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cover art for Google Maps : encore plus de trajets « verts » pour éviter la voiture ?

Choses à Savoir TECH VERTE

Google Maps : encore plus de trajets « verts » pour éviter la voiture ?

Google Maps continue de gagner en fonctionnalité, et cette fois-ci aucun rapport avec l’intelligence artificielle. Mi-avril, l’entreprise a annoncé des changements dans son application de navigation pour le bien de la planète. D’ici quelques semaines, l’app proposera a tous les automobilistes des itinéraires plus respectueux de l’environnement.


Concrètement, lorsque vous recherchez un itinéraire par la route, un petit encadré vous indiquera comment faire le même déplacement en transport en commun. Pas question ici de vous faire prendre 3 bus et 2 métros… cette solution de Google alternative apparaîtra je cite « lorsque la durée de déplacement sera similaire et accessible ». Bien évidemment, il faudra pour cela que Google ait accès aux données des différents opérateurs de transports en commun. Pour cette, cette nouveauté sera déployée en premier lieu dans les grandes capitales européennes, dont Paris. Espérons que d’autres villes françaises y auront accès rapidement, étant donné que la France est pourvue de nombreuses agences de transport en commun à travers le pays, lesquelles proposent souvent leurs données en libre accès.


Histoire de compléter son offre dite « responsable », Google va aussi afficher les itinéraires de train directement dans la page de résultats de son moteur de recherche. Si vous cherchez « Train de Marseille à Paris », les prix ainsi que les durées de transit seront affichés dans un petit tableau récapitulatif avec un lien menant à la page de réservation, sans doute SNCF-Connect en France. Des itinéraires en bus « longue distance » seront également proposés à celles et ceux qui veulent faire des économies. Enfin, Google Flights, l’outil de recherche répertoriant les prix des trajets en avion, commencera aussi à faire apparaître les alternatives de déplacement en train lorsqu’elles seront disponibles. Plutôt que de faire un Paris-Nice en avion, l'outil vous proposera de faire le même trajet en train grâce à un lien permettant d’effectuer une réservation pour le jour et l’horaire souhaité. Une manière de responsabiliser les utilisateurs et utilisatrices qui ne doit pas faire oublier que Google n’est pas irréprochable écologiquement, notamment avec ses fermes de serveurs, sa production de smartphone nécessitant de nombreux métaux rares et ses IA très consommatrices en eau, entre autres.

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  • Face à BYD, Ford lance la contre-attaque électrique ?

    02:23|
    Après plusieurs années d’hésitations, de restructurations et de recul commercial, Ford a voulu montrer qu’il n’avait pas renoncé à l’Europe. Le constructeur américain a reconfirmé l’arrivée de cinq nouveaux modèles électrifiés sur le Vieux Continent d’ici la fin de la décennie. L’objectif était clair : reprendre pied sur un marché où la marque avait perdu du terrain, face aux constructeurs européens, mais aussi face à la montée très rapide des marques chinoises.Cette annonce est intervenue dans un contexte un peu plus favorable pour Ford, notamment en France. Louis-Carl Vignon, président de Ford France, a indiqué que les modèles électriques représentaient 55 % des commandes enregistrées dans l’Hexagone au mois d’avril. Le constructeur bénéficiait notamment du lancement de modèles importants comme l’Explorer électrique et le Capri EV, tous deux développés sur la plateforme MEB de Volkswagen. Cette plateforme est une base technique conçue pour les véhicules électriques, qui permet de partager batteries, moteurs et architecture électronique entre plusieurs modèles.Dans le détail, Ford a présenté une feuille de route centrée sur les particuliers. Elle comprenait une petite citadine électrique, dans l’esprit de la Fiesta, un SUV compact zéro émission, ainsi que plusieurs SUV proposés en versions électriques ou hybrides. La marque a aussi confirmé l’arrivée en Europe d’un nouveau SUV compact inspiré de la famille Bronco, produit à partir de 2028 dans son usine de Valence, en Espagne. Le positionnement était assumé : un véhicule au style robuste, plus aventurier, mais adapté au marché européen. Ce plan répondait aussi à une inquiétude plus large. Jim Farley, le patron de Ford, avait multiplié les alertes sur la progression des constructeurs chinois, qu’il décrivait comme une menace majeure pour l’industrie occidentale. BYD, notamment, s’était imposé comme l’un des concurrents les plus redoutés, avec des modèles abordables et très avancés technologiquement.Ford n’a donc pas cherché à basculer brutalement vers le tout électrique. Le groupe a plutôt défendu une transition progressive, mêlant électrique et hybride, plus proche des usages réels des automobilistes. Pour réduire ses coûts, il s’est aussi appuyé sur des partenariats industriels, notamment avec Volkswagen, et potentiellement Renault pour certains futurs modèles produits en France.
  • En 2027, les batteries amovibles deviennent obligatoires ?

    02:37|
    L’Europe a adopté deux textes distincts sur la réparabilité des batteries, et il ne faut pas les confondre. Le premier, le règlement européen 2023/1670, concerne les smartphones et les tablettes. Le second, le règlement 2023/1542, s’appliquera à partir du 18 février 2027 à la plupart des autres appareils portables fonctionnant sur batterie : casques audio, liseuses, consoles portables ou encore ordinateurs portables.Le principe général du texte de 2027 est clair : l’utilisateur doit pouvoir retirer et remplacer lui-même la batterie avec des outils courants. Un simple tournevis doit suffire. Si un outil particulier est indispensable, le fabricant devra le fournir gratuitement avec l’appareil. Les batteries de remplacement devront aussi rester disponibles pendant au moins cinq ans après la mise sur le marché. Certains fabricants ont déjà anticipé cette évolution. Sennheiser a lancé son casque Momentum 5 avec une batterie remplaçable à l’aide d’un tournevis Phillips. Fender avait suivi une logique similaire avec ses écouteurs Mix. Preuve que la contrainte technique n’est pas forcément insurmontable.Mais plusieurs zones grises subsistent. Le cas des montres connectées, bracelets de fitness ou lunettes intelligentes reste discuté. Leurs batteries sont souvent très petites, donc plus délicates à manipuler. La coalition Right to Repair Europe conteste toutefois cet argument, en citant notamment la Pixel Watch 4, déjà dotée d’une batterie amovible. Pour les smartphones, le cadre est différent. Les fabricants doivent bien proposer certaines pièces détachées pendant sept ans, batterie comprise. Mais une exception existe. Si le téléphone conserve 83 % de sa capacité après 500 cycles de charge, 80 % après 1 000 cycles, et s’il est certifié IP67, le remplacement peut rester réservé aux professionnels. Ces trois critères doivent être réunis.En pratique, beaucoup de smartphones actuels remplissent déjà ces conditions. Realme et Oppo revendiquent même 80 % de capacité après 1 600 cycles. Apple, de son côté, a introduit un adhésif à libération électrique sur ses derniers iPhone, facilitant le retrait de la batterie sans confirmer de lien avec la réglementation européenne. Fairphone défend depuis longtemps une autre approche : prouver que durabilité et réparabilité peuvent aller ensemble. À l’inverse, Meta a retardé le lancement européen de ses lunettes Ray-Ban Display, notamment à cause de ces nouvelles règles sur les batteries.
  • Courte pause d'une semaine !

    00:27|
    Bonjour à toutes et à tous. ! Ceci n'est pas un épisode ordinaire, mais juste un petit message pour vous dire qu'il n'y aura pas d'épisode en cette première semaine du mois de juin. Choses à Savoir Tech Verte prend quelques jours de repos pour revenir tout l'été avec pleins de sujets tech passionnants ! Merci encore pour votre fidélité et rendez-vous la semaine du 8 juin pour le retour des épisodes.
  • Eliminer les marées noires grâce à des billes ?

    02:34|
    Les marées noires font partie de ces catastrophes que l’on redoute autant qu’on espère ne jamais revoir. Elles surviennent lorsqu’un hydrocarbure, du pétrole brut le plus souvent, est rejeté en mer à la suite d’un accident, comme une collision de navires ou un incident sur une plateforme pétrolière. Une fois à la surface, le pétrole forme une nappe qui perturbe tout l’écosystème : poissons asphyxiés, oiseaux englués, littoraux durablement contaminés. Même si ces événements sont aujourd’hui moins fréquents, leurs conséquences restent majeures et exigent des solutions rapides et efficaces.C’est précisément sur ce terrain que se positionne une équipe de chercheurs de l’Université d’Hiroshima. Dans une étude publiée en mars 2026 dans la revue scientifique Polymers for Advanced Technologies, ils présentent une innovation prometteuse : de petites billes capables de capturer le pétrole directement à la surface de l’eau. Ces billes sont composées de matériaux naturels. On y trouve notamment du chitosane, un polymère issu de la chitine, que l’on retrouve par exemple dans les carapaces de crustacés, et de l’acétate de cellulose, dérivé de fibres végétales. À cela s’ajoute la bentonite, une argile connue pour ses propriétés d’absorption. Résultat : un matériau à la fois léger, biodégradable et particulièrement efficace.Le principe est simple, mais ingénieux. Ces billes flottent naturellement et agissent comme de minuscules éponges. Elles adsorbent, c’est-à-dire qu’elles captent à leur surface, les hydrocarbures présents dans l’eau, sans se mélanger à eux. Cette distinction est importante : contrairement à une simple absorption, l’adsorption permet de récupérer plus facilement le polluant une fois piégé.Selon les chercheurs, ces billes présentent plusieurs avantages par rapport aux solutions existantes, souvent coûteuses ou difficiles à recycler. Elles affichent une capacité d’adsorption élevée, y compris dans des conditions proches de celles de l’eau de mer, avec un pH légèrement basique. Autre atout : leur récupération. Comme elles restent à la surface, il est plus simple de les collecter après utilisation, limitant ainsi les impacts secondaires sur l’environnement. Reste désormais à passer du laboratoire au terrain. Les scientifiques souhaitent tester leur efficacité en conditions réelles, face à différents types d’hydrocarbures. Si les résultats se confirment, cette technologie pourrait ouvrir la voie à une dépollution plus durable… et plus respectueuse des océans.
  • Une technologie solaire qui fonctionne même dans le noir ?

    02:21|
    L’intelligence artificielle générative ne fonctionne pas sans une puissance de calcul colossale… et donc sans une consommation d’énergie tout aussi massive. Aux États-Unis, celle des centres de données pourrait presque tripler d’ici 2030. À elle seule, Meta a consommé plus de 18 000 gigawattheures en 2024, soit l’équivalent de la consommation annuelle de 1,7 million de foyers américains.Pour répondre à cette demande, les géants de la tech multiplient les solutions. Jusqu’ici, Meta s’appuyait sur un mix énergétique varié : nucléaire, éolien, géothermie… Mais une nouvelle piste, plus futuriste, est désormais explorée : capter l’énergie solaire directement depuis l’espace. Le groupe a signé un accord avec Overview Energy, une startup américaine fondée en 2022. Son ambition : collecter l’énergie du soleil en orbite géosynchrone – une zone où les satellites restent positionnés au-dessus d’un même point de la Terre et bénéficient d’un ensoleillement constant.Concrètement, des satellites captent cette énergie en continu, puis la transmettent vers la Terre sous forme de lumière proche infrarouge. Ce rayonnement, invisible à l’œil humain et moins intense que la lumière solaire directe, est conçu pour être sans danger. Une fois au sol, il est capté par des panneaux photovoltaïques classiques, qui le convertissent en électricité. L’intérêt est majeur : produire de l’énergie solaire… même la nuit. Les infrastructures existantes pourraient ainsi fonctionner en continu, sans nécessiter de nouveaux raccordements au réseau électrique.Ce point est crucial, car aujourd’hui, de nombreux projets de data centers sont ralentis par des contraintes d’accès au réseau. Sur les 12 gigawatts attendus en 2026, seule une partie est réellement en construction. Overview Energy introduit même un nouveau concept, le « mégawatt-photon », pour mesurer la puissance lumineuse nécessaire à produire de l’électricité. Mais le projet reste encore à l’état expérimental. Le premier satellite de démonstration est prévu pour 2028, avec une exploitation commerciale envisagée à partir de 2030. En parallèle, Meta explore d’autres solutions, comme le stockage d’énergie longue durée avec Noon Energy, capable de fournir de l’électricité pendant plusieurs jours.
  • La Chine stocke son hydrogène dans une grotte de sel ?

    02:22|
    Dans la transition énergétique, l’hydrogène est souvent présenté comme une solution prometteuse, notamment pour les secteurs difficiles à électrifier, comme l’industrie lourde ou certains transports. Mais un obstacle majeur persiste : son stockage. L’hydrogène est une molécule extrêmement légère et très petite, capable de s’échapper facilement des matériaux classiques. Autrement dit, le contenir en grande quantité reste un défi technique.En Chine, une entreprise pourrait avoir trouvé une piste crédible. Le groupe China Pingmei Shenma travaille actuellement sur un projet de stockage à très grande échelle, dans la ville de Pingdingshan, dans la province du Henan. L’idée : utiliser une caverne naturelle de sel pour y stocker de l’hydrogène. Ce choix n’est pas anodin. Le sel possède des propriétés particulièrement intéressantes pour ce type d’usage. Il est dense, peu perméable et capable de se déformer légèrement pour combler les fissures, ce qui limite les fuites. En clair, il agit comme une barrière naturelle efficace.Le projet prévoit une capacité impressionnante : un million de mètres cubes. Une première étape, selon les ingénieurs, qui pourrait ouvrir la voie à des infrastructures encore plus vastes si les résultats sont concluants. Pour Yang Chunhe, de l’Académie chinoise d’ingénierie, ces cavernes de sel pourraient devenir une solution clé pour stocker et transporter l’hydrogène à grande échelle. Techniquement, le système repose aussi sur un processus de compression. L’hydrogène, généralement produit à partir d’énergies renouvelables, est injecté dans la cavité à haute pression, environ 15 mégapascals, soit 150 fois la pression atmosphérique. Deux compresseurs assurent un flux constant, permettant de stabiliser le gaz dans cet espace confiné.Ce type de stockage souterrain n’est pas totalement nouveau, il est déjà utilisé pour le gaz naturel, mais son adaptation à l’hydrogène représente une avancée importante. Reste à vérifier la fiabilité du système dans le temps, notamment sur plusieurs mois d’exploitation. Si l’expérience s’avère concluante, elle pourrait changer la donne. Disposer de grandes réserves d’hydrogène stables et accessibles est une condition essentielle pour faire de ce gaz une véritable alternative énergétique. Et dans cette course, les cavernes de sel pourraient bien jouer un rôle stratégique.
  • Faire de l’électricité avec des gaz polluants ? C’est possible !

    02:29|
    Transformer la pollution en électricité : l’idée peut sembler ambitieuse, mais elle prend forme dans les laboratoires. En Corée du Sud, une équipe de l’Université Sungkyunkwan a mis au point un dispositif baptisé GCEG, pour « Gas Capture and Electricity Generator ». Une innovation présentée dans la revue Energy & Environmental Science, qui pourrait, à terme, alimenter de petits appareils électroniques tout en capturant des gaz polluants.Aujourd’hui, la lutte contre le changement climatique repose en partie sur des technologies de captage du carbone, appelées CCUS – pour « capture, utilisation et stockage du CO₂ ». Ces systèmes permettent de récupérer des gaz à effet de serre dans l’air ou à la sortie des usines, puis de les stocker ou de les transformer. Mais ils ont un inconvénient majeur : ils consomment eux-mêmes beaucoup d’énergie.Le dispositif GCEG propose une approche différente. Il ne se contente pas de capturer les gaz : il transforme directement leur présence en électricité. Autrement dit, il convertit une réaction physico-chimique, ici, l’adsorption, c’est-à-dire la fixation des molécules de gaz sur une surface, en courant électrique. Techniquement, le système repose sur une structure en deux couches. La première est constituée d’un hydrogel, un matériau capable d’absorber des substances tout en conservant sa structure. La seconde est faite de papier de mûrier, une fibre naturelle riche en cellulose, recouverte de noir de carbone, un matériau conducteur qui sert d’électrode.Lorsque des gaz comme le dioxyde de carbone ou le dioxyde d’azote entrent en contact avec ce dispositif, ils provoquent un déplacement de charges électriques à l’intérieur du matériau. Ce mouvement d’ions génère alors un courant, sans aucune source d’énergie externe. En résumé, la pollution devient une forme de carburant. Le système est très sensible, capable de fonctionner même à faible concentration de gaz. Lors des tests, il a produit une tension de 0,8 volt avec un courant de 55 microampères. En combinant plusieurs modules, les chercheurs ont atteint près de 4 volts. Ces performances restent modestes, mais suffisantes pour envisager des usages concrets, notamment pour alimenter des capteurs ou des petits dispositifs électroniques. À plus long terme, l’enjeu sera d’améliorer le rendement pour passer à une échelle industrielle.
  • 140 millions de dollars pour des data centers sur l’eau ?

    02:24|
    Installer des serveurs en pleine mer pour faire fonctionner des modèles d’intelligence artificielle… l’idée semble sortie d’un roman de science-fiction. Pourtant, la startup américaine Panthalassa veut en faire une réalité. Basée à Portland, elle vient de lever 140 millions de dollars pour accélérer son projet, avec le soutien d’investisseurs comme Peter Thiel ou encore John Doerr.Le concept est radical : déployer en mer des plateformes flottantes autonomes, capables de produire leur propre énergie et d’héberger des serveurs dédiés à l’IA. Ces structures, d’environ 85 mètres de long, exploitent l’énergie des vagues pour générer de l’électricité. Cette énergie alimente directement des puces informatiques à bord, tandis que les résultats sont transmis à terre via satellite.L’intérêt est double. D’abord, contourner les limites des centres de données terrestres, qui nécessitent des infrastructures électriques massives. Ensuite, résoudre un problème crucial : le refroidissement. Les serveurs chauffent énormément, et leur refroidissement consomme jusqu’à 40 % de leur énergie. Ici, l’eau de mer joue ce rôle naturellement. Panthalassa affirme avoir testé plusieurs prototypes entre 2021 et 2024. Une nouvelle génération de plateformes doit être déployée dans le Pacifique dès 2026, avec une commercialisation envisagée en 2027.Ce n’est pas la première tentative. Microsoft avait déjà expérimenté l’immersion de serveurs sous-marins avec son projet Natick, constatant un taux de panne bien plus faible que sur terre. D’autres initiatives émergent en Chine ou au Japon, avec des centres de données sous-marins ou installés sur des navires. Mais Panthalassa se distingue par son approche : des structures totalement autonomes, sans câble ni ancrage, capables de se déplacer vers les zones les plus favorables en énergie.Reste que les défis sont nombreux. La corrosion due au sel, la fiabilité des connexions satellites en cas de mauvais temps, ou encore la maintenance sans intervention humaine pendant de longues périodes posent question. Dans un contexte où la demande en puissance informatique explose, notamment avec l’IA, ces solutions alternatives ne relèvent plus de l’expérimentation isolée. Elles pourraient bien devenir une pièce clé du futur numérique… à condition de prouver leur robustesse sur la durée.
  • Un robot souple qui se décompose sans polluer le sol ?

    02:17|
    Chaque année, chacun d’entre nous produit près de huit kilos de déchets électroniques. À l’échelle mondiale, cela représente 62 millions de tonnes en 2022. Un volume colossal… et surtout en constante augmentation. Le problème, c’est que cette masse croît cinq fois plus vite que les capacités de recyclage. Résultat : une grande partie de ces déchets finit enfouie ou incinérée, avec des conséquences environnementales bien réelles.Recycler ces objets reste un défi technique. Nos appareils sont conçus comme des assemblages complexes : plastiques, métaux, composants électroniques… souvent imbriqués de manière indissociable. Et c’est encore plus vrai pour les robots dits “souples”, de plus en plus utilisés en agriculture ou en médecine. Ces machines combinent des matériaux avancés comme des polymères élastiques, des alliages métalliques et des semi-conducteurs, le tout difficile à séparer en fin de vie.Mais une équipe de chercheurs sud-coréens, issue de l’Université nationale de Séoul et de l’Université Sogang, propose une piste radicalement différente : concevoir des robots… entièrement biodégradables. Leur étude, publiée dans la revue Nature Sustainability, présente un robot souple capable de se décomposer sans laisser de trace toxique. Pour y parvenir, les scientifiques ont utilisé un matériau structurel particulier, un polymère biodégradable appelé poly(sébacate de glycérol), ou PGS. Ce type de matériau, que l’on appelle un élastomère, possède des propriétés proches du caoutchouc tout en étant capable de se dégrader naturellement.À cela s’ajoutent des composants électroniques eux aussi biodégradables, fabriqués à partir de matériaux comme le magnésium, le molybdène ou encore le silicium, choisis pour leur capacité à se dissoudre progressivement dans l’environnement sans danger. Malgré cette conception inédite, les performances sont au rendez-vous. Le robot peut embarquer des capteurs de température ou d’humidité, produire de la chaleur ou même administrer des médicaments. Et surtout, il reste fonctionnel après un million de cycles d’utilisation, preuve de sa robustesse. Une fois son rôle terminé, il peut être placé dans des conditions de compostage industriel et se décomposer en quelques mois seulement.