Partager

Questions au Gouvernement
Questions au Gouvernement du mardi 20 janvier 2026 | LCP Assemblée nationale
Questions au Gouvernement du mardi 20 janvier 2026
En marge du Forum économique de Davos, où Emmanuel Macron s’est exprimé quelques instants avant le début de la séance, les députés ont interrogé le gouvernement sur la situation internationale, alors que Donald Trump persiste à vouloir acheter le Groenland et menace la France de frais de douanes supplémentaires. Devant les députés, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a assuré que la France ne se "soumet à aucun chantage et ne se soumettra jamais" et a annoncé soutenir la suspension de l’accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis.
Deux questions environnementales ont été abordées dans l’hémicycle ce 20 janvier. Interrogé sur le moratoire sur l’eau annoncé par Sébastien Lecornu, le ministre Mathieu Lefèvre a plaidé pour une approche territoriale "sur mesure" de la gestion de l’eau. À la députée écologiste Dominique Voynet, mobilisée sur la question de la protection du Lynx boréal, notamment dans le Jura, le ministre a annoncé une expérimentation de signalisation routière en 2026 et rappelé les peines encourues en cas d’atteinte à une espèce protégée.
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez, interrogé sur le sujet, a annoncé la signature, "aujourd’hui", du décret de bonification de la réforme des retraites pour les sapeurs-pompiers volontaires, prévue par la réforme 2023, après avoir promis sa signature avant le 31 décembre 2025. Les ministres ont également été sollicités sur les morts à l’hôpital, et notamment la situation du CHU de Rennes qui a activé le plan blanc début janvier.
La ministre des Outre-mer Naima Moutchou a répondu très catégoriquement à une question du député insoumis Bastien Lachaud sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, après l’annonce par Emmanuel Macron d’un accord complémentaire, "Elysée-Oudinot", à l’accord du 12 juillet 2025, en l’absence du FLNKS. La députée écologiste Danielle Simonnet est revenue sur la mort d’El Hacen Diarra, décédé dans la nuit du 14 au 15 janvier, dans les locaux du commissariat du 20e arrondissement de Paris, après son interpellation. Le ministre Laurent Nunez a rappelé qu’une enquête était en cours, que le rapport d’autopsie n’apportait encore aucune "certitude sur la causalité du décès" et qu’il fallait "se garder à des considérations générales" sur des violences policières systémiques.
Les députés du Rassemblement National ont également interrogé le gouvernement sur la lutte contre la délinquance et le narcotrafic, et le contrôle des exportations d’armes après le dépôt d’un amendement au Parlement européen, sur un texte non contraignant. Le député socialiste Sacha Houlié a sollicité le gouvernement sur la lutte contre les violences faites aux femmes, après la mort d’Inès Mecellem, 25 ans, en septembre dernier, tuée par son ex-conjoint alors qu’elle avait déposé cinq plaintes et eu recours au téléphone grave danger. Les ministres ont également été interrogés sur l’expérimentation du cannabis thérapeutique en France, qui doit prendre fin le 31 mars prochain, et l’exploitation des terres rares en Guyane.
More episodes
View all episodes

25. Questions au Gouvernement du mercredi 21 janvier 2026 | LCP Assemblée nationale
47:01||Saison 3, Ep. 25Questions au Gouvernement du mercredi 21 janvier 2026En plein Forum économique de Davos, alors que Donald Trump continue de clamer sa volonté d’annexer le Groenland et affirme que les États-Unis sont le seul pays "en capacité de protéger" l’île, le sujet s’est de nouveau invité dans l’hémicycle ce 21 janvier. Interrogé sur les menaces américaines de droits de douane supplémentaires pour la France, le ministre de l’Industrie Sébastien Martin a défendu le principe de préférence européenne et les outils européens existants, comme l’outil anti-coercition déjà évoqué par Emmanuel Macron.La députée écologiste Sabrina Sebaihi est revenue sur le site "mafrance.app", qu’elle avait déjà signalé au ministre de l’Intérieur Laurent Nunez, qui propose une cartographie de la France selon des "indices de changement général, insécurité, immigration, islamisation…", répertorie les mosquées et centres pour migrants et relaie des articles sur la "défrancisation" et le "wokisme". Le ministre de l’Intérieur a assuré que l’analyse du site se poursuivait au motif de la "haine en ligne" et qu’il "ne lâcherait pas l’affaire". Interrogé sur l’opération "Trident", dans laquelle des policiers sont suspectés d’avoir importé et participé à la vente de plus de 300 kg de cocaïne en France en 2023, par le député insoumis Sébastien Delogu, Laurent Nunez a assuré qu’il existait bien une "Affaire Trident" et que celle-ci était traitée d’une "manière exemplaire".Au lendemain du recours au 49.3 sur la partie "recettes" du budget 2026, par Sébastien Lecornu, la député Félicie Gérard (Horizons) a questionné le gouvernement sur la sincérité du budget envisagé par le gouvernement. La ministre de l’Action et des Comptes publics Amélie de Montchalin a défendu son bilan sur le budget 2025 et le "sérieux" de ses équipes, avant de proposer de faire un point mi-avril, pour dresser le bilan des trois premiers mois.Le député démocrate Jimmy Pahun a interrogé le gouvernement sur le Traité international de protection de la haute mer (BBNJ) qui est entré en vigueur le 17 janvier. La députée bretonne Annaïg Le Meur (EPR) a abordé le sujet des inondations en Bretagne, alors que le Finistère et le Morbihan sont placés en vigilance orange pour pluie et inondation. Le député socialiste Paul Christophle est revenu sur la situation de la société Polytechnyl, qui compte 540 salariés dans le Rhône et la Drôme, placée en redressement judiciaire en raison de la situation financière du groupe Domo Chemicals, auquel elle appartient.
23. Questions au Gouvernement du mercredi 14 janvier 2026 | LCP Assemblée nationale
52:24||Saison 3, Ep. 23Questions au Gouvernement du mercredi 14 janvier 2026 : Ce 14 janvier, les députés ont interrogé le gouvernement sur la situation en Iran, en proie à une violente répression de manifestations contre le pouvoir en place depuis le 28 décembre, et sur la situation en Syrie, après la reprise de combats entre l’armée syrienne et les forces kurdes à l’est d’Alep. La députée socialiste Fanny Dombre Coste est également revenue sur l’attaque du navire "Ocean Viking" de SOS Méditerranée par les garde-côtes libyens à l’été 2025. L’occasion pour le ministre de dénoncer une "grave violation du droit international". Le député Paul Christophe (Horizons) a interrogé le Premier ministre Sébastien Lecornu sur l’autonomie stratégique de la France et de l’Europe dans la situation internationale, notamment à l’aune de la politique de Donald Trump, permettant au chef du gouvernement de s’exprimer longuement sur la position de la France.Au lendemain de la reprise des débats budgétaires dans l’hémicycle, les députés ont appelé le gouvernement à réduire les dépenses de l’État, dénonçant non plus "une dérive mais un naufrage" (Josiane Corneloup, DR) et à clarifier les révélations d’Éric Lombard sur les foyers "parmi les plus fortunés" qui ne paieraient pas d’impôt sur le revenu en France (Elsa Faucillon, GDR). La ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a défendu le bilan des économies de 2025 et nié l’existence de ces contribuables exclus de l’impôt sur le revenu. Les députés ont également interrogé le gouvernement sur la prolifération des comités de consultation en France, qui s’élèveraient à plus de 1 200 à l’échelle nationale, la décentralisation et l’action publique locale. Le gouvernement a été sollicité sur la baisse démographique, alors qu’en 2025, la France compte, pour la première fois depuis la Seconde guerre mondiale, plus de décès que de naissances. Enfin, la ministre des Outre-Mer Naima Moutchou a été interrogée sur la situation en Nouvelle-Calédonie après l’annonce du FLNKS de son refus de participer à la réunion du 16 janvier sur l’avenir institutionnel de l’archipel.
22. Questions au Gouvernement du mardi 13 janvier 2026 | LCP Assemblée nationale
01:16:51||Saison 3, Ep. 22Questions au Gouvernement du mardi 13 janvier 2026 :Alors que la mobilisation des agriculteurs se poursuit partout en France, et notamment devant l’Assemblée nationale, les députés ont profité de cette séance de questions au gouvernement pour interroger les ministres sur la crise agricole et l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur, dont la signature a été approuvée contre l’avis de la France, le 9 janvier. Devant les députés, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a dénoncé des mesures « injustes et inacceptables » avant de préciser les dispositions sur lesquelles la France est en train de travailler pour notamment interdire les résidus de pesticides proscrits dans l’UE. Sur le Mercosur, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a réaffirmé le « combat du gouvernement pour défendre les intérêts » des agriculteurs français.Le sujet dominant, ce 13 janvier, est la situation en Iran où des manifestations sont violemment réprimées depuis le 28 décembre dernier. Le régime iranien ayant coupé internet, la réalité de la situation et l’ampleur de la répression sont difficiles à évaluer. L’occasion pour le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot d’assurer que « la France est tout entière aux côtés du peuple iranien », appelant à ce qu’il n’y ait « aucune impunité ».Les députés ont également interrogé le gouvernement sur les moyens de la santé et le budget de la Sécurité sociale en France, abordant tour à tour le sujet du soutien aux EHPAD et à la branche "Autonomie", la grève des médecins qui dure depuis une dizaine de jours et les moyens des hôpitaux publics.Les députés d’Outre-mer Anchya Bamana (RN), Emeline K/Bidi (GDR) et Elie Califer (SOC) ont sollicité le gouvernement sur des problématiques qui touchent l’Outre-mer : la crise de l’eau à Mayotte, le narcotrafic à La Réunion et la santé mentale en Guadeloupe. Le gouvernement a profité de ces questions pour rappeler la nécessité de voter un budget pour 2026, afin d’avancer sur ces sujets.Parmi les autres thèmes abordés ce 13 janvier : le sans-abrisme, une semaine après la vague de froid qui a traversé la France ; la mort d’un homme, tué par balle, à Grasse (Alpes-Maritimes) le 7 janvier dernier ; l’accord sur l’impôt minimum mondial dont Donald Trump s’est félicité d’avoir fait sortir les multinationales américaines ; les conséquences de l’absence de budget ; ou encore la situation à Gaza.
21. Questions au Gouvernement du mercredi 07 janvier 2026 | LCP Assemblée nationale
47:47||Saison 3, Ep. 21Questions au Gouvernement du mercredi 07 janvier 2026Au cours de cette séance de questions au gouvernement, les députés ont interrogé les ministres sur la situation internationale après les récents événements près de Taiwan, en Russie ou encore au Venezuela. À gauche, la députée écologiste Clémentine Autain a appelé la France à rester "alignée" sur ses principes, interrogeant le ministre sur "l’esprit de soumission" d’Emmanuel Macron face à l’intervention militaire organisée par Donald Trump au Venezuela. Le député Horizons Sylvain Berrios a évoqué un "nouveau monde dangereux" et appelé à la "puissance de l’Europe et de la France". Le ministre Nicolas Forissier a assuré que la position de la France était extrêmement claire dans un "monde en pleines tensions". Le ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité, Nicolas Forissier, a également été interrogé sur l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur, dont la signature pourrait intervenir d’ici quelques jours. Le député Sylvain Carrière (LFI) a reproché à Emmanuel Macron d’avoir une position changeante et appelé à un "abandon définitif". Le ministre a alors rappelé la position de la France qu’il juge "constante", assurant que l’accord n’est pas satisfaisant en l’état.Alors que La Poste a été touchée par deux cyberattaques pendant les fêtes de fin d’année, le député socialiste Jacques Oberti a alerté le gouvernement sur la nécessité de doter la France d’une meilleure protection face aux attaques numériques qui touchent de plus en plus d’institutions et d’établissements, publics comme privés, et engendrent de larges fuites de données personnelles. En réponse, le ministre de l’Économie et des Finances Roland Lescure a notamment souligné l’enjeu financier et démocratique que cela représente face à un "risque extrêmement important".Les députés ont également abordé le budget 2026, qui sera de nouveau examiné par la commission des finances à compter du 8 janvier, et sont notamment revenus sur : la nécessité d’avoir un budget, le financement de l’aide médicale d’État (AME), la garantie émeutes dans les contrats d’assurance-dommages ou encore l’intéressement salarial que le ministre Serge Papin souhaite réformer. Sur le sujet, la ministre Amélie de Montchalin a assuré ne chercher "ni compromission ni unanimisme" mais "des convergences et des solutions".Parmi les autres thèmes abordés ce 7 janvier : le prix de l’électricité, quelques jours après l’annonce de la baisse du prix des abonnements à l’électricité à compter du 1er février ; la menace terroriste en France ; les mesures du gouvernement faisant des "automobilistes les vaches à lait de la Macronie" (Pierre Meurin, RN) ; ou encore l’incendie de Crans-Montana, en Suisse, qui a fait 40 morts et 123 blessés dans la nuit du Nouvel An.
20. Questions au Gouvernement du mardi 06 janvier 2026 | LCP Assemblée nationale
01:21:51||Saison 3, Ep. 20Questions au Gouvernement du mardi 06 janvier 2026Cette première séance de questions au gouvernement de 2026 s’est ouverte par un hommage aux 40 morts et 126 blessés de l’incendie du bar Le Constellation à Crans-Montana, en Suisse, dans la nuit du Nouvel An. Interrogé sur ce drame, dont l’enquête a déjà mis en lumière des manquements aux normes de sécurité, le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez a assuré avoir rappelé aux préfets la nécessité de procéder à des contrôles dans les établissements français.Trois jours après l’intervention militaire américaine au Venezuela, ayant conduit à l’enlèvement du président Nicolas Maduro et de son épouse, les députés de gauche sont revenus sur cette capture et les bombardements ordonnés par Donald Trump en violation du droit international. Les députés ont notamment dénoncé la première réaction d’Emmanuel Macron, se réjouissant de la fin de la "dictature de Nicolas Maduro" sans un mot pour la méthode. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a assuré que "tout est illégal dans cette affaire", de l’accession au pouvoir de Nicolas Maduro à l’intervention américaine, rappelant l’importance désormais de la transition politique dans le pays.Les députés sont également revenus sur les sujets qui occupaient déjà les esprits avant la trêve hivernale : la crise agricole. Vaccination des bovins contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), report de la signature de l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur ou encore révision de la politique agricole commune (PAC) : la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a redit son opposition à l’accord en l’état et rappelé les mesures déjà prises pour aider les agriculteurs, et notamment l’arrêté en passe d’être signé pour interdire l’importation de produits d’Amérique du Sud comportant des substances interdites dans l’Union européenne.Le gouvernement a également été interrogé sur les médecins libéraux, en grève depuis le 5 janvier, dénonçant les dispositions du budget de la sécurité sociale pour 2026. Les députés ont également évoqué le pouvoir d’achat des Français et la situation des personnes sans-abri face à la vague de froid qui traverse le pays. Le gouvernement a été sollicité sur la coalition des volontaires pour l’Ukraine qui réunit les représentants de 35 pays, dont 27 chefs d’État ou de gouvernement, ce 6 janvier, à Paris. Les ministres ont enfin été interrogés sur le plan national de sortie de crise pour la filière viticole, la bonification des trimestres de retraite des sapeurs-pompiers volontaires et sur la protection de l’enfance.
19. Questions au Gouvernement du mardi 23 décembre 2025 | LCP Assemblée nationale
52:54||Saison 3, Ep. 19Questions au Gouvernement du mardi 23 décembre 2025Faute de budget pouvant être voté avant le 31 décembre, le gouvernement de Sébastien Lecornu a recouru à une loi spéciale pour permettre aux administrations de fonctionner à partir du 1er janvier. Qui dit séance pour examiner la loi spéciale, dit questions au gouvernement obligatoires. Dans ce format a minima, qui compte une question par groupe politique, les députés ont inévitablement abordé le budget : loi spéciale, volonté d'« éviter le blocage institutionnel », crédits consacrés à Mayotte et à sa reconstruction, dépassements d’honoraires… La ministre des Comptes Publics Amélie de Montchalin a assuré qu’il n’y aurait « pas de trêve ni de grève » pour discuter du budget, ni sur la loi spéciale, ni sur les nouvelles discussions qui se tiendront à la rentrée. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez a été interrogé sur la « circulaire Retailleau » qui, depuis janvier 2025, durcit la politique de régularisation en matière d’immigration, notamment en demandant aux préfets de privilégier les personnes travaillant dans les métiers en tension et en exigeant au moins 7 ans de présence en France pour les autres. Ces règles auraient conduit à une baisse de 42% des régularisations entre janvier et septembre 2025. À la question de la députée écologiste Sandrine Rousseau, Laurent Nunez a défendu la politique de son prédécesseur, jugeant une application faite « avec beaucoup d’humanité ». La crise agricole a de nouveau été abordée dans l’hémicycle : négociations de la politique agricole commune (PAC), gestion de l’épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) ou encore report de la signature du Mercosur... L’occasion pour la ministre de l’Agriculture Annie Genevard de défendre l’action de son gouvernement et sa « réactivité » face à l’épizootie qui touche la France depuis juin dernier. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a, lui, défendu le « tour de force » d’Emmanuel Macron ayant conduit au report de la signature de l’accord entre l’Union européenne et le Mercosur, qui devait se tenir le 20 décembre au Brésil. Parmi les autres thèmes abordés ce 23 décembre : la fermeture d’Asteelflash, une usine de fabrication électronique, la situation sanitaire en Guyane confrontée à un nombre très faible de médecins sur le territoire, ou encore Noël et les personnes mobilisées pendant cette fameuse trêve des confiseurs.
18. Questions au Gouvernement du mercredi 17 décembre 2025 | LCP Assemblée nationale
46:32||Saison 3, Ep. 18Questions au Gouvernement du mercredi 17 décembre 2025 :Ce 17 décembre, les sujets des questions au gouvernement étaient variés. La ministre de la Santé Stéphanie Rist a été sollicitée à deux reprises : interrogée sur la pollution de l’eau au TSA, un PFAS au « profil toxicologique mal connu », la ministre a assuré qu’elle l’ajouterait à la liste des polluants éternels recherchés dans les prélèvements d’eau potable ; sur le sujet de la baisse de la natalité, sur laquelle une mission d’information est encore à l’Assemblée, la ministre a rappelé les mesures prises par le gouvernement, parmi lesquelles la création d’un « congé de naissance », voté la veille avec l’adoption définitive du budget de la sécurité sociale 2026.Le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez a également été sollicité à deux reprises. Le député RN Michaël Taverne l’a interrogé sur la politique migratoire française et européenne, une dizaine de jours après l’approbation de textes de la Commission européenne visant à durcir les règles d’arrivées et de renvois des exilés en Europe. La députée Marie-Agnès Poussier-Winsback (Horizons) est revenue sur la cyberattaque dont le ministère de l’Intérieur a confirmé avoir été victime pendant plusieurs jours, et ayant permis la consultation de « fichiers importants ». Le ministre de l’Intérieur a expliqué certaines failles ayant permis cette attaque et réaffirmé que c’était un acte « très grave ».Le 12 décembre dernier, les gouvernements des États membres de l’Union européenne se sont accordés pour « geler indéfiniment les avoirs russes » mobilisés depuis l’invasion russe de l’Ukraine en 2022. La députée écologiste Léa Balage El Mariky a encouragé le gouvernement à avoir une « position claire » sur le sujet, jugeant la France « trop silencieuse » dans le débat européen. La ministre Eleonore Caroit a assuré que la France devait continuer à soutenir l’Ukraine et qu’il appartenait à la Russie de « faire le choix de la paix ».Parmi les autres thèmes abordés ce 17 décembre : le succès des industries créatives et culturelles françaises après l’obtention de 9 récompenses, dont « jeu vidéo de l’année » par le jeu vidéo français « Clair Obscur: Expedition 33 », et la diffusion virale du court métrage français du loup de Noël ; la situation de la filière du BTP et le sort du dispositif MaPrimeRénov’ ; le contrôle des produits importés après la présentation d’un rapport parlementaire, le matin même, comportant 29 recommandations sur le sujet ; les renégociations de la politique agricole commune (PAC) ; le projet de décret "RIVAGE" auquel sont opposés les syndicats, dénonçant une réduction du droit d’appel en matière civile ; ou encore l’industrie automobile française et européenne.
17. Questions au Gouvernement du mardi 16 décembre 2025 | LCP Assemblée nationale
01:20:24||Saison 3, Ep. 17Questions au Gouvernement du mardi 16 décembre 2025 :Ce mardi 16 décembre, les députés ont rendu hommage aux victimes de l’attaque antisémite de Bondi Beach à Sydney (Australie), dimanche 14 décembre, parmi lesquelles figure un Français. Après avoir observé une minute de silence, les députés ont longuement interrogé le gouvernement sur la crise agricole que traverse la France, et plus précisément sur l’épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) qui touche les bovins et sévit dans l’Hexagone depuis juin 2025, et sur l’accord entre l’Union européenne et le Mercosur dont la signature est prévue le 20 décembre mais pour laquelle la France demande un report. Le gouvernement a été interpellé à dix reprises sur le sujet, l’occasion pour la ministre de l’Agriculture Annie Genevard de revenir longuement sur la réunion qui s’est tenue la veille avec des agriculteurs à Toulouse et les propositions faites à l’occasion, et de redire son opposition à l’accord avec le Mercosur, qu’elle juge « d’un ancien temps ». Le Premier ministre Sébastien Lecornu est également revenu sur le sujet, annonçant une réunion avec l’ensemble des représentants syndicaux en fin de semaine.Les députés ont également abordé la question de l’industrie française. Le député RN Eddy Casterman a appelé le gouvernement à déclarer « l’état d’urgence industriel », accusant le gouvernement d’être responsable de la « faillite de la France ». Le député Christophe Marion (EPR) a lui évoqué la situation du groupe Brandt, dont la justice a prononcé la liquidation judiciaire le 11 décembre, qui pourrait laisser près de 750 salariés sur le carreau dès le 1er janvier prochain. Sur le premier sujet, le ministre de l’Industrie Sébastien Martin a assuré que la réindustrialisation méritait « autre chose que de la vocifération ». Sur le second, le ministre a assuré que des discussions étaient en cours pour notamment imaginer un « projet industriel pérenne » et négocier une offre supra-légale pour les salariés licenciés.Le gouvernement a également été interrogé sur la protection de l’enfance après la publication de la vidéo d’un enfant confié à l’aide sociale à l’enfance (ASE), rasé à blanc par une animatrice, sans accord parental, en guise de sanction. En réponse, la ministre Stéphanie Rist a notamment annoncé la présentation d’un projet de loi sur la protection de l’enfant au premier trimestre 2026. Parmi les autres sujets abordés ce 16 décembre : l’annulation d’une réunion sur la gestion de l’eau en Ille-et-Vilaine, empêchée par une manifestation d’agriculteurs le 11 décembre dernier ; la situation du périscolaire à Paris et partout en France, notamment après la suspension d’au moins 36 animateurs à Paris depuis le 1er janvier, dont 19 pour dénonciations de faits à caractère sexuel ; ou encore le risque d’effets de bord de la loi contre "l’ultra-fast fashion" sur les entreprises françaises comme l’entreprise DIM.