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A bout de Taf

Travailler plus...ou travailler mieux ?

Ep. 1

Dans la continuité du documentaire, nous ouvrons ici un espace hors-saison : L'Agora du travail.

Un lieu pour débattre, réfléchir, confronter les points de vue avec des chercheurs, des auteurs, des experts… Notre objectif est clair : replacer le travail réel au centre de la conversation publique.


Pour ce premier épisode, nous parlons du “travailler mieux” (Puf). C’est le titre d’un livre collectif dirigé par Bruno Palier et Christine Erhel, suite à l’ouvrage de référence Que sait-on du travail ?.


Un ouvrage qui ne se contente pas du constat : il propose de mettre la qualité du travail au cœur d’une nouvelle stratégie de prospérité. Pour en parler lors de cet épisode :


Bruno Palier, directeur de recherche au CNRS à SciencesPo et spécialiste des politiques sociales, de l’emploi et de l’État social en Europe.


Coralie Perez, ingénieure de recherche en économie à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, chercheuse au Centre d’économie de la Sorbonne qui a notamment cosigné Redonner du sens au travail avec Thomas Coutrot, et avez co-écrit 2 chapitres de Travailler mieux, notamment sur la démocratie et l’IA au service des travailleurs.


Un échange animé par Laure Girardot, journaliste spécialisée sur les sujets du travail, RH et management.


Avec eux, nous explorons une question décisive : peut-on vraiment améliorer la qualité du travail sans repenser notre modèle économique et démocratique ?


La conversation s’ouvre sur la polycrise du travail : crise écologique, démographique, technologique et de sens. Quelle est l’urgence la plus pressante aujourd’hui ? Pour nos invités, ces crises ont une racine commune : la logique du capitalisme financier, qui épuise à la fois la planète et les travailleurs. Avec un constat : le mal-travail n’est pas seulement social, il nourrit aussi la crise démocratique en alimentant défiance et abstention.


Le livre défend une approche globale : travailler mieux n’est pas seulement un sujet d’entreprise, mais un enjeu politique, économique, social et environnemental. On ne peut améliorer le travail sans questionner le modèle économique dominant, fondé sur l’hypercompétitivité et le management par le chiffre. La France se distingue d’ailleurs par un “mal français” du management : verticalité, méfiance et autonomie de façade, quand d’autres pays avancent vers des organisations plus plates et apprenantes (CF rapport IGAS)


La discussion aborde aussi le rôle ambivalent de l’intelligence artificielle : outil prometteur pour améliorer les tâches et les conditions de travail, mais aussi facteur de risques si elle reste captée par une logique de productivité à tout prix.


Bruno Palier et Coralie Perez défendent l’idée d’une nouvelle prospérité fondée sur la qualité plutôt que sur le low cost. Travailler mieux suppose de transformer notre modèle productif et démocratique, d’accorder un véritable pouvoir de décision aux travailleurs, et d’inventer des régulations adaptées aux défis contemporains.


À quoi ressemblerait une société qui aurait vraiment fait ce choix dans dix ans ? Un monde où le travail redeviendrait une source de sens, de santé et de démocratie – et non plus seulement une variable d’ajustement économique.


Bonne écoute !


Source de l'enquête citée : Le « premier baromètre national sur les causes racines du mal-être au travail » réalisé par le cabinet de conseil aux entreprises Ekilibre en lien avec l’institut de sondage OpinionWay.



Crédit Musique : "14 again" – Mosimann (Sony Music Entertainment France SAS).

Visuel : Canva Pro – usage pédagogique, public et non commercial.

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  • {Cycle Agora} Générations au travail : les limites du “côte à côte”

    26:58|
    Dans cet épisode d’À bout de taf – Agora Live, nous explorons les tensions entre générations au travail qui ne sont ni nouvelles ni inédites. De Socrate à nos organisations contemporaines, chaque époque a projeté ses inquiétudes sur la jeunesse et ses attentes sur l’expérience des anciens. Mais le contexte actuel change profondément la donne : jamais autant de générations n’ont été amenées à travailler ensemble dans un monde aussi accéléré, instable et fragmenté. Pourtant, le débat public et managérial continue de raisonner en générations X, Y ou Z, comme s’il s’agissait de blocs homogènes, au risque de masquer la complexité du travail réel.Avec Élodie Gentina, docteure en sciences de gestion, professeure associée à l’IESEG, autrice de Le défi du management intergénérationnel (avec Jérémy Lamri), nous revenons sur ce que recouvre réellement la notion de génération, ses "mésusages" dans les médias et le management, et ce que disent les études : les différences entre générations sont souvent faibles, bien moins déterminantes que le stade de la vie professionnelle, la position dans l’organisation ou le contexte économique et social.L’épisode explore aussi pourquoi le prisme générationnel fonctionne comme un écran de fumée commode. En attribuant les tensions à l’âge, on évite de questionner les modèles organisationnels obsolètes, la surcharge de travail, la reconnaissance insuffisante, la verticalité des décisions ou encore la place du travail dans nos vies. La génération Z, souvent pointée du doigt, n’est pas à l’origine de ces transformations : elle en est le porte-voix, socialisée dans un contexte de polycrises (sanitaire, climatique, économique, géopolitique) qui reconfigure le rapport au travail pour toutes les générations.Nous abordons enfin les pistes pour dépasser la cohabitation passive et aller vers une collaboration intergénérationnelle vertueuse : sortir d’un management segmenté par l’âge, prendre en compte les trajectoires et les moments de vie, reconnaître la pluralité émotionnelle comme un levier de cohésion, repenser la transmission comme un processus bidirectionnel, et faire de la santé globale un socle commun. Un épisode pour déplacer le regard, dépasser les clichés générationnels et repenser le collectif au travail, au-delà du simple côte à côte.Crédit musique : “14 again” – Mosimann (Sony Music Entertainment France SAS)Visuel : Canva Pro — usage pédagogique, public et non commercial.
  • {Cycle Décideurs} Avec Tanguy Châtel : Et si la vulnérabilité était notre plus grande force ?

    51:48|
    Et si la vulnérabilité était notre plus grande force ? | Tanguy Châtel | À Bout de TafDu droit fiscal aux soins palliatifs, des études au répit pour dirigeants : le parcours de Tanguy Châtel bouscule tous les codes de la réussite professionnelle.Dans cet épisode d'À Bout de Taf, Boutayna Burkel reçoit ce sociologue au parcours hors normes.Pendant plusieurs années, il a accompagné bénévolement des personnes en fin de vie - une expérience qui a radicalement transformé son regard sur le travail, le sens et la performance.Co-fondateur du Cercle Vulnérabilités et Société, Tanguy Châtel a fait de nos fragilités un levier d'innovation sociale et économique.Aujourd'hui, avec le Château du Répit dans le Val de Loire, il accompagne les dirigeants en quête de ressourcement et de sens.Au programme de cette conversation :🔹 Comment un fiscaliste devient sociologue🔹 Ce que le bénévolat en soins palliatifs enseigne sur le management🔹 Pourquoi la vulnérabilité est un gisement inexploité dans les organisations🔹 Le travail du Cercle Vulnérabilités et Société : transformer nos failles en forces🔹 Le Château du Répit : un lieu pour que les dirigeants reprennent leur souffleUne conversation profonde sur ce qui porte l'humanité au travail.📚 Ressources mentionnées : • "Vivants jusqu'à la mort" Tanguy Châtel (Albin Michel)• La force de la différence : Itinéraires de patrons atypiques Norbert Alter (PUF)• Le Cercle Vulnérabilités et Société• Le Château du Répit : chateaudurepit.frÀ propos d'À Bout de Taf : Le podcast qui explore les transformations du travail sans filtre. Co-animé par Boutayna Burkel (fondatrice de The Helpr, auteure de "Manager les vulnérabilités en pratique") et Laure Girardot, journaliste spécialiste du travail.🔔 Abonnez-vous pour ne manquer aucun épisode 💬 Dites-nous en commentaire : avez-vous déjà vécu un moment de vulnérabilité qui a changé votre vision du travail ?#Management #Vulnérabilité
  • [Rediff] La crise : aux origines

    42:18|
    [Rediffusion #documentaire] La crise, aux originesLe travail occupe aujourd’hui moins de place dans nos vies, devient plus immatériel… et pourtant, il n’a jamais été autant interrogé. Est-il en crise ? En profonde mutation ? Ou les deux à la fois ?Dans cette rediffusion, nous revenons sur un épisode fondateur qui explore ces questions en croisant les regards de la sociologie et de la philosophie.Clément Bosqué, philosophe d’entreprise, éclaire les tensions entre opportunité et crise, et interroge le renversement des priorités au travail.Fabrice Gatti, chercheur indépendant et auteur de SOS Travail sous tension, décrypte les symptômes d’un travail sous tension, miroir d’une polycrise sociétale.Aude Van den Brul, psychanalyste, partage ce qu’elle observe au fil de ses séances : une plongée rare dans ce que le travail fait — ou ne fait plus — à nos vies intérieures.Enfin, Boutayna Burkel propose un pas de côté réflexif à travers ses insights #TafScan.À bout de taf est un documentaire du travail, co-créé et co-produit par Laure Girardot, journaliste indépendante spécialisée RH, et Boutayna Burkel, dirigeante de The Helpr et autrice chez Dunod.Sources :La France doit travailler plus, Denis Olivennes, Albin Michel« L’estime des Français pour le travail s’écroule depuis 1985 », Quentin Périnel, Le Figaro, étude La Fabrique SpinozaMatthew B. Crawford, Éloge du carburateurDéfis et solutions pour un monde du travail en détresse, Fabrice Gatti, Enrick ÉditionsCrédit musique : 14 again – Mosimann, Sony Music Entertainment France SASVisuels : Canva Pro – contenu à vocation pédagogique, non commerciale
  • Avec Karim Duval : "L'IA nous épargne la phase où l'on apprend" {Cycle Décideurs}

    46:14|
    Chercher à identifier le Je-ne-sais-quoi de Karim Duval sur A bout de Taf, quelle drôle d’idée !Il fera tout pour protester et “remurmurer” contre toutes entreprises réductionnistes à la Jankélévitch.Durant cet épisode, il fera oublier le Je-ne-sais-quoi déterminé d’A Bout de Taf (comme lire une séquence de livre).Rien à faire il répondra qu'aux questions qu'il accepte.Karim Duval vous embarquera dans une #réflexion sur le travail par le prisme de l’ironie : #singularité, #travail bien fait ou encore ce que l'intelligence artificielle #AI nous fait perdre en voulant nous faire gagner du temps.Entre artisanat et création, Karim défend une vision du travail où l'imperfection a sa place, car c'est là où se logera l'effort.Avec lui, l'entropie (augmentation du désordre) gagne en charme et la sobriété devient un style, un état d'esprit, une quête.Un témoignage fort et riche où nous abordons plusieurs défis.Réfléchir sur le travail par le prisme de l’humour c'est témoigner de : singularité, travail bien fait et de ce que l'intelligence artificielle nous fait perdre en voulant nous faire gagner du temps.Entre artisanat et création, Karim défend au micro de Boutayna Burkel une vision du travail où l'imperfection a sa place, où le beau se découvre en chemin : "Je découvre la raison au fur et à mesure", "Il n'y a aucune certitude".Karim Duval incarne cette figure souvent incomprise : celle qui refuse de choisir entre rigueur et poésie, entre méthode et intuition.Il veut les deux.Sur l'IA, son regard est sans concession : "Elle nous épargne de la phase pénible dans laquelle on apprend et on souffre, on apprend à vouloir et à se tenir à cette volonté." Jusqu'où sommes-nous prêts à déléguer ? Alors, gagner du temps... pour en faire quoi exactement ?🔑 CHAPITRES :- Ingénieur-artiste : le faux paradoxe- Le travail d'humoriste - Le plaisir de l'affrontement créatif- L'IA et la perte de l'apprentissage- Les joies de la déconnexion- Hartmut Rosa et l'accélération intenableÀ bout de taf est le média qui explore les mutations du travail avec exigence et authenticité.Co-créé par Laure Girardot, journaliste et Boutayna Burkel Dirigeante et Auteure.
  • {Cycle Agora} Prothèse ou orthèse : ce que l’IA fait de nous… dépend de nous

    43:53|
    Dans cet épisode d’À bout de taf – Agora Live, nous explorons en profondeur l’impact réel de l’intelligence artificielle sur le travail, nos capacités cognitives, notre attention et, plus largement, notre rapport au monde. Si vous vous interrogez sur la manière dont l’IA modifie les métiers, influence nos comportements et reconfigure la performance individuelle et collective, cet épisode est une ressource incontournable.Laure Girardot reçoit Jean Pouly, spécialiste de la culture numérique depuis 25 ans, facilitateur chez Flexjob, conférencier et auteur de Transmettre et éduquer à l’heure de ChatGPT, un ouvrage de référence qui propose 12 défis pour mieux comprendre l’IA et préserver nos singularités humaines.Objectif de l’épisode : décrypter les enjeux qui concernent déjà toutes les organisations : automatisation, surcharge mentale, dépendance technologique, transformation des compétences, nouveaux risques pour le travail intellectuel et pour la santé mentale.Au programme de cet épisode • L’IA comme pharmakon : une technologie ambivalente, à la fois support et menace, selon les usages. • Prolétarisation des tâches intellectuelles : comment certaines étapes de notre raisonnement peuvent être déléguées à la machine. • Prolétarisation de la pensée : les risques liés à la délégation du langage, de l’analyse et de la créativité. • Transformations du travail : production, création, coopération… ce que l’IA modifie déjà dans les organisations. • Modèle économique des big tech : captologie, économie de l’attention, dépendance aux plateformes numériques. • Dette cognitive : externalisation de la mémoire, diminution des processus internes, automatisation des réflexes mentaux. • Attention et concentration : pourquoi elles deviennent des compétences stratégiques dans un environnement saturé de stimuli. • Un choix déterminant : voulons-nous une IA-prothèse qui nous remplace ou une IA-orthèse qui nous accompagne, nous renforce et nous rend plus autonomes ?Ce que vous apprendrezCet épisode fournit des repères pratiques, philosophiques (Stiegler, Arendt, Anders) et sociologiques pour comprendre :– comment l’intelligence artificielle transforme notre manière de travailler,– quels risques cognitifs, organisationnels et psychosociaux émergent déjà,– comment développer des usages responsables de l’IA, compatibles avec la préservation des compétences humaines et de la santé au travail.Crédit musique : “14 again” – Mosimann (Sony Music Entertainment France SAS)Visuel : Canva Pro — usage pédagogique, public et non commercial.
  • 33. Usine et autonomie : le pouvoir d'agir au travail

    12:04||Saison 1, Ep. 33
    À bout de taf – Zoom : un éclairage, une voix, un angleAprès une première saison où nous nous sommes demandé si le travail faisait sa polycrise de nerfs, À bout de taf revient avec « Zoom » : un format court pensé pour aller à l’essentiel. Quelques minutes pour tendre le micro à un invité, mettre en lumière une idée forte, comprendre l’une des fractures du travail moderne… et entrevoir des pistes de réponse.À bout de taf – Épisode spécial : Redonner du pouvoir d’agir – avec Dominique Tissier« Il n’y a pas de crise du travail. Il y a une crise des conditions dans lesquelles on le réalise. »Nous recevons Dominique Tissier, qui a passé plus de 20 ans chez Michelin. Ancien responsable du développement RH, il a accompagné les équipes en usine et contribué dès les années 2010 à lancer une démarche pionnière de responsabilisation pour redonner de l’autonomie et de l’engagement aux collaborateurs.Aujourd’hui expert du management situationnel – un sujet sur lequel il a coécrit un ouvrage réédité plus de dix fois – il nous raconte cette transformation de l’intérieur et partage sa vision d’un management plus humain, ancré dans le réel.Avec lui, nous avons parlé de :la différence entre crise du travail et crise de ses conditions d’exercice ;l’importance des marges de manœuvre face aux contraintes, pour éviter l’écrasement et redonner de l’intérêt au quotidien ;le rôle central du manager de proximité, souvent la cause directe de départs lorsqu’il y a maltraitance, mais aussi clé d’un rapport sain au travail ;l’expérience Michelin de la responsabilisation collective : plannings, sécurité, qualité, maintenance… confiés directement aux équipes pour les rendre acteurs ;la nécessité de créer des espaces de parole sur le vécu du travail, pour répondre aux attentes des jeunes générations comme des plus anciens.Son constat est clair : le travail reste incontournable pour se construire et se relier aux autres. Mais il ne peut remplir ce rôle qu’à la condition d’être reconnu, partagé et organisé collectivement.À bout de taf – Zoom : un condensé de matière à penser, à partager, à expérimenter.Pour comprendre, questionner, et (re)prendre la main sur le travail. Bonne écoute !Crédit Musique : "14 again" – Mosimann (Sony Music Entertainment France SAS).Visuel : Canva Pro – usage pédagogique, public et non commercial.
  • Réformer les retraites : L'accord impossible avec Eric Weil

    50:33|
    Réformer les retraites en France, mission impossible ? Eric Weil a vécu les coulisses du pouvoir. 57% des Français considèrent que la suspension de la réforme des retraites n'est "qu'un gain minime".Elle a pourtant été le noeud d'un équilibre précaire politique.Elle est aussi l'enjeu sur le coût du travail.Plus d’un million de personnes deux ans plus tôt pour "revenir" dessus.La suspension de la réforme de retraite n'est pas que politique, elle se joue des différences professionnelles des générations : - 81% des 65 ans et plus considèrent que la suspension est nécessaire- 57% des 18-24 considèrent aussi que la suspension est nécessaire- Entre 25 et 64 ans, les taux sont entre 71 et 78%.Si 37 % de vos salariés ne se sentent pas capables de tenir jusqu'à la retraite*…Est-ce un problème de réforme ? Ou un problème de ce qu'on leur propose à leur quotidien professionnel compte tenu de leurs usures, pénibilités, conditions de travail ?→ 54 % des actifs ne s'imaginent pas travailler jusqu'à 64 ans* : L'exposition aux risques physiques ET psychosociaux nourrit ce sentiment d'insoutenabilité → 29 % des Français estiment déjà travailler trop*Le débat national comme professionnel se focalise sur l'âge. Mais dans les organisations, le levier de dialogue et de durabilité est ailleurs :- Soutenabilité de la charge de travail- Environnement capacitant et parcours d'activité professionnel pour évoluer, de souffler, de rebondir - Sens de l'activité Le totem de l'âge est tel que rien d'autre n'est audible.L'impossible réforme caricature l'irréductible village gaulois.Tirons les leçons de ce retour en arrière ou de cet acquis social retrouvé.🎙️ Pour comprendre ce bloquage, et ce que ça dit de notre rapport au travail, Boutayna Burkel reçoit Eric Weil dans A bout de Taf {Cycle Décideurs}.Ancien conseiller en cabinet ministériel et auteur de "Retraite, un blocage français", il nous révèle ce qu'on ne voit jamais : le travail de l'ombre, les rapports de force, et pourquoi certaines réformes échouent.Dans cet épisode d'À Bout de Taf, Boutayna Burkel reçoit Eric Weil pour :→ Les coulisses d'un cabinet ministériel : comment se fabrique (vraiment) le travail politique→ Pourquoi la France bloque sur les retraites : analyse de l'essayiste et spécialiste→ Le travail politique : vocation, usure et passion→ De la politique à la cuisine : quand le travail devient une quête de sens et de rencontresEric Weil nous offre un regard rare sur le fonctionnement du pouvoir, sur l’État social, sur les blocages français… et sur cette réforme des retraites si complexe, entre démographie, travail réel, pénibilité, pacte générationnel et défiance démocratique.📖 Son livre : "Retraite, un blocage français" (Éditions Plon)🎙️ À bout de taf, le podcast qui explore le travail autrement.Abonnez-vous et activez la cloche pour ne rien manquer.#réformedesretraites #politique #cabinetministériel #travail #podcast #àboutdetaf
  • 32. Les nécessaires bifurcations face aux turbulences du travail

    13:52||Saison 1, Ep. 32
    À bout de taf – Zoom : un éclairage, une voix, un angleAprès une première saison où nous nous sommes demandé si le travail faisait sa polycrise de nerfs, À bout de taf revient avec « Zoom » : un format court pensé pour aller à l’essentiel. Quelques minutes pour tendre le micro à un invité, mettre en lumière une idée forte, comprendre l’une des fractures du travail moderne… et entrevoir des pistes de réponse.À bout de taf – Épisode spécial : Travailler demain, c’est (déjà) aujourd’hui – avec Muriel Pénicaud“Le travail se transforme sans cesse. Mais l’ampleur et la vitesse actuelles des transformations sont inédites.”Ancienne ministre du Travail (2017-2020), autrice avec Mathieu Charrier de la bande dessinée Travailler Demain, Muriel Pénicaud pose un regard d’ensemble sur ce moment singulier : l’avenir du travail ne se prévoit pas… il s’écrit dès maintenant.Avec elle, nous avons parlé d’accélération historique, de bifurcation possible, de responsabilité collective.Son constat est clair :Ce n’est pas une crise passagère, mais un tournant structurel.Les fractures qui s’annoncent seront autant sociales que cognitives : entre ceux qui maîtrisent les nouvelles règles du jeu et ceux qui les subissent.L’IA en est l’exemple le plus frappant : d’ici 2030, 50 % des emplois dans les pays développés seront transformés. Pas forcément supprimés, mais profondément redéfinis. Une révolution qui ouvre des leviers immenses d’efficacité et de créativité, mais qui interroge aussi notre autonomie et notre éthique.Autre virage décisif : la transition écologique, qui n’est plus une simple action RSE mais un pivot stratégique dans des secteurs comme la construction, le transport ou la santé. Enfin, la démographie change la donne : dans un contexte de natalité en baisse, les jeunes deviennent une ressource rare, ce qui impose une révision des priorités et des pratiques d’intégration.Pour Muriel Pénicaud, l’enjeu n’est pas d’imaginer le travail dans dix ans, mais de construire dès aujourd’hui les conditions d’un avenir inclusif : former massivement, donner à chacun les moyens de comprendre et d’agir – en tant que salarié mais aussi en tant que citoyen.À bout de taf – Zoom : un condensé de matière à penser, à partager, à expérimenter.Pour comprendre, questionner, et (re)prendre la main sur le travail.Bonne écoute !Crédit Musique : "14 again" – Mosimann (Sony Music Entertainment France SAS).Visuel : Canva Pro – usage pédagogique, public et non commercial.
  • {Cycle Décideurs} : Vers des espaces de travail anti-solitude

    44:14|
    Le collectif se fragmente, les salariés réclament à la fois plus de liberté et plus de liens. À quoi doit ressembler un espace de travail dans l’avenir ? Créer de l’énergie collective et donner envie de revenir au bureau ou lieu du bras de fer?Dans cet épisode, Boutayna Burkel reçoit :- Denis Pennel, éclaireur des transformations du travail, il défend une vision du travail comme lieu de lien et d’épanouissement.- Edouard Cambier, entrepreneur de terrain, il est à la tête d’une association qui regroupe plus de 500 espaces de travail et 23 000 talents.Un débat inspiré du terrain pour explorer comment repenser le bureau, le télétravail, les tiers-lieux et l’employee advocacy pour reconstruire du collectif sans empiéter sur la vie privée.- La vague de retour au bureau : que s’est-il vraiment passé ? contrainte ou opportunité pour le collectif ? Isolement, carrières invisibles, épuisement.. Les angles morts du tout-à-distance : une somme d’attentes individuelles, rarement pensée de manière collective.- Le bureau comme lieu de socialisation, pas seulement de production : Passer du mètre carré au “mètre augmenté” : espaces de concentration, d’échanges… Pourquoi un open space sans âme, un café payant et des bureaux sombres ne feront plus revenir personne.- Le rôle des temps morts, non-verbal et sérendipité dans la performance réelle : l’énergie cachée du collectif - De l’individualisme à la reconstruction du collectif : Comment l’entreprise a, elle-même, nourri l’individualisme. Aujourd’hui c'est elle le dernier bastion du collectif mais Jusqu’où va le rôle de l’entreprise ? Crèches, conciergeries, services du quotidien : quand le bureau devient un facilitateur de vie.- Pourquoi remettre du collectif n’est pas qu’une posture humaniste, mais un levier de performance durable : Capital financier vs capital humain : prendre soin de ses investisseurs… en argent et en travail.- Tiers-lieux, coworking & écosystèmes ouverts : les hubs multisectoriels : ce que chaque modèle apporte au collectif : Échanges de services entre indépendants, animations, apéros, conférences.Ressources : La notion de travail chez Simone Weil, Mickaël Labbé Bibliographie de Denis PennelA Bout de Taf {Cycle Décideurs} est animé par Boutayna Burkel, Auteure chez Dunod et dirigeante de The Helpr.À Bout de Taf est le média qui explore les mutations du travail avec exigence et authenticité. Co-créé par Laure Girardot, journaliste et Boutayna Burkel Dirigeante et Auteure.