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Indiara Fazolo | défendre les étrangers dans un système de plus en plus complexe
52:03|Droit des étrangers : l’engagement d’Indiara FazoloDans un nouvel épisode du podcast Le Cheat Code, nous avons reçu Indiara Fazolo, avocate spécialisée en droit des étrangers.Son parcours n’était pas tout tracé. Originaire du Brésil, elle se destinait initialement à une carrière de procureure avant de découvrir, en France, le droit des étrangers. Une révélation qui l’a poussée à quitter un poste stable pour se consacrer pleinement à cette matière exigeante et profondément humaine.Une spécialisation au service des clientsIndiara Fazolo a fait un choix fort : se consacrer exclusivement au droit des étrangers.Un positionnement qui lui permet aujourd’hui d’accompagner au mieux ses clients dans des procédures souvent longues, complexes et incertaines.Installée à Paris, elle développe son cabinet avec une équipe en croissance, dans une logique claire : offrir un accompagnement rigoureux, humain et engagé.Un système sous tensionAu fil de l’échange, un constat s’impose : les droits des étrangers se durcissent.Délais, complexité administrative, manque de moyens… les procédures deviennent de véritables parcours du combattant.Pour les avocats, le défi est quotidien : faire respecter les règles dans un système où les blocages administratifs sont fréquents, parfois au détriment des droits fondamentaux.Redonner du sens à la pratiqueAu-delà de la technicité, ce qui anime Indiara Fazolo, c’est l’impact concret de son travail.Chaque dossier, c’est une vie qui peut basculer.Son approche est claire : défendre, accompagner, et contribuer à un système plus juste. Même si cela implique de porter un regard critique sur les évolutions actuelles.
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Michaël Bouyrie | Défendre les sportifs dans un système déséquilibré
48:27|Dans un nouvel épisode du podcast Le Cheat Code, nous avons reçu Michaël Bouyrie, avocat en droit du sport basé à Montpellier.Avec plus de 20 ans d’expérience, il partage un parcours guidé par une passion ancienne pour le sport, qu’il a finalement choisi d’aborder par le droit plutôt que par le journalisme.Un domaine encore en constructionContrairement à ce que l’on pourrait penser, le droit du sport n’est pas une matière autonome. Il s’agit surtout de droit civil et commercial appliqué au monde sportif.Un terrain en constante évolution, où les règles restent parfois floues et où les équilibres sont encore fragiles.Au fil de sa carrière, Michaël Bouyrie s’est spécialisé dans la défense des sportifs, entraîneurs et agents, avec une conviction forte : rétablir un équilibre dans un système souvent défavorable aux athlètes.Avocat ou agent sportif : une frontière floueL’un des sujets clés de l’épisode concerne la place des avocats dans l’écosystème sportif.Peuvent-ils devenir agents sportifs ?Le débat est ouvert. Certains défendent une séparation stricte des rôles, tandis que d’autres y voient une complémentarité évidente.D’un côté, l’agent maîtrise le terrain et le réseau. De l’autre, l’avocat sécurise les enjeux juridiques.Une chose est sûre : évoluer dans cet univers demande bien plus que des compétences techniques. Le réseau, la compréhension des enjeux et la capacité à naviguer entre plusieurs rôles sont essentiels.Protéger les sportifs : un enjeu majeurEnfin, l’épisode aborde un sujet plus sensible : les menaces subies par les sportifs, notamment liées aux paris.Pour Michaël Bouyrie, il existe aujourd’hui une forme de banalisation inquiétante.Son message est clair : il est temps d’agir.Mise en place de cellules de soutien, dépôt systématique de plaintes, responsabilisation des auteurs… le droit doit devenir un véritable outil de protection des athlètes.
Créer son cabinet après De Pardieu : le parcours de Louis Gloria
43:29|Dans un nouvel épisode du podcast Le Cheat Code, nous avons reçu Louis Gloria, avocat en droit immobilier et droit des affaires, et fondateur de Gloria Avocats.Titulaire d’un DJCE et diplômé de Yale, Louis Gloria a débuté sa carrière au sein du cabinet De Pardieu Brocas Maffei avant de lancer sa propre structure. Un parcours d’excellence qui s’est aussi construit à travers son élection en tant que 5ème Secrétaire de la Conférence du Barreau de Paris en 2024, une expérience marquante qui a renforcé sa pratique du contentieux d’urgence dans des dossiers à forts enjeux.Une vision stratégique du métier d’avocatÀ travers son parcours, Louis Gloria incarne une nouvelle génération d’avocats : exigeante, ambitieuse et résolument tournée vers l’entrepreneuriat. Son cabinet développe une approche transversale, mêlant droit immobilier, droit des affaires, contentieux civil et commercial, et droit pénal des affaires, avec un objectif clair : apporter des réponses stratégiques et opérationnelles à ses clients.Ce qui ressort de cet échange, c’est une conviction forte : aujourd’hui, être avocat ne consiste plus seulement à maîtriser le droit, mais à savoir penser stratégie, comprendre les enjeux business et s’adapter à un environnement en constante évolution.Entre excellence, entrepreneuriat et modernitéDans cet épisode, Louis Gloria revient aussi sur les défis liés à la création d’un cabinet et sur les mutations actuelles de la profession, notamment face à l’intelligence artificielle. Loin d’être une menace, ces évolutions invitent les avocats à repenser leur valeur ajoutée : plus de réactivité, plus de vision, plus d’impact.À travers son témoignage, un message se dégage clairement : réussir dans le droit moderne, c’est conjuguer excellence technique, ambition entrepreneuriale et vision stratégique.
Quitter les sentiers battus sans quitter le droit : le parcours inspirant d’Alexandra Fortin
43:03|Dans un nouvel épisode du podcast Le Cheat Code, nous avons reçu Alexandra Fortin, avocate et fondatrice du Hive Club.Son parcours sort clairement du cadre classique de la profession : études de psychologie, retour à la fac de droit à Paris, 11 années de collaboration, dont 7 en télétravail depuis l’Espagne… bien avant que cela devienne la norme.Mais derrière ce parcours atypique, il y a surtout une réflexion de fond qui parle aujourd’hui à de nombreux avocats : comment retrouver de la liberté, du sens et du contrôle sur sa carrière ?À travers son témoignage, Alexandra montre qu’il est possible de repenser son exercice sans forcément renoncer à la robe.Une trajectoire atypique qui bouscule les codesLe parcours d’Alexandra Fortin ne suit pas la voie toute tracée. Avant le droit, il y a d’abord eu la psychologie. Puis Montpellier. Puis Paris, avec une inscription en faculté de droit sans vision figée de ce que serait la suite.Cette capacité à avancer sans tout verrouiller à l’avance, en restant curieuse et ouverte, est d’ailleurs l’un des fils rouges de son histoire. Pendant plus de dix ans, elle exerce comme collaboratrice, avec une organisation peu commune pour l’époque : sept années de télétravail depuis l’Espagne.Une manière déjà très personnelle d’exercer le métier, qui illustre une idée forte de cet épisode : la profession d’avocat peut se vivre de multiples façons, bien au-delà du schéma traditionnel que beaucoup pensent encore unique.Le vrai sujet : redonner du sens à une profession en pleine remise en questionL’un des points les plus intéressants de l’épisode, c’est qu’il dépasse largement le seul cas personnel d’Alexandra.Son témoignage met en lumière une réalité que beaucoup d’avocats vivent aujourd’hui : une forme de désillusion après quelques années d’exercice.Fatigue, perte de sens, sentiment d’enfermement, envie de liberté… De plus en plus de professionnels se demandent s’ils veulent continuer ainsi, voire s’ils veulent continuer tout court. Certains envisagent même de quitter la profession.Pour Alexandra Fortin, cette remise en question est réelle, mais elle ne signifie pas nécessairement qu’il faut abandonner le métier. Elle invite plutôt à se poser une autre question :et si le problème n’était pas le droit lui-même, mais la manière dont on croit devoir l’exercer ?C’est toute la force de cet échange : montrer qu’il existe des alternatives, des modèles hybrides, des activités accessoires, des façons plus libres d’envisager sa carrière. Et que connaître ces possibilités peut suffire à redonner de l’élan.Être avocat, c’est aussi cultiver sa curiosité… et son esprit entrepreneurialÀ travers son parcours, Alexandra défend une conviction forte : la curiosité intellectuelle est un moteur essentiel.C’est elle qui permet de ne pas se laisser enfermer dans une définition trop étroite du métier. C’est aussi elle qui ouvre la porte à de nouvelles opportunités.Son expérience illustre parfaitement cette idée : l’entrepreneuriat n’est pas forcément une rupture avec la profession d’avocat, mais peut devenir un prolongement naturel. Développer une activité complémentaire, transmettre, former, créer une communauté, structurer une offre différente… autant de pistes qui permettent de retrouver de l’autonomie.Dans cet épisode, on comprend que l’esprit entrepreneurial n’est plus un “plus” pour les avocats : il devient, pour beaucoup, un levier de survie, de liberté et d’épanouissement.
TRAVAIL, DISCIPLINE, SUCCÈS : la méthode de Guillaume Leclerc !
42:48|De collaborateur à fondateur : le pari réussi de Guillaume LeclercDans un nouvel épisode du podcast Cheat Code, nous avons reçu Guillaume Leclerc, avocat associé en droit des affaires. Après huit années d’exercice, il a pris un virage décisif : lancer son propre cabinet, Victoris Avocat.En seulement un an, son développement a été spectaculaire. Son positionnement est clair : devenir l’avocat des relations commerciales. Une spécialisation assumée qui lui a permis de se démarquer rapidement sur un marché pourtant très concurrentiel.Trouver sa place (et l’assumer)Ce qui ressort de son parcours, c’est la force du positionnement. Plutôt que de rester généraliste, Guillaume Leclerc a choisi un cap précis : le droit commercial et les relations d’affaires. Cette clarté stratégique a structuré sa communication, sa clientèle et son image.Dans l’épisode, il revient sur les défis rencontrés lors du lancement de son cabinet : la solitude entrepreneuriale, la nécessité de structurer son offre, l’apprentissage constant. Se lancer ne relève pas d’un coup de chance, mais d’une décision réfléchie, accompagnée d’une vraie discipline de travail.Réussir implique d’écouter attentivement ses clients, de comprendre leurs enjeux business et d’adapter son approche en permanence. Le droit ne se vend pas seulement par la technicité, mais par la valeur concrète apportée aux entreprises.Modernité, IA et ambition : la nouvelle génération d’avocatsAutre élément clé de son développement : l’utilisation d’outils modernes, notamment l’intelligence artificielle. Loin de voir ces technologies comme une menace, Guillaume Leclerc les considère comme des leviers d’optimisation. Automatiser certaines tâches, gagner en efficacité, libérer du temps pour le conseil stratégique : voilà comment il envisage leur usage.Mais il insiste sur un point essentiel : la technologie ne remplace ni l’effort ni la formation continue. Le succès repose sur la curiosité, la rigueur et la capacité à évoluer. Se former, écouter les retours, ajuster sa stratégie… et surtout ne pas avoir peur d’oser.Être avocat, c’est aussi être entrepreneurUn point central de l’échange concerne l’état d’esprit. Pour Guillaume Leclerc, devenir avocat ne signifie pas uniquement maîtriser le droit : cela suppose également d’adopter une posture d’entrepreneur.Son engagement au sein de l'Association des Avocats Conseils d’Entreprises (ACE) s’inscrit dans cette logique. Il défend l’idée que l’esprit entrepreneurial est indispensable dans la profession. Beaucoup d’avocats se lancent sans clientèle établie, et la réalité peut être brutale. Pourtant, avec la bonne mentalité, ces obstacles deviennent des étapes.Il évoque une discipline personnelle très structurée, une organisation quotidienne rigoureuse et une capacité à rester combatif dans les périodes plus complexes. Développer sa clientèle, viser l’association ou créer son cabinet demande constance et stratégie. Cet état d’esprit n’est pas inné, mais il se travaille.À travers son témoignage, un message se dégage clairement : la réussite dans le droit moderne repose autant sur les compétences juridiques que sur la capacité à entreprendre.
(Ne pas) Laisser sa place à la machine - Florian Ernotte - Fondateur d'Avroy Avocats
53:13|IA, passion et responsabilité : la vision engagée de Florian ErnotteDans un nouvel épisode du podcast Le Cheat Code, nous avons reçu Florian Ernotte, fondateur de Avroy Avocats. Avocat fiscaliste depuis dix ans, entrepreneur et passionné de technologie, il partage une vision, lucide et nuancée, de l’intelligence artificielle dans le monde du droit.Début et passionDerrière le parcours de Florian Ernotte, il y a une double passion : le droit fiscal et la technologie.Très tôt, il comprend que ces deux univers ne sont pas opposés, mais complémentaires. Son ambition ? Construire un cabinet capable d’accompagner les entreprises de manière globale, en intégrant les enjeux modernes auxquels elles font face.Avec son associé, il développe une équipe solide, agile, capable de couvrir plusieurs dimensions juridiques.Le cabinet devient progressivement un véritable “one-stop shop” pour les dirigeants, misant sur la transversalité des compétences et surtout sur la relation long terme avec les clients.Plus qu’une structure juridique, Avroy Avocats s’impose comme un projet entrepreneurial en constante évolution, à l’image de son fondateur : curieux, stratège et tourné vers l’avenir.Vision sur l’IASur la question de l’intelligence artificielle, Florian Ernotte adopte une position mesurée. Pour lui, l’IA est un outil puissant, capable d’automatiser certaines tâches chronophages et d’optimiser le travail des avocats. Mais elle ne doit jamais devenir un substitut à la réflexion critique.Il insiste sur un point clé : la littératie numérique. Comprendre les outils que l’on utilise devient indispensable. Un avocat ne peut pas se contenter d’exploiter une technologie sans en maîtriser les mécanismes, les biais et les limites.L’IA peut accélérer, assister, structurer. En revanche, elle ne remplacera ni l’analyse stratégique, ni l’intuition, ni la responsabilité professionnelle. Le rôle de l’avocat dans la société dépasse largement la simple production de documents : il engage une vision, une éthique et une capacité de jugement que la machine ne possède pas.À travers cet échange, Florian Ernotte invite la profession à ouvrir un véritable débat sur l’impact de l’IA, sans fascination excessive ni rejet systématique.L’IA pour l’avenir ?Nous assistons aujourd’hui à une forme de prise de conscience collective. L’enthousiasme initial autour de l’intelligence artificielle laisse place à davantage de prudence. Les interrogations se multiplient, notamment lorsqu’il s’agit de confier à des algorithmes des décisions sensibles comme le recrutement ou l’évaluation des performances.Les mouvements en faveur d’une IA plus éthique prennent de l’ampleur. Les utilisateurs deviennent plus exigeants, parfois même plus méfiants, face aux plateformes qui automatisent sans transparence. La question n’est plus seulement technologique, elle devient profondément sociétale : à qui faisons-nous confiance ? Et jusqu’où ?Ce changement de mentalité pourrait redéfinir notre rapport à la technologie. L’IA ne sera sans doute pas rejetée, mais encadrée, questionnée, responsabilisée.À travers cet épisode, une conviction se dégage : l’avenir ne se jouera pas entre humains contre machines, mais dans la manière dont les professionnels choisiront d’intégrer ces outils sans renoncer à leur discernement.
Créer son cabinet d’avocat : le parcours d’Erwann Sellier, avocat en droit public
01:11:18|Avocat en droit public depuis dix ans, Erwann Sellier a fait le choix de l’indépendance en lançant son propre cabinet à Lille. Dans cet épisode du Cheat Code, il revient sur son parcours, la création de son cabinet, l’importance du site internet pour développer sa clientèle et les enjeux de santé mentale dans la profession d’avocat.
