Les Voix de la Photo

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#39 Matthieu Foss (Commissaire indépendant)

Saison 1, Ép. 39

Spécialiste du marché Indien, Matthieu Foss revient sur son expérience de galeriste et d’organisateur de festival dans le domaine de la photographie à Bombay. Il nous explique les difficultés du marché de l’art indien qui se structure dans un pays en pleine expansion, en particulier l’importance d’éduquer les collectionneurs à la notion d’œuvre unique et l’art de jouer avec la censure pour monter des expositions. Nous avons aussi abordé : le collectif Savage dont il fait parti depuis sa création en 2020 et la prise de conscience écologique dans le milieu de la culture. Bonne écoute !


Il a représenté de nombreux artistes, tels que : Rachel Cunningham, Shahid Datawala, Charles Fréger, Gauri Gill, Marcus Leatherdale, Pat, Vidisha Saini et Bharat Sikka.


SOMMAIRE :

3’ – La création de Paris Photo en 1997

8’ – Le marché de la photographie en Inde et sa galerie

13’30 – Les différences entre le marché de la photographie en Inde et en France

18’30 – Le Festival Focus Photography Mumbai

21’ – Les difficultés du marché Indien

26’ – Les grandes tendances dans la photographie

30’ – Ses conseils pour les entrepreneurs qui souhaitent se créer une galerie

32’ – La prise de conscience écologique dans la culture


Le LinkedIn de Matthieu Foss : https://www.linkedin.com/in/matthieu-foss-b2365933/

Le site du collectif SAVAGE : https://savagecollective.one/


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Plus d'épisodes

3/15/2023

#78 Ivan Vartanian (Goliga) ENGLISH EPISODE

Saison 1, Ép. 78
In this first episode in English, I am with a publisher specializing in Japanese photography, Ivan Vartanian. In this episode, he spoke about his career and he gives us his opinion on the evolution of photobook publishing over the past 10 years and also the current opportunities in this industry. We talked about some cultural differences between Western and Japanese photography in particular the difficulty of not applying our own way of thinking and our own filter when we see photographs from another country. According to Ivan, discovering photography for another country is a process of self-discovery: "The more you’re engaged with this country's culture, the more you learn about yourself ." I hope you will like this episode!1’50 – Who is Ivan Vartanian? His work experience at Aperture NY.08’55 – His first job in Tokyo for the Japanese publisher Korinsha and his beginning as an independent publisher20’ – His approach to creating a book: « what the trajectory of photography is nowadays and what contribution I can give to the broader discussion ».31’ - Challenges in the book industry in the 2000s and today opportunities thanks to online independent publishingNow :- Easier to interact with people through social media- During corona online shopping has exploded.- Logistics easier (Amazon, Walmart (USA).37’ – The Japanese photography industry.The market for selling photographs almost does not exist or is very small.The publishing industry is much richer. There is a lot of interest and appetite for the consumption of contemporary photography in Japan through magazines.Photography is appreciated to the relation with a media, with the story that appears. Photograph response to discourse in a magazine. Different to a photograph that has been done for the sale.43’ – In Western countries: conceptualizing photography as a vehicle for a story. The story of the subject, photographer, and nation. Narrative. In Japan, photography is not just a story vehicle. People are eager to apply a story to work. Not untrue but not the only filter.46’ – "Discovering photography for another country is a process of self-discovery. The more you engaged the more you learned about yourself". "Japanese photography can be the place for a western audience to discover pre-established ideas about photography".49’ – The understanding of the Japanese photobook is convenient for a western audience because it fits the model. The pre-existing model of an artist who is working in isolation and creating art from zero and putting it out in the world. It is not inaccurate but it is just one way. There are lots of polarization and collaboration between writers and artists. Photographers do not work in a vacuum. Goliga website : https://goliga.com/Pour suivre l'actualité du podcast vous pouvez vous inscrire à la newsletter ici : https://beacons.ai/lesvoixdelaphoto et retrouvez le podcast sur Instagram, Facebook et LinkedIn @lesvoixdelaphoto
3/1/2023

#77 Jeanne Mercier (Afrique in visu)

Saison 1, Ép. 77
Dans cet épisode avec Jeanne Mercier nous avons parlé de la plateforme Afrique in visu qu’elle a cofondé avec son compagnon Baptiste de Ville d’Avray en 2006 au Mali en parallèle de recherches en histoire de la photographie. Elle est revenue sur les différentes évolutions de la plateforme qui ont été guidées par des rencontres et des opportunités durant un moment d’effervescences en Afrique avec la création d’événements, de biennales et de lieux, mais aussi un manque de représentation des artistes du continent africain et de sa diaspora à l’extérieur du continent. Elle aborde le fait qu’ils n’avaient pas réfléchi au discours au moment du lancement de la plateforme et qu’ils ont découvert les enjeux politiques et sociaux à travers des rencontres et la lecture de culturals studies. Elle a remarqué que certains artistes se réapproprient l’histoire coloniale à travers leurs travaux à partir d'archives familiales ou nationales pour nous interroger sur la création de notre mémoire collective. Bonne écoute !01’15 – Qui est Jeanne Mercier et qu’est-ce que la plateforme Afrique in visu aujourd’hui ?03’ – Sa formation en histoire de la photographie, un master de recherche sur la Biennale de Bamako en 2005 pour les 11 ans de la biennale et l’enseignement d’histoire de la photographie au Centre de photo du Mali.09’30 – Elle comprend qu’elle vit un moment charnier avec une effervescence en Afrique avec la création d’événements, de biennales et de lieux, mais qu’il y a un manque de représentation des artistes du continent africain, de sa diaspora à l’extérieur du continent et qu'on ne connaît pas la création contemporaine.11’30 – Le début d'Afrique in visu et les évolutions jusqu'à leurs retours en France.23’ – Ils vont revenir en France en 2007, car ils sont appelés pour participer à la première édition de Photo Quai. Ils vont exposer Alioune Bâ à la Cité de l’architecture et du patrimoine. Afrique in visu change et devient un endroit où les gens vont repérer des photographes.29’ – Les évolutions de leurs projets : au début ils avaient envie de comprendre comment on passe de la photo documentaire à la photo artistique et ils n’avaient pas réfléchi au discours. Au fur et à mesure du projet, ils ont découvert les cultural studies, des penseurs et des lieux vont émerger. Il est très important que l’histoire se fasse par les gens du continent et non par des gens de l'extérieurs. Les sujets de lutte contre le racisme systémique, les questions identitaires et la représentation de toutes les minorités se retrouvent dans les expositions qu’ils organisent et dans les entretiens qu’ils font avec les artistes.34’ – Très tôt ils se sont dit qu’ils allaient être des coordinateurs de projets et qu’ils n’allaient pas répondre aux demandes de workshop sur le continent qu’on leur proposait.37’30 – Les évolutions dans le passé et le futur sur le continent Africain et sa diaspora.44’ - Ses conseils pour les photographes : sortir de son téléphone et son ordinateur et aller voir des expos pour voir les tirages et avoir une expérience physique de l’image. Mais aussi aller voir les professionnels du milieu de la photo. Elle encourage les artistes à se rassembler en collectif pour s’entraider en partageant du matériel et en échangeant. Le site d'Afrique in visu : https://www.afriqueinvisu.org/Pour suivre l'actualité du podcast vous pouvez vous inscrire à la newsletter ici : https://beacons.ai/lesvoixdelaphoto et retrouvez le podcast sur Instagram, Facebook et LinkedIn @lesvoixdelaphoto
2/15/2023

#76 Jean-Kenta Gauthier (Jean-Kenta Gauthier)

Saison 1, Ép. 76
Jean-Kenta Gauthier est galeriste à Paris depuis 2014 et dans cet épisode il est revenu sur son parcours professionnel avant de créer sa galerie, les étapes importantes de sa galerie jusqu’à l’inauguration de sa dernière exposition. On a aussi abordé l’histoire de sa galerie qui a d’abord été connue pour ses expositions avec des photographes japonais puis de son envie de changer cette image, car cela allait à l’encontre de ce qu’il souhaite défendre. Il nous a parlé de la poésie qui infuse tous ses projets, l’importance d’archiver la vie de sa galerie pour pouvoir garder une trace de son travail et de sa manière de construire une exposition en cherchant à justifier tous les choix et décisions des artistes. Il nous a également glissé des conseils pour des photographes qui souhaitent travailler avec des galeristes. Bonne écoute !1’ – Qui est Jean-Kenta Gauthier ? Sa formation en philosophie et ses rencontres avec le monde de l’art et des galeries 10’ – Pendant les premières années de la galerie, ils ont présenté principalement des projets en lien avec le Japon. En particulier une grande exposition en 2015 à Arles de huit photographes japonais avec Simon Baker et Akio Nagasawa. Puis il a freiné les projets en lien avec le Japon car il s’est rendu compte que la galerie se faisait connaître sous l’étiquette de cette spécialité de photographie japonaise et que cela allait à l’encontre de ce qu’il souhaite défendre. 18’ – En 2023, la galerie entre dans une nouvelle phase de valorisation de ses archives.29’ – Il a été à une conférence organisée par Clément Cheroux et il a retenu le principe suivant : Avant, on se posait la question de la production. Maintenant, on s’intéresse à la diffusion de la photo Dans le futur, la question de la réception de la photo sera sûrement au centre des recherches. 36’40 – Selon Jean-Kenta Gauthier, quand on présente un projet, tout doit être justifié. "On sait qu’au moins une chose ne pourra pas être justifiée et celle-ci explosera et deviendra la chose qui infuse l’ensemble du projet d’une façon incroyable".37’ – Sa relation avec la photographie japonaise. Il sait que certains photographes japonais sont liés à l’histoire de la société japonaise comme Issei Suda avec son œuvre Fushikaden, mais parfois des photographes sont associés à la photographie japonaise alors qu’il ne voit pas ce qui justifie de dire que c’est un travail japonais. Comme le travail de Daisuke Dokota.45’ – Il faut prendre en compte la donnée fondamentale que le Japon est un pays où la langue n’a rien à voir avec les langues en occident. 48’ - Il faut faire attention à cette tendance du japonisme car parfois il manque des éléments pour aborder des sujets. 50’ – L’exposition actuelle à la galerie dans les deux lieux avec 13 artistes. Son titre est : Perdre aussi nous appartient. C’est une exposition qui résume des années de discussion avec des artistes. 55’ - Ses conseils : 1 - Aller voir un maximum d’expositions dans les galeries. La plupart des expositions dans les musées ont été présentées avant dans des galeries gratuitement. 2 - Une très bonne formation est d’assister un grand artiste. Il représente par exemple l’artiste Capucine Gros qui a été la directrice du studio d’Alfredo Jaar pendant 10 ans. 3- Pour rentrer en contact avec une galerie ou un éditeur, il faut être recommandé et voici l’ordre d’importance des recommandations selon lui : recommandation par un artiste, un collectionneur et conservateurs/directeurs d’institutions. Le site de la Galerie Jean-Kenta Gauthier : https://jeankentagauthier.com/Pour suivre l'actualité du podcast vous pouvez vous inscrire à la newsletter ici : https://beacons.ai/lesvoixdelaphoto et retrouvez le podcast sur Instagram, Facebook et LinkedIn @lesvoixdelaphoto