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Place des Fêtes

Noor et la chronique de Olivier Forester

Saison 6, Ep. 135

En 10 ans de Tsugi Radio, il arrive qu’on s’interroge. Comme le soulignait lundi dans Serge, l’émission, Didier Varrod, l’actualité de la musique est aujourd’hui beaucoup plus rythmée par les annonces de concerts et de tournées que par les sorties d’album. On croise aussi régulièrement de jeunes artistes ou de jeunes technicien·nes qui n’écoutent pas la radio, qui découvrent la musique au gré des algorithmes. Pourtant semaine après semaine, nous accueillons des artistes confirmés ou jeunes talents qui viennent nous présenter leur nouvel album. On pourrait se sentir décalé ou anachronique, mais au contraire, on se sent privilégié. On a beaucoup de chance d’investir un espace où nous pouvons parler de création, prendre le temps de décortiquer comment les artistes créent et composent des albums. Et d’ailleurs, même les musicien·nes né·es au XXIème siècle, font toujours des albums. C’est bien la preuve que nous ne devons pas être tout seuls dans notre niche. Et ce dont nous ne lasserons jamais, c’est d’accueillir tou·tes ces artistes que nous repérons dans tous les festivals que nous parcourons. On les a vu·es au tout début, parfois fragiles sur scène dans des lives encore en construction, parfois dans de mauvaises conditions, et puis on les a vu·es grandir, s’affirmer, prendre de la hauteur, de l’assurance. C’est le cas de notre invitée du jour. Elle s’appelle Noor, elle a remporté le prix du Printemps de Bourges Crédit Mutuel aux Inouïs. Mais je me souviens de son concert pour les sélections des Inouïs à la Maroquinerie avec ses chansons épurées et baignées de larmes. Et puis il y a l’EP, Les histoires tristes me collent au corps et maintenant, ce premier album, 1900 jours qui sortira vendredi 17 avril. Alors aujourd’hui, dans Place des Fêtes, on a de la chance, parce que Noor est là et qu’elle va même jouer un morceau en live.

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  • 135. Music Box : Yacht Rock · la chronique d'Olivier Forest

    07:10||Saison 6, Ep. 135
    Cette semaine dans la chronique série, cinéma, écrans, on parle de Californie, de casquettes de capitaine, et de solos de saxophones… bref on parle d’un genre musical à l’histoire improbable, le Yacht Rock ! Et d’un documentaire de la série Music Box, disponible sur HBO Max et de nombreuses plateformes.
  • 134. Avec Les Vulves Assassines et la chronique d'Alexandre Berly

    01:00:36||Saison 6, Ep. 134
    Alors qu’elle expliquait les raisons de la naissance de Cherchez la jam, ses soirées jazz réservées aux musiciennes et aux minorités de genre, Flore Benguigui s’est pris un torrent de boue à base de : « le talent c’est le talent, ça n’a rien à voir avec le genre » et autres joyeusetés que je ne citerais pas ici… Quand elle animait le club jazz à FIP l’automne dernier, elle se faisait déjà régulièrement allumer en évoquant les auditeurices de la radio publique. La fachospère patriarcale et machiste est toujours prête à courageusement se cacher derrière son clavier pour attaquer et insulter les femmes qui ont le toupet de sortir de leur rôle de mère, si possible au foyer. Qu’on ne s’y trompe pas, ces attaques ne sont pas seulement quelques cas anecdotiques et isolés : les réseaux sociaux et les espaces commentaires des médias sont devenus un des champs de bataille d’une guerre idéologique dont le but est de remettre en cause les droits des minorités comme on peut le voire aux États-Unis. Flore Benguigui n’est pas la seule dans leur radar : Les Vulves Assassines, mes invitées du jour, s’en sont aussi pris plein la figure après leurs concerts aux Vieilles Charrues, à la Fête de l’Humanité ou même l’annonce de leur troisième album qui sortira le 17 avril. Pourtant, MC Vieillard, DJ Conant et Samy, se sont taillées une solide réputation notamment pendant les mouvements contre la réforme des retraites avec leur tube, "La retraite", chanté dans tous les mégaphones. Les Vulves Assassines ont commencé à menacer les pénis du patriarcat avec leurs dents pointues en 2013. Le groupe a depuis changé de formule, sorti un premier album en 2019, Godzilla 3000, puis le très Marxiste Das Kapital en 2022  avant de fourbir leurs armes pour ce tout début de campagne présidentielle avec leur 3ème album, Vulcanae Rock’n’rolla. Leur propos ne change pas : l’ambition de rassembler combat féministe et lutte des classes dans une intersectionnalité autant radicale que joyeuse. « Les champignons c’est comme l’extrême droite ça fait des taches dégueulasses : on va s’en débarrasser ! », chantent-elle. Pour ce refrain et tous les autres et parce qu’on ne se laissera pas faire, nous sommes heureux et fiers aujourd’hui à Tsugi Radio d’inviter Les Vulves Assasines.
  • 132. Avec Yan Wagner

    59:10||Saison 6, Ep. 132
    À force de célébrer les années 80, on aurait presque tendance à invisibiliser les années 90. Pourtant, la décennie a connu l’explosion des raves et de la musique électronique, du trip hop, de la brit pop. Nous sommes nombreux à avoir été transportés par Massive Attack, par la folie des rythmes jungle, l’énergie de Chemical Brothers ou la noirceur de Tricky. C’est le cas du Franco-Américain Yan Wagner qui sera de retour vendredi, après un album en français, et TASTE, une aventure aux contours plus rock en duo avec l’ami La Mverte. D’ailleurs, le premier son qui surprend les oreilles sur ce disque, Æther, ce sont des guitares bien grasses où il n’est pas interdit d’entendre l’écho de Killing in the name de Rage Against The Machine, comme quoi il n’y pas que l’Angleterre dans sa vie. Dans les faits d’arme de Yan Wagner, on relève Étienne Daho, Calypso Valois, Gesaffelstein ou une création autour du répertoire de Portishead, déjà. Pour ce quatrième album, Yan Wagner semble totalement libéré, il créé des cassures, joue avec une palette sonore ultra large, des samples et voix d’archive, s’amuse avec sa voix qui passe même un moment dans un autotune… libéré, on vous dit. Æther, se vit comme une plongée psychique intense, une divagation mentale qui pourrait être réalisée par John Carpenter et où David Bowie et Horace Andy feraient une apparition. On sort de l’écoute d’Æther un peu hagard mais avec une furieuse envie d’appuyer sur repeat, ce que j’ai fait une demi-douzaine de fois ce matin en prépararant cette émission. Aujourd’hui dans Place des Fêtes, avant la résidence de Mira Ló qui invite Blossom Up et la revue de presse musicale d’Angèle Chatelier, c’est Yan Wagner qui vient s’assoir au micro de Tsugi Radio.
  • 131. Le Bar Pro avec Sophie Rosemont, Alexandra Dumont et Brice Miclet

    58:30||Saison 6, Ep. 131
    Il est venu ce temps du mois où nous mettons le métier de critique musical à l’honneur dans le Bar Pro de Tsugi Radio. Autour du micro, des journalistes aux oreilles affûtées, au verbe haut qui avec enthousiasme, virulence, parfois sarcasme ou mauvaise foi, vous partagent leur avis sur la production discographique du moment. Au menu du Bar Pro : un ex-boy band, un ex-danseuse, des sacrés branleurs et un sacré chanteur : Harry Styles, Fcukers, Zélie et James Blake. Autour du micro pour décrypter ces 4 albums, Sophie Rosemont, Alexandra Dumont et Brice Miclet.Harry Styles "Aperture"Fcukers "if you wanna party, come over to my house"Gildaa "Perséphone"Zélie "Ce corps"Sainte Victoire "New Dr*gs"James Blake "I Had a dream she took my hand"Levan Kali "Are U Still"
  • 130. Banlieues Bleues avec Uzi Freyja et Twende Pamoja en live et Xavier Lemettre

    03:10:10||Saison 6, Ep. 130
    Nouvelle étape de la tournée de Tsugi Radio ce soir en direct de Pantin et de la salle Jacques Brel pour le lancement du festival Banlieues Bleues. 43ème édition de cet événement qui célèbre les artistes qui font l’histoire du jazz et en explorent les formes les plus innovantes en y mélangeant du rock, du singeli, de la houseBanlieues Bleues, c’est un événement qui se déploie dans une dizaine de villes de Seine-Saint-Denis, investissant une quinzaine de lieux qui se transforment en véritable laboratoire musical… Ici, on créé, on expérimente et surtout, on partage, puisqu’au-delà des concerts, l’événement a une ambition : démocratiser l’accès à la culture et aller vers les publics. Retrouvez Uzi Freyja, Twende Pamoja et Xavier Lemettre au micro d'Angèle Chatelier et les captations des live d'Uzi Freyja et Twende Pamoja.
  • 129. Rendez-vous dans l'espace littéraire · La chronique de Nicolas Jalageas

    05:40||Saison 6, Ep. 129
    Street Art de Bertrand Westphal (Minuit) et La Nonne et la Meuf de Katia Bouchoueva (Poésie Commune) : Nicolas Jalageas, libraire aux Cahiers de Colette au studio pour avec ses conseils lecture du mois.
  • 128. Carte Blanche à Adrien Soleiman

    01:06:57||Saison 6, Ep. 128
    Kavinsky, Justice, Juliette Armanet, Malik Djoudi, Philippe Katerine, Lady Gaga… la liste des artistes avec lesquels Adrien Soleiman a travaillé a de quoi impressionner. Entre Brille, un album de chansons sorti en 2016 chez Tôt ou Tard, des solos fièvreux pour brûler le feu du dancefloor, la tournée mignonne de Philippe Katerine, la réalisation subtile du dernier album de Malik Djoudi, cet hyperactif a trouvé le temps de fonder le BelleJazzClub. Comme les clubs de jazz parisiens qu’il a fréquentés à ses débuts, Adrien Soleiman nous invite à divaguer en famille entre pop et jazz. Si la musique de ces deux volumes, nous paraît si familière, c’est aussi grâce aux inspirations à 360 d’Adrien Soleiman. Peut-être qu’avoir grandi en Guadeloupe dans une famille libanaise installée depuis 4 générations aux Antilles et où on parlait plus créole qu’arabe, lui a donné cette curiosité. Va savoir… Ce qui est sûr c’est qu’Adrien Soleiman appartient à une génération de musiciens touche à tout pour qui le jazz est toujours la musique de demain et s’apprécie plutôt debout en dansant qu’assis dans un fauteuil. Au générique du volume 2 du BelleJazzClub, on retrouve Voyou, la chanteuse Nka, et le groupe qu’il a composé pour l’occasion : Élise Blanchard, Louis Delorme, Arnaud Biscay, Adrien Edeline, Marc-Antoine Perrio, Tony Tixier et Maxime Daoud. Qui a dit qu’on ne pouvait plus être 8 sur scène ?! Le BelleJazzClub, c’est aussi l’occasion pour Adrien Soleiman, d’écrire pour son instrument fétiche, le saxophone. Aujourd’hui dans Place des Fêtes, Adrien Soleiman a carte blanche. Pour parler de John Coltrane, sans doute, du solo de Careless Whisper, peut-être, mais aussi de musique électronique puisqu’Adrien a choisi de nous présenter la DJ Carin Kelly qui sera aux platines à partir de 19h. Comme tous les mois, nous parlerons livres avec Nicolas Jalageas, notre libraire, mais également avec un autre invité d’Adrien Soleiman, le scénariste de BD, auteur et réalisateur franco-libanais Joseph Safieddine. Aujourd’hui sur Tsugi Radio carte blanche à Adrien Soleiman et au BelleJazzClub.