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Faire les murs

Faire les murs, le podcast d’Espacité, va à la rencontre de celles et ceux qui changent la ville.

Faire les murs, le podcast d’Espacité, va à la rencontre de celles et ceux qui changent la ville.Chercheurs, architectes, urbanistes, collectivités… chaque épisode interroge, avec un expert du sujet, les tendances qui fa
11/20/2020

Episode 2 - Vers une ville du capital ?

Saison 1, Ép. 2
La tendance serait inéluctable: la ville serait sous l’emprise du grand capital, et la financiarisation rampante. Le concept est dans l’air du temps; nombreux sont les acteurs qui utilisent à tout va les termes de «financiarisation» quand ils traitent de la question urbaine. Tout peut–il pour autant être taxé de «financier»? Comment (et jusqu’où) le logement est-il concerné? A Espacité, nous n’aimons pas les mots et les analyses hâtives. Alors pour mieux comprendre ce qui se joue, nous avons décidé de prendre le temps avec Ludovic Halbert, géographe et chargé de recherche au CNRS (Laboratoire Techniques, Territoires, Sociétés – LATTS – de L’université Paris-Est) de comprendre comment fonctionnent les circuits de financement dans la production urbaine, et en quoi certains d’entre eux, issus de la finance de marché, produisent des effets différents. Pour aller plus loin:Revue Urbanisme, numéro spécial sur «La ville financiarisée», dossier coordonné par Ludovic Halbert et Renaud Le Goix, mai-juin 2012. https://www.urbanisme.fr/la-ville-financiarisee/dossier-384 Caisse des Dépôts, Les cahiers de la recherche, Enjeux du financement de la ville et des territoires, octobre 2019. https://www.caissedesdepots.fr/blog/article/enjeux-du-financement-de-la-ville-et-des-territoires La ville néolibérale, Gilles Pinson, 2020, PUFhttps://www.puf.com/content/La_ville_n%C3%A9olib%C3%A9rale
1/15/2021

Episode 4 - La fin du logement social « à la française » ?

Saison 1, Ép. 4
avec Jean-Claude Driant, urbaniste, professeur à l’école d’urbanisme de Paris, Le modèle de logement social « à la française », souvent loué ou envié par nos voisins européens, est mis à mal. L’année 2018 a marqué une étape très symbolique dans cette évolution, avec l’obligation faite aux organismes de baisser leurs loyers d’environ un milliard d’euros par an.Cette année, malgré la crise, l’obligation est maintenue et se voit doublée d’une seconde ponction auprès d’Action logement pour alimenter le budget de l’Etat. Ces diminutions dans les sources de financement du logement social pèsent, à terme, dans la capacité d’investissement des acteurs du secteur mais aussi sur leurs stratégies et sur leur positionnement.Jean-Claude Driant, urbaniste, professeur à l’école d’urbanisme de Paris, revient sur cette dynamique et en quoi ce changement de modèle économique a des incidences plus profondes sur les piliers qui ont longtemps fait l’originalité – et la force - de notre modèle.Pour aller plus loin : Revue Grief, 2019, N°6/2 : https://www.lgdj.fr/grief-2019-n-6-2-9782247188666.htmlAnalyse AOC, Menaces sur le logement social - Novembre 2020 : https://aoc.media/analyse/2020/11/26/menaces-sur-le-logement-social/Article : Evolution du tissu des organismes HLM - Quels impacts pour les politiques locales ? - Mai 2018 : https://www.union-habitat.org/actualites/evolution-du-tissu-des-organismes-hlm-quels-impacts-pour-les-politiques-locales
3/19/2021

Episode 5 - Le secteur du logement à l’épreuve d’Airbnb : l’illustration d’un rapport de force inégal

Saison 1, Ép. 5
L’irruption d’Airbnb dans les métropoles touristiques a généré un important débat public - et politique - en France. Ce « syndrome Airbnb », terme utilisé pour qualifier l’impact des nouvelles plateformes numériques sur les villes, ne se limite pas à la transformation de nos pratiques touristiques, mais englobent plusieurs aspects. Ayant profité dans un premier temps d’un relatif vide juridique, ces plateformes bouleversent les quartiers dans lesquelles elles prospèrent. Elles sont accusées à la fois d’une concurrence déloyale envers l’hôtellerie traditionnelle et de concourir à l’envolée des prix du logement, mobilisant les élus locaux contre elles. Acteurs incontournables de la ville, elles se développent pourtant « à l’écart » des politiques publiques qui peinent à en réguler l’activité.Dans ce nouvel épisode de Faire les murs, Anne-Cécile Mermet évoque, à travers les exemples de Paris et Reykjavík, les différentes facettes des plateformes numériques d’intermédiation, et nous montre comment ce type de modèle est bien éloigné de la philosophie positive de la smart city.Anne-Cécile Mermet est géographe, docteure et maîtresse de conférences à Sorbonne Université et fait partie du laboratoire de recherche Médiations. Elle s’intéresse aux différentes formes de la gentrification dans nos villes, à l’urbanisme des plateformes et aux relations entre production urbaine et activités commerciales.Pour aller plus loin : «Airbnb et la gentrification touristique des villes», Urbanités, http://www.revue-urbanites.fr/entendu-entretien-mermet/Pour une synthèse des enjeux autour de l'urbanisme de plateforme, à partir du cas d'Airbnb : Mermet A.-C. et Söderström O. (2020), «Airbnb. Urbanisme de plateforme et reconfigurations urbaines», in Le capital dans la cité, Amsterdam, Paris, pp.53‑64.Sur les enjeux de gouvernance urbaine liés à Airbnb : Artioli F. (2020), La gouvernance urbaine à l’épreuve d’Airbnb, PUCA, Paris (Réflexions en partage), 86p. http://www.urbanisme-puca.gouv.fr/IMG/pdf/la_gouvernance_urbaine_a_lepreuve_dairbnb.pdfSur Airbnb à Reykjavik (en anglais) : Mermet A.-C. (2019), «The “Airbnbfication” of the Icelandic capital. Towards an assessment of the socio-spatial impacts of Airbnb in the Reykjavik Capital Area», Ferðamálarannsóknir (Tourism Research in Iceland), n°FMS 2019-12. https://www.ferdamalastofa.is/static/files/ferdamalastofa/kannanir/skyrslur/airbnb-heild2.pdf
4/16/2021

Episode 6 - La finance à impact, une réponse au sans-abrisme ?

Saison 1, Ép. 6
Le développement ces dernières années de la finance à impact offre de nouveaux leviers pour répondre aux enjeux environnementaux et sociaux de notre société. C’est dans ce contexte que le secteur du logement, en recherche de diversification de ses ressources, s’ouvre progressivement à ce type de modèles.La société d’investissements belge INCLUSIO s’est ainsi donnée pour mission de permettre aux personnes à bas revenus ou en difficulté d’accéder à un logement. En se présentant comme un nouveau mode de partenariat public-privé, ce fonds d’investissement souhaite apporter une solution aux insuffisances du logement social traditionnel belge et à la réduction des financements publics. Sur le modèle de l’intermédiation locative permettant de mobiliser le parc privé, INCLUSIO investit dans des actifs immobiliers dans les grandes villes belges pour les placer en gestion auprès d’agences immobilières sociales, chargées de les louer aux publics précaires. Entré en bourse à la fin de l’année 2020, le fonds cherche à concilier rentabilité économique de ses investissements et impact social positif.Ce modèle fait écho aux interrogations du moment sur les manières de faire la ville, d’inscrire les investissements dans la durée, ou encore sur leurs effets sur les dynamiques socio-spatiales générée. Autant de questions que nous abordons avec François De Borchgrave, spécialiste de la finance à impact.François de BORCHGRAVE est le co-fondateur et directeur de la société de finance à impact KOIS. Avec une expérience d’une vingtaine d’années dans le monde de la financedont dix dans la finance à impact, il estavec KOISà l’initiative de la société d’investissement immobilier à vocation sociale INCLUSIO.Pour en savoir plus:Episode n°2 de Faire les murs : "Vers une ville du capital ?" avec Ludovic Halbert https://shows.acast.com/faire-les-murs/episodes/vers-une-ville-du-capital