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cover art for 🔊 “Passenger” photographies de Martin Bogren  aux Ă©ditions lamaindonne

FranceFineArt

🔊 “Passenger” photographies de Martin Bogren aux Ă©ditions lamaindonne

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“Passenger” photographies de Martin Bogren


aux éditions lamaindonne




Interview de Martin Bogren,auteur photographe, et de David Fourré, fondateur des éditions lamaindonne,

par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 2 juin 2021, durĂ©e 18’30.

© FranceFineArt.




Extrait du communiqué de presse

“Figure majeure de la photographie suĂ©doise contemporaine, Martin Bogren dĂ©veloppe une oeuvre oĂč la dimension personnelle et poĂ©tique va en s’affirmant avec une pratique de la photographie qui s’inscrit dans une forme de parcours initiatique. Dans Passenger, quand bien mĂȘme les photographies ont Ă©tĂ© prises en Inde lors de plusieurs sĂ©jours Ă  Calcutta, il ne faut pas y voir une chronique indienne. Il s’agit ici de tout autre chose, d’une forme d’errance, qui ne se limite pas Ă  un cheminement gĂ©ographique, Ă©preuve de la distance ou confrontation Ă  un environnement et une culture inconnue, un dĂ©paysement.

Le photographe livre un ensemble oĂč transperce une forme d’abandon, de lĂącher prise qu’il traduit avec des images Ăąpres ou oniriques. Ses photographies surgissent comme des visions subjectives qui rĂ©vĂšlent des ambivalences, des figures angĂ©liques ou monstrueuses, de la lĂ©gĂšretĂ© et de la violence. Pour la premiĂšre fois, il intĂšgre la couleur Ă  son travail, qu’il alterne avec une grande cohĂ©rence Ă  son approche en noir et blanc. Comme une façon de dĂ©velopper un langage lui permettant de faire l’expĂ©rience du monde et l’expĂ©rience de soi.”

Caroline Bénichou





ActualitĂ© Martin Borgren – exposition

Dans le cadre de son annĂ©e dĂ©diĂ©e au thĂšme de l’AmitiĂ©, l’Institut suĂ©dois donne carte blanche Ă  plusieurs galeries d’art contemporain et de photographie françaises qui soutiennent et reprĂ©sentent des artistes suĂ©dois depuis de nombreuses annĂ©es. Dans la cadre de cette invitation, la Galerie VU’ prĂ©sente Passenger de Martin Bogren.

Exposition Passenger de Martin Bogren du 3 au 27 juin 2021 Ă  l’Institut suĂ©dois

https://paris.si.se/agenda/galerie-vu-c-o-institut-suedois-passenger-par-martin-bogren/



Martin Borgren, SuĂ©dois, nĂ© en 1967. Vit et travaille Ă  Malmo. Il est reprĂ©sentĂ© par la Galerie VU’. 

https://galerievu.com/artiste/martin-bogren/

Si les dĂ©buts de Martin Bogren se sont inscrits dans le champ de la photographie documentaire, (notamment en suivant le groupe The Cardigans sur scĂšne dans les annĂ©es 1990), il a depuis dĂ©veloppĂ© une Ă©criture personnelle et poĂ©tique qui va en s’affirmant. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages et son travail fait l’objet de nombreuses expositions en Europe et ses Ɠuvres font partie des collections des plus grands musĂ©es (Fotografiska Museet, Stockholm ; Oregon Art Museum ou encore BibliothĂšque nationale de France).

Avec Tractor Boys, Martin Bogren suit une bande d’adolescents trompant leur ennui en roulant Ă  tombeau ouvert dans de vieilles voitures. Ses images retranscrivent l’expression d’un dĂ©bordement de force brute, d’une intensitĂ© adolescente, de ce qu’on pourrait qualifier de fureur de vivre qui vient trouver son exutoire. Il y traduit la candeur et l’insoumission des adolescents, qui jouent Ă  ce qu’ils croient ĂȘtre des activitĂ©s d’adultes, qu’ils ne sont pas encore, et s’enivrent de vitesse au volant de voitures bricolĂ©es sur des parkings au milieu de la campagne suĂ©doise. C’est le passage complexe Ă  l’ñge d’homme qu’il dĂ©crit, mĂ©lange d’enfance et de morgue virile, ces amitiĂ©s et ces mises Ă  l’épreuve oĂč chacun se mesure et se jauge, oĂč chacun vient en dĂ©coudre, Ă  renfort de vitesse et de dĂ©fis.

Ses sĂ©ries suivantes rĂ©vĂšlent l’évolution d’une Ă©criture photographique qui semble trouver son point d’acmĂ©. Italia est un parcours sans vĂ©ritable but Ă  travers les villes italiennes. Il s’est agi pour Martin Bogren de se perdre, de dessiner un chemin sans intention prĂ©dĂ©finie. C’est un parcours poĂ©tique et initiatique : il n’y plus vraiment de sujet, mais un rĂ©cit intimiste qui devient l’affirmation sensible de ses visions subjectives. Tout en nuance de gris, les tirages subtils et d’une grande sensualitĂ© viennent renforcer ses images d’errances, oniriques et parfois inquiĂ©tantes, complĂštement hors du temps. On le suit avec fascination dans ces Ă©garements, comme si nous pĂ©nĂ©trions son rĂȘve, entre des portraits qui semblent ĂȘtre des apparitions, des rues nimbĂ©es de lumiĂšres Ă©clatantes, des paysages confinant Ă  l’abstraction.

Pour August Song, qui s’inscrit dans la continuitĂ© expressive d’Italia, Martin Bogren a photographiĂ© plusieurs Ă©tĂ©s durant les bals dans la campagne suĂ©doises. D’enlacements en ivresses, de paysages troubles en portraits saisissants, il rĂ©alise un ensemble oĂč l’on retrouve l’exultation et la mĂ©lancolie qui se mĂȘlent souvent dans son Ɠuvre, peut-ĂȘtre de maniĂšre encore plus prĂ©gnante dans cette sĂ©rie. La sĂ©quence est construite dans un crescendo d’une grande musicalitĂ© : sa chanson d’aoĂ»t s’immisce d’abord lentement entre les photographies puis la sĂ©rie monte en intensitĂ© et le rythme s’accĂ©lĂšre, comme si la fiĂšvre gagnait et que le vertige l’emportait. August Song est une allĂ©gorie bouleversante de l’urgence Ă  vivre avant que tout ne se consume et Ă  s’abandonner Ă  l’amour, Ă  se perdre dans les bras de l’autre.

Le travail de Martin Bogren est d’une grande honnĂȘtetĂ©, pas seulement dans son approche de ses sujets mais dans son rapport Ă  lui-mĂȘme, par sa façon trĂšs intense de ne pas se dĂ©rober, de ne pas ĂȘtre dans une posture, de ne pas se trahir et de lĂącher prise. Il a une maniĂšre presque bouleversante d’assumer ce qu’il est, de ne pas craindre ce qu’il investit de lui-mĂȘme et ce qu’il dit de finalement trĂšs intime de sa relation au monde. Son empathie exacerbĂ©e, son hypersensibilitĂ© dans son rapport Ă  ceux qu’il photographie transpire de ses images, avec toujours la distance juste. Il sait prendre le temps de saisir son chemin avec une grande exigence vis-Ă -vis de lui-mĂȘme et de son travail. Son Ă©criture photographique est unique, d’une grande sensualitĂ© : c’est un savant mĂ©lange de douceur et d’ñpretĂ©. Martin Bogren a une rĂ©elle maĂźtrise des nuances, qu’il s’agisse de celles des gris comme de celles des Ă©motions. Et cette façon d’ĂȘtre et de voir est contagieuse et bouleversante.







Actuellement en prĂ©commande, la sortie du livre est prĂ©vue pour septembre 2021 – 20 x 26,2 cm, 92 pages, 50 photographies, en couleurs et en bichromie, couverture imprimĂ©e sur toile avec marquage Ă  chaud. 

http://www.lamaindonne.fr/lamaindonne/Passenger.html

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  • 🔊 “Le savoir en trompe-l’oeil” CorĂ©e, 18e-20e s. au MusĂ©e national des arts asiatiques – Guimet, Paris du 16 septembre 2026 au 4 janvier 2027

    19:22|
    “Le savoir en trompe-l’oeil” CorĂ©e, 18e-20e s.au MusĂ©e national des arts asiatiques – Guimet, Parisdu 16 septembre 2026 au 4 janvier 2027Entretien avec Dr. Arnaud Bertrand,ancien conservateur des collections CorĂ©e – Chine ancienne au musĂ©enGuimet, et commissaire de l’exposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 14 septembre 2026, durĂ©e 19’22,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/09/15/3731_tompe-l-oeil_musee-national-des-arts-asiatiques-guimet/CommuniquĂ© de presseCommissariat :Dr. Arnaud Bertrand, ancien conservateur des collections CorĂ©e – Chine ancienne au musĂ©e GuimetUne plongĂ©e fascinante Ă  la dĂ©couverte d’un art du trompe-l’oeil en CorĂ©e, entre bibliothĂšques savantes et mondes oniriques !À quoi peut servir une bibliothĂšque lorsque le temps manque pour lire ? À l’heure oĂč le savoir circule sur les Ă©crans, s’évader par la lecture devient parfois un luxe et la bibliothĂšque est alors souvent plus regardĂ©e que pratiquĂ©e. Ce dilemme n’est pas nouveau. Dans la CorĂ©e de la fin du 18e siĂšcle, le roi Jeongjo (r. 1776-1800) y est dĂ©jĂ  confrontĂ©. Pris par les affaires de l’État, n’ayant que peu le temps de lire, il passe commande aux artistes oÂŁciels de l’AcadĂ©mie royale de peinture un paravent qui reprend en trompe-l’Ɠil sa bibliothĂšque, pour rester proche de ses livres.Pour la premiĂšre fois au musĂ©e Guimet, une exposition redonne Ă  ce mouvement pictural sa place centrale, loin de l’image folklorique ou purement dĂ©corative qui lui est trop souvent associĂ©e. Elle rassemble plus de 75 piĂšces : paravents, peintures -dont un trĂ©sor national, l’autoportrait de l’un des plus cĂ©lĂšbres artistes du Joseon- mais aussi une confrontation entre le cabinet du lettrĂ© et sa reprise en peinture avec des objets associĂ©s aux dĂ©sirs d’élĂ©vations (contenants pour alcools et thĂ©s, bronzes, porcelaines, montre, lunette, pinceaux), des ouvrages venant de la BNF, du CollĂšge de France et du musĂ©e Guimet.Un exceptionnel rouleau peint de plus de cinq mĂštres du 18e (ou dĂ©but 19e siĂšcle) est dĂ©voilĂ© pour la toute premiĂšre fois, il est issu des collections du musĂ©e Guimet, il appartenait Ă  Victor Collin de Plancy, premier reprĂ©sentant oÂŁciel de la France en CorĂ©e en 1876. Ce rouleau a fait l’objet d’une analyse par le centre national des laboratoires des musĂ©es de France, puis d’une restauration pour l’exposition.L’exposition tisse des liens entre l’art corĂ©en et l’art de la perspective issue des Ă©changes avec les artistes jĂ©suites, et rappelle la place centrale des Ă©changes de savoirs techniques Ă  PĂ©kin, capitale des Qing, par les ambassades corĂ©ennes.L’art du trompe-l’oeil naĂźt dans un contexte d’échanges et requiert une maĂźtrise de la perspective, savoir europĂ©en connu Ă  la cour de Chine, transmis en CorĂ©e par le biais des ambassades corĂ©ennes rĂ©guliĂšrement envoyĂ©es Ă  PĂ©kin.D’abord centrĂ© sur la reprĂ©sentation de livres, le dĂ©cor des paravents Ă©volue vers des compositions plus riches associant objets de savoirs et de curiositĂ©s. Ainsi se dĂ©veloppe le mouvement pictural du chaekgeori (littĂ©ralement «livres et objets») alors qu’apparaissent des compositions picturales de bibliothĂšques le plus souvent montĂ©es en paravents. Comparables aux peintures reprĂ©sentant des cabinets de curiositĂ©s dans l’art occidental, elles habillent les intĂ©rieurs corĂ©ens, du palais royal aux maisons bourgeoises.À la fois oeuvres et cloisons, ces images projettent le regard dans un autre espace, celui d’un cabinet de savoir et de possessions en devenir. Bien au-delĂ  de la CorĂ©e, elles interrogent notre rapport Ă  l’accu- mulation du savoir, Ă  la fonction du livre et aux objets placĂ©s dans nos intĂ©rieurs.
  • 🔊 “Delacroix” chevaux et autres animaux au MusĂ©e national EugĂšne Delacroix, Paris du 12 septembre 2026 au 18 avril 2027

    25:45|
    “Delacroix” chevaux et autres animauxau MusĂ©e national EugĂšne Delacroix, Parisdu 12 septembre 2026 au 18 avril 2027Entretien avec Claire BessĂšde, conservatrice gĂ©nĂ©rale du patrimoine,directrice du musĂ©e EugĂšne Delacroix, et commissaire de l’exposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 7 septembre 2026, durĂ©e 25’45,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/09/09/3729_delacroix_musee-national-eugene-delacroix/CommuniquĂ© de presseCommissariat :Claire BessĂšde, conservatrice gĂ©nĂ©rale du patrimoine et directrice du musĂ©e national EugĂšne DelacroixLe musĂ©e Delacroix prĂ©sente un nouvel accrochage qui explore l’univers animalier d’EugĂšne Delacroix, Ă  l’occasion de l’acquisition de deux Ă©tudes de chevaux, rĂ©cemment restaurĂ©es. ExposĂ©es pour la premiĂšre fois au musĂ©e, les deux Ă©tudes d’étalons, un alezan et un alezan dorĂ©, tĂ©moignent d’un vif intĂ©rĂȘt de Delacroix pour le cheval et sa reprĂ©sentation. Pour le peintre romantique, les chevaux, les lions et les tigres constituent un objet d’étude et un sujet qu’il met en scĂšne dans de nombreux tableaux, lithographies, dĂ©cors
 tout au long de sa carriĂšre.Dans les annĂ©es 1820, le jeune Delacroix s’intĂ©resse particuliĂšrement aux chevaux. Ses reprĂ©sentations sont issues de l’observation de la nature et d’oeuvres de maĂźtres qu’il admire. Elles s’inscrivent dans une dĂ©marche de comprĂ©hension de l’anatomie, des mouvements et des attitudes des animaux qui anime Delacroix pendant sa jeunesse. Les chevaux sont un moyen de locomotion courant Ă  cette Ă©poque et il peut Ă©galement les observer dans des Ă©curies et des manĂšges.EugĂšne Delacroix Ă©crit dans son journal, le 15 avril 1823 : « Il faut absolument se mettre Ă  faire des chevaux. ». Il va rĂ©aliser une trentaine de peintures et de nombreux dessins. Ces deux Ă©tudes d’alezan, qui ne semblent pas avoir servi de point de dĂ©part Ă  de plus grandes compositions, sont influencĂ©es par celles de son ami ThĂ©odore GĂ©ricault (1791-1824). L’utilisation du papier qui a Ă©tĂ©, par la suite marouflĂ© sur toile, laisse penser que ces Ă©talons ont pu ĂȘtre peints dans une Ă©curie. Le peintre s’intĂ©resse particuliĂšrement Ă  l’effet de la lumiĂšre sur ces alezans ainsi appelĂ©s du fait de leur couleur fauve tirant sur le roux. Jusqu’à sa mort, Delacroix a conservĂ© avec lui ces Ă©tudes de jeunesse.Les chevaux qu’il voit lors de son voyage au Maroc en 1832 contribuent Ă  nourrir son imaginaire autour du cavalier, qu’il soit soldat ou participant Ă  une fantasia. Le souvenir des grands maĂźtres qu’il admire est Ă©galement trĂšs prĂ©sent dans ses oeuvres : Antoine Jean Gros (1771-1835) Ă  propos duquel il a Ă©crit qu’il avait « Ă©levĂ© les sujets modernes jusqu’à l’idĂ©al » et Pierre Paul Rubens (1577-1640) qui est pour Delacroix une rĂ©fĂ©rence constante.Parmi les objets qu’EugĂšne Delacroix ramĂšne de son voyage au Maroc de 1832, beaucoup sont liĂ©s Ă  l’équipement des cavaliers pour les combats.Delacroix ne se considĂšre pas comme un peintre animalier. C’est dans son atelier qu’il met en scĂšne le cheval dans ses oeuvres pour faire de ses Ă©tudes et croquis des oeuvres dignes d’ĂȘtre exposĂ©es. Ainsi, le cheval devient dans les tableaux ou dans les lithographies une noble monture accompagnant les voyages et les combats des hommes. Il peut aussi ĂȘtre une proie pour les fauves.Comme les chevaux, les fauves fascinent la gĂ©nĂ©ration romantique. Delacroix se rend souvent, avec son ami Barye, Ă  la MĂ©nagerie du Jardin des Plantes pour dessiner des lions. Beaux et fĂ©roces, tigres, lions, lionnes et mĂȘme chats sont souvent reprĂ©sentĂ©s aux aguets, dans des combats ou fondant sur leurs proies. Ces fauves, souvent bien Ă©loignĂ©s de ceux qui Ă©voluent dans la nature, sont pour Delacroix un moyen de reprĂ©senter le mouvement et la violence des affrontements avec plus de libertĂ© que s’il s’agissait d’une peinture d’histoire.[...]
  • 🔊 “Prune Nourry” DĂ©fense de rien toucher au Palais idĂ©al du facteur Cheval, Hauterives du 31 mai au 6 septembre 2026

    15:04|
    “Prune Nourry” DĂ©fense de rien toucherau Palais idĂ©al du facteur Cheval, Hauterivesdu 31 mai au 6 septembre 2026Entretien avec FrĂ©dĂ©ric Legros,Directeur du palais idĂ©al, et commissaire de l’exposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Hauterives, le 6 juillet 2026, durĂ©e 15’05, © FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/07/10/3728_prune-nourry_palais-ideal-du-facteur-cheval/CommuniquĂ© de presseCommissaire :FrĂ©dĂ©ric Legros, Directeur du Palais idĂ©alAu fronton de son oeuvre, dĂšs 1905, Ferdinand Cheval inscrit cette formule aussi Ă©nigmatique que poĂ©tique : « dĂ©fense de rien toucher ». Une invitation paradoxale, oscillant entre interdiction et permission, Ă  laquelle Prune Nourry rĂ©pond aujourd’hui par une proposition rĂ©solument gĂ©nĂ©reuse : une exposition entiĂšrement pensĂ©e pour ĂȘtre touchĂ©e.Avec DĂ©fense de rien toucher, l’artiste transforme le Palais idĂ©al en un vaste terrain d’expĂ©rience sensorielle. Ici, le regard ne suffit plus ; il s’efface au profit du contact, du ressenti, de la mĂ©moire des formes saisies par la paume. Accessible Ă  toutes et tous, enfants, adultes, publics voyants ou dĂ©ficients visuels, l’exposition s’affranchit des conventions musĂ©ales pour rĂ©activer une relation directe et physique Ă  l’oeuvre.Ce parti pris trouve une rĂ©sonance profonde avec le geste fondateur de Ferdinand Cheval. Facteur rural devenu bĂątisseur autodidacte, formĂ© initialement comme boulanger, il a littĂ©ralement « pĂ©tri » son Palais. Partout, la trace de la main affleure : dans les reliefs, les aspĂ©ritĂ©s, les accumulations patientes de matiĂšre. En invitant Ă  toucher ses propres oeuvres, Prune Nourry rend hommage Ă  cette dimension tactile et organique du Palais idĂ©al.RĂ©vĂ©lĂ©e Ă  la Fondation Bullukian Ă  Lyon sous l’intitulĂ© Empreintes, et avant de rejoindre le MusĂ©e Camille Claudel en 2027, cette nouvelle proposition de Prune Nourry trouve ici une Ă©tape singuliĂšre. DĂ©ployĂ©e dans ce lieu hors norme, elle en Ă©pouse l’esprit et en prolonge les intuitions : un dialogue entre cultures, entre temporalitĂ©s, entre imaginaires.Le parcours s’ouvre sur un univers postal, clin d’oeil Ă  Ferdinand Cheval. Un timbre en relief, conçu par Prune Nourry en partenariat avec La Poste en 2024 (le premier de ce type) inaugure l’exposition. RĂ©alisĂ© en collaboration avec des personnes aveugles et malvoyantes, il est nĂ© d’ateliers d’expĂ©rimentation tactile oĂč formes, textures et volumes ont Ă©tĂ© ajustĂ©s pour ĂȘtre perçus par les doigts. Plus qu’un objet Ă  voir, ce timbre se lit au toucher : il incarne une crĂ©ation pensĂ©e avec celles et ceux qui en font l’expĂ©rience sensible. Ce timbre devient Ă©galement le vecteur d’une lettre adressĂ©e Ă  PhilomĂšne, Ă©pouse du Facteur, figure discrĂšte mais essentielle sans laquelle le Palais idĂ©al n’aurait sans doute jamais vu le jour.À l’image du Palais, l’exposition se dĂ©ploie comme un monde en miniature, un carrefour de rĂ©cits et de cultures. Les Terracotta Daughters ou les Holy Daughters y cĂŽtoient d’autres figures fĂ©minines, dessinant une cartographie sensible du corps et de l’identitĂ© Ă  travers le temps et les gĂ©ographies. Sans constituer une rĂ©trospective, DĂ©fense de rien toucher traverse ainsi plusieurs projets majeurs de l’artiste et offre un panorama de son regard sur la condition fĂ©minine.Cette oeuvre s’inscrit Ă©galement dans une expĂ©rience intime. En 2016, Ă  l’annonce de son cancer du sein, la sculpteure prend conscience de l’importance vitale, pour elle, du toucher, menacĂ© par les effets secondaires de la chimiothĂ©rapie. De cette Ă©preuve naĂźt une recherche artistique profondĂ©ment incarnĂ©e, explorant le corps, la rĂ©paration et le rituel. C’est AgnĂšs Varda, amie intime de l’artiste, qui lui Ă©voque la figure des Amazones, hĂ©roĂŻnes de la mythologie grecque qui se coupaient le sein pour mieux tirer Ă  l’arc. Prune Nourry choisit d’intĂ©grer cette puissance symbolique Ă  son travail. La figure de la femme combattante, rĂ©siliente, traverse ainsi l’exposition.[...]
  • 🔊 “L’espace entre nous” Dans la collection du Wilson Centre for Photography LE BAL, Paris du 19 juin 2026 au 3 janvier 2027

    17:30|
    “L’espace entre nous”Dans la collection du Wilson Centre for PhotographyLE BAL, Parisdu 19 juin 2026 au 3 janvier 2027Entretien avec Julie HĂ©rault,directrice adjointe du BAL, et co-commissaire de l’exposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 29 juin 2026, durĂ©e 17’30,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/07/01/3727_l-espace-entre-nous_le-bal/CommuniquĂ© de presseCommissariat :Diane Dufour, co-directrice du BAL avec Julie HĂ©raut, directrice adjointe du BALScĂ©nographie : Cyril Delhomme.Exposition rĂ©alisĂ©e avec le soutien du Wilson Centre for Photography.À l’occasion du Bicentenaire de la naissance de la photographie, LE BAL consacre pour la premiĂšre fois une exposition Ă  une collection : celle du Wilson Centre for Photography, constituĂ©e par Michael et Jane Wilson. À travers cet ensemble rare de 120 tirages, pour la plupart d’époque, l’exposition explore le lien parfois trouble, parfois lumineux, toujours instable, qui unit celui qui photographie Ă  celui qui est photographiĂ©.Rencontre fugitive, rencontre prĂ©mĂ©ditĂ©e : de la saisie sur le vif Ă  la mise en scĂšne collaborative, l’exposition interroge la relation qui se noue, au moment de la prise de vue, entre le photographe et son sujet. Que rĂ©vĂšle l’image de la position respective de ces deux corps ? De leur complicitĂ©, de leur face-Ă -face, du pacte silencieux scellĂ© par le regard de l’un sur l’apparence de l’autre ?L’exposition met en valeur des oeuvres iconiques et d’autres moins connues, des annĂ©es 1920 Ă  nos jours, dans un parcours sensible qui privilĂ©gie les rebonds, les affinitĂ©s et les contaminations entre les images.« Avec toujours, au centre de chaque photo, cette petite lutte des consciences entre qui rĂ©vĂšle et qui se dĂ©voile, dont le portrait photographique a toujours Ă©tĂ© la scĂšne privilĂ©giĂ©e. » – Bertrand ScheferAvec :Lola Álvarez Bravo / Manuel Álvarez Bravo / Bill Brandt / Josef Breitenbach / Horace Bristol / Esther Bubley / Elinor Carucci / Mark Cohen / John Coplans / Gregory Crewdson / Imogen Cunningham / Bruce Davidson / Rineke Dijkstra / Walker Evans / Leonard Freed / Lee Friedlander / David Goldblatt / John Gutmann / Birney Imes / Graciela Iturbide / Sarah Jones / AndrĂ© KertĂ©sz / Chris Killip / Dorothea Lange / Sergio LarraĂ­n / Richard Learoyd / Danny Lyon / Robert Mapplethorpe / Roger Mayne / Susan Meiselas / Tina Modotti / Daidƍ Moriyama / Nicholas Nixon / Alexander Rodchenko / August Sander / Tomoko Sawada / Chris Shaw / Aaron Siskind / Graham Smith / Louis Stettner / Issei Suda / Yutaka Takanashi / Shƍji Ueda / Weegee / Francesca Woodman.Catalogue de l’exposition – Textes de Bertrand Schefer, Jean-Christophe Bailly et Diane Dufour. Co-Ă©dition : Atelier EXB et LE BAL
  • 🔊 “Lee Miller” au MusĂ©e d’Art Moderne de Paris du 10 avril au 2 aoĂ»t 2026

    34:16|
    “Lee Miller” au MusĂ©e d’Art Moderne de Parisdu 10 avril au 2 aoĂ»t 2026Entretien avec Fanny Schulmann,conservatrice en chef au MusĂ©e d’Art Moderne de Paris, responsable des collections photographiques et co-commissaire de l’exposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 22 juin 2026, durĂ©e 34’17,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/06/23/3726_lee-miller_musee-d-art-moderne-de-paris/CommuniquĂ© de presseCommissairesHilary Floe, senior curator en art moderne et contemporain Ă  la Tate Britain, assistĂ©e de Saskia FlowerFanny Schulmann, conservatrice en chef au MusĂ©e d’Art Moderne de Paris, responsable des collections photographiques, assistĂ©e d’AdĂ©laĂŻde Lacotte et de Paul-Emile PacheroDu 10 avril au 2 aoĂ»t 2026, le MusĂ©e d’Art Moderne de Paris prĂ©sente la plus importante rĂ©trospective consacrĂ©e Ă  Lee Miller en France depuis vingt ans.OrganisĂ©e Ă  l’initiative de la Tate Britain et en collaboration avec l’Art Institute of Chicago, l’exposition rĂ©unit prĂšs de 250 tirages anciens et modernes, dont plusieurs inĂ©dits, et propose un nouveau regard sur l’Ɠuvre de Lee Miller.Figure essentielle de l’avant-garde internationale, Lee Miller (1907, Poughkeepsie, États-Unis – 1977, Chiddingly, Royaume-Uni) fut tour Ă  tour mannequin, artiste surrĂ©aliste, portraitiste, photographe de mode et correspondante de guerre accrĂ©ditĂ©e par l’armĂ©e amĂ©ricaine. Longtemps relĂ©guĂ©e au rĂŽle d’égĂ©rie, elle est aujourd’hui reconnue comme l’une des grandes photographes du XXĂšme siĂšcle.L’exposition retrace l’ensemble de son parcours, de ses dĂ©buts Ă  New York aux annĂ©es de guerre en Europe, en passant par son sĂ©jour en Égypte et sa vie Ă  Londres. Elle dĂ©montre la richesse d’une Ɠuvre oĂč cohabitent expĂ©rimentations formelles, audace visuelle et engagement politique.Dix-huit ans aprĂšs la derniĂšre rĂ©trospective française au Jeu de Paume, le MusĂ©e d’Art Moderne de Paris propose un parcours en six parties, mĂȘlant approche chronologique et thĂ©matique.[...]
  • 🔊 “La photographie en toutes lettres” Ă  la Maison EuropĂ©enne de la Photographie, Paris du 10 juin au 13 septembre 2026

    20:17|
    “La photographie en toutes lettres” à la Maison EuropĂ©enne de la Photographie, Parisdu 10 juin au 13 septembre 2026Entretien avec Clothilde Morette, directrice artistique de la MEP et commissaire de l’exposition, par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 15 juin 2026, durĂ©e 20’17,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/06/19/3724_la-photographie-en-toutes-lettres_maison-europeenne-de-la-photographie/CommuniquĂ© de presseCommissariat :Clothilde Morette en collaboration avec Caroline Stein, responsable mĂ©cĂ©nat pour la Collection d’entreprise Neuflize OBC.Du 10 juin au 13 septembre 2026, la MEP prĂ©sente, Ă  l’occasion du Bicentenaire de la photographie, une exposition collective rĂ©unissant 35 artistes issu·es de la Collection d’entreprise Neuflize OBC et des collections de la MEP, parmi lesquels figurent Nan Goldin, Robert Mapplethorpe, Malick SidibĂ© ou encore Sophie Calle. PensĂ©e comme un abĂ©cĂ©daire accessible Ă  tous les publics, La photographie en toutes lettres tisse des correspondances inattendues entre les oeuvres. Chaque association ouvre une porte, contredit les Ă©vidences et invite chacun·e Ă  construire sa propre lecture, entre rĂ©miniscences intimes et imaginaires partagĂ©s. Autant de fragments qui composent les petits rĂ©cits de la grande histoire de la photographie, dans une expĂ©rience Ă  la fois joueuse, libre et empreinte de nostalgie.Qu’ont en commun l’adolescence, les contes, les musĂ©es ou encore la Bourgogne ?RĂ©alisĂ©e Ă  l’occasion du bicentenaire de la photographie, l’exposition La photographie en toutes lettres est conçue en Ă©troite collaboration avec la Collection d’entreprise Neuflize OBC. Elle rĂ©unit des oeuvres issues de ce fonds, mises en dialogue avec celles des collections de la MEP, offrant ainsi un regard croisĂ© sur la richesse de ces deux ensembles photographiques. Loin de toute histoire linĂ©aire, elle dĂ©ploie une lecture faite d’associations, de rencontres et de glissements, oĂč les oeuvres dictent leur ordre, indĂ©pendamment de toute chronologie ou hiĂ©rarchie.Chaque lettre devient un mot, chaque mot convoque un ensemble d’Ɠuvres qui conversent entre elles de maniĂšre parfois surprenante. Ici, le Journal LIFE croise la pub Kodak, des Noctambules se retrouvent au MusĂ©e et le Simulacre nĂ©gocie avec la VĂ©ritĂ©. Ces rapprochements rĂ©vĂšlent l’identitĂ© de la Collection d’entreprise Neuflize OBC – ancrĂ©e dans la crĂ©ation contemporaine, mais dont les racines plongent dans les avant-gardes des annĂ©es 1920. De Rineke Dijkstra Ă  Bernard Plossu, d’AgnĂšs Geoffray Ă  Florence Henri, les nombreux·ses artistes rĂ©uni·es dans l’exposition tĂ©moignent de multiples façons de voir, de montrer et de penser l’image photographique.S’inspirant de Ways of Seeing de John Berger (1972), l’exposition reprend Ă  cet ouvrage fondateur l’idĂ©e que « le voir prĂ©cĂšde le mot » : nous percevons d’abord le rĂ©el avant de le nommer et de le conceptualiser. C’est ce principe qui structure ce parcours, oĂč le dĂ©calage et l’énigme priment sur la dĂ©monstration. Chaque salle propose une association qui s’impose avant toute explication. Chaque entrĂ©e de ce lexique est accompagnĂ©e de textes, de citations et d’anecdotes qui Ă©clairent, sans jamais l’épuiser, la pluralitĂ© des rĂ©cits que porte la photographie.La photographie en toutes lettres s’inscrit dans un partenariat de longue date entre la MEP et la Fondation d’entreprise Neuflize OBC, fidĂšle soutien de l’institution depuis prĂšs de trente ans.
  • 🔊 “Laure Prouvost” Nous, frissons d’étoiles au Grand Palais – Nef Nord, Paris du 10 juin au 26 juillet 2026

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    “Laure Prouvost” Nous, frissons d’étoilesau Grand Palais – Nef Nord, Parisdu 10 juin au 26 juillet 2026Entretien avec Laure Prouvost, par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 8 juin 2026, durĂ©e 13’08,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/06/13/3723_laure-prouvost_grand-palais/CommuniquĂ© de presseCommissaire :Barbara Kroher, Responsable de la programmation des expositions au GrandPalaisRmnLaure Prouvost dĂ©crit sa pratique artistique comme un acte de traduction, une Ă©laboration sensorielle d’émotions, de perceptions et d’instants suspendus. FormĂ©e Ă  la vidĂ©o expĂ©rimentale, elle a Ă©tĂ© l’assistante de l’artiste conceptuel britannique John Latham durant ses Ă©tudes. Dans ses films et ses installations multimĂ©dia, Laure Prouvost dĂ©veloppe des logiques et des associations inventives pour crĂ©er des mondes narratifs complexes. Son approche rĂ©solument personnelle du storytelling est empreinte d’imagination, d’humour, de jeux de mots, de sensualitĂ©, d’élĂ©ments fantaisistes et d’échos poĂ©tiques. Elle nous invite Ă  remettre en question nos codes et structures habituels et Ă  nous laisser porter par d’autres courants spatiaux et temporels.Dans l’exposition « Nous, frissons d’étoiles », Laure Prouvost met en lumiĂšre un langage alternatif pour apprĂ©hender le monde, celui de la physique quantique. ThĂ©orisĂ©e il y a un siĂšcle, cette derniĂšre dĂ©crit le comportement de la matiĂšre et de l’énergie Ă  l’échelle des atomes et particules. Elle bouscule notre conception newtonienne des phĂ©nomĂšnes et repose sur des probabilitĂ©s plutĂŽt que des certitudes. Ainsi, Laure Prouvost pose-t-elle la question : « Que pourrait-on ressentir en percevant la rĂ©alitĂ© d’un point de vue quantique ? »L’artiste a menĂ© deux ans de recherches avec le philosophe Tobias Rees et le scientifique Hartmut Neven, pendant lesquels elle s’est intĂ©ressĂ©e Ă  l’informatique quantique et Ă  ses liens avec l’Univers. Ayant eu accĂšs Ă  un puissant ordinateur quantique, elle a créé des images et des sons qui reflĂštent le caractĂšre sensible et imprĂ©visible des systĂšmes.L’installation multimĂ©dia Nous, frissons d’étoiles, mĂȘle la vidĂ©o, la sculpture, les odeurs, le son et la lumiĂšre. Elle est nĂ©e d’une mĂ©tamorphose du projet « We Felt A Star Dying » prĂ©sentĂ© en 2025 au Kraftwerk Ă  Berlin dans le cadre d’une commande de la LAS Art Foundation, en collaboration avec OGR Ă  Turin. Elle apparaĂźt comme l’image en positif de cette installation originelle, conçue pour l’architecture industrielle et obscure de l’enceinte berlinoise. DĂšs l’entrĂ©e de l’exposition au Grand Palais, le tunnel que les visiteurs doivent emprunter marque le passage de l’univers nocturne Ă  l’univers diurne. Motif rĂ©current dans le travail de l’artiste, ce tunnel offre une voie initiatique vers l’oeuvre qui prĂ©pare Ă  sa rencontre et Ă  son Ă©blouissement.Il s’ouvre sur un environnement fluide habitĂ© par The Beginning, une sculpture cinĂ©tique monumentale dotĂ©e de six membres. AnimĂ©e par le son et la lumiĂšre, elle est tout Ă  la fois omniprĂ©sente et Ă©vanescente, imposante et fragile, cosmique et terrestre. Le trouble se poursuit lorsque l’on dĂ©couvre en son centre une vidĂ©o intitulĂ©e We Felt A Star Dying, qui nous relie Ă  la matiĂšre sous toutes ses formes (vivante/non vivante, naturelle/mĂ©canique), de l’infiniment petit Ă  l’infiniment grand. Elle donne Ă  voir une rĂ©alitĂ© interconnectĂ©e rĂ©gie par le quantique. Autour, des Ă©lĂ©ments fantaisistes aux allures de mĂ©tĂ©orites, les Cute Bits – jeu de mots Ă  partir des qubits, unitĂ©s de mesure de l’informatique quantique – dansent en duo le ballet de l’intrication suspendus Ă  la verriĂšre de la nef. Le phĂ©nomĂšne quantique de l’intrication correspond Ă  la corrĂ©lation des Ă©tats de deux particules : lorsque l’état de l’une varie, celui de l’autre change instantanĂ©ment, quelle que soit la distance qui les sĂ©pare.[....]
  • 🔊 “Giacometti surrĂ©aliste” Des objets comme des sculptures Ă  l’Institut Giacometti, Paris du 5 juin au 1er novembre 2026

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    “Giacometti surrĂ©aliste” Des objets comme des sculpturesĂ  l’Institut Giacometti, Parisdu 5 juin au 1er novembre 2026Entretien avec Laura Braverman, attachĂ©e de conservation – Fondation Giacometti,et commissaire de l’exposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 8 juin 2026, durĂ©e 27’33, © FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/06/09/3722_giacometti-surrealiste_institut-giacometti/CommuniquĂ© de presseCommissaire :Laura Braverman, AttachĂ©e de conservation – Fondation Giacometti« Je me suis rendu compte que je travaillais un vase exactement comme les sculptures et qu’il n’y avait aucune diffĂ©rence entre ce que j’appelais une sculpture et ce qui Ă©tait un objet, un vase ! » Alberto Giacometti. Entretien avec AndrĂ© Parinaud,1962L’exposition « Giacometti surrĂ©aliste. Des objets comme des sculptures » propose un regard singulier sur la pĂ©riode surrĂ©aliste d’Alberto Giacometti (1929-1935). Si cette production est aujourd’hui connue, on sait moins que l’artiste s’est engagĂ© en parallĂšle dans la crĂ©ation d’objets d’art dĂ©coratif. L’exposition met en lumiĂšre la simultanĂ©itĂ© de ces deux pratiques et rĂ©vĂšle une vĂ©ritable porositĂ© entre ces deux champs de crĂ©ation chez l’artiste Ă  cette pĂ©riode. D’importantes sculptures surrĂ©alistes issues de la collection de la Fondation Giacometti, ainsi que la Table (1933) – prĂȘt exceptionnel du Centre Pompidou – sont prĂ©sentĂ©es aux cĂŽtĂ©s d’objets dĂ©coratifs rarement montrĂ©s, conçus par l’artiste au dĂ©but des annĂ©es 1930. Un ensemble d’archives et de photographies complĂšte le parcours. L’exposition s’accompagne Ă©galement d’un catalogue illustrĂ© et d’une programmation culturelle et pĂ©dagogique.« Objets surrĂ©alistes » et « objets dĂ©coratifs » des annĂ©es 1930Les annĂ©es de 1929 Ă  1935 constituent une pĂ©riode particuliĂšrement fĂ©conde pour le jeune sculpteur. Alberto Giacometti (1901-1966) participe activement au mouvement surrĂ©aliste parisien, rĂ©alisant une sĂ©rie de sculptures Ă©nigmatiques : certaines aux accents agressifs, ou Ă©rotiques, d’autres aux formes biomorphiques tendant vers l’abstraction.ParallĂšlement, il reçoit ses premiĂšres commandes d’art dĂ©coratif et entame une collaboration Ă©troite avec Jean-Michel Frank, grand dĂ©corateur parisien. Pour celui-ci, il conçoit une variĂ©tĂ© d’objets – appliques murales, bas-reliefs, chenets, lampes, vases et autres piĂšces – qu’il produit avec l’aide de son frĂšre Diego. Bien qu’inscrites dans le domaine de la dĂ©coration d’intĂ©rieur, ces crĂ©ations portent la marque de l’imaginaire surrĂ©aliste de Giacometti, perceptible tant dans leurs formes que dans leurs thĂ©matiques. Inversement, son travail dĂ©coratif nourrit parfois ses sculptures surrĂ©alistes, qui reprennent certaines formes issues de ses objets utilitaires.Il s’associe Ă©galement au groupe surrĂ©aliste Ă  un moment oĂč la question de l’objet devient centrale au mouvement. Les surrĂ©alistes s’intĂ©ressent alors aux objets du quotidien, qu’ils dĂ©tournent, associent ou transforment, rompant avec leur fonction pratique pour en faire des supports d’exploration de l’imaginaire et du dĂ©sir. Contrairement aux autres membres du groupe, Giacometti ne recourt pas directement Ă  des objets prĂ©existants, mais compose ses sculptures Ă  partir de formes qui Ă©voquent des objets mais qui restent avant tout modelĂ©es.Giacometti participe nĂ©anmoins Ă  cette recherche en rĂ©alisant des sculptures aux fonctions ambiguĂ«s, invitant parfois Ă  la manipulation, Ă©voquant des jeux, ou assemblant des Ă©lĂ©ments disparates pour engendrer des rĂ©alitĂ©s nouvelles et troublantes. DĂ©sormais qualifiĂ©es d’« objets surrĂ©alistes », ses oeuvres ne visent pas Ă  reprĂ©senter le monde extĂ©rieur, mais deviennent leur propres rĂ©alitĂ©s. Cette maniĂšre nouvelle d’exister les rapproche de ses objets dĂ©coratifs, eux aussi pensĂ©s pour ĂȘtre manipulĂ©s, intĂ©grĂ©s Ă  la vie quotidienne et inscrits dans le monde rĂ©el.[...]
  • 🔊 “Martin Schongauer” Le bel immortel au MusĂ©e du Louvre, Paris du 8 avril au 20 juillet 2026

    24:05|
    “Martin Schongauer” Le bel immortelau MusĂ©e du Louvre, Parisdu 8 avril au 20 juillet 2026Entretien avec HĂ©lĂšne Grollemund,chargĂ©e de collection au dĂ©partement des Arts graphiques, musĂ©e du Louvre,et co-commissaire de l’exposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 1er juin 2026, durĂ©e 24’10,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/06/02/3720_martin-schongauer_musee-du-louvre/CommuniquĂ©CommissariatPantxika BĂ©guerie De Paepe, conservatrice honoraire du musĂ©e UnterlindenHĂ©lĂšne Grollemund, chargĂ©e de collection au dĂ©partement des Arts graphiques, musĂ©e du Louvre.SurnommĂ© le « beau Martin » par Albrecht DĂŒrer, Martin Schongauer (Colmar, vers 1445 – Vieux-Brisach, 1491), peintre, dessinateur et graveur virtuose, reste mĂ©connu au delĂ  du cercle des spĂ©cialistes et des amateurs. Il est pourtant l’un des artistes les plus importants et les plus populaires de la fin du Moyen Âge.A travers une centaine d’oeuvres, l’exposition met en lumiĂšre l’oeuvre et la postĂ©ritĂ© par-delĂ  les frontiĂšres et le temps de Schongauer. Elle prĂ©sente quelques rares dessins et une large sĂ©lection d’estampes auxquelles il doit sa renommĂ©e europĂ©enne, et, pour la premiĂšre fois, la quasitotalitĂ© des peintures (retables et tableaux de chevalet) qui lui sont attribuĂ©es, dont l’exceptionnelle Vierge au buisson de roses de 1473, son seul panneau peint datĂ©.Le parcours de l’exposition est organisĂ© en deux grands chapitres : le premier retrace la vie et l’oeuvre de Martin Schongauer ; le second Ă©tudie la profonde empreinte que ses gravures ont eu sur la culture visuelle europĂ©enne.La vie de Martin Schongauer reste mal connue du fait de la raretĂ© des sources. Fils et frĂšre d’orfĂšvres colmariens, il atteint rapidement dans ses gravures une grande maĂźtrise du dĂ©licat travail au burin, surpassant l’exemple de son aĂźnĂ©, le MaĂźtre ES, par son sens aigu de la prĂ©cision et une claire apprĂ©hension de la profondeur. Ses premiĂšres Ɠuvres mettent en Ă©vidence sa connaissance de l’art des grands Flamands comme Rogier van der Weyden, mais aussi des artistes de Nuremberg, une ville dans laquelle il a certainement sĂ©journĂ© Ă  l’occasion d’un voyage entrepris entre 1465 et 1470 environ.De rares et prĂ©cieuses peintures de Schongauer sont parvenues jusqu’à nous. Elles rĂ©vĂšlent un souci esthĂ©tique tant dans la reprĂ©sentation humaine que dans le dĂ©cor environnant et un goĂ»t profond du dĂ©tail ornemental ou rĂ©aliste. Les petits panneaux peints par Schongauer mettent en avant la nouvelle relation intimiste entre la Vierge et l’Enfant, la sĂ©rĂ©nitĂ© des scĂšnes d’adoration et le rĂŽle primordial de Marie. L’exposition confronte ces oeuvres, destinĂ©es Ă  la dĂ©votion privĂ©e, avec de grands ensembles commandĂ©s par les institutions religieuses – ils ornaient des Ă©glises de Colmar ou la commanderie d’Issenheim et n’ont que rarement quittĂ© l’Alsace.Le style sĂ©duisant de Martin Schongauer trouve toutefois son apogĂ©e dans ses estampes. Sa virtuositĂ© technique impressionnante s’allie Ă  sa connaissance approfondie des textes apocryphes ou des commentaires de la vie des saints. Il s’y rĂ©vĂšle un artiste lettrĂ©, un narrateur inventif et dĂ©licat ainsi qu’un fin observateur de la nature. Il joue sur la diversitĂ© des sujets afin de toucher le plus grand nombre de clients. A cĂŽtĂ© de scĂšnes religieuses, il dĂ©veloppe des thĂšmes animaliers et fantastiques ou des Ă©lĂ©ments dĂ©coratifs.[....]