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Afrotopiques

" Penser les grandes questions contemporaines depuis les Suds en général, et les mondes africains en particulier " Afrotopiques est un podcast indépendant, réalisé et produit par Marie-Yemta Moussanang.Soutenir le podcas
Dernier Épisode12/1/2022

Carnets des Ateliers n°4 - Politiques de la solidarité : les chemins de l'Etat de demain - Nadine Machikou

Saison 4, Ép. 4
Carnets des Ateliers n°4 - "Politiques de la solidarité : les chemins de l'Etat de demain" avec Nadine Machikou.Alors dans ce carnet, j’ai eu envie de faire un épisode qui marque un véritable temps d’arrêt. C’est un peu la « main stage » de cette série, car l’intervention de Nadine Machikou au Ateliers a fait une très grande impression sur moi. Nadine Machikou est professeur de Sciences Politiques au Cameroun, et elle a présenté sa compréhension de phénomènes de solidarité dont nous sommes familiers : à savoir, le fait que dans nos familles africaines et diasporiques, il est commun d’envoyer de l’argent pour subvenir aux besoins de santé, d'étude, etc….des cousins, neveux, frères et soeurs au pays.Mais Nadine a formulé tout cela dans le langage analytique de théorie politique et de la sociologie. Et vraiment, la pensée critique c’est puissant, parce que cela m’a fait l’effet d’une révélation. Elle nous permet de poser un regard neuf qui historicise et politise des pratiques que l’on considère traditionnellement comme relevant du « culturel ». Et ce qui est puissant, c’est que si l’on regarde les pratiques sociales de solidarité sous cet angle, on peut également commencer à envisager de répondre à la demande sociale de manière plus collective, et moins individuelle. Repenser l’Etat, ses fonctions et son rôle, son modèle économique. Je trouve cela absolument passionnant, Nadine Machikou a ouvert de nombreuses pistes de travail et de réflexion dans cet échange.Je vous laisse écouter et réécouter cet épisode, déconstruire et reconstruire vos représentation de la solidarité, et du rôle de l’Etat moderne, dans les société ex-anté industrielles, et faire votre propre chemin. Je vous donne rendez-vous dans la saison du podcast pour en approfondir quelques unes de ces pistes.Bonne écoute.Ecriture, réalisation, prise de son, montage : Marie-Yemta MoussanangMixage : Victor DonatiMusique : Hiba ElgizouliPour soutenir la production du podcast, rendez-vous sur Helloasso : Les amis du podcast Afrotopiques
12/1/2022

Carnets des Ateliers n°4 - Politiques de la solidarité : les chemins de l'Etat de demain - Nadine Machikou

Saison 4, Ép. 4
Carnets des Ateliers n°4 - "Politiques de la solidarité : les chemins de l'Etat de demain" avec Nadine Machikou.Alors dans ce carnet, j’ai eu envie de faire un épisode qui marque un véritable temps d’arrêt. C’est un peu la « main stage » de cette série, car l’intervention de Nadine Machikou au Ateliers a fait une très grande impression sur moi. Nadine Machikou est professeur de Sciences Politiques au Cameroun, et elle a présenté sa compréhension de phénomènes de solidarité dont nous sommes familiers : à savoir, le fait que dans nos familles africaines et diasporiques, il est commun d’envoyer de l’argent pour subvenir aux besoins de santé, d'étude, etc….des cousins, neveux, frères et soeurs au pays.Mais Nadine a formulé tout cela dans le langage analytique de théorie politique et de la sociologie. Et vraiment, la pensée critique c’est puissant, parce que cela m’a fait l’effet d’une révélation. Elle nous permet de poser un regard neuf qui historicise et politise des pratiques que l’on considère traditionnellement comme relevant du « culturel ». Et ce qui est puissant, c’est que si l’on regarde les pratiques sociales de solidarité sous cet angle, on peut également commencer à envisager de répondre à la demande sociale de manière plus collective, et moins individuelle. Repenser l’Etat, ses fonctions et son rôle, son modèle économique. Je trouve cela absolument passionnant, Nadine Machikou a ouvert de nombreuses pistes de travail et de réflexion dans cet échange.Je vous laisse écouter et réécouter cet épisode, déconstruire et reconstruire vos représentation de la solidarité, et du rôle de l’Etat moderne, dans les société ex-anté industrielles, et faire votre propre chemin. Je vous donne rendez-vous dans la saison du podcast pour en approfondir quelques unes de ces pistes.Bonne écoute.Ecriture, réalisation, prise de son, montage : Marie-Yemta MoussanangMixage : Victor DonatiMusique : Hiba ElgizouliPour soutenir la production du podcast, rendez-vous sur Helloasso : Les amis du podcast Afrotopiques
11/24/2022

Carnet des Ateliers n°3 - Justice, Réparations, Care... Are we getting there ? - Olivia Rutazibwa, Maboula Soumahoro, Riikka Prattes et Fatou Sow

Saison 4, Ép. 3
Carnet des Ateliers n°3 - Justice, Réparations, Care... Are we getting there ? - Olivia Rutazibwa, Maboula Soumahoro, Riikka Prattes et Fatou SowDans ce carnet, j’ai choisi de faire entendre les voix de celles qui questionnent le sens de la Justice, le sens de la communauté, et qui nous rappellent que le Nous n’est pas acquis, car on retrouve toute la violence du monde, à l’intérieur de nos espaces et de nos communautés.Vous allez entendre les voix d’Olivia Rutazibwa, Maboula Soumahoro, Riikka Prattes et Fatou Sow. Elles nous parlent de l’exploitation et de la domination qui se perpétue de manière structurelle à l’encontre de certains membres - de certainES membres de la « communauté » et elles proposent des pistes de réflexion pour transformer la situation.Qui bénéficie du système établi ? Qui en use à son propre profit ? Qui aurait la possibilité de réparer et ne le fait pas ? Qui se défausse de ses responsabilités ? Qui est le Je du Nous dont on parle ? La matérialité de la domination se confond souvent avec le privilège de l’ignorance. L’ignorance des torts causés, l’ignorance des réparations à effectuer.La conversation s’ouvre entre « eux et nous ».-Si on creuse, on s’aperçoit que le Nous est un parfois suspect. On ne peut pas faire l’économie de l’interroger, et de chercher à savoir si on est vraiment « ensemble ». Maboula Soumahoro, elle, parle de Nous radical. -Riikka est une brillante chercheuse autrichienne, qui a travaillé en Australie et aux Etats-Unis. Elle aborde d’abord le sujet de la posture de non prédation épistémique dans la recherche académique, et ensuite, elle présente des pistes de réflexion sur la collectivisation du soin. Elle nous dit en substance que nos sociétés modernes enjoignent les personnes à répondre de manière individuelle à des problèmes collectifs et structurels, et que tout l’enjeu, c’est de trouver des manières collectives et plurielles de partager, répartir équitablement le travail de soin.-Fatou Sow, elle, nous rappelle que le Nous, là, et bien, n’est tout simplement pas dedans. Que le travail de soin est encore bien loin d’être reconnu comme du travail, et qu’il faudra repartir de l’économie de subsistance, de l’économie politique de subsistance, pour penser une économie du vivant qui porte vraiment son nom.Ecriture, réalisation, prise de son, montage : Marie-Yemta MoussanangMixage : Victor DonatiMusique : Hiba ElgizouliPour soutenir la production du podcast, rendez-vous sur Helloasso : Les amis du podcast Afrotopiques
11/17/2022

Carnet des Ateliers n°2 - L'océan, l'attention, la transtopie et les moutons - Wilfried Nsondé, Patti Anahory, Hanane Essaydi et Isabelle Delannoy

Saison 4, Ép. 2
Pour soutenir la production du podcast, rendez-vous sur Helloasso : Les amis du podcast AfrotopiquesDans ce carnet, j’ai rassemblé les mots de celles et ceux qui nous ont parlé de ce qui nous tient, de ce qui nous contient, et de ce à quoi nous devrions tenir. Vous allez écouter l’écrivain Wilfried Nsondé, l’architecte Patti Anahory, la professeure de littérature Hanane Essaydi et l’inclassable théoricienne Isabelle Delannoy. Il sera question d’océan, d’oxygène, d’océan encore, d’attention et de transtopie. On commence avec Wilfried Nsondé Wilfried est écrivain, voyageur, et dans sa communication il a parlé de l’air que nous respirons.Patty Anahori, est architecte et artiste, elle est basée au Cap-Vert et lors des Ateliers, elle nous a parlé de son île depuis la couleur bleue.L’entretien est en anglais - sorry - but I’m sure you’ll get it. On arrive aux difficultés. Et je mets en relation cette question de visibilisation et d’invisibilisation, avec la notion d’attention. C’est Hanane Essaydi, qui en a parlé, et elle revient ici sur le coeur de sa communication.Alors, de la manière dont on regarde, à ce qu’il est rendu possible de voir, ce qui se donne à voir, cela fait écho au travail et à la méthodologie d’Isabelle Delannoy. Isabelle Delannoy est théoricienne de l’économie du vivant, elle a découvert et nommé un ensemble de pratiques qui répondent à des principes communs de régénération du vivant, à partir d’une méthodologie d’observation attentive du vivant. Elle l’a appelée l’économie symbiotique. Ecriture, réalisation, prise de son, montage : Marie-Yemta MoussanangMixage : Victor DonatiMusique : Hiba Elgizouli
2/17/2022

SEVERINE KODJO-GRANDVAUX // Devenir Tout-Vivants : condition cosmique et humanisme animiste

Un podcast produit et réalisé par Marie-Yemta MoussanangSi vous aimez Afrotopiques, soutenez le podcast avec un don sur HelloAsso.Abonnez-vous à la newsletter du podcast.Dans cet épisode je reçois la philosophe Séverine Kodjo-Grandvaux, pour une discussion autour de son livre « Devenir vivants ». Séverine Kodjo-Grandvaux propose une lecture de l’origine de la crise de la Modernité occidentale, qu’elle localise, comme d’autres, dans la blessure narcissique de la découverte de l’héliocentrisme (en gros, l’idée que l’homme n’est pas le centre de l’univers). Cette blessure aurait favorisé un repli sur terre, qui a motivé la conquête du monde, d’un monde à posséder, à maîtriser, un monde à coloniser. Bref, le monde tel qu’on le connait. Par conséquent, même notre conception de l’écologie qui relie l’humain et la nature, ne nous permet pas de sortir véritablement de la crise, car cette écologie telle que nous la pensons, reste géolocalisée, c’est une écologie terrestre, qui ne nous relie pas à l’univers et à son infinité. Or, pour Séverine Kodjo-Grandvaux, tout l’enjeu est précisément de partir du lieu de la blessure, du lieu de la séparation, pour entamer la réparation du lien profond qui unit tous les êtres. Pour cela, la philosophe nous rappelle à notre condition cosmique, nous sommes les enfants des étoiles. Elle rappelle que nous avons en commun, dans notre composition chimique, un grand nombre d’éléments avec tout le vivant, avec le Tout-Vivant. Penser à partir de la notion de Tout-Vivant, nous permet de construire un humanisme qui n’est pas anthropocentré, mais un humanisme qui relie tout ce qui est animé : monde animal, monde végétal et monde minéral. En somme, un humanisme animiste. Situer la question de l’écologie sur plan cosmique, nous permet de voir que la crise que nous vivons n’est pas seulement une crise écologique, environnementale, mais que c’est une crise plus profonde, une crise de la résonance. A l’écologie traditionnelle, Séverine Kodjo-Grandvaux propose de substituer l’écho-logie (E-C-H-O), c’est à dire de chercher une nouvelle manière d’entrer en résonance au monde. Parce que c’est en réparant notre lien au cosmos, que l’on pourrait relever le défi de faire monde en commun. Dans cet échange, on cite les travaux de Malcom Ferdinand, Emanuele Coccia, Hartmut Rosa, Valérie Cabanes, Edouard Glissant, ou encore de l’astrophysicien Trinh Xuan Thuan. Cet épisode a été enregistré en Février 2021, au moment de la publication du livre, mais j’étais trop débordée pour faire le montage plus tôt. Bonne écoute !