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Choses à Savoir - Culture générale
Pourquoi certaines adresses contiennent-elles « cedex » ?
Rediffusion
Vous vous êtes peut-être déjà demandé à quoi pouvait correspondre le mot "CEDEX", que vous avez déjà dû écrire sur certaines enveloppes. En effet, il fait partie du libellé de certaines adresses.
Mais quel sens peut bien avoir ce curieux terme ? En fait, il s'agit d'un acronyme, qui signifie "courrier d'entreprise à distribution exceptionnelle". La mention "CEDEX" est donc réservée au courrier reçu par les entreprises. Elle ne figurera jamais sur le courrier d'un particulier.
Ce code se compose en principe de 5 chiffres. Les deux premiers indiquent le département dans lequel se trouve le siège social de l'entreprise. Les trois numéros suivants représentent l'identifiant attribué à chaque société.
Ces 5 chiffres sont à écrire avant la mention "CEDEX", qui peut être suivie du numéro du bureau distributeur ou du numéro d'arrondissement si le courrier est adressé à Paris ou à Lyon par exemple. Enfin, il est préférable d'écrire ce code en lettres capitales.
Ainsi, une adresse se terminant par "69225 Lyon CEDEX O3" signifie que le siège social de l'entreprise se trouve dans le département du Rhône, que son identifiant (fictif) est "225" et que l'adresse de la société se trouve dans le 3e arrondissement de Lyon.
Cet acronyme correspond à un service spécifique, mis en place par la poste en 1972. Sa présence, sur l'enveloppe, garantit que les plis seront traités de manière prioritaire, par des bureaux de poste spécifiques.
Les lettres comportant ce code seront donc envoyées à leurs destinataires dans des délais plus courts. Pour avoir le droit de faire inscrire l'acronyme "CEDEX" sur leur courrier, les entreprises doivent souscrire un abonnement payant auprès de la poste. Une fois l'abonnement validé, elles reçoivent, comme on l'a vu, un identifiant.
Si un courrier adressé à un particulier ne peut pas comprendre la mention "CEDEX", un autre acronyme, "CIDEX", peut s'y voir inscrit. Signifiant "courrier individuel à distribution exceptionnelle", il repose sur le même principe que le "CEDEX", mais ne concerne que les particuliers.
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Pourquoi la mort d'Alexandre 1er est-elle un grand mystère ?
02:58|La mort d’Alexandre Ier, tsar de Russie de 1801 à 1825, est l’un des grands mystères de l’histoire impériale russe. Officiellement, rien de plus banal : l’empereur serait mort d’une maladie soudaine à l’âge de 47 ans. Pourtant, dès l’annonce de son décès, des doutes apparaissent, et ils ne cesseront jamais vraiment de disparaître.Pour comprendre ce mystère, il faut d’abord connaître le personnage. Alexandre Ier est un souverain complexe, profondément marqué par les guerres napoléoniennes, la violence du pouvoir et un sentiment de culpabilité lié à l’assassinat de son père, Paul Ier, auquel il aurait indirectement consenti. À la fin de sa vie, il est décrit comme fatigué, désabusé, de plus en plus tourné vers la religion et la quête spirituelle. Certains contemporains évoquent même son désir de disparaître du monde politique.C’est dans ce contexte qu’Alexandre meurt en 1825, loin de Saint-Pétersbourg, dans la ville de Taganrog, au sud de la Russie. Cette distance est déjà inhabituelle pour un empereur. Les circonstances exactes de sa maladie restent floues, les récits divergent, et l’autopsie est sommaire. Rapidement, des rumeurs circulent : certains affirment que le corps présenté lors des funérailles ne ressemblait pas vraiment au tsar, d’autres évoquent un cercueil resté fermé plus que de coutume.Mais le mystère s’épaissit surtout plusieurs années plus tard, avec l’apparition d’un personnage énigmatique en Sibérie : un ermite nommé Fiodor Kouzmitch. Cet homme, cultivé, parlant plusieurs langues, doté de manières aristocratiques, intrigue immédiatement. Il semble en savoir beaucoup sur la cour impériale et les grandes affaires de l’État, tout en refusant catégoriquement de révéler son passé.Peu à peu, l’idée s’impose dans certains cercles que cet ermite pourrait être Alexandre Ier lui-même, ayant simulé sa mort pour finir ses jours dans la pénitence et l’anonymat. Des témoignages évoquent une ressemblance physique troublante, des analyses ultérieures ont souligné des similitudes dans l’écriture, et des proches de l’ermite auraient rapporté des confidences ambiguës suggérant une identité cachée.Aucune preuve formelle n’a jamais confirmé cette théorie. Les autorités impériales ont toujours nié toute supercherie, et les historiens restent divisés. Pourtant, le doute persiste, d’autant plus que certaines vérifications ultérieures du tombeau impérial ont nourri les spéculations.En définitive, le mystère de la mort d’Alexandre Ier fascine parce qu’il mêle pouvoir, culpabilité, foi et désir d’effacement. Qu’il soit mort empereur ou ermite, son destin incarne l’idée troublante qu’un homme au sommet de l’État ait pu vouloir disparaître pour redevenir simple mortel.
Pourquoi le kaki, fruit orange, désigne-t-il une couleur verte ?
02:13|À première vue, la chose paraît absurde : le kaki est un fruit orange, parfois rougeoyant… alors pourquoi le mot « kaki » désigne-t-il aussi une couleur verte tirant vers le brun ? Cette contradiction n’est qu’apparente. Elle raconte en réalité une histoire de langues, de colonisation et d’usages militaires.Commençons par le fruit. Le kaki que nous connaissons en Europe vient d’Asie orientale, notamment de Chine et du Japon. Son nom provient du japonais kaki no ki, qui désigne le plaqueminier et son fruit. Dans ce contexte, le mot « kaki » n’a jamais désigné une couleur, mais uniquement le fruit lui-même, caractérisé par sa teinte orangée.La couleur kaki, elle, a une origine totalement différente. Le mot vient du persan khâk, qui signifie « terre », « poussière ». En hindi et en ourdou, khaki veut dire « couleur de la poussière », autrement dit un brun jaunâtre ou verdâtre, proche de la terre sèche. Aucun lien, donc, avec le fruit asiatique : il s’agit d’une homonymie parfaite, née de deux étymologies distinctes.Comment cette couleur est-elle devenue célèbre ? Par l’armée britannique au XIXᵉ siècle. À l’époque de l’Empire colonial, notamment en Inde, les soldats anglais portent encore des uniformes clairs, très visibles. Pour se camoufler dans les paysages poussiéreux, ils adoptent progressivement des tenues teintes avec des pigments locaux donnant cette fameuse couleur « poussière ». Le terme khaki s’impose alors dans l’anglais militaire, avant de se diffuser dans de nombreuses langues européennes, dont le français.Peu à peu, le kaki devient synonyme de camouflage, puis de sobriété, d’utilitaire, voire d’élégance décontractée dans la mode civile. Aujourd’hui encore, quand on parle de kaki, on pense davantage à un pantalon ou à une veste qu’à un fruit.La confusion vient donc du fait que le français utilise le même mot pour deux réalités sans lien historique. Le kaki-fruit vient du japonais. Le kaki-couleur vient du persan via l’anglais. Ils se rencontrent par hasard dans la langue, mais ne se sont jamais croisés dans l’histoire.Ce type de phénomène est loin d’être rare. La langue est pleine de faux cousins sémantiques, où un même mot recouvre des origines et des sens différents. Dans le cas du kaki, le contraste est simplement plus frappant, car il oppose un fruit éclatant à une couleur terne.En résumé, si le kaki peut être vert, ce n’est pas parce que le fruit a changé de couleur, mais parce que la langue, elle, aime les détours. Le kaki est orange dans l’assiette… et poussiéreux dans le dictionnaire.
Rediffusion - Quelle est l’origine surprenante de la musique de Tétris ?
01:58|La musique emblématique de Tetris, le jeu vidéo culte créé par le programmeur russe Alexey Pajitnov en 1984, a une origine surprenante qui plonge dans le patrimoine culturel russe. Ce morceau, connu sous le nom de "Korobeiniki", est en réalité une ancienne chanson folklorique russe datant du XIXᵉ siècle.L’origine de "Korobeiniki""Korobeiniki" est une chanson populaire basée sur un poème de Nikolai Nekrasov, écrit en 1861. Le mot "Korobeiniki" désigne les colporteurs itinérants de l’époque, qui transportaient leurs marchandises dans des paniers pour les vendre sur les marchés. La chanson raconte une histoire romantique entre un colporteur et une jeune femme, mêlant commerce et flirt. Le rythme enjoué et entraînant de cette chanson en a fait un morceau souvent joué lors de célébrations ou de danses folkloriques.Comment "Korobeiniki" est devenu la musique de TetrisLorsque Alexey Pajitnov a conçu Tetris à Moscou, il n’y avait pas encore de bande sonore associée au jeu. Ce n’est qu’en 1989, avec la sortie de Tetris sur la Game Boy de Nintendo, que "Korobeiniki" a été introduite comme musique principale. Hirokazu Tanaka, compositeur japonais travaillant pour Nintendo, a arrangé le morceau folklorique pour l’adapter au style électronique et rythmique du jeu, tout en conservant son essence traditionnelle.Le choix de "Korobeiniki" pour Tetris est lié à l’identité russe du jeu. À l’époque, la Russie était encore l’Union soviétique, et les références culturelles russes faisaient partie intégrante de l’esthétique du jeu, renforçant son caractère unique et mémorable.L’impact de la musiqueDepuis son inclusion dans Tetris, "Korobeiniki" est devenue indissociable du jeu et est désormais connue dans le monde entier comme la "musique de Tetris". Sa mélodie dynamique s’accorde parfaitement au rythme effréné du jeu, augmentant la tension et l’immersion des joueurs. Au fil des années, elle a été réarrangée et remixée à de nombreuses reprises, apparaissant même dans des concerts symphoniques et des reprises modernes.En résuméL’histoire de la musique de Tetris, née d’un poème folklorique russe, montre comment un morceau traditionnel peut transcender son époque et devenir un symbole culturel mondial, grâce à un simple jeu vidéo. Une véritable fusion entre patrimoine et modernité.
Rediffusion - Quelle est l’origine surprenante des mocassins ?
02:00|Les mocassins, ces chaussures confortables et intemporelles, tirent leurs origines des pratiques ingénieuses des peuples autochtones d'Amérique du Nord. Mais ce qui rend leur histoire particulièrement amusante, c'est la manière dont ces chaussures simples ont su captiver les pieds du monde entier, passant des forêts sauvages aux podiums de mode. Le mot « mocassin » vient du terme algonquin makasin, qui signifie « chaussure ». Les Amérindiens les fabriquaient à partir de cuir souple, souvent en peau d'élan ou de cerf, pour offrir une protection légère et flexible dans des environnements variés. Chaque tribu avait ses propres variantes, avec des perles ou des broderies qui racontaient des histoires uniques. Ces chaussures n'étaient pas seulement pratiques ; elles étaient un véritable symbole culturel. La véritable touche d'humour dans l’histoire des mocassins réside dans leur popularisation. Lors de la colonisation de l’Amérique, les colons européens, qui portaient des bottes rigides et peu pratiques, furent séduits par le confort des mocassins. Les colons, souvent épuisés par leurs longues marches, trouvèrent ces chaussures si confortables qu'ils commencèrent à les adopter... parfois avec un certain manque de style ! Imaginez un Anglais guindé en redingote, tentant maladroitement de porter des mocassins ornés de perles. Au fil des siècles, les mocassins devinrent des icônes de la mode. Dans les années 1930, la marque américaine G.H. Bass ajouta un détail pratique : une petite ouverture sur le dessus, idéale pour glisser un penny, donnant ainsi naissance aux « penny loafers ». Curieusement, ces mocassins à pièce sont devenus incontournables dans les universités américaines. Les étudiants glissaient une pièce de monnaie dans la fente, non pas pour la mode, mais pour avoir de quoi passer un appel téléphonique d’urgence ! Aujourd’hui, les mocassins sont omniprésents, que ce soit en version classique, chic ou décontractée. Ils sont devenus une véritable passerelle entre tradition et modernité, alliant le savoir-faire des Premières Nations à l’élégance contemporaine. Et tout cela, grâce à une chaussure née dans les forêts, conçue pour épouser les pas de la nature. Une belle leçon de confort et de style intemporel, avec une petite touche d'humour historique !
Rediffusion - Pourquoi certaines personnes ont un trou à coté de l’oreille ?
01:55|Certaines personnes naissent avec un petit trou près de l'oreille appelé sinus préauriculaire. Ce phénomène est une anomalie congénitale bénigne, relativement rare, qui touche environ 0,1 à 0,9 % des populations en Europe et aux États-Unis, mais jusqu'à 4 à 10 % dans certaines régions d'Afrique et d'Asie. Formation et origineLe sinus préauriculaire se forme pendant le développement embryonnaire, généralement autour de la 6e semaine de gestation, lorsqu'apparaissent les arcs branchiaux ou arcs pharyngiens. Ces arcs sont des structures embryonnaires primitives qui jouent un rôle clé dans le développement de la tête et du cou, notamment des oreilles, de la mâchoire et du pharynx.Chez les poissons, ces arcs branchiaux donnent naissance à des branchies, mais chez les mammifères, ils évoluent pour former d'autres structures. Le sinus préauriculaire pourrait être lié à une fusion incomplète ou à un défaut de développement des bourgeons auriculaires, des structures embryonnaires responsables de la formation de l'oreille externe. Une réminiscence des branchies ?Certains scientifiques ont émis l'hypothèse que le sinus préauriculaire pourrait être une trace évolutive des branchies de nos lointains ancêtres aquatiques, ce qui expliquerait son emplacement à proximité de l'oreille. Cependant, cette idée reste spéculative et n'est pas directement prouvée. Le sinus est surtout considéré comme une anomalie de fusion embryologique, sans lien fonctionnel avec les branchies. Aspects cliniquesLe sinus préauriculaire est généralement asymptomatique et sans conséquences médicales. Cependant, il peut parfois s'infecter ou développer des kystes, nécessitant un traitement antibiotique ou une intervention chirurgicale pour le retirer. Une curiosité bénigneEn résumé, le sinus préauriculaire est une petite curiosité biologique qui témoigne des processus complexes de notre développement embryonnaire, avec une possible résonance évolutive remontant à l'époque où nos ancêtres vivaient sous l'eau.
Rediffusion - Quel est le mot universellement compris ?
02:33|Une équipe de linguistes de l'institut Max-Planck de psycholinguistique aux Pays-Bas a fait une découverte remarquable en 2013 : l'existence d'un mot véritablement universel, "hein?" (ou ses équivalents), présent dans 31 langues différentes à travers le monde. Ce qui rend cette découverte particulièrement intéressante est que ce mot ne semble pas avoir été emprunté d'une langue à une autre, mais s'être développé de manière indépendante dans diverses cultures. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont mené une étude approfondie, analysant des conversations informelles dans des contextes très variés, allant des grandes métropoles aux villages les plus reculés. Dans certains cas, ils se sont même immergés pendant plusieurs semaines dans des communautés isolées pour observer et enregistrer des échanges spontanés. Ce mot universel partage des caractéristiques phonétiques remarquablement similaires dans toutes les langues étudiées. Il est systématiquement monosyllabique, prononcé avec une intonation interrogative, et souvent accompagné d'un léger coup de glotte. Sa fonction est également identique partout : il sert à signaler une incompréhension et à demander une clarification dans la conversation. Les chercheurs expliquent ce phénomène par ce qu'ils appellent une "convergence évolutive", concept emprunté à la biologie. Tout comme différentes espèces peuvent développer des caractéristiques similaires face à des défis environnementaux communs, les langues auraient évolué vers une solution commune pour répondre au besoin universel de gérer les incompréhensions dans les conversations. Cette découverte est d'autant plus significative qu'elle remet en question l'un des principes fondamentaux de la linguistique : l'arbitraire du signe, selon lequel il n'existe normalement pas de lien direct entre le son d'un mot et sa signification. "Hein?" semble constituer une rare exception à cette règle. Contrairement à des sons instinctifs comme les pleurs ou les gémissements, "hein?" est un mot qui s'apprend au cours du développement linguistique. Les enfants l'acquièrent en observant son usage dans les interactions sociales. Sa simplicité phonétique et sa prosodie interrogative en font un outil optimal pour réagir rapidement et clarifier une situation sans interrompre le flux naturel de la conversation. Cette découverte, récompensée par un Ig Nobel en 2013, illustre comment le langage humain peut développer des solutions universelles pour répondre à des besoins de communication fondamentaux, transcendant ainsi les barrières culturelles et linguistiques.
Rediffusion - Pourquoi n’y a-t-il pas de rideaux aux Pays-Bas ?
02:09|Aux Pays-Bas, l'absence de rideaux ou leur ouverture constante dans de nombreuses habitations est une particularité culturelle qui intrigue les visiteurs. Cette pratique repose sur des raisons historiques, culturelles et sociales profondément enracinées dans la société néerlandaise. Un héritage historique et religieux L'origine de cette habitude remonte à l’époque de la Réforme protestante au XVIe siècle. Aux Pays-Bas, le protestantisme, en particulier le calvinisme, a joué un rôle central dans la culture. Cette doctrine valorisait la transparence, la simplicité et la moralité. Les maisons aux fenêtres ouvertes reflétaient ces valeurs : laisser les rideaux tirés permettait de montrer aux voisins que les occupants n’avaient rien à cacher et menaient une vie honnête et vertueuse. Ce souci de transparence visait également à décourager les comportements jugés immoraux ou répréhensibles. Une maison aux fenêtres ouvertes indiquait que les propriétaires n’avaient pas peur du regard des autres, car leur vie privée était irréprochable. Une société ouverte et égalitaire Aujourd’hui, bien que les motivations religieuses aient perdu de leur importance, cette habitude persiste en grande partie en raison des caractéristiques de la société néerlandaise, qui valorise l’ouverture, l’égalité et la communauté. Les Néerlandais cultivent un sentiment de proximité avec leurs voisins et considèrent que des fenêtres non obstruées favorisent une interaction visuelle et une certaine convivialité. De plus, l’idée d’un espace intérieur visible reflète une mentalité égalitaire. Montrer son intérieur, même modeste, témoigne d’une absence de prétention et d’un rejet des barrières sociales. Les Néerlandais ne cherchent pas à impressionner ou à cacher leur vie quotidienne. Une pratique liée à l’architecture L’architecture néerlandaise contribue également à cette particularité. Les maisons, souvent construites en rangées le long des canaux ou des rues étroites, sont dotées de grandes fenêtres qui laissent entrer la lumière naturelle, un atout précieux dans un pays où les journées grises sont fréquentes. Un choix personnel Cependant, tous les Néerlandais ne suivent pas cette tradition. Dans les grandes villes comme Amsterdam ou Rotterdam, influencées par la diversité culturelle, l’utilisation de rideaux ou de stores est devenue plus courante, reflétant des pratiques modernes. En résumé L’absence de rideaux aux Pays-Bas est un mélange d’héritage calviniste, de valeurs égalitaires et d’une architecture favorisant la lumière naturelle. Cette pratique, bien que moins universelle aujourd’hui, reste un symbole de transparence et de simplicité dans la culture néerlandaise.
Rediffusion - Pourquoi dit-on que le couleur magenta n’existe pas ?
02:06|La couleur magenta est un mystère fascinant, souvent qualifiée de "couleur qui n’existe pas". Mais qu’entend-on exactement par là ? Plongeons dans les secrets de la perception visuelle pour comprendre ce phénomène. D’abord, il faut savoir que la vision des couleurs repose sur un mécanisme complexe. Nos yeux contiennent des cellules appelées cônes, sensibles à trois types de longueurs d’onde lumineuses : le rouge, le vert et le bleu. Ces signaux sont envoyés à notre cerveau, qui les combine pour produire la vaste palette de couleurs que nous percevons. Cependant, toutes les couleurs que nous voyons n’existent pas forcément comme des longueurs d’onde distinctes dans le spectre lumineux. Prenez l’arc-en-ciel, par exemple. Il va du rouge au violet, en passant par l’orange, le jaune, le vert et le bleu. Mais il manque une couleur : le magenta. Pourquoi ? Parce que le magenta n’a pas sa propre longueur d’onde. Il est en fait une création de notre cerveau. Cette couleur apparaît lorsque nos yeux captent simultanément de la lumière rouge et de la lumière bleue, sans lumière verte entre les deux pour créer une transition. Incapable de détecter un "pont" dans le spectre, le cerveau invente une couleur pour combler ce vide : le magenta. Cela fait du magenta une couleur subjective, totalement dépendante de notre perception. Dans un sens physique, elle n’existe pas, puisqu’elle ne correspond à aucune onde lumineuse spécifique. C’est un pur produit de notre esprit. Ce phénomène souligne à quel point la vision des couleurs est personnelle. Les couleurs que nous voyons sont des interprétations, des constructions mentales qui traduisent des signaux lumineux. Ce qui est encore plus fascinant, c’est que le magenta n’est pas unique : il existe d’autres "couleurs impossibles", comme certaines nuances de bleu-rouge ou de jaune-vert, que notre cerveau ne peut appréhender. Ainsi, le magenta est une sorte d’illusion. Ce n’est pas une réalité physique, mais une preuve éclatante de la créativité du cerveau humain. En fin de compte, il nous rappelle que notre perception du monde est une merveilleuse combinaison de biologie, de science et de subjectivité.
Rediffusion - Pourquoi appelle-t-on les armatures des parapluies des "baleines" ?
01:35|Les armatures des parapluies sont appelées "baleines" en raison de leur origine historique. Ce terme remonte à une époque où ces structures étaient littéralement fabriquées à partir de fanons de baleine, un matériau prisé pour sa souplesse et sa résistance.L'origine des "baleines" dans les parapluiesDans les siècles passés, les parapluies et ombrelles étaient considérés comme des objets luxueux. Pour leur fabrication, les artisans utilisaient des fanons de baleine, prélevés sur certaines espèces, comme la baleine franche ou la baleine boréale. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les fanons ne sont pas des os, mais des plaques de kératine situées dans la bouche de ces cétacés, permettant de filtrer le plancton.Les fanons de baleine présentaient des propriétés idéales pour les armatures de parapluies et d'ombrelles : ils étaient à la fois flexibles, légers, résistants à la torsion, et faciles à découper et modeler. Leur souplesse leur permettait de résister au vent tout en offrant une structure solide au tissu du parapluie.Une évolution vers des matériaux modernesAvec le déclin de la chasse à la baleine et l’apparition de nouveaux matériaux au XIXe siècle, les fanons furent progressivement remplacés par des métaux légers comme l’acier et, plus tard, par des alliages ou des matériaux synthétiques comme la fibre de verre. Ces matériaux étaient non seulement plus économiques à produire, mais aussi moins dépendants d’une ressource animale.Malgré cette évolution technologique, le terme "baleines" est resté pour désigner les armatures des parapluies, par tradition et par habitude.D'autres usages des fanonsIl est intéressant de noter que les fanons de baleine ne servaient pas uniquement aux parapluies. Ils étaient également utilisés dans la fabrication de corsets, de fouets, ou encore de cannes, toujours pour leur souplesse et leur durabilité.En résuméLe terme "baleines" pour les armatures de parapluies trouve son origine dans l’utilisation historique des fanons de baleine, un matériau autrefois prisé pour sa souplesse et sa résistance. Bien que ces armatures soient aujourd’hui fabriquées à partir de matériaux modernes, le mot "baleine" est resté, témoignant de l’héritage artisanal et culturel de cet objet du quotidien.