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FranceFineArt
đ âSuzanne Valadonâ au Centre Pompidou, Paris du 15 janvier au 26 mai 2025
du 15 janvier au 26 mai 2025
par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 13 janvier 2025, durĂ©e 23â59,
© FranceFineArt.
https://francefineart.com/2025/01/20/3586_suzanne-valadon_centre-pompidou/
Communiqué de presse
Commissariat :
Nathalie Ernoult, attachĂ©e de conservation au MusĂ©e national dâart moderne, Centre Pompidou
Chiara Parisi, directrice du Centre Pompidou-Metz
Xavier Rey, directeur du MusĂ©e national dâart moderne, Centre Pompidou
Le Centre Pompidou consacre une monographie Ă Suzanne Valadon (1865-1938), artiste emblĂ©matique et audacieuse, lâune des plus importantes de sa gĂ©nĂ©ration. Ă la marge des courants dominants de son Ă©poque â le cubisme et lâart abstrait sont en germe alors quâelle dĂ©fend avec ardeur la nĂ©cessitĂ© de peindre le rĂ©el â elle place le nu, fĂ©minin comme masculin, au centre de son oeuvre, reprĂ©sentant les corps sans artifice ni voyeurisme.
Suzanne Valadon nâa pas bĂ©nĂ©ficiĂ© de monographie, Ă Paris depuis celle que le MusĂ©e national dâart moderne lui avait consacrĂ© en 1967. PrĂ©sentĂ© au Centre Pompidou-Metz, en 2023 (« Suzanne Valadon. Un monde Ă soi »), puis au MusĂ©e des Beaux-arts de Nantes (2024) et au Museu Nacional dâArt de Catalunya (2024), lâhommage Ă cette artiste ostensiblement moderne et libĂ©rĂ©e des conventions de son temps, se poursuit donc au Centre Pompidou, en 2025 avec une version enrichie de nouveaux prĂȘts et augmentĂ©e dâarchives inĂ©dites.
« Jâai dessinĂ© follement pour que quand je nâaurais plus dâyeux jâen aie au bout des doigts » Suzanne Valadon
Cette exposition met en lumiĂšre cette figure exceptionnelle et souligne son rĂŽle prĂ©curseur, souvent sous-estimĂ©, dans la naissance de la modernitĂ© artistique. Elle rĂ©vĂšle la grande libertĂ© de cette artiste qui nâadhĂšre vĂ©ritablement Ă aucun courant, si ce nâest peut-ĂȘtre le sien. Le parcours de prĂšs de 200 oeuvres sâappuie sur la richesse des collections nationales notamment celle du Centre Pompidou, la plus importante, mais aussi du musĂ©e dâOrsay et de lâOrangerie. Des prĂȘts exceptionnels du Metropolitan Museum of Modern Art de New York ou encore de la Fondation de lâHermitage et dâimportantes collections privĂ©es le complĂštent. Il se concentre sur les deux mĂ©diums de prĂ©dilection de lâartiste, le dessin et la peinture. ParticuliĂšrement mise Ă lâhonneur ici, son oeuvre graphique fait lâobjet dâune analyse approfondie, grĂące Ă la prĂ©sentation dâun grand nombre de dessins jusquâalors rarement montrĂ©s. Câest Ă©galement lâoccasion dâexplorer un moment artistique au coeur de la transition entre les collections du musĂ©e dâOrsay et de lâOrangerie et celles du MusĂ©e national dâart moderne.
Lâexposition « Valadon » retrace cet itinĂ©raire unique, depuis ses dĂ©buts de modĂšle favorite du tout-Montmartre, jusquâĂ sa reconnaissance artistique, intervenue trĂšs tĂŽt, par ses pairs et la critique. VĂ©ritable « passeuse » dâun siĂšcle Ă lâautre, Suzanne Valadon embrasse la ferveur parisienne du tournant-de-siĂšcle, ses cafĂ©s, bals musettes et cabarets et ses multiples rĂ©volutions artistiques, intellectuelles et sociĂ©tales. Elle met en Ă©vidence le caractĂšre rĂ©solument moderne de lâoeuvre de Valadon, premiĂšre femme Ă peindre en grand format un nu masculin de face. Cette plongĂ©e inĂ©dite dans son oeuvre dĂ©voile aussi bien ses relations amicales et artistiques avec les peintres de la bohĂšme que son influence incontestable sur la scĂšne artistique parisienne grĂące au soutien actif de ses amis artistes et galeristes.
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đ âUmbrales, Javier Silva Meinelâ Une poĂ©tique de lâimage Ă la Maison de lâAmĂ©rique Latine, Paris du 23 avril au 25 juillet 2026
29:34|âUmbrales, Javier Silva MeinelâUne poĂ©tique de lâimageĂ la Maison de lâAmĂ©rique Latine, Parisdu 23 avril au 25 juillet 2026Entretien avec Alejandro Leon Cannock,chercheur, enseignant et artiste visuel, et commissaire de lâexposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 20 avril 2026, durĂ©e 29â34,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/04/22/3713_javier-silva-meinel_maison-de-l-amerique-latine/CommuniquĂ© de presseCommissariat :Alejandro LeĂłn Cannock, chercheur, enseignant et artiste visuelEn 2026, dans le cadre de son programme dâexpositions, la Maison de lâAmĂ©rique latine Ă Paris renoue avec la photographie, en dĂ©diant une exposition Ă une figure majeure de cette discipline en AmĂ©rique latine : le PĂ©ruvien Javier Silva Meinel.Sous lâintitulĂ© dâ « Umbrales, Javier Silva Meinel. Une poĂ©tique de lâimage » (umbrales, seuils en français), cet Ă©vĂ©nement Ă caractĂšre rĂ©trospectif est placĂ© sous le commissariat dâAlejandro LeĂłn Cannock, en association avec la Galerie Younique.Du 23 avril au 25 juillet 2026, la Maison de lâAmĂ©rique latine montrera pour la premiĂšre fois en France, non moins dâune centaine dâimages mĂȘlant photographies argentiques, tirages digitaux contrecollĂ©s sur aluminium, boĂźtes de lumiĂšrerĂ©troĂ©clairĂ©es et quelques wallpapers.Javier Silva Meinel (nĂ© Ă Lima en 1949), est lâun des photographes pĂ©ruviens les plus importants de sa gĂ©nĂ©ration, voire, de lâhistoire de la photographie latino-amĂ©ricaine. Avec un univers merveilleux, cocasse et Ă©trange, les visions du photographe prennent source au PĂ©rou et sâoffrent au regardeur.Comme un voyage du jour vers la nuit, Ă la fois physique et spirituel, Ă travers lâensemble du territoire pĂ©ruvien, Silva Meinel Ă la maniĂšre dâun Irving Penn ou dâun MartĂn Chambi, recrĂ©e le studio en chemin ; et prend du temps avec ses sujets, dĂ©veloppant avec eux une complicitĂ© inĂ©dite. Abordant ses thĂ©matiques de prĂ©dilection (masques, passages, artificios, animaux, Ă©trangetĂ©s, encantados), lâartiste ne cesse de rechercher des Ă©piphanies, qui invitent Ă franchir le seuil du connu pour pĂ©nĂ©trer dans les profondeurs qui constituent lâinconscient du rĂ©el : un intermezzo. Un lieu de transit et de transformation, comme un passage qui relie lâici et lĂ -bas, le visible avec lâinvisible, le rĂ©el avec le surrĂ©el.En cette Ă©poque dâessentialisation de la reprĂ©sentation de lâautre, lâoeuvre de Silva Meinel rappelle que dâautres figures du photographe sont possibles : peut-ĂȘtre est-il, avant tout, un tisserand de liens, dâhistoires, de relations, dâimaginaires.Un livre-catalogue bilingue (français / espagnol) avec les contributions de spĂ©cialistes de la photographie contemporaine et notamment le commissaire de lâexposition Alejandro LeĂłn Cannock et la Conservatrice en chef du DĂ©partement de Photographie de la BnF HĂ©loĂŻse Conesa ; sera publiĂ© Ă lâoccasion de lâexposition chez HD.« Le recours constant au (re)cadrage dans lâimage, dĂšs lors, avec la toile, nâest pour Silva Meinel ni un dĂ©cor, ni une question esthĂ©tique, ni un Ă©lĂ©ment lui permettant de souligner la narration de lâimage et la puissance symbolique du portrait, mais plutĂŽt un geste mĂ©ta-photographique, câest-Ă -dire un geste philosophique critique par lequel le photographe mobilise la photographie non pas pour traiter dâun thĂšme dĂ©terminĂ© ni pour exprimer un affect singulier, mais pour produire un commentaire sur le processus photographique lui-mĂȘme : les opĂ©rations, les formes et les logique Ă travers lesquelles le monde y est rendu visible. Ainsi, Silva Meinel engage la photographie dans un mouvement rĂ©flexif : il ne sâagit plus de reprĂ©senter quelque chose, mais dâinterroger les conditions de possibilitĂ© de la reprĂ©sentation photographique en tant que telle, en en dĂ©voilant ses prĂ©supposĂ©s et ses rĂ©gimes de visibilitĂ© » Alejandro LeĂłn Cannock, Commissaire de lâexposition (extrait du livre-catalogue)
đ âDiseuses de silenceâ à lâEspace Monte-Cristo, Fondation Villa Datris, Paris du 18 avril au 13 dĂ©cembre 2026
29:41|âDiseuses de silenceâ à lâEspace Monte-Cristo, Fondation Villa Datris, Parisdu 18 avril au 13 dĂ©cembre 2026Entretien avec Pauline Ruiz, commissaire de lâexposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 17 avril 2026, durĂ©e 29â41,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/04/21/3712_diseuses-de-silence_espace-monte-cristo/CommuniquĂ© de presseCommissariat dâexposition et scĂ©nographie :Pauline Ruiz et Jules FourtineDu 18 avril au 13 dĂ©cembre 2026, lâEspace Monte-Cristo prĂ©sente Diseuses de silence, une exposition qui propose une vision actuelle de notre histoire contemporaine et collective Ă travers les voix de 21 sculptrices françaises et internationales. Telles des ShĂ©hĂ©razade modernes, ces artistes donnent vie Ă nos rĂ©cits communs et, Ă travers leurs Ćuvres choisies au sein de la Collection Fondation Villa Datris, nous transmettent un hĂ©ritage, le nĂŽtre.Ensemble, elles explorent les recoins les plus oubliĂ©s de nos mythologies et comblent les lacunes des narrations contemporaines avec leurs fĂ©roces icĂŽnes de la crĂ©ation, telles les VĂ©nus de Prune Nourry et la gardienne de Jeanne Vicerial. GrĂące Ă leurs voix, comme celles de Niki de Saint Phalle et Suzanne Husky, elles prĂ©viennent des luttes encore Ă mener et des acquis toujours Ă prĂ©server, pour ne pas reproduire les errances du passĂ©. Lorsque, telles Andrea Bowers et Miss.Tic, elles dĂ©mantĂšlent, brique aprĂšs brique, le mur du silence auquel nous sommes confronté·es, câest pour mieux faire entendre lâhistoire que nous devons réécrire aujourdâhui.Avec la Carte blanche qui lui est dĂ©diĂ©e, Isthme noir , Yosra Mojtahedi nous ouvre les portes dâun monde oĂč chaque symbole nous renvoie Ă la Terre MĂšre et Ă une redĂ©couverte des corps, comme une fusion entre humain et nature, crĂ©ant un paysage immersif en quĂȘte dâune harmonie totale. Tel un cosmos, ce lieu de mĂ©moire et de transformation dĂ©ploie le mystĂšre de nos origines. Ce futur hĂ©ritĂ© tĂ©moigne de ce quâil reste encore Ă Ă©crire.Ce parcours, construit autour de conversations entre les oeuvres, est ponctuĂ© dâinstallations contemplatives et de mises en scĂšne joyeuses, afin dâaccompagner le public dans la dĂ©couverte de rĂ©cits poignants et inspirants. ExpĂ©rience sensible et fĂ©dĂ©ratrice, lâexposition souhaite donner de la force Ă celles et ceux qui dĂ©sirent changer le cours des choses.[...]
đ âMichel-Ange Rodinâ Corps vivants au MusĂ©e du Louvre, Paris du 15 avril au 20 juillet 2026
18:24|âMichel-Ange Rodinâ Corps vivantsau MusĂ©e du Louvre, Parisdu 15 avril au 20 juillet 2026Entretien avec ChloĂ© Ariot, conservatrice â musĂ©e Rodin, et Marc Bormand, conservateur, dĂ©partement des Sculptures â musĂ©e du Louvre, et commissaires de lâexposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 14 avril 2026, durĂ©e 18â24,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/04/21/3711_michel-ange-rodin_musee-du-louvre/CommuniquĂ© de presseCommissariat :ChloĂ© Ariot, conservatrice, musĂ©e RodinMarc Bormand, conservateur, dĂ©partement des Sculptures, musĂ©e du LouvreDeux maĂźtres inĂ©galĂ©s de la sculpture occidentale dialoguent Ă travers les siĂšcles : Michel-Ange (1475-1564) et Auguste Rodin (1840-1917). Leurs Ćuvres, qui incarnent la force du corps et la profondeur de lâĂąme, se rencontrent dans une confrontation inĂ©dite oĂč se rĂ©vĂšlent continuitĂ©s comme ruptures.Lâexposition Michel-Ange Rodin. Corps vivants, rĂ©unissant plus de 200 Ćuvres met lâaccent sur des enjeux formels et conceptuels qui aboutissent Ă une mĂȘme ambition : rendre visible lâĂ©nergie intĂ©rieure du corps. Le corps apparaĂźt comme enveloppe et peau de lâĂąme, matiĂšre vivante soumise au temps et au geste. Ce parcours interroge aussi la postĂ©ritĂ© de ces gestes : comment la réécriture de lâantique et lâusage des corps ont prĂ©parĂ© les ruptures du 20e siĂšcle ?En montrant filiations, emprunts et dĂ©tournements, lâexposition propose une lecture sensible des mythes des deux gĂ©nies et invite Ă repenser la sculpture non pas comme un Ă©lĂ©ment qui « fait forme » mais comme un laboratoire dâinnovations artistiques. Aux chefs-dâĆuvre des maĂźtres rĂ©pondent des Ćuvres maniĂ©ristes inspirĂ©es de Michel-Ange (de Vincenzo Danti, Vincenzo de Rossi, ou Pierino da Vinci), ainsi que des crĂ©ations contemporaines fortes de Joseph Beuys, Bruce Nauman, Giuseppe Penone et Jana Sterbak, tĂ©moignant de lâactualitĂ© de cet hĂ©ritage.Lâexposition rĂ©unit marbres, bronzes, plĂątres, terres cuites, moulages et une trĂšs riche production graphique grĂące aux collections du Louvre, du musĂ©e Rodin et dâimportants prĂȘts de grands musĂ©es internationaux. Le parcours sâarticule en cinq temps forts prĂ©sentant les deux artistes, leurs sources dâinspiration, leurs relations aux matĂ©riaux de la crĂ©ation et leurs thĂšmes de prĂ©dilections, en suivant un fil rouge, celui du corps et de la vie.Cette rĂ©flexion se matĂ©rialise dĂšs lâentrĂ©e du parcours, oĂč cinq sculptures emblĂ©matiques â lâEsclave mourant et lâEsclave rebelle de Michel-Ange, chefs-dâĆuvre du Louvre, et LâĂge dâairain, Adam et Jean dâAire nu, Ă©chappĂ© du Monument des Bourgeois de Calais dâAuguste Rodin â accueillent les visiteurs comme autant de corps habitĂ©s par une Ă©nergie vitale puissante.
đ âMadame de SĂ©vignĂ©â Lettres parisiennes au musĂ©e Carnavalet â Histoire de Paris, Paris du 15 avril au 23 aoĂ»t 2026
14:08|âMadame de SĂ©vignĂ©â Lettres parisiennesau musĂ©e Carnavalet â Histoire de Paris, Parisdu 15 avril au 23 aoĂ»t 2026Entretien avec Anne-Laure Sol,conservatrice en chef du patrimoine, responsable du dĂ©partement des peintures et vitraux musĂ©e Carnavalet de Paris, et commissaire scientifique de lâexposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 14 avril 2026, durĂ©e 14â08,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/04/21/3710_madame-de-sevigne_musee-carnavalet/CommuniquĂ© de presseCommissariat gĂ©nĂ©ral :ValĂ©rie Guillaume, conservatrice gĂ©nĂ©rale, directrice du musĂ©e Carnavalet â Histoire de ParisCommissariat scientifiqueAnne-Laure Sol, conservatrice en chef du patrimoine, responsable du dĂ©partement des peintures et vitraux au musĂ©e Carnavalet â Histoire de ParisCommissaire associĂ© :David Simonneau, chargĂ© des dessins du cabinet des Arts graphiques au musĂ©e Carnavalet â Histoire de ParisAvec la collaboration de :Nathalie Freidel, conseillĂšre scientifique, professeure au dĂ©partement de Langues et de LittĂ©ratures, UniversitĂ© Wilfrid Laurier, Waterloo, Canada« Dieu merci, nous avons lâhĂŽtel de Carnavalet. Câest une affaire admirable : nous y tiendrons tous, et nous aurons le bel air. Comme on ne peut pas tout avoir, il faut se passer des parquets et des petites cheminĂ©es Ă la mode, mais nous aurons du moins une belle cour, un beau jardin, un beau quartier [âŠ] » Lettre Ă Madame de Grignan, sa fille, le 7 octobre 1677Le musĂ©e Carnavalet â Histoire de Paris prĂ©sente une exposition consacrĂ©e Ă Marie de Rabutin-Chantal, marquise de SĂ©vignĂ© (1626-1696) Ă lâoccasion du 400e anniversaire de sa naissance. Conçue avec lâappui dâun comitĂ© scientifique composĂ© de spĂ©cialistes de lâoeuvre et de la pĂ©riode, lâexposition se fonde sur le renouvellement de lâapproche critique consacrĂ©e Ă lâĂ©pistoliĂšre et rĂ©unit plus de 200 oeuvres, peintures, objets, dessins, provenant des collections du musĂ©e, dâimportantes collections publiques françaises et de collections particuliĂšres.Marie de Rabutin-Chantal naĂźt Ă Paris, place Royale (actuelle place des Vosges) le 5 fĂ©vrier 1626. Issue dâune famille dâancienne noblesse bourguignonne par son pĂšre, elle est Ă©levĂ©e Ă Paris par ses grands-parents maternels, les Coulanges, qui lui assurent une excellente Ă©ducation, rare pour une jeune fille. En 1644, elle Ă©pouse Henri de SĂ©vignĂ©, gentilhomme breton, dont elle aura deux enfants : Françoise-Marguerite et Charles. La mort de son mari, tuĂ© en duel en 1651, la laisse veuve Ă vingt-cinq ans.Vivant entre le quartier du Marais Ă Paris et ses terres des Rochers en Bretagne, Madame de SĂ©vignĂ© participe aux cercles lettrĂ©s les plus raffinĂ©s de la capitale, dont ceux de la marquise de Rambouillet et de Mademoiselle de ScudĂ©ry. Elle prend part Ă lâĂ©laboration de la culture galante qui sâĂ©panouit alors en art de vivre et influence la littĂ©rature et les arts.La majeure partie de la correspondance conservĂ©e de Madame de SĂ©vignĂ© est constituĂ©e des lettres envoyĂ©es Ă sa fille, mariĂ©e en 1669 au comte de Grignan et partie vivre en Provence. La Correspondance Ă©ditĂ©e constitue aujourdâhui Ă la fois une oeuvre qui figure parmi les classiques de la littĂ©rature française et un document essentiel pour la connaissance de lâhistoire des idĂ©es, des moeurs et des Ă©vĂ©nements de cette pĂ©riode.Au sein de lâhĂŽtel Carnavalet oĂč vĂ©cut la cĂ©lĂšbre Parisienne de 1677 Ă sa mort en 1696, cette exposition revient sur la vie de Madame de SĂ©vignĂ© Ă Paris, Ă un moment oĂč la ville connaĂźt dâimportantes transformations. Le parcours et lâoeuvre de lâĂ©crivaine servent de support Ă une dĂ©couverte de la capitale dans ses dimensions urbaine, sociale, politique, artistique. Lâexposition sâouvre sur la question de la prĂ©sence de lâĂ©pistoliĂšre dans lâimaginaire collectif et de sa postĂ©ritĂ© littĂ©raire pour ensuite mettre en lumiĂšre la place des femmes dans le Paris du 17e siĂšcle, dans le contexte de la diffusion dâune culture galante.[...]
đ âJe suis dans des mondes Ă©trangesâ de FLORE aux Ă©ditions Maison CF
16:59|âJe suis dans des mondes Ă©trangesâ de FLORE aux Ă©ditions Maison CFEntretien avec FLORE, par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Nohant, maison de George Sand, le 15 avril 2026, durĂ©e 16â59.© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/04/17/137_livres_flore/En 1847, aprĂšs neuf ans dâune liaison passionnĂ©e, George Sand se sĂ©pare de FrĂ©dĂ©ric Chopin. LâĂ©crivaine efface alors toute trace du compositeur de sa demeure familiale de Nohant.En pleine pĂ©riode romantique, le domaine de George Sand Ă Nohant fut le creuset des oeuvres de Chopin et le lieu de rencontre dâune communautĂ© artistique exceptionnelle. Sous les tilleuls du jardin, autour du Pleyel monumental, George Sand rĂ©unissait EugĂšne Delacroix, Franz Liszt ou encore Pauline Viardot. Musique, peinture, littĂ©rature et dĂ©bats politiques animaient ce refuge oĂč lâintimitĂ© et le gĂ©nie trouvaient un abri commun.Cet ouvrage tisse un dialogue poĂ©tique entre les photographies de lâartiste FLORE, ses herbiers glanĂ©s dans le jardin et des partitions manuscrites composĂ©es par Chopin.Une nouvelle dâAurĂ©lie Razimbaud ouvre le rĂ©cit, imaginant avec finesse leur vie Ă Nohant Ă cette Ă©poque.ĂditĂ© Ă lâoccasion du 150e anniversaire de la disparition de George Sand, ce livre bĂ©nĂ©ficie du soutien du Centre des monuments nationaux et du musĂ©e FrĂ©dĂ©ric Chopin de Varsovie.PubliĂ© en avril 2026ActualitĂ© Exposition« Je suis dans des mondes Ă©tranges » de FLOREĂ la maison de George Sand, Nohantdu 18 avril au 1er novembre 2026[...]
đ âAnnette Messagerâ Une hirondelle ne fait pas le printemps au musĂ©e de la Chasse et de la Nature, Paris du 14 avril au 20 septembre 2026
19:14|âAnnette MessagerâUne hirondelle ne fait pas le printempsau musĂ©e de la Chasse et de la Nature, Parisdu 14 avril au 20 septembre 2026Entretien avec Colin Lemoine, directeur artistique, critique dâart, Ă©diteur et Ă©crivain, et commissaire de lâexposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 13 avril 2026, durĂ©e 19â14,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/04/17/3709_anette-messager_musee-de-la-chasse-et-de-la-nature/CommuniquĂ© de presseCommissariat :Colin Lemoine, directeur artistique, critique dâart, Ă©diteur et Ă©crivainFidĂšle Ă son ambitieuse programmation en art contemporain, le MusĂ©e de la Chasse et de la Nature consacre une exposition Ă Annette Messager, du 14 avril au 20 septembre 2026. PlĂ©biscitĂ©e par les musĂ©es du monde entier, lâartiste française, nĂ©e en 1943, explore depuis toujours la figure animale, sans que ce tropisme nâait jamais donnĂ© lieu Ă une prĂ©sentation spĂ©cifique.ConfiĂ©e au commissaire Colin Lemoine, cette exposition importante est donc une Ă©vidence, et une rĂ©paration. Ă la faveur dâinstallations majeures, dâoeuvres emblĂ©matiques et de piĂšces inĂ©dites, lâartiste alterne entre le macrocosme et le microcosme, le spectaculaire et le dĂ©tail, le drame et le rire, les mots et les choses. Puisant dans ses propres collections, Annette Messager Ă©tablit un dialogue affĂ»tĂ© avec celles du musĂ©e et, chemin faisant, Ă©rige le monde animal en rĂ©servoir infini des passions et des pulsions â les nĂŽtres. Car les bĂȘtes nous parodient et nous singent, nous qui montons sur nos grands chevaux et hurlons avec les loups.Humains, trop humains, les animaux trahissent nos secrets, allĂ©gorisent nos dĂ©sirs et stigmatisent nos turpitudes. Les peluches, les taxidermies et les hybridations dâAnnette Messager procĂšdent dâune esthĂ©tique du dĂ©tournement et sacrent une inquiĂ©tante Ă©trangetĂ©.Et, si lâhirondelle ne fait pas le printemps, elle sait nous rappeler que nous sommes de drĂŽles dâoiseaux â fragiles et fugitifs.[...]
đ âKĂĄroly Ferenczyâ ModernitĂ© hongroise au Petit Palais, Paris du 14 avril au 6 septembre 2026
19:23|âKĂĄroly Ferenczyâ ModernitĂ© hongroiseau Petit Palais, Parisdu 14 avril au 6 septembre 2026Entretien avec Baptiste Roelly, conservateur du parimoine en charge des dessins, estampes et livres anciens au Petit Palais, et co-commissaire scientifique de lâexposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 13 avril 2026, durĂ©e 19â23,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/04/16/3708_karoly-ferenczy_petit-palais/CommuniquĂ© de presseCommissariat gĂ©nĂ©ral :Annick Lemoine, prĂ©sidente de lâĂ©tablissement public des musĂ©es dâOrsay et de lâOrangerieCommissariat scientifique :Ferenc Gosztonyi, conservateur en chef au MusĂ©e des Beaux-Arts de Budapest â Institut de recherche en histoire de lâart dâEurope centrale (KEMKI)RĂ©ka Krasznai, conservatrice en chef, directrice du dĂ©partement des peintures, MusĂ©e des Beaux-Arts de Budapest â Galerie nationale hongroise,Edit Plesznivy, conservatrice en chef, chargĂ©e des peintures hongroises des XIXe et XXe siĂšcles, MusĂ©e des Beaux-Arts de Budapest â Galerie nationale hongroise,Baptiste Roelly, conservateur du patrimoine en charge des dessins, estampes, manuscrits et livres anciens au Petit Palais.Lâexposition a Ă©tĂ© conçue en collaboration avec le musĂ©e des Beaux-Arts de Budapest et la Galerie nationale hongroise.Aussi cĂ©lĂšbre en Hongrie quâil est mĂ©connu en France, KĂĄroly Ferenczy (1862-1917) est une figure majeure de la modernitĂ© en Europe centrale. Son oeuvre profondĂ©ment singulier lâimpose comme lâun des grands peintres du tournant des XIXe et XXe siĂšcles. Par cette premiĂšre rĂ©trospective française, le Petit Palais entend mettre en lumiĂšre son originalitĂ© fondamentale. Ni naturaliste, ni symboliste, ni impressionniste, ni nabi, mais un peu tout cela Ă la fois, il incarne le cosmopolitisme de la fin-de-siĂšcle dans toute lâĂ©tendue de sa culture. Membre fondateur dâune colonie dâartistes installĂ©e au coeur de la nature, Ferenczy fait de la peinture de plein air lâune de ses pratiques les plus emblĂ©matiques. Il cherche dans la nature lâexpression dâune spiritualitĂ© syncrĂ©tique. Sous son pinceau, le soleil apparaĂźt souvent comme un protagoniste central dans des paysages dâune lumiĂšre sans Ă©quivalent.Avec prĂšs de 140 oeuvres, le parcours met en Ă©vidence les multiples facettes de sa dĂ©marche â paysages, portraits, scĂšnes familiales, sujets bibliques, nus ou caricatures â et rĂ©vĂšle son rĂŽle fondamental dans lâĂ©mergence dâune Ă©cole artistique proprement moderne en Hongrie. Lâexposition a Ă©tĂ© conçue en collaboration avec le MusĂ©e des Beaux-Arts de Budapest et la Galerie nationale hongroise.Conçue comme un parcours principalement chronologique ponctuĂ© de sections thĂ©matiques, lâexposition retrace lâĂ©volution stylistique de Ferenczy, depuis ses oeuvres de jeunesse marquĂ©es par ses voyages en Italie et en France jusquâĂ ses derniĂšres annĂ©es.Le visiteur est accueilli par un autoportrait entourĂ© de deux oeuvres prĂ©sentant lâartiste dirigeant la pose de son modĂšle. Cette entrĂ©e en matiĂšre introduit dâemblĂ©e les deux pĂŽles structurants de son travail qui irriguent lâensemble de sa carriĂšre : la peinture de plein air et le travail en atelier. Les premiĂšres salles prĂ©sentent ensuite ses oeuvres de jeunesse, rĂ©alisĂ©es Ă lâissue de ses voyages de formation, notamment en Italie, ainsi que ses premiĂšres annĂ©es passĂ©es Ă Szentendre, en Hongrie. Ces tableaux tĂ©moignent de la culture visuelle acquise au contact des grands maĂźtres europĂ©ens et de lâinfluence durable de son sĂ©jour parisien Ă lâAcadĂ©mie Julian.[...]
đ âLe Syndrome de Bonnardâ Ou lâimpermanence des oeuvres Le Plateau Frac Ăle-de-France, Paris et aux RĂ©serves, Romainville du 14 fĂ©vrier au 19 juillet 2026
20:54|âLe Syndrome de BonnardâOu lâimpermanence des oeuvresLe Plateau Frac Ăle-de-France, Paris et aux RĂ©serves, Romainvilledu 14 fĂ©vrier au 19 juillet 2026Entretien avec Emilie Villez, commissaire indĂ©pendante, membre du collectif Le Bureau/, co-commissaire de lâexposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 30 mars 2026, durĂ©e 20â54,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/31/3706_le-syndrome-de-bonnard_le-plateau-frac-ile-de-france/CommuniquĂ© de presseCommissariat Le Bureau/[Marc Bembekoff, Garance Chabert, AurĂ©lien Mole, CĂ©line Poulin et Emilie Villez]Le Syndrome de Bonnard, prĂ©sentĂ© au Plateau Ă Paris et aux RĂ©serves Ă Romainville du 14 fĂ©vrier au 19 juillet 2026, dĂ©voile la part mouvante et ouverte des oeuvres. Entre reprises, rĂ©activations et recyclages, elles poursuivent leur propre trajectoire au-delĂ de leur entrĂ©e dans les collections. InspirĂ©e par les retouches sans fin du peintre Pierre Bonnard (1867-1947), lâexposition, imaginĂ©e par le collectif curatorial Le Bureau/, rĂ©unit plus de trente artistes français et internationaux pour interroger lâimpermanence des oeuvres, la plasticitĂ© des rĂ©cits et le dialogue constamment rĂ©inventĂ© entre crĂ©ation et institution.On raconte que Pierre Bonnard nâa cessĂ© tout au long de sa vie de reprendre ses toiles. Une anecdote en particulier rapporte quâil fut arrĂȘtĂ© par un gardien au MusĂ©e du Luxembourg alors quâil tentait de retoucher subrepticement une minuscule feuille dâarbre dâun de ses tableaux. Marguerite Duras, dans La Vie matĂ©rielle, se remĂ©more lâhistoire dâun tableau que Bonnard aurait significativement modifiĂ©, sans demander lâavis des commanditaires, et rappelle que la crĂ©ation avance rarement en ligne droite : « Ăa arrive dans un livre, Ă un tournant de phrase, vous changez le sujet du livre. (âŠ) Les tableaux, les Ă©crits ne se font pas en toute clartĂ©. »Ces rĂ©cits confrontent plusieurs perspectives lĂ©gitimes : dâun cĂŽtĂ©, lâinstitution qui garantit la conservation de lâoeuvre acquise et son inscription patrimoniale dans un rĂ©cit historique ; de lâautre, le parcours individuel de lâartiste et les mouvements, parfois significatifs, de sa pratique ; enfin, lâinterprĂ©tation du public, qui varie selon les Ă©poques, les aires gĂ©ographiquesâŠĂ partir de la collection du Frac Ăle-de-France, Le Syndrome de Bonnard explore comment les oeuvres peuvent Ă©voluer aprĂšs leur acquisition : les tĂątonnements de la pratique dâatelier peuvent-ils ĂȘtre rĂ©-examinĂ©s par lâartiste une fois son oeuvre inventoriĂ©e ? Comment certaines oeuvres peuvent-elles sans cesse ĂȘtre rejouĂ©es, rĂ©activĂ©es et actualisĂ©es ? Que dire du changement de perception dâune oeuvre Ă la lumiĂšre de lâĂ©volution de notre contexte politique, social et environnemental ? Dix ans aprĂšs avoir rĂ©alisĂ© une premiĂšre exposition 1 consacrĂ©e Ă ces questions, Le Bureau/ joue le jeu de la reprise et approfondit au Plateau et aux RĂ©serves sa rĂ©flexion sur lâimpermanence dâune oeuvre dâart.[...]
đ âAfrica fashionâ au musĂ©e du quai Branly â Jacques Chirac, Paris du 31 mars au 12 juillet 2026
11:09|âAfrica fashionâ au musĂ©e du quai Branly â Jacques Chirac, Parisdu 31 mars au 12 juillet 2026Entretien avec Christine Barthe, Responsable de lâunitĂ© patrimoniale des collections photographiques du musĂ©e du quai Branly â Jacques Chirac, Paris,et commissaire associĂ©e de lâexposition,par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 30 mars 2026, durĂ©e 11â09,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/31/3705_africa-fashion_musee-du-quai-branly-jacques-chirac/CommuniquĂ© de presseCommissaire gĂ©nĂ©rale :Dr Christine Checinska, Conservatrice en chef des textiles et de la mode dâAfrique et de la diaspora africaine, Victoria and Albert Museum de LondresCommissaires associĂ©es :HĂ©lĂšne Joubert, Responsable de lâunitĂ© patrimoniale des collections Afrique du musĂ©e du quai Branly â Jacques Chirac, ParisChristine Barthe, Responsable de lâunitĂ© patrimoniale des collections photographiques du musĂ©e du quai Branly â Jacques Chirac, ParisAprĂšs avoir conquis Londres, New York, Portland, Chicago, Melbourne et MontrĂ©al, lâexposition Africa Fashion, conçue par le Victoria and Albert Museum de Londres, arrive Ă Paris et propose un dialogue entre les plus grands crĂ©ateurs de mode de la scĂšne contemporaine africaine et les riches collections historiques du musĂ©e du quai Branly â Jacques Chirac.Le parcours de cette exposition cĂ©lĂšbre lâessor fulgurant de la scĂšne africaine de la mode, portĂ©e par une nouvelle gĂ©nĂ©ration de crĂ©ateurs. Entre inspiration et innovation stylistique, leurs crĂ©ations cĂ©lĂšbrent une scĂšne artistique dynamique aussi variĂ©e que le continent lui-mĂȘme.Africa Fashion prĂ©sente la mode africaine comme une forme dâart qui se dĂ©finit elle-mĂȘme et qui rĂ©vĂšle la richesse et la diversitĂ© des histoires et des cultures africaines. Pour lâoccasion, le musĂ©e met en lumiĂšre sa collection de textiles, accessoires et bijoux africains, ainsi quâune sĂ©lection de photographies issues de ses archives et collectĂ©es auprĂšs du public.Renaissance culturelleLes bouleversements politiques et sociaux qui accompagnent les mouvements dâindĂ©pendance en Afrique dĂšs les annĂ©es 1950 ont ouvert une longue pĂ©riode de crĂ©ativitĂ© dans le domaine de la mode, de la musique et des arts visuels. Cette premiĂšre section prĂ©sente ainsi de nombreuses archives (affiches, publications, enregistrements, revues, photographiesâŠ) tĂ©moignant des changements radicaux intervenus au cours de ces annĂ©es de libĂ©ration, entre le milieu et la fin des annĂ©es 1950 Ă 1994, coĂŻncidant avec la fin de lâapartheid en Afrique du Sud.Regard politique et poĂ©tique sur le textileDans ce contexte de lutte et dâĂ©mancipation, la fabrication et le port de tissus africains traditionnels deviennent des actes politiques. Cette deuxiĂšme section met en lumiĂšre lâimportance du textile dans de nombreux pays africains : des imprimĂ©s Ă la cire, des tissus commĂ©moratifs, des Ă dĂŹráșč (tissus imprimĂ©s Ă la teinture indigo), des kentĂ© (Ă©toffes multicolores composĂ©es de bandes tissĂ©es en soie ou en coton) et des bĂČgĂČlanfini (tissus bicolores teints Ă partir de terre et de matiĂšres vĂ©gĂ©tales), autant de fragments dâune histoire textile plurielle, façonnĂ©e par de nombreuses techniques issues de lâensemble du continent.Avant-gardeAu milieu du 20e siĂšcle, la mode africaine connaĂźt un tournant avec lâĂ©mergence de crĂ©ateurs dont les marques se diffusent largement au niveau local, national et international. Le continent connaĂźt alors un Ă©lan de crĂ©ativitĂ©. Afin de tĂ©moigner de cette effervescence crĂ©ative, cette troisiĂšme section propose de sâarrĂȘter sur le parcours de cinq crĂ©ateurs africains emblĂ©matiques du 20e siĂšcle : Shade Thomas-Fahm (nĂ© en 1933), Chris Seydou (1949 â 1994), Kofi Ansah (1951-2014), Alphadi (nĂ© en 1957), NaĂŻma Bennis (1940-2008) reprĂ©sentent la premiĂšre gĂ©nĂ©ration de designers africains Ă attirer lâattention internationale.[...]