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Politikon
Antisémitisme : socio-histoire politique d'un mot
Le langage, les mots. Souvent, en politique, comme ailleurs, les mots peuvent être des armes. Des armes qui peuvent servir à légitimer, à approuver des personnes ou des actions, ou au contraire à délégitimer, à diffamer, insulter, ou à montrer une désapprobation. Et encore, aussi à désigner parfois des amis, ou des ennemis. Selon qui les utilisent, les mots peuvent avoir pour objectif de clarifier, d'apporter une meilleure compréhension du monde et de qu'il s'y passe. Et parfois, au contraire, inconsciemment ou non, stratégiquement ou non, ils peuvent obscurcir, rendre confus, déstabiliser la discussion et finalement cette compréhension du monde. Où l'on parle : antisémitisme, sionisme et antisionisme, du point de vue de leur usage, sens et connotation depuis la fin du XIXe siècle. A propos de Antisémitisme de Mark Mazower chez La Découverte
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Démocratie : socio-histoire politique d'un mot
21:42|Si je vous dis "élection", il est assez probable que vous me répondiez "démocratie". Dans nos imaginaires politiques depuis des décennies et l'avènement du suffrage universel masculin et féminin, voter se vit comme un acte démocratique. Sans trop réfléchir, tout cela semble aller de soi Mais si on remonte à quelques siècles en arrière, désigner une personne par élection était au contraire une manière de se choisir une élite gouvernante, si on disait élection, on répondait alors "aristocratie." Il y avait des aristocraties électives et même des monarchies électives. On se doute que parler alors d'aristocratie démocratique ou de monarchie démocratique peut sonner étrange. Comment donc l'élection a-t-elle pu devenir ainsi synonyme de démocratie et inversement ? A propos de Démocratie, Histoire politique d'un mot aux États-Unis et en France de Francis Dupuis-Deri chez Lux.
Le marxisme après la Révolution russe - Perry Anderson (Sur le marxisme occidental)
18:43|Qu'est-il resté du marxisme après la révolution russe et la bureaucratisation galopante et autoritaire de l'URSS ? Dans un ouvrage classique de l'histoire des idées intitulé Sur le marxisme occidental paru en 1976, l'historien anglais Perry Anderson dresse le portrait intellectuel du marxisme des années 1920 aux années 1970 (Lukacs, Sartre, Adorno, Althusser, Lefevbre, Gramsci, etc.), caractérisé notamment par sa situation géographique, celle de l'Europe de l'Ouest ou des États-Unis, et par son éloignement de la pratique révolutionnaire au profit d'un académisme marqué. On va revenir sur ce livre et ses thèses à l'occasion de sa reparution récente en poche aux Éditions sociales.
Rendre l'émancipation désirable : le luxe communal
26:31|Et si l'imaginaire social de la commune de Paris de 1871 pouvait permettre de rendre l'émancipation hors du capitalisme plus désirable, un imaginaire fondé sur des besoins réels, à travers lesquels la beauté et la solidarité s'ancrent dans la vie quotidienne, un luxe partagé, en commun ? Creusons donc l'hypothèse depuis la pensée de William Morris, Pierre Kropotkine, ou Elisée Reclus, jusqu'aux expérimentations de la zad de Notre-Dames-Des Landes, en passant par Henri Lefebvre ou Maria Mies. A propos de L'imaginaire de la commune de La forme-commune de Kristin Ross chez La Fabrique.
Vers des besoins postcapitalistes ?
16:28|Ce n'est pas le dernier des lieux communs, nous sommes envahis par les pubs temu et les marchandises, par des objets qui polluent les sols et les esprits, dont pour la plupart, nous sont complètement inutiles, ou alors nous deviennent inintéressant au bout de trois jours. Mais si on creuse un peu le problème, la question de quoi nous avons réellement besoin s'avère plus complexe qu'on le pense. Elle est une véritable question philosophique et politique. Et c'est celle sur laquelle on va se pencher aujourd'hui, à l'aide de Marx, d'Agnès Heller, de Razmig Keucheyan, parmi d'autres.

Mark Fisher : capitalisme hanté et futurs perdus
24:28|Abolir le haussement d'épaule en écoutant LTJ Bukem
L'écosocialisme, une voie nécessaire et possible ?
14:25|A l'inverse de toutes les tendances actuelles, de la crise du néolibéralisme et des poussées carbofascistes, une alternative se présente, une utopie concrète, l'écosocialisme, qui incite radicalement à tirer le frein d'urgence, pour reprendre une expression de Walter Benjamin. Une pensée rouge et verte qui invite à abolir le capitalisme en épousant le socialisme mais en le débarrassant de son productivisme. De quoi nourrir à nouveau peut être nos imaginaires politiques un peu mornes et amener, soyons fous, à produire des changements réels. On va aller voir ça de plus près à la faveur notamment de la sortie de deux ouvrages à visée introductive Étincelles écosocialistes de Michael Lowy chez Amsterdam et un Découvrir Gorz, de Céline Marty aux Editions sociales.
Descartes a-t-il une pensée politique ?
15:10|Quand on parle de René Descartes, l'un des plus célèbres philosophes français, c'est le plus souvent pour parler du cogito, de la dualité corps/âme, de l'existence de Dieu, etc.Dans tout ça, Descartes ne s'occupe guère de politique, ou en tout cas pas vraiment pour qu'on puisse se dire, que Descartes ait construit une pensée politique. Mais est-ce vraiment le cas ? SOMMAIRE 00:00 Intro 02:57 Une anti-politique cartésienne 05:47 Politique et religion : la querelle d'Utrecht 09:22 L'égale considération de chacun : la générosité et la question du pouvoir BIBLIOGRAPHIE Guenancia Pierre, Descartes et l'ordre politique, Gallimard, coll. "Tel". Guenancia Pierre, Lire Descartes, Gallimard, coll. "Folio Essai" Pellegrin Marie-Frédérique, Raymond Clément, Descartes politique, Classique Garnier. Rouquayrol Louis, Découvrir Descartes, Éditions sociales