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cover art for 🔊 “Dans le flou” Une autre vision de l’art, de 1945 à nos jours au Musée de l’Orangerie, Paris du 30 avril au 18 août 2025

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🔊 “Dans le flou” Une autre vision de l’art, de 1945 à nos jours au Musée de l’Orangerie, Paris du 30 avril au 18 août 2025

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“Dans le flou”Une autre vision de l’art, de 1945 à nos joursau Musée de l’Orangerie, Parisdu 30 avril au 18 août 2025


Entretien avec Emilia Philippot, conservatrice en chef, adjointe à la directrice des études, Institut national du patrimoine, et co-commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 19 septembre 2023, durée 23’38,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2025/05/14/3618_dans-le-flou_musee-de-l-orangerie/


Communiqué de presse


Commissariat :

Claire Bernardi, directrice, musée de l’Orangerie

Emilia Philippot, conservatrice en chef, adjointe à la directrice des études, Institut national du patrimoine

En collaboration avec Juliette Degennes, conservatrice, musée de l’Orangerie




Les Nymphéas ont longtemps été regardés par les artistes ou étudiés par les historiens comme le parangon d’une peinture abstraite, sensible, annonciatrice des grandes installations immersives à venir. En revanche, le flou qui règne sur les vastes étendues aquatiques des grandes toiles de Monet est resté un impensé. Ce flou n’avait pas échappé à ses contemporains, mais ils y voyaient l’effet d’une vision altérée par une maladie oculaire. Il nous semble aujourd’hui pertinent et plus fécond d’explorer cette dimension de l’oeuvre tardif de Monet comme un véritable choix esthétique dont la postérité doit être mise au jour.

Cette exposition fait délibérément du flou une clé qui ouvre une autre lecture d’un pan entier de la création plastique moderne et contemporaine. D’abord défini comme perte par rapport au net, le flou se révèle le moyen privilégié d’expression d’un monde où l’instabilité règne et où la visibilité s’est brouillée. C’est sur les ruines de l’après-Seconde Guerre mondiale que cette esthétique du flou s’enracine et déploie sa dimension proprement politique. Le principe cartésien du discernement, qui prévalait depuis si longtemps en art, apparaît alors profondément inopérant. Devant l’érosion des certitudes du visible, et face au champ de possibles qui leur est ainsi ouvert, les artistes proposent de nouvelles approches et font leur matière du transitoire, du désordre, du mouvement, de l’inachevé, du doute… Prenant acte d’un bouleversement profond de l’ordre du monde, ils font le choix de l’indéterminé, de l’indistinct et de l’allusion. Leur mise à distance de la netteté naturaliste va de pair avec une recherche de la polysémie qui se traduit par une perméabilité des médiums et une place accrue accordée à l’interprétation du regardeur. Instrument de sublimation tout autant que manifestation d’une vérité latente, le flou se fait à la fois symptôme et remède d’un monde en quête de sens.


Insaisissable par essence, l’esthétique du flou se dessine dans l’écart ; non par opposition frontale à l’objectivité clinique d’un monde sous haute surveillance, mais plutôt comme un jeu d’équilibrisme dans les interstices du réel ; un écart qui ne réside pas dans le rejet ou le déni de la trivialité du monde mais en explore de nouvelles modalités. À la limite du visible, le flou, en même temps qu’il trahit une instabilité, crée les conditions d’un ré-enchantement.


Le parcours de l’exposition suit un fil thématique et non chronologique. Une salle introductive est consacrée aux racines esthétiques du flou au XIXe et au tournant du XXe siècle, faisant suite aux bouleversements intellectuels, scientifiques, sociétaux et artistiques avec lesquels l’impressionnisme a grandi.

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  • 🔊 “Lee Miller” au MusĂ©e d’Art Moderne de Paris du 10 avril au 2 aoĂ»t 2026

    34:16|
    “Lee Miller” au Musée d’Art Moderne de Parisdu 10 avril au 2 août 2026Entretien avec Fanny Schulmann,conservatrice en chef au Musée d’Art Moderne de Paris, responsable des collections photographiques et co-commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 22 juin 2026, durée 34’17,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/06/23/3726_lee-miller_musee-d-art-moderne-de-paris/Communiqué de presseCommissairesHilary Floe, senior curator en art moderne et contemporain à la Tate Britain, assistée de Saskia FlowerFanny Schulmann, conservatrice en chef au Musée d’Art Moderne de Paris, responsable des collections photographiques, assistée d’Adélaïde Lacotte et de Paul-Emile PacheroDu 10 avril au 2 août 2026, le Musée d’Art Moderne de Paris présente la plus importante rétrospective consacrée à Lee Miller en France depuis vingt ans.Organisée à l’initiative de la Tate Britain et en collaboration avec l’Art Institute of Chicago, l’exposition réunit près de 250 tirages anciens et modernes, dont plusieurs inédits, et propose un nouveau regard sur l’œuvre de Lee Miller.Figure essentielle de l’avant-garde internationale, Lee Miller (1907, Poughkeepsie, États-Unis – 1977, Chiddingly, Royaume-Uni) fut tour à tour mannequin, artiste surréaliste, portraitiste, photographe de mode et correspondante de guerre accréditée par l’armée américaine. Longtemps reléguée au rôle d’égérie, elle est aujourd’hui reconnue comme l’une des grandes photographes du XXème siècle.L’exposition retrace l’ensemble de son parcours, de ses débuts à New York aux années de guerre en Europe, en passant par son séjour en Égypte et sa vie à Londres. Elle démontre la richesse d’une œuvre où cohabitent expérimentations formelles, audace visuelle et engagement politique.Dix-huit ans après la dernière rétrospective française au Jeu de Paume, le Musée d’Art Moderne de Paris propose un parcours en six parties, mêlant approche chronologique et thématique.[...]
  • 🔊 “La photographie en toutes lettres” Ă  la Maison EuropĂ©enne de la Photographie, Paris du 10 juin au 13 septembre 2026

    20:17|
    “La photographie en toutes lettres” à la Maison Européenne de la Photographie, Parisdu 10 juin au 13 septembre 2026Entretien avec Clothilde Morette, directrice artistique de la MEP et commissaire de l’exposition, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 15 juin 2026, durée 20’17,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/06/19/3724_la-photographie-en-toutes-lettres_maison-europeenne-de-la-photographie/Communiqué de presseCommissariat :Clothilde Morette en collaboration avec Caroline Stein, responsable mécénat pour la Collection d’entreprise Neuflize OBC.Du 10 juin au 13 septembre 2026, la MEP présente, à l’occasion du Bicentenaire de la photographie, une exposition collective réunissant 35 artistes issu·es de la Collection d’entreprise Neuflize OBC et des collections de la MEP, parmi lesquels figurent Nan Goldin, Robert Mapplethorpe, Malick Sidibé ou encore Sophie Calle. Pensée comme un abécédaire accessible à tous les publics, La photographie en toutes lettres tisse des correspondances inattendues entre les oeuvres. Chaque association ouvre une porte, contredit les évidences et invite chacun·e à construire sa propre lecture, entre réminiscences intimes et imaginaires partagés. Autant de fragments qui composent les petits récits de la grande histoire de la photographie, dans une expérience à la fois joueuse, libre et empreinte de nostalgie.Qu’ont en commun l’adolescence, les contes, les musées ou encore la Bourgogne ?Réalisée à l’occasion du bicentenaire de la photographie, l’exposition La photographie en toutes lettres est conçue en étroite collaboration avec la Collection d’entreprise Neuflize OBC. Elle réunit des oeuvres issues de ce fonds, mises en dialogue avec celles des collections de la MEP, offrant ainsi un regard croisé sur la richesse de ces deux ensembles photographiques. Loin de toute histoire linéaire, elle déploie une lecture faite d’associations, de rencontres et de glissements, où les oeuvres dictent leur ordre, indépendamment de toute chronologie ou hiérarchie.Chaque lettre devient un mot, chaque mot convoque un ensemble d’œuvres qui conversent entre elles de manière parfois surprenante. Ici, le Journal LIFE croise la pub Kodak, des Noctambules se retrouvent au Musée et le Simulacre négocie avec la Vérité. Ces rapprochements révèlent l’identité de la Collection d’entreprise Neuflize OBC – ancrée dans la création contemporaine, mais dont les racines plongent dans les avant-gardes des années 1920. De Rineke Dijkstra à Bernard Plossu, d’Agnès Geoffray à Florence Henri, les nombreux·ses artistes réuni·es dans l’exposition témoignent de multiples façons de voir, de montrer et de penser l’image photographique.S’inspirant de Ways of Seeing de John Berger (1972), l’exposition reprend à cet ouvrage fondateur l’idée que « le voir précède le mot » : nous percevons d’abord le réel avant de le nommer et de le conceptualiser. C’est ce principe qui structure ce parcours, où le décalage et l’énigme priment sur la démonstration. Chaque salle propose une association qui s’impose avant toute explication. Chaque entrée de ce lexique est accompagnée de textes, de citations et d’anecdotes qui éclairent, sans jamais l’épuiser, la pluralité des récits que porte la photographie.La photographie en toutes lettres s’inscrit dans un partenariat de longue date entre la MEP et la Fondation d’entreprise Neuflize OBC, fidèle soutien de l’institution depuis près de trente ans.
  • 🔊 “Laure Prouvost” Nous, frissons d’étoiles au Grand Palais – Nef Nord, Paris du 10 juin au 26 juillet 2026

    13:07|
    “Laure Prouvost” Nous, frissons d’étoilesau Grand Palais – Nef Nord, Parisdu 10 juin au 26 juillet 2026Entretien avec Laure Prouvost, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 8 juin 2026, durée 13’08,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/06/13/3723_laure-prouvost_grand-palais/Communiqué de presseCommissaire :Barbara Kroher, Responsable de la programmation des expositions au GrandPalaisRmnLaure Prouvost décrit sa pratique artistique comme un acte de traduction, une élaboration sensorielle d’émotions, de perceptions et d’instants suspendus. Formée à la vidéo expérimentale, elle a été l’assistante de l’artiste conceptuel britannique John Latham durant ses études. Dans ses films et ses installations multimédia, Laure Prouvost développe des logiques et des associations inventives pour créer des mondes narratifs complexes. Son approche résolument personnelle du storytelling est empreinte d’imagination, d’humour, de jeux de mots, de sensualité, d’éléments fantaisistes et d’échos poétiques. Elle nous invite à remettre en question nos codes et structures habituels et à nous laisser porter par d’autres courants spatiaux et temporels.Dans l’exposition « Nous, frissons d’étoiles », Laure Prouvost met en lumière un langage alternatif pour appréhender le monde, celui de la physique quantique. Théorisée il y a un siècle, cette dernière décrit le comportement de la matière et de l’énergie à l’échelle des atomes et particules. Elle bouscule notre conception newtonienne des phénomènes et repose sur des probabilités plutôt que des certitudes. Ainsi, Laure Prouvost pose-t-elle la question : « Que pourrait-on ressentir en percevant la réalité d’un point de vue quantique ? »L’artiste a mené deux ans de recherches avec le philosophe Tobias Rees et le scientifique Hartmut Neven, pendant lesquels elle s’est intéressée à l’informatique quantique et à ses liens avec l’Univers. Ayant eu accès à un puissant ordinateur quantique, elle a créé des images et des sons qui reflètent le caractère sensible et imprévisible des systèmes.L’installation multimédia Nous, frissons d’étoiles, mêle la vidéo, la sculpture, les odeurs, le son et la lumière. Elle est née d’une métamorphose du projet « We Felt A Star Dying » présenté en 2025 au Kraftwerk à Berlin dans le cadre d’une commande de la LAS Art Foundation, en collaboration avec OGR à Turin. Elle apparaît comme l’image en positif de cette installation originelle, conçue pour l’architecture industrielle et obscure de l’enceinte berlinoise. Dès l’entrée de l’exposition au Grand Palais, le tunnel que les visiteurs doivent emprunter marque le passage de l’univers nocturne à l’univers diurne. Motif récurrent dans le travail de l’artiste, ce tunnel offre une voie initiatique vers l’oeuvre qui prépare à sa rencontre et à son éblouissement.Il s’ouvre sur un environnement fluide habité par The Beginning, une sculpture cinétique monumentale dotée de six membres. Animée par le son et la lumière, elle est tout à la fois omniprésente et évanescente, imposante et fragile, cosmique et terrestre. Le trouble se poursuit lorsque l’on découvre en son centre une vidéo intitulée We Felt A Star Dying, qui nous relie à la matière sous toutes ses formes (vivante/non vivante, naturelle/mécanique), de l’infiniment petit à l’infiniment grand. Elle donne à voir une réalité interconnectée régie par le quantique. Autour, des éléments fantaisistes aux allures de météorites, les Cute Bits – jeu de mots à partir des qubits, unités de mesure de l’informatique quantique – dansent en duo le ballet de l’intrication suspendus à la verrière de la nef. Le phénomène quantique de l’intrication correspond à la corrélation des états de deux particules : lorsque l’état de l’une varie, celui de l’autre change instantanément, quelle que soit la distance qui les sépare.[....]
  • 🔊 “Giacometti surrĂ©aliste” Des objets comme des sculptures Ă  l’Institut Giacometti, Paris du 5 juin au 1er novembre 2026

    27:32|
    “Giacometti surréaliste” Des objets comme des sculpturesà l’Institut Giacometti, Parisdu 5 juin au 1er novembre 2026Entretien avec Laura Braverman, attachée de conservation – Fondation Giacometti,et commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 8 juin 2026, durée 27’33, © FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/06/09/3722_giacometti-surrealiste_institut-giacometti/Communiqué de presseCommissaire :Laura Braverman, Attachée de conservation – Fondation Giacometti« Je me suis rendu compte que je travaillais un vase exactement comme les sculptures et qu’il n’y avait aucune différence entre ce que j’appelais une sculpture et ce qui était un objet, un vase ! » Alberto Giacometti. Entretien avec André Parinaud,1962L’exposition « Giacometti surréaliste. Des objets comme des sculptures » propose un regard singulier sur la période surréaliste d’Alberto Giacometti (1929-1935). Si cette production est aujourd’hui connue, on sait moins que l’artiste s’est engagé en parallèle dans la création d’objets d’art décoratif. L’exposition met en lumière la simultanéité de ces deux pratiques et révèle une véritable porosité entre ces deux champs de création chez l’artiste à cette période. D’importantes sculptures surréalistes issues de la collection de la Fondation Giacometti, ainsi que la Table (1933) – prêt exceptionnel du Centre Pompidou – sont présentées aux côtés d’objets décoratifs rarement montrés, conçus par l’artiste au début des années 1930. Un ensemble d’archives et de photographies complète le parcours. L’exposition s’accompagne également d’un catalogue illustré et d’une programmation culturelle et pédagogique.« Objets surréalistes » et « objets décoratifs » des années 1930Les années de 1929 à 1935 constituent une période particulièrement féconde pour le jeune sculpteur. Alberto Giacometti (1901-1966) participe activement au mouvement surréaliste parisien, réalisant une série de sculptures énigmatiques : certaines aux accents agressifs, ou érotiques, d’autres aux formes biomorphiques tendant vers l’abstraction.Parallèlement, il reçoit ses premières commandes d’art décoratif et entame une collaboration étroite avec Jean-Michel Frank, grand décorateur parisien. Pour celui-ci, il conçoit une variété d’objets – appliques murales, bas-reliefs, chenets, lampes, vases et autres pièces – qu’il produit avec l’aide de son frère Diego. Bien qu’inscrites dans le domaine de la décoration d’intérieur, ces créations portent la marque de l’imaginaire surréaliste de Giacometti, perceptible tant dans leurs formes que dans leurs thématiques. Inversement, son travail décoratif nourrit parfois ses sculptures surréalistes, qui reprennent certaines formes issues de ses objets utilitaires.Il s’associe également au groupe surréaliste à un moment où la question de l’objet devient centrale au mouvement. Les surréalistes s’intéressent alors aux objets du quotidien, qu’ils détournent, associent ou transforment, rompant avec leur fonction pratique pour en faire des supports d’exploration de l’imaginaire et du désir. Contrairement aux autres membres du groupe, Giacometti ne recourt pas directement à des objets préexistants, mais compose ses sculptures à partir de formes qui évoquent des objets mais qui restent avant tout modelées.Giacometti participe néanmoins à cette recherche en réalisant des sculptures aux fonctions ambiguës, invitant parfois à la manipulation, évoquant des jeux, ou assemblant des éléments disparates pour engendrer des réalités nouvelles et troublantes. Désormais qualifiées d’« objets surréalistes », ses oeuvres ne visent pas à représenter le monde extérieur, mais deviennent leur propres réalités. Cette manière nouvelle d’exister les rapproche de ses objets décoratifs, eux aussi pensés pour être manipulés, intégrés à la vie quotidienne et inscrits dans le monde réel.[...]
  • 🔊 “Martin Schongauer” Le bel immortel au MusĂ©e du Louvre, Paris du 8 avril au 20 juillet 2026

    24:05|
    “Martin Schongauer” Le bel immortelau Musée du Louvre, Parisdu 8 avril au 20 juillet 2026Entretien avec Hélène Grollemund,chargée de collection au département des Arts graphiques, musée du Louvre,et co-commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 1er juin 2026, durée 24’10,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/06/02/3720_martin-schongauer_musee-du-louvre/CommuniquéCommissariatPantxika Béguerie De Paepe, conservatrice honoraire du musée UnterlindenHélène Grollemund, chargée de collection au département des Arts graphiques, musée du Louvre.Surnommé le « beau Martin » par Albrecht Dürer, Martin Schongauer (Colmar, vers 1445 – Vieux-Brisach, 1491), peintre, dessinateur et graveur virtuose, reste méconnu au delà du cercle des spécialistes et des amateurs. Il est pourtant l’un des artistes les plus importants et les plus populaires de la fin du Moyen Âge.A travers une centaine d’oeuvres, l’exposition met en lumière l’oeuvre et la postérité par-delà les frontières et le temps de Schongauer. Elle présente quelques rares dessins et une large sélection d’estampes auxquelles il doit sa renommée européenne, et, pour la première fois, la quasitotalité des peintures (retables et tableaux de chevalet) qui lui sont attribuées, dont l’exceptionnelle Vierge au buisson de roses de 1473, son seul panneau peint daté.Le parcours de l’exposition est organisé en deux grands chapitres : le premier retrace la vie et l’oeuvre de Martin Schongauer ; le second étudie la profonde empreinte que ses gravures ont eu sur la culture visuelle européenne.La vie de Martin Schongauer reste mal connue du fait de la rareté des sources. Fils et frère d’orfèvres colmariens, il atteint rapidement dans ses gravures une grande maîtrise du délicat travail au burin, surpassant l’exemple de son aîné, le Maître ES, par son sens aigu de la précision et une claire appréhension de la profondeur. Ses premières œuvres mettent en évidence sa connaissance de l’art des grands Flamands comme Rogier van der Weyden, mais aussi des artistes de Nuremberg, une ville dans laquelle il a certainement séjourné à l’occasion d’un voyage entrepris entre 1465 et 1470 environ.De rares et précieuses peintures de Schongauer sont parvenues jusqu’à nous. Elles révèlent un souci esthétique tant dans la représentation humaine que dans le décor environnant et un goût profond du détail ornemental ou réaliste. Les petits panneaux peints par Schongauer mettent en avant la nouvelle relation intimiste entre la Vierge et l’Enfant, la sérénité des scènes d’adoration et le rôle primordial de Marie. L’exposition confronte ces oeuvres, destinées à la dévotion privée, avec de grands ensembles commandés par les institutions religieuses – ils ornaient des églises de Colmar ou la commanderie d’Issenheim et n’ont que rarement quitté l’Alsace.Le style séduisant de Martin Schongauer trouve toutefois son apogée dans ses estampes. Sa virtuosité technique impressionnante s’allie à sa connaissance approfondie des textes apocryphes ou des commentaires de la vie des saints. Il s’y révèle un artiste lettré, un narrateur inventif et délicat ainsi qu’un fin observateur de la nature. Il joue sur la diversité des sujets afin de toucher le plus grand nombre de clients. A côté de scènes religieuses, il développe des thèmes animaliers et fantastiques ou des éléments décoratifs.[....]
  • 🔊 “Silla : l’Or et le Sacré” TrĂ©sors royaux de CorĂ©e (57 av. J.-C. – 935 apr. J.-C.) au MusĂ©e national des arts asiatiques – Guimet, Paris du 20 mai au 31 aoĂ»t 2026

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    “Silla : l’Or et le Sacré”Trésors royaux de Corée (57 av. J.-C. – 935 apr. J.-C.)au Musée national des arts asiatiques – Guimet, Parisdu 20 mai au 31 août 2026Entretien avec Dr. Arnaud Bertrand,conservateur des collections Corée – Chine ancienne au musée Guimet,et co-commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 18 mai 2026, durée 24’38,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/05/19/3719_silla_musee-national-des-arts-asiatiques-guimet/Communiqué de presseCommissariat :Dr. Arnaud Bertrand conservateur des collections Corée – Chine ancienne au musée GuimetYim Jaewan conservateur senior au musée national de GyeongjuYun Seogyeong assistante conservatrice au musée national de GyeongjuExposition organisée par Guimet – musée national des arts asiatiques et le musée national de Gyeongju (Corée du Sud)Grâce à une collaboration exceptionnelle avec le musée national de Gyeongju et d’autres institutions muséales sud-coréennes et françaises, le musée Guimet présente, pour la première fois en Europe, une exposition sur le royaume du Silla (57 av J.-C- 935 après J.-C), l’une des civilisations les plus brillantes de l’Asie de l’Est.Révélé par l’archéologie autant que par les chroniques médiévales, l’art du Silla apparaît aujourd’hui comme un héritage vivant, au coeur de la mémoire culturelle de la Corée du Sud. Cette présentation inédite met en lumière un royaume où, durant près d’un millénaire, art, spiritualité et pouvoir se sont conjugués pour façonner une culture d’une remarquable richesse.Des origines mythiques du Silla, racontées par les chroniques coréennes médiévales, à la chute du royaume, l’exposition se déploie en cinq sections thématiques qui retracent l’histoire, les expressions artistiques et la mémoire d’un État à la fois puissant et profondément ancré dans des traditions spirituelles. Elle offre une lecture renouvelée de cette civilisation, révélant la manière dont les dynamiques politiques, religieuses et esthétiques se sont entremêlées pour produire un héritage qui est parvenu jusqu’à nous.Transportés aux origines de la ville-paysage Gyeongju, au sud-est de la Corée, les visiteurs découvriront les traces d’une civilisation dont les montagnes, les immenses « tombes-montagnes », les temples et la vie moderne portent encore l’empreinte. Une ville dont les habitants sont pleinement investis dans la protection de leur patrimoine.Du 4e au début du 6e siècle, la période dite maripgan marque une étape décisive dans l’affirmation de l’identité du Silla avec l’essor du clan des Kim. L’or devient la signature éclatante du royaume, symbole d’un pouvoir consolidé. Les trésors exhumés des grandes tombes royales (couronnes d’or, parures de jade, bijoux ouvragés, grès figuratifs) témoignent d’un savoir-faire exceptionnel et d’un royaume ouvert aux échanges sur les routes reliant le Japon, la Chine, la steppe, l’Asie centrale, jusqu’aux mondes méditerranéens. Prestige politique et splendeur artistique s’y confondent, donnant naissance à un langage visuel d’une exceptionnelle inventivité.Au cours du Silla unifié (668–935), le royaume s’impose comme puissance méridionale dominante, avec le bouddhisme comme force spirituelle et protectrice du territoire. Les matériaux précieux autrefois réservés aux tombes royales trouvent désormais leur place dans les monastères, les pagodes, les reliquaires et les images sacrées.Les trésors de fer, d’or, d’argent, de verre et de pierre du Silla constituent un héritage vivant, encore perceptible dans le paysage de Gyeongju comme dans la mémoire collective.[...]
  • 🔊 “La Mode en majesté” Haute couture et tradition Ă  la cour de ThaĂŻlande au MAD, musĂ©e des Arts DĂ©coratifs, Paris du 13 mai au 1er novembre 2026

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    “La Mode en majesté”Haute couture et tradition à la cour de Thaïlandeau MAD, musée des Arts Décoratifs, Parisdu 13 mai au 1er novembre 2026Entretien avec Béatrice Quette, conservatrice en charge des collections asiatiques et islamiques MAD,et commissaire de l’exposition, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 11 mai 2026, durée 21’35, © FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/05/16/3718_la-mode-en-majeste_mad-musee-des-arts-decoratif/Communiqué de presseCommissariat :Béatrice Quette, conservatrice en charge des collections asiatiques et islamiquesassistée d’Astrid Novembre, assistante d’exposition et de Louise Lartillot, assistante de conservation bourse du JaponL’équipe de conservation du Queen Sirikit Museum of Textiles en collaboration avec le SACIT (Sustainable Arts and Crafts Institute of Thailand) :Piyavara Teekara Natenoi, directrice du Queen Sirikit Museum of TextilesSappasit Foongfaungchaveng, commissaire indépendantSarttarat Muddin, conservateur en chef et en charge du service des publics, Queen Sirikit Museum of TextilesAlisa Saisavetvaree, commissaire, Queen Sirikit Museum of TextilesÉquipe Conservation et inventaire, Queen Sirikit Museum of TextilesDu 13 mai au 1er novembre 2026, le musée des Arts décoratifs présente sous le haut patronage de Son Altesse Royale la Princesse Sirivannavari Nariratana Rajakanya l’exposition « La Mode en majesté. Haute couture et tradition à la cour de Thaïlande », organisée dans le cadre du 340e anniversaire de la première relation diplomatique et du 170e anniversaire des relations diplomatiques franco‑thaiÅNlandaises (1856–2026). Ce projet propose une lecture inédite de l’évolution du vêtement à la cour thaïlandaise, des années 1960 à nos jours. Près de 200 pièces, robes et accessoires signés principalement par le couturier Pierre Balmain et la maison Lesage mais aussi de créateurs thaïlandais, mettent en lumière l’évolution du vêtement de cour thaïlandais et son inscription sur la scène internationale.Des objets, textiles et photographies issus des collections royales complètent cette présentation. À travers le prisme de la mode, l’exposition analyse le rôle du costume comme langage culturel et diplomatique. Présentées pour la première fois en France, ces garde‑robes de la cour, construites autour des huit formats de costumes traditionnels, ont été conçues par Sa Majesté la Reine Sirikit, en collaboration avec des historienset des créateurs thaïlandais. L’exposition est organisée en partenariat avec le Queen Sirikit Museum of Textiles (QSMT) et le Sustainable Arts and Crafts Institute of Thailand (SACIT), dans le cadre des célébrations du 340e anniversaire de la première relation diplomatique et du 170e anniversaire des relations diplomatiques entre la France et la Thaïlande, anciennement le Royaume de Siam.[...]
  • 🔊 “Plumes du paradis” Voyages d’un oiseau extraordinaire de Nouvelle-GuinĂ©e au musĂ©e du quai Branly – Jacques Chirac, Paris du 12 mai au 8 novembre 2026

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    “Plumes du paradis” Voyages d’un oiseau extraordinaire de Nouvelle-Guinéeau musée du quai Branly – Jacques Chirac, Parisdu 12 mai au 8 novembre 2026Entretien avec Magali Mélandri, Responsable de l’unité patrimoniale Océanie – Insulinde du musée du quai Branly – Jacques Chirac, et co-commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 11 mai 2026, durée 21’50, © FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/05/15/3717_plumes-du-paradis_musee-du-quai-branly-jacques-chirac/Communiqué de presseCommissaires :Magali Mélandri, Responsable de l’unité patrimoniale Océanie – Insulinde du musée du quai Branly – Jacques ChiracStéphanie Xatart, Historienne de l’art, commissaire indépendanteMaître dans l’art de la parade, l’oiseau de paradis (1), par l’éclat de ses plumages et l’extraordinaire inventivité de ses chorégraphies, fascine depuis les premiers siècles de notre ère, bien au-delà des forêts de Nouvelle-Guinée, son principal territoire d’origine.En explorant le pouvoir d’émerveillement des oiseaux de paradis et les imaginaires qu’ils ont nourris, l’exposition retrace l’histoire de leur circulation et de leurs représentations dans les arts, de l’Océanie à l’Asie et à l’Occident, ainsi que dans les sciences naturelles occidentales.Réunissant près de 210 oeuvres — parures de plumes, peintures, spécimens naturalisés, pièces et accessoires de mode, objets d’art et ouvrages illustrés — le parcours croise les regards de l’histoire naturelle, de l’art, de la mode, de l’ethnologie et de l’écologie. Il met en lumière la manière dont ces oiseaux ont été mobilisés, admirés, représentés, étudiés au fil du temps.Conçue en collaboration avec des scientifiques et des artistes de Nouvelle-Guinée, l’exposition présente également des créations contemporaines ancrées dans les savoirs et les réalités locaux et invite à repenser nos liens avec le vivant.Prélude – Des oiseaux-artistesPrincipalement présents en Nouvelle-Guinée et sur certaines îles voisines, avec quelques espèces dans les Moluques et le nord-est de l’Australie, les paradisiers (Paradisaeidae) évoluent dans un vaste foyer de biodiversité, riche en ressources nourricières et préservé de grands prédateurs, à l’exception des humains. Au fil de milliers d’années, ils ont développé un art du vivant fondé sur la couleur, le mouvement et la métamorphose, qui les place au sommet de l’histoire évolutive des oiseaux. En préambule du parcours, une immersion visuelle et sonore propose une première rencontre avec cet « oiseau-artiste » chorégraphe sans pareil au plumage chatoyant. Les 45 espèces que compte la famille des Paradisaeidae témoignent d’une remarquable diversité biologique et esthétique.Nouvelle-Guinée : faire alliancesLa première étape du parcours mène à la rencontre du paradisier dans sa terre d’origine, en Nouvelle-Guinée. La présentation de différentes parures corporelles témoigne des liens tissés entre oiseaux, sociétés papoues et leurs territoires, notamment à travers les réseaux d’échanges, les performances dansées et chantées, et les systèmes de valeurs associés aux plumes. La diffusion audiovisuelle de ces performances dansées et des immersions sonores contextualise ces relations entre communautés humaines et non-humaines. Les récits locaux mettent notamment en avant l’identité singulière de l’oiseau de paradis, masculin et féminin à la fois, et son lien à d’autres espèces emblématiques comme le casoar.[...]
  • 🔊 “Hilma af Klint” Les peintures du Temple (1906-1915) au Grand Palais [Centre Pompidou – Constellation], Paris du 6 mai au 30 aoĂ»t 2026

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    “Hilma af Klint”Les peintures du Temple (1906-1915)au Grand Palais [Centre Pompidou – Constellation], Parisdu 6 mai au 30 août 2026Entretien avec Pascal Rousseau,Professeur à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, et commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 4 mai 2026, durée 21’23,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/05/06/3716_hilma-af-klint_centre-pompidou-constellation/Communiqué de presseCommissaire :Pascal Rousseau, Professeur à l’Université de Paris 1 Panthéon-SorbonneAu printemps 2026, le Grand Palais et le Centre Pompidou consacrent une exposition inédite à Hilma af Klint (1862-1944), une artiste dont l’œuvre bouleverse la chronologie de l’art moderne. Bien avant les figures établies de l’abstraction comme Kandinsky ou Malevitch, Hilma af Klint a réalisé, dès 1906, des peintures d’une audace exceptionnelle, alliant géométrie, aplats de couleurs vives et motifs organiques, qui annonçaient les grands courants du XXe siècle.Pour l’occasion, le Grand Palais et le Centre Pompidou font événement en exposant, pour la première fois en France, le cycle des peintures du Temple (1906-1915), son grand oeuvre, dont la célèbre série monumentale des Dix Plus Grands qui témoigne de la puissance visionnaire d’une artiste résolument en avance sur son temps.Formée à l’Académie royale des Beaux-Arts de Stockholm, Hilma af Klint menait une double vie artistique : conventionnelle, avec des œuvres figuratives traditionnelles, et secrète, avec une production résolument avant-gardiste. Nourrie par son engagement dans la Société théosophique, Hilma af Klint puisait la liberté de son inspiration dans des séances de spiritisme au sein d’un groupe de femmes avec lesquelles elle partage une même vision utopique. Spirales, cercles et faisceaux traduisent une recherche de l’harmonie cosmique et des forces invisibles qui régissent le monde, conférant à ses oeuvres une dimension universelle et intemporelle.Hilma af Klint choisit de ne pas dévoiler son œuvre abstraite à ses contemporains, intégrant dans son testament la volonté de garder ses oeuvres scellées vingt ans après sa mort. Ceci contribua à une reconnaissance tardive de son travail. Ce n’est qu’en 1986, lors de l’exposition The Spiritual in Art, Abstract Painting 1890-1985 à Los Angeles, que ses peintures abstraites furent présentées pour la première fois au grand public, marquant le début de sa renommée internationale.A ce jour, aucune grande exposition monographique de l’artiste n’a été montrée en France, alors que son oeuvre fait l’objet, depuis quelques années, d’une très forte réévaluation, notamment dans le cadre d’une relecture du rôle des femmes dans le champ de la modernité artistique. Hilma af Klint reste encore très peu aperçue dans les musées français, alors que le monde entier la considère désormais comme une artiste incontournable de la modernité artistique et des débuts historiques de l’abstraction.Au-delà de l’hommage rétrospectif, cette exposition met en valeur les multiples sources d’inspiration de son oeuvre (ésotérisme, folklore et art populaire, culture scientifique) et interroge la manière dont l’histoire de l’art a longtemps ignoré les artistes femmes et leur contribution aux mouvements fondateurs. Hilma af Klint apparaît ici comme une figure incontournable, capable de transcender les frontières entre art, science et spiritualité, et de continuer à inspirer de nouvelles générations. Une expérience unique pour découvrir une artiste qui, tout en étant ancrée dans son époque, semblait dialoguer avec l’avenir.Publications #ExpoHilmaAfKlint catalogue de l’exposition, coédition GrandPalaisRmnÉditions / Éditions du Centre Pompidou 2026.