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Choses à Savoir

Pourquoi la prosopométamorphopsie est-elle fascinante ?

Certains troubles compliquent singulièrement la vie des personnes qui en souffrent. C'est le cas des patients atteints de prosopométamorphopsie. En effet, ils ne voient pas le monde, et notamment les gens qui les entourent, de la même façon que tout un chacun.


Ils ne perçoivent pas les visages des autres tels qu'ils sont. Ils les voient de manière déformée. La bouche est étirée, comme un long trait qui barre le bas du visage. Les yeux aussi sont allongés en amande et les oreilles sont pointues. Enfin, des rides profondes strient le front et les joues.


Bref, les personnes atteintes de ce trouble visuel rare ont l'impression que leurs amis ou leurs voisins viennent tout droit d'un film d'horreur.


Mais les personnes concernées éprouvent encore d'autres sensations bizarres. Parfois, les visages se colorent de teintes vives. En face d'eux, des faces grimaçantes deviennent rouges ou vertes.


Dans d'autres cas, les traits du visage semblent animés d'un perpétuel mouvement. Les déformations perçues concernent souvent tout le visage, mais il arrive qu'elles se concentrent sur certaines de ses parties, comme le nez ou la bouche. Par ailleurs, ces distorsions ne concernent pas que les personnes, mais aussi de nombreux objets.


Il est à remarquer que, chez la plupart des patients, ce trouble ne se manifeste pas seulement dans la vie. S'ils regardent un visage sur une photographie, par exemple, ils remarqueront les mêmes distorsions.


Le cas récent d'un homme atteint de prosopométamorphopsie a cependant attiré l'attention des scientifiques. En effet, il ne percevait rien d'anormal en regardant une photographie.


Les examens pratiqués sur ce patient ont permis de mieux comprendre le mécanisme de cette curieuse maladie. Elle se produirait surtout à la suite d'un problème cérébral. Il peut notamment s'agir d'un accident vasculaire cérébral ou d'une perturbation de la circulation sanguine dans le cerveau.


Dans certains cas minoritaires, cependant, ce trouble semble associé à une maladie, comme l'épilepsie ou la schizophrénie. La majeure partie des patients parvient cependant à se débarrasser de ce trouble, avec ou sans traitements.

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