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Choses à Savoir SANTE

Pourquoi les cleptomanes ne peuvent pas s'empêcher de voler ?

La cleptomanie se définit comme une incapacité récurrente à résister à l’envie de voler des objets. Cette pathologie se distingue des vols ordinaires par le fait que la personne ne présente ni besoin réel, ni intention de profit. Les objets volés sont d’ailleurs souvent de faible valeur. Comment expliquer que les cleptomanes subissent cette impulsion qui leur cause de la détresse, de la honte et de la culpabilité ?

Ce qui définit la cleptomanie

Un cleptomane est obsédé par le fait de voler. Il subit régulièrement des pulsions incontrôlables qui mènent à un comportement compulsif de prendre des objets appartenant à d’autres personnes. À partir du moment où la personne ressent le désir de voler, la tension monte en elle de façon croissante. Elle finit par succomber à la tentation du vol, même si les objets s’avèrent sans utilité réelle pour elle. Parfois, elle restitue elle-même le produit de ses vols, soumise à un fort sentiment de culpabilité et de honte.

Facteurs psychologiques

Il est courant que la cleptomanie soit associée à d’autres troubles psychiatriques. Par exemple, les individus touchés par la dépression peuvent trouver une échappatoire temporaire à leur tristesse et leur sentiment de vide en volant. Les personnes qui souffrent de TOC, troubles obsessionnels compulsifs, ressentent des compulsions assez similaires aux cleptomanes. Elles peuvent cumuler les deux pathologies, ou alterner entre l’une et l’autre.

État neurologique et cérébral

Le déséquilibre neurochimique de l’organisme est fortement impliqué dans le développement de la cleptomanie. La sérotonine et la dopamine, deux neurotransmetteurs qui régulent l’humeur et les comportements, contribuent ainsi aux pulsions de cleptomanie. Un faible taux de sérotonine augmentée la réactivité au stress et abaisse l’inhibition qui retient de passer à l’acte. Des anomalies dans la voie de la dopamine peuvent rendre le vol plus gratifiant pour la personne, qui va alors rechercher cette récompense plus souvent.

Les scientifiques ont aussi identifié des anomalies de structure et de fonctionnement du cerveau chez les cleptomanes. Ces anomalies touchent les zones liées à la prise de décision et au contrôle des impulsions, comme le cortex préfrontal ou l’amygdale. Ces régions s’avèrent essentielles pour évaluer les conséquences d’un acte et réguler des comportements sociaux inadaptés. Quand elles fonctionnent mal, elles induisent une moindre capacité de la personne à modifier son comportement de vol.

Facteurs environnementaux et génétiques

La cleptomanie est plus fréquente chez les personnes qui présentent des ascendants souffrant de dépendances ou de troubles impulsif. La composante génétique et l’apprentissage comportemental dans la famille jouent donc un rôle important dans la transmission de ce trouble.

Le stress, les traumatismes et les expériences de vie difficiles participent aussi à déclencher ou exacerber la cleptomanie.


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  • Pourquoi les femmes enceintes ne peuvent-elles pas manger de gibier ou d'abats ?

    02:24
    Les femmes enceintes sont souvent mises en garde contre la consommation de gibier et d'abats en raison des risques potentiels pour la santé de la mère et du fœtus. Voici les principales raisons :1. Risque d'infections et de contaminations- Toxoplasmose : Le gibier, en particulier s'il est mal cuit, peut être une source de toxoplasmose, une infection parasitaire dangereuse pour le fœtus, pouvant entraîner des malformations congénitales ou une fausse couche .- Listériose : Les abats et le gibier peuvent également être contaminés par la listeria, une bactérie qui cause la listériose, une infection grave pouvant provoquer des complications chez la femme enceinte et des risques pour le bébé, comme un accouchement prématuré ou des infections néonatales graves .2. Présence de métaux lourds- Plomb : Le gibier peut contenir des fragments de plomb provenant des munitions utilisées pour la chasse. L'exposition au plomb est particulièrement dangereuse pendant la grossesse car elle peut affecter le développement neurologique du fœtus et entraîner des retards cognitifs et comportementaux .- Mercure : Certains abats peuvent accumuler du mercure, un autre métal lourd toxique pour le développement neurologique du fœtus. Les niveaux élevés de mercure peuvent entraîner des dommages au cerveau et au système nerveux du bébé en développement .3. Concentration de vitamine A- Hypervitaminose A : Les abats, notamment le foie, contiennent des concentrations très élevées de vitamine A sous forme de rétinol. Une consommation excessive de rétinol pendant la grossesse peut entraîner une hypervitaminose A, qui est associée à des malformations congénitales et à des anomalies du développement fœtal .4. Risque de parasites- Trichinose et autres parasites : Le gibier, surtout s'il est consommé cru ou insuffisamment cuit, peut être infecté par des parasites comme les trichines, qui peuvent causer des infections parasitaires graves. Ces parasites peuvent affecter le développement du fœtus et mettre en danger la santé de la mère .En raison de ces risques, il est recommandé aux femmes enceintes d'éviter de consommer du gibier et des abats. Lorsqu'elles souhaitent consommer ces aliments, il est crucial de s'assurer qu'ils sont bien cuits et de privilégier des sources fiables pour minimiser les risques de contamination.
  • Pourquoi le vaccin contre la poliomyélite eut du succès grâce à Elvis Presley ?

    02:11
    Le vaccin contre la poliomyélite a connu un succès retentissant grâce à l'influence d'Elvis Presley, l'une des figures culturelles les plus emblématiques des années 1950. Le contexte historique est crucial : dans les années 1950, la poliomyélite était une maladie redoutée. La polio, comme on l'appelle souvent, est une maladie virale contagieuse causée par le poliovirus. Elle se transmet principalement par voie fécale-orale, via des aliments ou de l'eau contaminés. La plupart des infections sont asymptomatiques, mais chez certains, le virus peut attaquer le système nerveux central, provoquant des symptômes tels que fièvre, fatigue, maux de tête, et dans les cas graves, paralysie permanente.Le vaccin de Jonas Salk, introduit en 1955, était une avancée majeure, mais il restait le défi de convaincre le grand public de se faire vacciner.En 1956, le nombre de personnes vaccinées était insuffisant pour atteindre l'immunité collective. C'est dans ce contexte qu'Elvis Presley est intervenu. Lors de son apparition à l'émission télévisée très populaire "The Ed Sullivan Show" le 28 octobre 1956, Elvis a accepté de se faire vacciner contre la poliomyélite devant des millions de téléspectateurs. Cet acte public a été orchestré par des responsables de la santé publique conscients du pouvoir de persuasion des célébrités.L'impact de cette démarche a été immédiat et profond. Elvis Presley, à l'apogée de sa popularité, était un modèle pour des millions de jeunes. En se faisant vacciner publiquement, il a non seulement sensibilisé le public à l'importance du vaccin mais a aussi contribué à réduire la peur et la méfiance envers la vaccination. Les taux de vaccination ont augmenté significativement après cet événement, ce qui a aidé à contrôler et à éradiquer la maladie aux États-Unis. EN 6 mois, le taux de vaccination passa de 0,6 à 80 %.La participation d'Elvis Presley dans la campagne de vaccination contre la poliomyélite est un exemple frappant de la manière dont une célébrité peut influencer les comportements de santé publique. Son geste a démontré le pouvoir de l'exemple et a montré comment les figures culturelles peuvent jouer un rôle crucial dans la promotion de la santé publique.
  • Pourquoi les chips arôme sauce barbecue devraient-ils disparaître ?

    01:39
    Avez-vous dégusté des chips saveur barbecue ou du fromage raclette fumé ? Ces saveurs populaires pourraient bientôt disparaître. La Commission européenne a décidé de ne pas renouveler l'autorisation de huit arômes de fumée d'ici le 25 avril 2024.Utilisation des arômes de fuméeCes arômes sont utilisés pour imiter le goût du fumage traditionnel des aliments. Ils proviennent de la fumée de bois condensée et purifiée.Risques sanitairesL'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a identifié des risques de génotoxicité avec ces arômes, pouvant endommager l’ADN, induisant des mutations et des cancers. Elsa Abdoun, experte en alimentation, avertit que ces substances représentent un danger significatif pour la santé.Délais pour les fabricantsLes producteurs de jambon, poisson et fromage ont cinq ans pour éliminer ces arômes, tandis que ceux de soupes, chips et sauces ont deux ans. Les nouvelles règles prendront effet au printemps prochain.Différence entre arômes naturels et artificielsSeuls les arômes artificiels sont interdits. Les arômes naturels présents dans certains produits comme le jambon ou le saumon restent autorisés. Il est donc crucial de vérifier les étiquettes des produits pour distinguer les arômes naturels des artificiels.Contexte historique et régulationL'UFC Que Choisir rappelle que des études avaient déjà mis en évidence ces risques il y a 15 ans. Cette interdiction pose des questions sur l'efficacité des procédures d’évaluation et de régulation des substances alimentaires par l'EFSA. Il est possible que d'autres substances actuellement autorisées présentent également des risques pour la santé, soulignant la nécessité d’une réévaluation continue pour garantir la sécurité des consommateurs.
  • Pourquoi ne faut-il pas s'insérer des piles dans le pénis ?

    01:48
    Les médecins du service d'urologie de l'hôpital de Victoria (Australie) rencontrent souvent des cas où des patients insèrent divers objets dans leur urètre pour des raisons d'auto-satisfaction. Parmi les objets extraits, on trouve des fils électriques, des couverts et des vis métalliques. Un cas récent impliquait un homme de 72 ans qui avait inséré trois piles bouton de 1,5 cm dans son urètre, causant des douleurs intenses.Risques et intervention médicaleLes piles bouton, étant corrosives, peuvent provoquer une liquéfaction et une nécrose des tissus lorsqu'elles sont insérées dans l'urètre, nécessitant un retrait d'urgence pour éviter des lésions supplémentaires. Dans ce cas précis, la pile la plus éloignée avait noirci, indiquant une décharge corrosive continue. Initialement, les médecins ont tenté de retirer les piles avec divers outils, mais sans succès. L'homme a ensuite été transféré en salle d'opération, où les piles ont été retirées par guidage cystoscopique après une administration d'antibiotiques intraveineux pour prévenir la gangrène.Complications post-opératoiresDix jours après sa sortie de l'hôpital, le patient est retourné aux urgences avec un pénis enflé et des écoulements purulents. Une nouvelle intervention a révélé une nécrose étendue des tissus sur 8 cm, nécessitant une uréthrectomie partielle et l'excision des tissus nécrosés. En raison de la complexité de la blessure, une reconstruction urétrale pénienne par greffe a été jugée trop complexe, et il a été décidé de ne pas poursuivre la reconstruction du pénis.ConclusionCe cas souligne les dangers extrêmes associés à l'insertion de piles dans l'urètre, qui peut entraîner des complications sévères, y compris des brûlures chimiques, des infections, et des nécroses nécessitant des interventions chirurgicales majeures. Les objets étrangers insérés dans le corps doivent être évités à tout prix, et toute personne ayant de telles pratiques devrait chercher de l'aide médicale et psychologique pour prévenir de graves conséquences pour la santé.
  • Qu'est-ce qu'un choc septique ?

    02:03
    Un choc septique est la phase la plus critique d'une infection grave. Il se caractérise par une chute soudaine de la pression artérielle due à une infection bactérienne, virale ou fongique. Cette condition, causée par des micro-organismes présents dans le sang ou les tissus, nécessite une intervention médicale immédiate pour éviter un risque vital.Causes du choc septiqueLorsqu'une infection survient, le corps réagit par une inflammation excessive, entraînant une défaillance circulatoire. Cela provoque une hypotension et une mauvaise irrigation sanguine des organes, conduisant à des dysfonctionnements. Le choc toxique, souvent lié au staphylocoque doré, peut être causé par l'utilisation prolongée de tampons ou de protections menstruelles, créant un environnement favorable pour la bactérie.SymptômesLes signes d'un choc septique incluent une hypotension, une fièvre supérieure à 38,5°C ou une hypothermie, une pâleur, des frissons, une tachycardie, une respiration rapide, une diminution de la production d'urine, et des extrémités froides et cyanosées. Une confusion mentale ou un coma peut également survenir.DiagnosticLe diagnostic repose sur l'observation clinique de l'infection et de l'hypotension sévère. Des analyses de sang et des cultures sont effectuées pour identifier les bactéries responsables.TraitementLe traitement d'urgence comprend l'administration rapide d'antibiotiques et de fluides intraveineux pour stabiliser le patient. Si nécessaire, des médicaments comme la noradrénaline ou l'adrénaline sont utilisés pour augmenter la pression artérielle. En cas de défaillance respiratoire, une assistance ventilatoire peut être nécessaire.ConséquencesUne prise en charge rapide augmente les chances de survie, tandis qu'un traitement tardif peut entraîner des complications graves comme la gangrène. Les survivants peuvent souffrir de séquelles cognitives et neuropsychologiques, nécessitant un suivi psychologique et interdisciplinaire.GangrèneLa gangrène est la destruction des tissus due à une interruption prolongée de la circulation sanguine, pouvant résulter d'un choc septique non traité.
  • Pourquoi faudrait-il moins se laver en vieillissant ?

    02:25
    Se laver moins fréquemment en vieillissant peut avoir plusieurs avantages pour la peau et la santé en général, soutenus par des arguments scientifiques.Premièrement, la peau des personnes âgées devient plus fine et plus sèche avec le temps. Une étude publiée dans le Journal of Investigative Dermatology a montré que le processus de vieillissement entraîne une diminution de la production de sébum et de la capacité de la peau à retenir l'humidité. Les bains fréquents, surtout avec de l'eau chaude et des savons agressifs, peuvent éliminer les huiles naturelles de la peau, aggravant la sécheresse et augmentant le risque d'irritations et de démangeaisons.Deuxièmement, la barrière cutanée est essentielle pour protéger contre les infections et les irritants extérieurs. Selon une recherche parue dans Clinical Interventions in Aging, cette barrière devient moins efficace avec l'âge. Se laver trop souvent peut compromettre cette barrière, rendant la peau plus vulnérable aux infections et aux maladies de peau comme la dermatite.Troisièmement, le microbiome cutané, composé de bactéries bénéfiques, joue un rôle crucial dans la protection de la peau. Des études, comme celle publiée dans Nature Reviews Microbiology, ont montré que le microbiome aide à prévenir la colonisation par des pathogènes et soutient le système immunitaire. Des douches fréquentes peuvent perturber cet équilibre, réduisant la diversité microbienne et augmentant le risque d'infections cutanées.En outre, les personnes âgées peuvent avoir une mobilité réduite, rendant les douches fréquentes non seulement difficiles mais aussi dangereuses en augmentant le risque de chutes. Un rapport de la National Institute on Aging recommande de privilégier les bains de pieds ou les nettoyages ciblés pour minimiser ces risques tout en maintenant une bonne hygiène.Aussi, pour les personnes âgées de 65-70 ans, il est préférable de se rincer le corps quotidiennement si possible, mais de n'utiliser du savon qu'un jour sur trois, en évitant de frotter trop fort. Cela revient à environ deux douches par semaine. Si un rinçage complet chaque jour n'est pas envisageable, il est conseillé de laver certaines zones spécifiques comme les aisselles, les espaces entre les orteils et les parties intimes.Il est aussi important d'éviter l'eau très chaude et de préférer l'eau tiède, de limiter les douches à 3 à 4 minutes (d'après les chercheurs de la Harvard Medical School), et d'éviter les produits contenant des tensioactifs (comme les sulfates, polyéthylènes, acides et sodium). Il vaut mieux utiliser des huiles de douche, des pains dermatologiques ou des savons gras. Après la douche, il est recommandé de sécher la peau en la tamponnant avec une serviette plutôt qu'en frottant.Ces conseils doivent bien sûr être adaptés en fonction de la saison, de la météo, du type de peau, des activités pratiquées, de l'état de santé et de l'autonomie de la personne.
  • Pourquoi ne faut-il pas se coucher trop tard ?

    02:09
    Se coucher tard a des effets significatifs sur le cerveau, comme le démontrent plusieurs études scientifiques. Une étude publiée dans Nature en 2017 a montré que les individus qui dorment moins de six heures par nuit ont une performance cognitive réduite, notamment en termes de mémoire, d'attention et de prise de décision. Les chercheurs ont observé une diminution de la matière grise dans les régions du cerveau associées à ces fonctions chez les personnes chroniquement privées de sommeil.En 2019, une étude dans JAMA Psychiatry a révélé que les adolescents qui se couchaient après minuit avaient un risque accru de développer des symptômes dépressifs. L'étude, portant sur 4 175 adolescents, a trouvé que chaque heure de coucher tardive augmentait de 38% le risque de symptômes dépressifs et de 23% celui de pensées suicidaires.De plus, une étude de l'université de Stanford a souligné que se coucher tard perturbe le rythme circadien, provoquant un désalignement entre l'horloge interne et les cycles naturels de lumière et d'obscurité. Cela peut entraîner une dysrégulation de la sécrétion de mélatonine, une hormone cruciale pour le sommeil. Un mauvais alignement du rythme circadien a été associé à des troubles de l'humeur, notamment la dépression et l'anxiété.Des données de la UK Biobank, portant sur 91 000 participants, ont montré que les individus qui se couchaient après 23 heures avaient un risque 25% plus élevé de développer des troubles cognitifs et de l’humeur par rapport à ceux qui se couchaient plus tôt. Ces effets sont exacerbés par la lumière bleue des écrans, qui inhibe la production de mélatonine et perturbe le sommeil.Une autre recherche publiée dans Sleep en 2020 a révélé que les personnes qui se couchent tard sont plus susceptibles de souffrir de troubles de la régulation émotionnelle, ce qui peut entraîner une augmentation des comportements impulsifs et des difficultés à gérer le stress.Mais alors quelle est l'heure maximale à laquelle faut-il aller au lit pour préserver sa santé mentale ?Les chercheurs ont analysé les données de 73 888 adultes, âgés en moyenne de 63,5 ans, issus de la UK Biobank. Les participants ont fourni des informations sur leurs habitudes de sommeil et ont porté un moniteur d'activité pendant une semaine. Les résultats montrent que plus de 19 000 participants étaient des "couche-tôt", plus de 6 800 des "couche-tard", et près de 48 000 se situaient entre les deux.Les données de sommeil ont été comparées aux dossiers médicaux des participants, révélant que se coucher tard est associé à des taux plus élevés de troubles mentaux et comportementaux. Ceux qui se couchaient tard, qu'ils soient du matin ou du soir, avaient des taux plus élevés de dépression et d'anxiété.Les conclusions de l'étude indiquent qu'il convient de se coucher avant une heure du matin pour préserver la santé mentale, soulignant que les comportements nuisibles, comme les pensées suicidaires, la consommation d'alcool et de drogues, et la suralimentation, sont plus fréquents la nuit.  
  • Peut-on réellement vivre en se nourrissant exclusivement de lumière ?

    02:32
    À la voir souriante et bien portante, l’on ne penserait pas qu’Ellen Greve ne consomme aucune nourriture physique. C’est pourtant ce que la jeune femme affirme, de la même façon que de nombreux adeptes du pranisme. Aussi appelée inédie ou respirianisme, cette pratique intrigante suggère qu’il est possible de vivre en se nourrissant exclusivement de la lumière ou de l’énergie vitale, le prana. À l’image de Catherine de Sienne ou de Giri Bala, plusieurs personnalités religieuses ont véhiculé cette propension à s’abstenir de manger. Quel est l’avis de la science sur ce sujet qui intrigue autant qu’il divise ?Origines et principes du pranismeLe pranisme est une croyance selon laquelle un humain peut survivre sans eau ni nourriture solide, uniquement en s’appuyant sur l’énergie présente dans la lumière du soleil. C’est un concept qui trouve ses racines dans un héritage spirituel et religieux fort, notamment dans l’hindouisme et le taoïsme où il est associé à des pratiques méditatives et de respiration. Ces exercices contrôlés sont censés augmenter la capacité du corps à absorber et utiliser cette énergie.Qui popularise cette pratique actuellement ?Bien qu’elle soit ancestrale, la pratique du jeûne totale est aujourd’hui relayée par deux personnes en particulier. Jasmuheen, née Ellen Greeve, prétend ainsi vivre de prana depuis les années 1990 et a écrit différents livres sur le sujet. Elle est vivement critiquée par la communauté scientifique. Hira Ratan Manek, ingénieur indien, affirme lui aussi se passer de nourriture solide depuis des années, se contentant d’absorber la lumière solaire. Le scepticisme et la controverse entourent largement les pratiquants, surtout depuis qu’une femme a perdu la vie lors d’un stage de jeûne hydrique de longue durée il y a quelques années.Les risques du pranismeLa privation totale de nourriture peut entrainer des carences nutritionnelles graves et de la déshydratation mortelle. Le corps médical souligne que l’organisme humain a besoin de nutriments pour fonctionner correctement. Différents cas de malnutrition sévère et de décès ont été répertoriés ces dernières décennies à la suite de pranisme, notamment dans l’entourage de Jasmuheen.Les études menées sur l’inédie manquent de rigueur, et aucune preuve formelle ne semble indiquer que l’organisme humain puisse survivre sans nourriture solide pendant des années. Par ailleurs, les observations médicales des pratiquants relèvent généralement des inconsistances ou des besoins de supplémentation alimentaire durant la période de surveillance qui invalident la thèse du pranisme.Limite biologique : l’humain ne peut pas photosynthétiserContrairement aux plantes, l’organisme humain ne peut pas convertir la lumière solaire en énergie chimique puisqu’il ne fabrique pas de chlorophylle. Notre corps dépend donc de l’ingestion de nutriments pour fournir l’énergie nécessaire aux organes vitaux.Contrairement au pranisme, le jeûne prolongé peut être bénéfique sur une période bien définie et en incluant une consommation régulière d’eau, ainsi que d’électrolytes pour assurer le fonctionnement du corps.Bien que le pranisme attire l’attention par ses revendications spectaculaires, les scientifiques mettent en garde contre ses dangers. C’est une pratique qui, en l’état des connaissances actuelles, n’est pas viable pour l’homme sur le long terme.
  • Comment peut-on survivre à un jeûne prolongé (plus de 21 jours) ?

    02:38
    Il est une croyance populaire selon laquelle l’on peut survivre 3 minutes sans air, 3 jours sans eau et 3 semaines sans nourriture. Si tel est le cas, comment expliquer que certaines personnes s’adonnent à des jeûnes de plusieurs mois sans mettre leur vie en péril ? Le jeûne prolongé, qu’il soit réalisé pour des raisons spirituelles, politiques ou de santé, nous éclaire sur les incroyables stratégies de survie de notre organisme.Pourquoi pratiquer un jeûne de plus de 21 jours ?Le jeûne prolongé impacte profondément la santé, tant physique que mentale. Il entraine souvent des déficiences nutritionnelles, une perte de masse musculaire et, s’il est mal géré, des complications médicales. Mais il déclenche aussi des processus bénéfiques tels que la cétose et l’autophagie, qui exercent des effets positifs sur le métabolisme et la santé cellulaire.D’un point de vue de la santé psychique, le jeûne long est réputé améliorer la clarté mentale et réduire l’anxiété. Cependant, il peut aussi engendrer de l’irritabilité et la confusion. Il est important de le pratiquer avec conscience et d’interrompre le jeûne si la santé mentale décline.Physiologie du jeûneDurant les 24 à 48 premières heures sans nourriture, le corps utilise surtout les réserves de glycogène du foie et des muscles pour fournir de l’énergie. Ensuite, il s’attaque aux graisses. Pour finir, quand le jeûne se prolonge, le corps entre en état de cétose. Il utilise des corps cétoniques produits à partir des graisses stockées pour alimenter le cerveau et les tissus.Les mécanismes de survie au jeûne prolongéDeux mécanismes permettent au corps de survivre sans apport de nourriture. La cétose est l’état caractéristique où le corps utilise les graisses comme source d’énergie. Ces dernières sont plus difficiles d’accès et doivent être décomposées en corps cétoniques avant d’alimenter le cerveau et le muscle. Pour cette raison, tant que nous consommons du sucre, l’organisme préfère utiliser ce glucose et celui contenu dans nos réserves. Durant le jeûne, il n’a plus le choix et déclenche la quête des graisses stockées partout dans le corps.L’autophagie est le second mécanisme de survie mis en place. Il se manifeste par le recyclage des composants des cellules endommagées. Concrètement, les cellules qui ne sont plus fonctionnelles se décomposent, mais au lieu d’éliminer les nutriments qu’elles contenaient, le corps les réutilise pour maintenir la santé cellulaire.Adaptations métaboliquesL’organisme qui subit un jeûne prolongé réduit son métabolisme de base pour économiser de l’énergie. La fréquence cardiaque diminue, ainsi que la température corporelle et l’activité des organes non essentiels, de façon similaire à un animal qui entre en hibernation. L’activité physique est instinctivement réduite, notamment par le biais de la fatigue, pour ne pas dépenser trop d’énergie. Le maintien d’une hydratation constante permet de conserver un bon équilibre des électrolytes dans le corps. Ainsi, l’organisme peut continuer à éliminer les déchets et à assurer ses fonctions de base.