Partager

cover art for Les Petites Cantines de Villeurbanne : "Un moment de lâcher prise"

LYON DEMAIN Gérald BOUCHON

Les Petites Cantines de Villeurbanne : "Un moment de lâcher prise"

Les Petites Cantines à Villeurbanne est un lieu qui tend la main aux habitants du quartier et même au-delà. Ouvert depuis le 19 octobre 2023, cette cuisine de quartier est la 6ème à Lyon.


Les Petites Cantines, c'est un réseau de restaurants participatifs proposant des repas à prix libres. Son inauguration à Villeurbanne est prévue samedi 20 janvier. Alors que d'autres Petites Cantines fonctionnent déjà à plein régime, dans le Vieux-Lyon, à Oullins ou à Vaise.


Au programme, un repas partagé offert, un stand de vin chaud, jus de pomme et de nombreux ateliers mais surtout du sourire et de la joie.


Mathilde Pinon, responsable des Petites Cantines à Villeurbanne, revient sur l’idée de ce projet associatif. « C’est un réseau de restaurants participatifs qui permet aux gens de se rencontrer et de tisser du lien entre eux. Les Petites Cantines à Villeurbanne est différente des autres dans la déco, les jours d’ouvertures ou les menus car l’idée est quand même que chaque Petite Cantine ait son identité propre. »


Le pommes de terre rissolent en cuisine avec Céline Lévêque. Elle explique en quoi consiste son service civique au sein de l’établissement. « J’arrive à 9h pour préparer la cantine et les cuisiniers arrivent à 9h30. On commence par boire un café ensemble pour se présenter et discuter. On cuisine tous ensemble et ensuite les convives arrivent vers 12h30. A la fin du repas on met de la musique et c’est le moment de tous mettre la main à la patte en faisant la vaisselle ou un brin de ménage ».


Ce service civique lui a permis de développer de nouvelles compétences puisqu’elle a appris à cuisiner pour beaucoup de personnes. Elle a également appris l’organisation et surtout à découvrir les gens de Villeurbanne.


"Le point fort de ce lieu est sa simplicité" remarque Bernabé, convive mais aussi bénévole pour cuisiner. « Ce que j’aime ici c’est le lâcher-prise. On peut faire des rencontres avec des gens que nous n’aurions probablement jamais rencontré sans nous rendre ici. Cet endroit est rempli de gens différents que ce soit en âge, en milieu professionnel… Ce lieu est très simple. On pourrait se dire que, pour que les gens se parlent ensemble ça doit être bien structuré, alors qu’en fait tout se fait simplement ».


Annelaure Vuillermoz raconte sa première expérience au sein des Petites Cantines et dépeint un lieu essentiel pour les habitants de Villeurbanne. « Un ami m’a proposé de venir en me prévenant que c’était sympa et que l’on allait bien manger. En effet, on rencontre plein de gens et il y un principe solidaire qui est vraiment agréable. Une petite dame de 95 ans, qui est du quartier, vient de passer et là, cette petite dame discute avec les bénévoles présents. Rien que ça suffit à montrer qu’en termes de lien social dans le quartier, ce lieu est très important ».


Situé au 10 rue Jubin, les Petites Cantines de Villeurbanne, sont ouvertes du mardi au vendredi à 12h30, le jeudi à 19h30 et le dimanche à 12h00.  

More episodes

View all episodes

  • LE 1/4H LYONNAIS | mardi 7 avril 2026

    11:30|
    ECOUTEZ LE 1/4H LYONNAIS Toute l'actualité de ce mardi 7 avril 2026Lyon s’apprête à connaître une semaine très chaude pour la saison. Les températures maximales avoisineront parfois les 30 °C. Avant un brutal refroidissement...Lyon accueille le One Health Summit. Sommet consacré à la santé et à l’environnement et rassemble près de 3 000 participants. Dont Emmanuel Macron ce mardi...L'incendie à l'Institution des Chartreux... Aucun nouveau feu n'a été constaté hier. La démolition partielle se poursuit. Une réunion technique doit se tenir ce mardi matin. Le décès de deux ténors du Barreau de Lyon : Me Marine Berthier, 70 ans. Elle fut longtemps la maîtresse de cérémonie lors des prestations de serment.. Et aussi Adrien-Charles Dana, 81 ans. Il avait été bâtonnier en 2004 et s'était illustré dans de nombreux procès. Il défendait le chauffeur du car lors du procès du tunnel du Mont-Blanc.Des collectifs féministes pourraient perturber la tournée de Patrick Bruel, récemment visé par des accusations de violences sexuelles. C'est le cas à Salon-de-Provence ou en Suisse, à Fribourg. Bruel a prévu une date à la LDLC Arena de Décines.La Caisse de l'alimentation est un système de solidarité collective où chacun cotise selon ses moyens pour accéder à des produits bio, locaux et de qualité. Ce que l'on appelle la sécurité sociale de l'Alimentation. Un modèle qui fait ses preuves sur le terrain, dans le 8ème arrondissement de Lyon. Un reportage signé Noham Mouret.Nos invités : Mariella Eripret, chargée de mission pour la Caisse de l’alimentation, Fabien Toquet, gérant du Biocoop Mermoz, et Frédéric Faure, vice-président de Biocoop et président du Fonds de dotationLe festival Quais du Polar dresse le bilan de sa 22e édition : 100 000 festivaliers au Palais de la Bourse de Lyon  et lors des 250 temps forts organisés. Et un chiffre d’affaires de 400 000 euros pour la grande librairie...
  • Kaypacha : marcher pour éveiller les consciences sur le territoire lyonnais

    06:12|
    L'association lyonnaise Kaypacha propose une approche originale de l'écologie : « l'itinérance engagée ». À pied ou à vélo, ces escapades pédagogiques invitent les citoyens à redécouvrir leur environnement immédiat pour mieux le protéger.Par une approche sensible et collective, Kaypacha s'est donnée pour mission de « remettre l'humain en mouvement ». Fondée à Lyon, l'association organise des parcours allant d'une journée à plusieurs jours, transformant une simple balade en une véritable immersion dans les réalités sociales et environnementales du territoire.Comprendre pour mieux agirPour Camille Chowah, coordinatrice de l'association, la marche est l'outil idéal pour appréhender la complexité de notre monde. « Je pense que ça permet vraiment de comprendre notre territoire, de comprendre comment il est fait, comment il a évolué... Quelles sont les étapes pour qu’on en soit là où on en est aujourd’hui », explique-t-elle au micro de Lyon Demain.Le concept repose sur un fil rouge thématique décliné tout au long d'une journée. Les participants partent à la rencontre de cinq à sept « personnes ressources » : membres d'associations locales, collectifs citoyens, représentants d'institutions ou encore chercheurs. Ces échanges permettent d'aborder les sujets sous des angles variés, allant de la gestion technique à la recherche scientifique.Un été 2026 sous le signe de l'eauPour la programmation de l'été 2026, Kaypacha met l'accent sur deux thématiques majeures : l'eau et l'alimentation. Les parcours dédiés à l'eau explorent le cycle de cette ressource vitale à travers les cours d'eau lyonnais comme le Rhône, l'Yzeron ou encore la Rize.L'histoire de la Rize est particulièrement symbolique. Cette rivière, disparue sur une partie de son itinéraire, permet de questionner « la place qu'on a laissé et qu'on veut laisser aujourd'hui à l'eau en ville ». Entre Villeurbanne et le Grand Parc de Miribel Jonage, les marcheurs peuvent découvrir des projets de restauration écologique où les citoyens sont consultés pour « réparer ce qu'on a pu faire de pas très chouette à des cours d'eau comme celui-là ».Un impact mesurable sur l'engagement citoyenL'objectif final de Kaypacha est de susciter l'envie d'agir. Et les résultats sont là : selon une étude menée par l'association l'année dernière, la totalité des participants repart avec au moins une envie d'agir. Qu'il s'agisse de réduire sa consommation d'eau, de s'investir dans une association ou de se documenter davantage. Plus encourageant encore, « la moitié des participants ou participantes ont agi » concrètement plusieurs mois après leur balade, s'enthousiasme Camille.Calendrier et rendez-vous 2026Les prochaines étapes de cette itinérance engagée sont déjà fixées :Avril (25 et 26) : Cycle sur l'agriculture et l'alimentation dans l'Ouest Lyonnais (GR 169) Mai (23) : Parcours le long de l'Yzeron Juin (6 et 20) : Exploration de la Rize en deux parties Août : Focus sur la ressource en eau potable, des aqueducs romains au parc de la Feyssine Septembre : Retour sur les enjeux agricoles et alimentaires L'association Kaypacha est également à la recherche de nouveaux bénévoles pour accompagner les groupes ou documenter ces journées en tant que « journalistes du parcours ».Pour plus d'informations et pour s'inscrire : https://kaypacha.fr/
  • LE 1/4H LYONNAIS | lundi 6 avril 2026

    12:05|
    ECOUTEZ LE 1/4H LYONNAIS Toute l'actualité de ce lundi 6 avril 20265 jours après l’incendie qui a touché l’Institution des Chartreux, la démolition partielle du batiment a débuté ce week-end pour éviter l'effondrementUn spectaculaire accident de bus à la Croix-Rousse. Plusieurs blessés ont du être pris en charge. Un passager a dû être désincarcéré...Le nouveau maire LFI de Vénissieux Idir Boumertit et sa majorité ont fixé leurs indemnités pour ce mandat.Lyon accueille cette semaine le sommet international G7 One Health (Une seule santé). Emmanuel Macron fera le déplacement demain mardi. Ce qui occasionnera des restrictions de stationnement et de circulation de 7 h à 17 h C’est le 9e sommet de la série des « One Planet Summits », sommets internationaux consacrés à la lutte contre le changement climatique et voulu par Emmanuel Macron« Village des découvertes » : des animations grand public et gratuites sont proposées ce lundi au Parc de la Tête d’Or pour rendre plus concret ce concept selon lequel la santé humaine, la santé animale et la santé environnementale sont interdépendantes.Kaypacha a pour ambition de remettre l’humain en mouvement pour protéger son environnement immédiat. L’association mise sur l’expérience de terrain et la rencontre pour susciter l’engagement pour la planète. Et l'été 2026 s'annonce chargé autour des thématiques de l'eau et de l'alimentation...Notre invitée : Camille Chowah, la coordinatrice de KaypachaL'OL a du se contenter d'un match nul. 0-0 à AngersFootball féminin : les Lyonnaises filent en finale de la Coupe de France en écrasant Strasbourg
  • Le Salon de l'Algérie de Lyon veut bousculer les idées reçues

    06:35|
    Le Salon de l'Algérie s'installe à la LDLC Arena pour bousculer les idées reçues Il y a deux ans, Nordine Gasmi n'avait jamais organisé le moindre événement. Aujourd'hui, il remplit la LDLC Arena. Du 6 au 8 avril, Lyon accueille la deuxième édition du Salon de l'Algérie, un rendez-vous culturel, économique et gastronomique qui entend faire découvrir l'Algérie sous un jour radicalement différent de celui que véhiculent les médias. L'idée de départ est simple, presque évidente. "L'Algérie, c'est à deux heures d'avion. Lyon-Paris en TGV, c'est la même chose", résume Gasmi. Pourtant, pour beaucoup de Français, ce pays reste lointain, mal connu, souvent réduit à quelques images réductrices. C'est précisément ce fossé que le salon veut combler, en proposant une immersion concrète dans la culture, l'hospitalité et l'économie algériennes. "La meilleure façon de voir les choses, c'est d'y aller par soi-même. Vous y allez, vous visitez, et vous verrez que ce pays aime beaucoup la France et les Français, contrairement à ce qu'on essaie de faire croire." explique Nordin au micro de Noham Mouret.Sur place, plus de 200 exposants se partageront les espaces de la LDLC Arena, autour de plusieurs univers. Artisanat, miel, huile d'olive, agroalimentaire, agences de voyage, immobilier, le salon couvre un spectre volontairement large pour refléter la diversité du pays. Des entreprises algériennes font également le déplacement, comme l’AZ-Hotel, chaîne hôtelière de luxe, ou la banque BEA. "J'essaie de faire découvrir les entreprises algériennes", insiste l’organisateur du salon, qui veut montrer une Algérie moderne, entrepreneuriale, loin du cliché du pays en développement.Mais le Salon de l'Algérie, c'est aussi une fête. Au programme : défilés de mode, show culinaire, débats sur l'intelligence artificielle, et un Comedy Show animé par Farid Nasri et son association Ouhlala. Mettant en avant des talents de la région lyonnaise et de toute la France... Des personnalités sont attendues, dont Ségolène Royal et Dominique de Villepin. Le slogan du salon résume l'ambition mieux que n'importe quel discours : "Venez tous comme vous êtes." Une reprise d’un slogan mais remanié avec ses valeurs. En deux éditions, Nordine Gasmi a réussi quelque chose d'assez rare : créer un événement fédérateur autour d'un sujet que d'autres auraient trouvé clivant. Son secret ? Miser sur l’expérience plutôt que sur les arguments. "La gastronomie, déjà, ils viennent pour manger, passer un bon moment", s’exclame-t-il en souriant. Parfois, un bon plat fait plus pour le dialogue entre les peuples que bien des discours. Salon de l'Algérie, du 6 au 8 avril, LDLC Arena, Décines-Charpieu.
  • Nellie Oleson : la petite peste débarque à La-Tour-de-Salvagny

    05:18|
    Elle a marqué des générations de téléspectateurs avec ses boucles blondes impeccables et son rire grinçant. Alison Arngrim, l’inoubliable interprète de Nellie Oleson dans La Petite Maison dans la Prairie, sera sur la scène de La Tour de Salvagny ce samedi 4 avril 2026. Accompagnée de son complice Patrick Loubatière, elle présente son spectacle : « Nellie Oleson enflamme les années 80 ».La méchante que l'on adore détesterPour ceux qui auraient vécu en autarcie ces quarante dernières années, un petit rappel s'impose. Nellie Oleson, c’est l’antagoniste iconique de la famille Ingalls. Fille gâtée des commerçants de Walnut Grove, elle était la rivale acharnée de la jeune Laura. Entre coups bas, jalousies et crises de nerfs mémorables, elle est devenue, au fil des saisons, l'un des personnages les plus cultes de l'histoire de la télévision.Pourtant, dans la vraie vie, Alison Arngrim est à l'opposé de son personnage : chaleureuse, pleine d’autodérision et surtout, devenue une véritable amoureuse de la France.Un voyage nostalgique et interactifLoin des clichés de la série, ce spectacle est une véritable immersion dans la pop-culture. Le concept ? Une rencontre entre l'univers de la série et la folie des années 80.Sur scène, le duo Arngrim-Loubatière mise sur la convivialité. Entre anecdotes inédites de tournage, humour décapant et quiz interactifs, les spectateurs sont invités à plonger dans une « malle aux trésors » remplie d'objets cultes. Que vous soyez un fan inconditionnel des aventures de Charles Ingalls ou simplement un nostalgique des brushings et des synthétiseurs, la promesse est simple : deux heures de rire et de souvenirs."On replonge pendant deux heures dans toute la décennie 80. Les séries télé, la musique, les films, les publicités... Tout cela de manière très festive et très intéractive. On fait jouer le public. Par moment, Alison redevient Nellie Oleson. Elle redevient la petite peste de la Petite Maison dans la Prairie... Pour le plus grand plaisir du public" raconte Patrick Loubatière. A la fois comédien et auteur le la pièce « Nellie Oleson enflamme les années 80 ».Un rendez-vous solidaire à La Tour de SalvagnyCette escale dans l’Ouest lyonnais, la dernière de la tournée française, revêt une dimension caritative. Organisé par l'association « Donner la main – Don de soi », l'événement se tiendra au profit des Petits Frères des Pauvres (Maison de Charmanon et foyer Le Patio). Et les recettes de la buvette seront reversés à l'association locale Autisme Lyon. Une belle occasion d’allier divertissement et générosité.Infos Pratiques :Date : Samedi 4 avril 2026 à 20h30Lieu : Salle des Fêtes du parc de l'Hippodrome, La Tour de SalvagnyTarif : 25 € (Entrée au profit des Petits Frères des Pauvres)Le petit + : Le spectacle sera suivi d’une séance de dédicaces et de photos avec Alison Arngrim.Ne manquez pas cette chance unique de voir « la plus grande garce de la télévision » enflammer la scène locale… pour la bonne cause !
  • LE 1/4H LYONNAIS | vendredi 3 avril 2026

    15:43|
    ECOUTEZ LE 1/4H LYONNAIS Toute l'actualaité de ce vendredi 3 avril 2026Des températures estivales et du soleil pour ce week-end de Pâques et les premiers jours de vacances de la zone AVéronique Sarselli, maire depuis 2014, a été élue présidente de la Métropole de Lyon le 26 mars. Elle devait donc démissionner de son mandat de maire de Sainte-Foy-les-Lyon dans le cadre de la loi sur le non-cumul des mandats. On connait le nom de son successeur...La première vice-présidente Stéphanie Pernod quitte l’exécutif de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. L’élue de l’Ain va diriger le cabinet de Véronique Sarselli à la Métropole de Lyon.Adjugé vendu : 1,35 million d’euros aux enchères. Le château de l’Île Barbe à Lyon a trouvé un nouveau propriétaire. Guillaume Langlois, promoteur immobilier de la société Palauma. Mais le montant des travaux à réaliser pour le rénover pourrait s’élever à deux ou trois millions d’eurosLyon accueille les 6, 7 et 8 avril la deuxième édition du Salon de l'Algérie, à la LDLC Arena. Un événement culturel, économique et gastronomique qui ambitionne de changer le regard des Français sur leur voisin méditerranéen. Notre journaliste Noham Mouret a rencontré son organisateur, Nordine Gasmi.Battu 1-0 en Allemagne, OL Lyonnes a réussi à se qualifier, au forceps, lors du quart de finale retour de Ligue des champions 22e édition du festival Quais du Polar. Plus de 100 000 personnes attendues ce week-end pour rencontrer plus de 130 auteurs et participer à la Grande Enquête, qui débute cette année devant l’École normale supérieure (Lyon 7 e ) pour s'achever à l’Hôtel de Ville de LyonL’association Donner la main – Don de soi accueille l’artiste américaine Alison Arngrim  pour un spectacle musical inspiré des années 80. Alison Arrngrim est Nellie Oleson dans la mythique série américaine "La Petite Maison dans la Prairie"Notre invité : Patrick Loubatière, comédien et auteur du spectacle "Nellie Oleson enflamme les années 80"
  • Elles'Up : l'accompagnement digital à tarif solidaire pour les femmes

    11:06|
    Entreprendre est un parcours semé d'embûches, particulièrement pour celles qui se trouvent éloignées de l'emploi ou en situation de précarité. Pour ces femmes, l'aspect technique (créer un site web, élaborer une identité visuelle ou définir une stratégie sur les réseaux sociaux) représente souvent une barrière infranchissable. L’association Elles’Up s’est donnée pour mission de briser le plafond de verre technologique. En offrant aux entrepreneures « en devenir » un accompagnement digital complet à un tarif solidaire. Nous avons rencontré Paola Minka, coordinatrice de Elles'Up en région Auvergne-Rhône-Alpes."C'est une association loi 1901, mais surtout un programme solidaire que nous avons lancé il y a quelques mois. Nous l'avons mis sur pied pour accompagner les femmes entrepreneures qui se lancent. Et qui, soit n'ont pas de compétences dans le digital ou alors n'ont pas assez de budget pour faire appel à un professionnel du digital. Donc l'idée, c'est de digitaliser et propulser les femmes entrepreneures".Ecoutez le podcastAlors que de nombreux programmes d'accompagnement parlent de l'idéation, de la structuration, de l'étude de marché, ou du business plan, Elles'Up se définit comme plus pragmatique. "On s'est demandé quand une femme entrepreneure veut se lancer, de quoi a-t-elle concrètement besoin en termes d'outils pour sa communication ? Avec aussi un constat financier. Les outils de communication coûtent en moyenne dans les 2500 à 3000 euros quand on se lance. Et on n'a pas toujours ce budget à allouer pour cela dès lors que l'activité ne tourne même pas encore".La particpation à une cohorte (nom donnée à une promotion de femmes) coûte 270 euros. Soit 10 fois moins que le coût normal d'une stratégie classique de communication. 270 euros pour se former et pour partir avec tout le nécessaire pour communiquer...Le programme s'appuie sur 4 piliers. Paola Minka détaille : ". Le premier, ce sont des ateliers. Un atelier, par exemple, pour clarifier sa proposition de valeur. bien comprendre le message, elle s'adresse à qui ? Ensuite, la charte graphique. Qu'est-ce que c'est ? La stratégie digitale, le plan de com, la création de contenu. Bref, le calendrier éditorial. Donc, on pose les bases. Ensuite, on passe au mentorat qui vient donc compléter les acquis des ateliers. Et donc là, on a des mentors qui accompagnent deux heures par mois les participantes à raison d'une heure toutes les deux semaines. Et puis, on entre dans le cœur du programme. Donc les livrables. Ce que les participantes obtiennent concrètement à la fin du parcours. Notamment l'identité visuelle, le logo, la charte graphique, la carte de visite, le papier en tête. . Ensuite, le site Internet, le nom de domaine, avec l'hébergement, un an inclus. Et pour finir, un kit pour les réseaux sociaux ou alors des supports de communication comme des templates PowerPoint. Et le dernier élément de notre programme, c'est la formation, trois heures, trois heures et demi de prise en main"Des permanences sont ensuite mises à disposition des entrepreneures formées pour parer à toute interrogation post-formation. "Après les quatre mois de formation, il y a huit semaines de suivi pour s'assurer que tous les outils sont effectivement bien pris en main. Mais surtout, l'avantage, c'est que nous, on n'est pas est pas un programme micro-ondes, c'est-à-dire un programme fast-food. Il y a un dynamisme de cohorte. Donc, ça veut dire qu'on veut bâtir une communauté derrière. On essaye de maintenir le lien,...au moins tous les deux, trois mois pour savoir ce que chacune devient"..Elles'Up prépare d'ailleurs une réunion en présentiel à Paris pour le 15 octobre. Afin de réunir toutes les premières cohortes...Vous souhaitez postuler pour tenter de rejoindre une cohorte, il faut se connecter via le site internet
  • LE 1/4H LYONNAIS | jeudi 2 avril 2026

    16:11|
    ECOUTEZ LE 1/4H LYONNAIS Toute l'actualité de ce jeudi 2 avril 2026Grégory Doucet et Véronique Sarselli en tête à tête pour la première fois depuis le début du mandat. Histoire de fixer le cadre des "relations de travail à engager entre la ville centre et la Métropole de Lyon", Jean-Michel Aulas démissionne... Michèle Picard, maire communiste déchue à Vénissieux, confirme le dépôt d'un recours contre le résultat des élections municipales du 22 mars dernierRaphaël Arnault s'exprime pour la première fois depuis la mort à Lyon de Quentin Deranque, dans laquelle certains de ses proches sont impliqués. Le député LFI assure vouloir « poursuivre » son mandat. Le député LFI déplore « l'inversion des valeurs » consistant à « faire croire que l'ennemi ce serait l'antifascisme », 242 fermetures de classes pour 82 ouvertures. Soit un bilan de 160 classes en moins à la rentrée prochaine. La carte scolaire se précise mais ne satisfait pas les syndicatsEntreprendre est un parcours semé d'embûches, particulièrement pour celles qui se trouvent éloignées de l'emploi ou en situation de précarité. L’association Elles’Up s’est donnée pour mission d'offrir aux entrepreneures « en devenir » un accompagnement digital complet à un tarif solidaire.Notre invitée : Paola Minka, coordinatrice de Elles'Up en région Auvergne-Rhône-AlpesUn radar de vitesse pérenne installé quai Maréchal-Joffre, axe particulièrement accidentogène. Il sera opérationnel dans quelques semaines et flashera à 30 km/h.
  • Ninkasi veut "sortir de la crise par le haut"

    10:43|
    Le brasseur lyonnais Ninkasi a été placé, fin 2025, en procédure de sauvegarde. Le groupe créé à Gerland à la fin des années 90 a connu une expansion fulgurante. Avec pas moins de 25 implantations dans la région... Et l'ambition de développer la marque au niveau national.L'annonce de la procédure de sauvegarde a fait craindre le pire. Mais le fondateur Christophe Fargier, toujours aux manettes du groupe, tient à expliquer pour rassurer."Cette situation vient de l'investissement massif qu'on a fait sur notre usine à Tarare. Elle vient d'un contexte compliqué qui fait que la montée en puissance de notre chiffre d'affaires n'est pas suffisante pour honorer le remboursement de la dette. Donc on a essayé de discuter avec nos banquiers et nos partenaires financiers dans le cadre d'une conciliation. On n'a pas réussi à obtenir des conditions suffisantes. Et donc on a ouvert cette procédure de sauvegarde pour aller chercher une restructuration de notre dette. Avant de demander des efforts aux banques et aux financiers, il faut que nous-mêmes nous en fassions. On a fait quasiment 2 millions d'euros d'économies. Ce qui crée les conditions de la construction d'un plan. J'espère une sortie par le haut".Le lancement d’une gamme de bières premier prix figure parmi les mesures pour augmenter le chiffre d'affaires et redresser la barre. Parmi les nouveautés aussi : un pack de 6 bouteilles de bière blonde, spécialement conçu pour les grandes surfaces.Devenu Entreprise à Mission, Ninkasi n'entend pas reculer sur son engagement RSE. Bien au contraire, comme nous l'explique Charlotte Crozier, directrice de la communication de Ninkasi."La RSE n'est pas un frein. C'est un élément moteur au contraire. C'est un élément qui permet à nos clients de choisir nos bières pour des raisons aussi écologiques, environnementales. Parce que c'est une bière bien produite, dans les limites planétaires. Et c'est aussi un projet qui rassemble en interne. Il y a beaucoup de gens, on le voit lors des entretiens d'embauche notamment, qui rejoignent Ninkasi parce qu'ils ont un besoin de sens. Un besoin de travailler pour une entreprise qui fait sens et qui a des valeurs engagées sur la partie sociale et environnementale".Ninkasi veut aussi profiter de cette période de transition et de résilience pour lancer une nouvelle charte d'aménagement. Des lieux qui seront revisités. Avec plus de chaleur et plus de couleurs. Olivier Orsucci est directeur de création au sein du groupe Ninkasi. "Le design actuel, très industriel, assez sombre, avec des touches de rouge, notamment sur la scène, on l'exploite depuis bientôt 10 ans. Et 10 ans aujourd'hui, dans l'aménagement d'un lieu qui accueille du public, ça commence à être long. Il y a 10 ans, lorsqu'on l'a présenté, cette identité, elle était novatrice. Il y a 10 ans, on ne faisait pas encore de whisky chez Ninkasi.. Une consommation plus mixologie, cocktail, demande un niveau de confort un peu supérieur. Avoir quelque chose qui nous donne envie de sortir de la maison, de quitter le canapé, de quitter Netflix et de quitter Uber Eats pour venir dans un lieu vivre quelque chose de différent".Un nouveau design qui fait la partbelle au réemploi. "On a des engagements RSE assez forts chez Ninkasi. On voulait que ça se retranscrive aussi dans l'aménagement des lieux. Avec du mobilier composé de matières recyclées. Notamment avec du mobilier de chez Duplex, un fabricant belge. On a voulu aussi intégrer des matières biosourcées, faites à partir de verres recyclés. Et enfin, on a voulu aussi, dans notre manière de concevoir, réutiliser des matériaux. Typiquement, c'est ce qu'on va faire pour le renouveau du Ninkasi-Gerland. Avant de détruire le lieu, on l'a déconstruit. On a travaillé avec Made in Past, une entreprise spécialisée dans la déconstruction pour le reemploi des matériaux.Ninkasi est déjà présent à Lille, Montpellier, Rouen, Besançon ou La-Roche-sur-Yon et devrait prochainement s’implanter à Roanne et Annecy.