? A travers ces petites questions, on peut se dire sans problème que le jeu vidéo est bien un sujet sérieux sur lequel le marxisme, comme théorie sociale critique, peut légitimement se pencher. C'est ce que fait le chercheur en économie numérique Jamie Woodcock avec son livre Consoles, contrôle, classe, paru chez Sans soleil.

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  • Handicap et justice social : comprendre le validisme et le mouvement Crip

    12:10|
    Dans cet épisode, on va chercher à comprendre comment fonctionne le validisme, appelé aussi capacitisme et qui réfère au système de normes qui fait de la personne valide, non handicapée, un idéal d'humanité. Dans une société validiste, les personnes handicapées sont discriminées, rejetées, minorisées, et placées justement en dehors des frontières sociales acceptables, au profit des personnes dites valides. Comment comprendre donc ce système spécifique d'oppression et quelles sont les stratégies de luttes que les personnes concernées mettent en place ? A propos de - De chair et de fer : vivre et lutter dans une société validiste de Charlotte Puiseux, La Découverte - Plutôt vivre : comprendre le validisme et valoriser une culture crip de Chiara Khan et Charlotte Puiseux, Le Cavalier Bleu.
  • Démocratie : socio-histoire politique d'un mot

    21:42|
    Si je vous dis "élection", il est assez probable que vous me répondiez "démocratie". Dans nos imaginaires politiques depuis des décennies et l'avènement du suffrage universel masculin et féminin, voter se vit comme un acte démocratique. Sans trop réfléchir, tout cela semble aller de soi Mais si on remonte à quelques siècles en arrière, désigner une personne par élection était au contraire une manière de se choisir une élite gouvernante, si on disait élection, on répondait alors "aristocratie." Il y avait des aristocraties électives et même des monarchies électives. On se doute que parler alors d'aristocratie démocratique ou de monarchie démocratique peut sonner étrange. Comment donc l'élection a-t-elle pu devenir ainsi synonyme de démocratie et inversement ? A propos de Démocratie, Histoire politique d'un mot aux États-Unis et en France de Francis Dupuis-Deri chez Lux.
  • Antisémitisme : socio-histoire politique d'un mot

    26:55|
    Le langage, les mots. Souvent, en politique, comme ailleurs, les mots peuvent être des armes. Des armes qui peuvent servir à légitimer, à approuver des personnes ou des actions, ou au contraire à délégitimer, à diffamer, insulter, ou à montrer une désapprobation. Et encore, aussi à désigner parfois des amis, ou des ennemis. Selon qui les utilisent, les mots peuvent avoir pour objectif de clarifier, d'apporter une meilleure compréhension du monde et de qu'il s'y passe. Et parfois, au contraire, inconsciemment ou non, stratégiquement ou non, ils peuvent obscurcir, rendre confus, déstabiliser la discussion et finalement cette compréhension du monde. Où l'on parle : antisémitisme, sionisme et antisionisme, du point de vue de leur usage, sens et connotation depuis la fin du XIXe siècle. A propos de Antisémitisme de Mark Mazower chez La Découverte
  • Le marxisme après la Révolution russe - Perry Anderson (Sur le marxisme occidental)

    18:43|
    Qu'est-il resté du marxisme après la révolution russe et la bureaucratisation galopante et autoritaire de l'URSS ? Dans un ouvrage classique de l'histoire des idées intitulé Sur le marxisme occidental paru en 1976, l'historien anglais Perry Anderson dresse le portrait intellectuel du marxisme des années 1920 aux années 1970 (Lukacs, Sartre, Adorno, Althusser, Lefevbre, Gramsci, etc.), caractérisé notamment par sa situation géographique, celle de l'Europe de l'Ouest ou des États-Unis, et par son éloignement de la pratique révolutionnaire au profit d'un académisme marqué. On va revenir sur ce livre et ses thèses à l'occasion de sa reparution récente en poche aux Éditions sociales.
  • Rendre l'émancipation désirable : le luxe communal

    26:31|
    Et si l'imaginaire social de la commune de Paris de 1871 pouvait permettre de rendre l'émancipation hors du capitalisme plus désirable, un imaginaire fondé sur des besoins réels, à travers lesquels la beauté et la solidarité s'ancrent dans la vie quotidienne, un luxe partagé, en commun ? Creusons donc l'hypothèse depuis la pensée de William Morris, Pierre Kropotkine, ou Elisée Reclus, jusqu'aux expérimentations de la zad de Notre-Dames-Des Landes, en passant par Henri Lefebvre ou Maria Mies. A propos de L'imaginaire de la commune de La forme-commune de Kristin Ross chez La Fabrique.
  • Vers des besoins postcapitalistes ?

    16:28|
    Ce n'est pas le dernier des lieux communs, nous sommes envahis par les pubs temu et les marchandises, par des objets qui polluent les sols et les esprits, dont pour la plupart, nous sont complètement inutiles, ou alors nous deviennent inintéressant au bout de trois jours. Mais si on creuse un peu le problème, la question de quoi nous avons réellement besoin s'avère plus complexe qu'on le pense. Elle est une véritable question philosophique et politique. Et c'est celle sur laquelle on va se pencher aujourd'hui, à l'aide de Marx, d'Agnès Heller, de Razmig Keucheyan, parmi d'autres.
  • Comprendre la critique de la valeur-dissociation

    27:39|
    Kurz dans Apocalypse bientôt
  • Mark Fisher : capitalisme hanté et futurs perdus

    24:28|
    Abolir le haussement d'épaule en écoutant LTJ Bukem