Partager

La Vie Est Un Roman

Art & littérature

La Vie est un roman est une émission, proposée et présentée par Yves Tenret, chaque mardi de 9h à 10h sur ALIGRE FM, dans laquelle sont souvent lus des textes inédits et qui, en général, parle d’art, de littérature, d’ar
Dernier Épisode11/29/2022

Yves Tenret, 37 CONSEILS POUR RÉUSSIR À ne surtout pas ÉCRIRE UN LIVRE

Yves Tenret, 37 CONSEILS POUR RÉUSSIR À ne surtout pas ÉCRIRE UN LIVRE, Éditions de L’irrémissible.« Si écrire vous amuse, laissez tomber, ce n’est pas pour vous. Cela veut dire que vous écrivez pour vous. Vous pigez ? Il ne faut pas écrire pour soi mais contre soi. En même temps, ces conseils à la con, on s’en branle, non ? Il n’y a que des pratiques. Lisez à voix haute. Faites-vous un stock de citations. Ça vous donnera un air de type cultivé à bon marché, sans faire d’effort quoi. Et retenez bien que Paul Léautaud disait que c’est en lisant de mauvais livres qu’on apprend à écrire (car les bons nous sidèrent) et donc, pour apprendre à écrire, relisez-vous souvent. Le style, dit-on, c’est maitriser l’art d’être soi. Méfiez-vous des on-dit ! Censurez-vous. Cela ne peut vous faire que du bien. Ne vous laissez pas aller. Ne cherchez pas non plus la maitrise. Refusez-vous toute spontanéité et privez-vous de tout ce qui vous rassure. « La vraie force du style est dans le sentiment », prétendait Montherlant. C’est n’importe quoi. Si force il y a, elle consiste dans le travail, la sublimation, la transformation de soi que le travail sur le style amène — il s’agit de maïeutique, de naissance, pas de ressassement. Encore que, a priori, du ressassement, pourquoi pas ? Le style, c’est une époque, non pas un instantané, un cliché, pas une description de ce qui est mais, bien au contraire, l’invention du style d’une époque. La littérature ne décrit pas, elle invente. Et vous savez que vous avez zéro imagination, et donc, comme je me tue à vous le répéter, par pitié, laissez choir vos dérisoires espoirs ! » Intervieweur Frédéric Gournay.Yves Tenret, 37 CONSEILS POUR RÉUSSIR À ne surtout pas ÉCRIRE UN LIVRE, Éditions de L’irrémissible.
11/29/2022

Yves Tenret, 37 CONSEILS POUR RÉUSSIR À ne surtout pas ÉCRIRE UN LIVRE

Yves Tenret, 37 CONSEILS POUR RÉUSSIR À ne surtout pas ÉCRIRE UN LIVRE, Éditions de L’irrémissible.« Si écrire vous amuse, laissez tomber, ce n’est pas pour vous. Cela veut dire que vous écrivez pour vous. Vous pigez ? Il ne faut pas écrire pour soi mais contre soi. En même temps, ces conseils à la con, on s’en branle, non ? Il n’y a que des pratiques. Lisez à voix haute. Faites-vous un stock de citations. Ça vous donnera un air de type cultivé à bon marché, sans faire d’effort quoi. Et retenez bien que Paul Léautaud disait que c’est en lisant de mauvais livres qu’on apprend à écrire (car les bons nous sidèrent) et donc, pour apprendre à écrire, relisez-vous souvent. Le style, dit-on, c’est maitriser l’art d’être soi. Méfiez-vous des on-dit ! Censurez-vous. Cela ne peut vous faire que du bien. Ne vous laissez pas aller. Ne cherchez pas non plus la maitrise. Refusez-vous toute spontanéité et privez-vous de tout ce qui vous rassure. « La vraie force du style est dans le sentiment », prétendait Montherlant. C’est n’importe quoi. Si force il y a, elle consiste dans le travail, la sublimation, la transformation de soi que le travail sur le style amène — il s’agit de maïeutique, de naissance, pas de ressassement. Encore que, a priori, du ressassement, pourquoi pas ? Le style, c’est une époque, non pas un instantané, un cliché, pas une description de ce qui est mais, bien au contraire, l’invention du style d’une époque. La littérature ne décrit pas, elle invente. Et vous savez que vous avez zéro imagination, et donc, comme je me tue à vous le répéter, par pitié, laissez choir vos dérisoires espoirs ! » Intervieweur Frédéric Gournay.Yves Tenret, 37 CONSEILS POUR RÉUSSIR À ne surtout pas ÉCRIRE UN LIVRE, Éditions de L’irrémissible.
11/22/2022

Frédéric Gournay, Métaphysique du rock & Arnaud Baumann, Fête au Palace.

Frédéric Gournay, Métaphysique du rock, L’irrémissible éditions « Et si le rock était la dernière musique sacrée ? Quelle est la métaphysique du rock ? Personne à ce jour n’a osé ou n’a pu l’écrire. Les rares penseurs qui ont tenté de le faire, philosophes à la traîne, penseurs à la peine ou universitaires laborieux, se sont mépris sur cette musique autant que ses pires contempteurs, croyant l’élever à une dignité ontologique au moment même où ils la rabaissaient comme eux à son contexte, à ses supports et à ses effets. Ce qu’est le rock essentiellement leur échappe toujours, à ces assis qui avouent écouter du rock dans le métro, dans leur voiture ou dans leur chambre - pour s’endormir ? Ont-ils connu la sueur, le sang et les larmes d’un local de répétition ? Ont-ils déjà risqué leur vie sur scène ? On peut tout savoir de la boxe, avoir tout lu et tout vu sur le sujet, on ne saisira jamais ce que c’est tant qu’on n’est pas monté sur un ring, pour prendre des coups et en donner, là est la vérité. » Frédéric Gournay est écrivain. Il est né en 1969 et habite à Paris.  Arnaud Baumann.FÊTE AU PALACEExpositiondu mercredi 9 novembre 2022 au mardi 21 janvier 2023 de 11h à 17h30, du mardi au samedi.Galerie HarcourtStudio Harcourt Paris6 Rue de Lota, Paris 75016Commissaire d’exposition : Agnès Grégoire, Formé aux Beaux-Arts de Paris, section architecture, Arnaud Baumann est devenu photographe. Sa rencontre avec l’équipe de Hara Kiri en 1975 lui offre sa première parution dans la presse. En 1979, il reçoit la bourse de la Fondation nationale de la Photo. Il aborde le numérique en 1992 avec ses « Vidéocaptures » lors du Festival de Cannes, couvert caméra au poing pour Libération. Diffusé par l’agence Sipa, son travail est publié́ dans la presse internationale.Il expose depuis 40 ans en galeries ou lors de festivals (Agathe Gaillard, Galerie W, Visa pour l’Image, Paris Photo, Rencontres d’Arles...). Il est l’auteur de plusieurs livres : « Carnet d’Adresses », « L’Âge du Siècle », « Projections privées », « Eau Secours ». En 2015, il signe avec le photographe Xavier Lambours « Dans le ventre de Hara Kiri », témoignage en images de leur parcours avec les pères de Charlie (Éditions De La Martinière).Il travaille actuellement à « Artistes peints », série de portraits originaux, consacrée à ses amis artistes, peintres ou dessinateurs, qu’il invite à se faire « tatouer » de l’une de leurs œuvres. Certains de ses portraits sont visibles dans la présentation des artistes sur ce site. Arnaud Baumann réalise également les shootings des œuvres exposées. Reportage de Loïc Connaski
11/15/2022

Évelyne Pieiller, Mousquetaires et Misérables, Agone.

Évelyne Pieiller, Mousquetaires et Misérables, Agone. Étrange duo que les Mousquetaires et les Misérables. L’un dit que le pouvoir est vil et l’existence étriquée, mais qu’il reste de quoi être beau contre l’ordre en place, l’ennui, l’injustice, la vie à l’économie, si on est ensemble. L’autre dit que l’ordre en place massacre, mais qu’on peut ouvrir l’avenir, debout sur les barricades, réelles ou mentales. Le peuple lit là ses peines, ses puissances et se fortifie dans ses peines et ses puissances.  Le petit peuple trop remuant qui se fera massacrer tout au long de ce XIXe siècle trop remuant et qui persévérera dans son absence de goût fera des Misérables sa légende, et, masse qui massivement se fout de l’Art, surtout avec une majuscule, fera de surcroît des Mousquetaires son idéal d’étincelante camaraderie. Le populo s’y est aimé, le populo s’y est embelli et armé : il a choisi ses Internationales romanesques. Rencontre fabuleuse entre les imaginaires des exilés de la Révolution, des orphelins de sa promesse de compléter l’humanité. On ne comprend rien au XIXe siècle si on ne comprend pas qu’il naît de la Révolution, qu’il la rêve sans trêve, y compris dans sa version cauchemar. Ce surgissement a reconfiguré le paysage mental, le sol et le ciel tremblent, l’individu est fêlé. Car la Révolution a inventé le peuple. Comment se fait-il que la littérature française du XIXe siècle ait fourni au monde quelques-uns de ses héros universels ? que ça commence ici et là, cette production d'imaginaire populaire ? et que ça s'arrête pour ne plus jamais reprendre ?… Où l’on voit comment ce qu’écrit un romancier est plus grand que lui lorsqu’il est à l’écoute de son temps de révolte populaire. Interview réalisé par Alain Amariglio.
11/8/2022

Pacôme Thiellement, auteur de "Paris des profondeurs" et de la préface à Delfeil de Ton, Les Lundis de D.D.T , Tome 2, L’Apocalypse.

Pacôme Thiellement, Paris des profondeurs, Le SeuilParis n’a pas seulement une histoire, racontée dans de nombreux livres. Paris a aussi une mythologie poétique et littéraire où se croisent alchimistes, poètes, mages, évêques, démons, etc. Ces collections de légendes et ces poèmes médiévaux remplis de mythes ou de généalogies fabuleuses contiennent des éléments qui perdurent jusque dans les noms des rues et des quartiers.C’est ce Paris-là dont l’écrivain et vidéaste Pacôme Thiellement propose ici d’explorer les profondeurs. C’est la rue Pierre-Nicole, où cohabitent la crypte inaccessible de Saint Denis et la fresque de la décomposition de Paris. C’est la place du Panthéon, où les hommes du Moyen-Âge plaçaient un Château de Haute Folie et où André Breton inventera le surréalisme. C’est le quartier de Maubert, creuset alchimique de Paris. C’est Montmartre, l’Ile Saint-Louis, le Marais, Ménilmontant, Bastille : quartiers nourris de légendes étranges et d’événements politiques aux réverbérations complexes, de la guerre civile des Armagnacs et des Bourguignons au soulèvement des Gilets Jaunes, et que l’auteur parcourt à nouveau afin d’en réveiller les fantômes et d’y interroger l’avenir.Interview réalisé par Loïc Connanski. Delfeil de Ton, Les Lundis de D.D.T , Tome 2,  L’Apocalypse. Les « Lundis » de Delfeil de Ton sont parus chaque semaine dans le Nouvel Obs entre 1975 et 2020. Ce tome 2, qui reprend les chroniques de 1978 et 1979, paraît dix ans après le tome 1, mais que représentent dix ans face à la carrière d’un DDT (né en 1934) ? Venu d’Hara Kiri et de Charlie Hebdo, Delfeil de Ton a amené dans les pages de l’Obs un esprit corrosif et contestataire ainsi qu’un style lumineux et acéré. Il est alors de tous les combats contre les obscurantismes : il est féministe, contre la peine de mort et la censure, toujours vigilant face aux excès de la police, de l’armée ou de la religion ; il est aussi le premier à reconnaître dans la presse l’importance d’une révolution graphique comme celle de Bazooka. Les grandes nouvelles internationales, les faits divers provinciaux, les publications du moment, forment pour lui une même matière d’où tirer une littérature aussi humoristique qu’historique, car aucune chronique ne peut nous retracer aussi bien les années Giscard… qui ressemblent beaucoup aux années Macron. Couverture inédite de Siné. Préface de Pacôme Thiellement.Devenir Ange - Stèle de Christian Gabrielle Guez Ricord est le film de Stéphane Sinde sur le poète Christian Gabrielle Guez Ricord qu’évoquent Pacôme Thiellement et Loïc Connanski. https://www.youtube.com/watch?v=vg6xoAZEaRE&t=133s
10/22/2022

P. Stefanoni, La rébellion est-elle passée à droite & The Wall, exposition à la Cité internationale universitaire de Paris

Pablo Stefanoni La rébellion est-elle passée à droite ? La Découverte ÉditionsDans le laboratoire mondial des contre-cultures néoréactionnairesLes « nouvelles droites » sont à l’offensive un peu partout dans le monde, adoptant un langage, des références et des modes d’action inédits qui fabriquent une contre-culture violente et tapageuse. Elles combinent désormais nationalisme et humeurs antiétatiques, racisme et sexisme et clins d’œil à la communauté LGBTQ, climatoscepticisme et préoccupations écologistes… Leurs avatars les plus surprenants – l’anarcho-capitalisme, le libertarianisme transhumaniste, le masculinisme gay, le fémonationalisme, l’écofascisme… – sont dotés d’une capacité notable de passer rapidement de la marginalité à la viralité.Cet essai vif et documenté nous montre pourquoi il est grand temps de les prendre au sérieux. Et permet de comprendre comment leurs leaders charismatiques et leurs constantes provocations parviennent à capter l’adhésion de couches sociales et d’individus qui se sentent maltraités par les évolutions des sociétés contemporaines.Plutôt que de s’indigner et de condamner abstraitement, Pablo Stefanoni a choisi d’analyser et de cartographier ce complexe culturel néoréactionnaire. Ce faisant, il essaie de suggérer comment la gauche pourrait récupérer l’étendard de la révolte, habilement arraché de ses mains par une extrême droite cool bien décidée à ne plus végéter dans les marges.THE WALLS – Une exposition du livreDu 16 oct. au 16 déc. 2022 Cité internationale universitaire de Paris THE WALLS transpose BELLE VUE sur les cimaises en explorant les différents niveaux de la réalité, de sa reproduction et de son enregistrement. Intervention dans l'émission de Martin Desinde, graphiste.https://www.cneai.com/the-walls-2/https://www.facebook.com/cneai/
10/18/2022

Esteban Buch, Playlist - Musique et sexualité

Esteban Buch, Playlist - Musique et sexualité, Editions MF.L’ouvrage Playlist. Musique sexualité est constitué de seize essais autonomes, qui explorent tour à tour la musique dans les pratiques sexuelles, et le sexe dans les pratiques musicales. Il se déploie d’une thématique vers l’autre, comme un texte de sociologie de la musique qui virerait insensiblement au texte de musicologie. Quel est aujourd’hui le rôle de la musique dans la vie sexuelle des personnes, la réelle comme la fantasmée ? Quelles sont les représentations de la sexualité dans les œuvres musicales, celles du répertoire classique comme celles des genres populaires ? Quelle a été, de l’Antiquité à nos jours, la trajectoire historique de ces imbrications ? Comment cette histoire dialogue-t-elle, dans la période contemporaine, avec le devenir marchand de la musique, et avec sa numérisation ? Comment la musique s’insère-t-elle dans l’histoire sonore de la sexualité, ce territoire méconnu des sound studies ? Quelles conséquences cette enquête peut-elle avoir pour repenser les pouvoirs de la musique ?Telles sont les questions que ce livre se propose d’explorer. Chaque chapitre aborde ce vaste domaine à partir d’une entrée singulière, comme une série de variations sur un thème musical, ou une playlist thématique. Ce choix formel fait écho à la diversité des œuvres concernées : Don Giovanni de Mozart, Tristan et Isolde de Wagner, Lady Macbeth de Chostakovitch sont ainsi revisités, entre autres classiques, tout comme Je t’aime moi non plus de Gainsbourg, L’importante è finire de Mina, ou Erotica de Madonna, entre autres tubes. Plus récemment, la diffusion sur internet d’une music for sex et les dispositifs de recommandation des plateformes de streaming incitent à revisiter la critique adornienne de l’industrie culturelle, les idées de Guy Debord sur les femmes dans la société du spectacle, ou encore l’enquête sur la sexualité de Pasolini dans son film Comizi d’amore.Le livre se veut ainsi à la fois une enquête empirique et une proposition théorique, qui discute avec la musicologie féministe et les queer studies, avec les sciences cognitives de l’écoute et du plaisir, avec la sociologie de la culture et l’histoire culturelle. En envisageant la musique comme un dispositif technique aux usages diversifiés, de la présence anthropomorphe à la « musique d’ameublement », il esquisse une écologie sonore capable de rendre compte à la fois des logiques du plaisir et de celles de la domination, à commencer par la domination des hommes sur les femmes. Si la musique n’a cessé, au cours de l’histoire, d’énoncer et de faire sentir par les sons l’amour et ses attachements, le désir et ses imaginaires, l’ambition ultime de Playlist est de contribuer à une conception renouvelée des formes temporelles de l’expérience humaine.