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  • 🔊 “Le Syndrome de Bonnard” Ou l’impermanence des oeuvres Le Plateau Frac Île-de-France, Paris et aux Réserves, Romainville du 14 février au 19 juillet 2026

    20:54|
    “Le Syndrome de Bonnard”Ou l’impermanence des oeuvresLe Plateau Frac Île-de-France, Paris et aux Réserves, Romainvilledu 14 février au 19 juillet 2026Entretien avec Emilie Villez, commissaire indépendante, membre du collectif Le Bureau/, co-commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 30 mars 2026, durée 20’54,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/31/3706_le-syndrome-de-bonnard_le-plateau-frac-ile-de-france/Communiqué de presseCommissariat Le Bureau/[Marc Bembekoff, Garance Chabert, Aurélien Mole, Céline Poulin et Emilie Villez]Le Syndrome de Bonnard, présenté au Plateau à Paris et aux Réserves à Romainville du 14 février au 19 juillet 2026, dévoile la part mouvante et ouverte des oeuvres. Entre reprises, réactivations et recyclages, elles poursuivent leur propre trajectoire au-delà de leur entrée dans les collections. Inspirée par les retouches sans fin du peintre Pierre Bonnard (1867-1947), l’exposition, imaginée par le collectif curatorial Le Bureau/, réunit plus de trente artistes français et internationaux pour interroger l’impermanence des oeuvres, la plasticité des récits et le dialogue constamment réinventé entre création et institution.On raconte que Pierre Bonnard n’a cessé tout au long de sa vie de reprendre ses toiles. Une anecdote en particulier rapporte qu’il fut arrêté par un gardien au Musée du Luxembourg alors qu’il tentait de retoucher subrepticement une minuscule feuille d’arbre d’un de ses tableaux. Marguerite Duras, dans La Vie matérielle, se remémore l’histoire d’un tableau que Bonnard aurait significativement modifié, sans demander l’avis des commanditaires, et rappelle que la création avance rarement en ligne droite : « Ça arrive dans un livre, à un tournant de phrase, vous changez le sujet du livre. (…) Les tableaux, les écrits ne se font pas en toute clarté. »Ces récits confrontent plusieurs perspectives légitimes : d’un côté, l’institution qui garantit la conservation de l’oeuvre acquise et son inscription patrimoniale dans un récit historique ; de l’autre, le parcours individuel de l’artiste et les mouvements, parfois significatifs, de sa pratique ; enfin, l’interprétation du public, qui varie selon les époques, les aires géographiques…À partir de la collection du Frac Île-de-France, Le Syndrome de Bonnard explore comment les oeuvres peuvent évoluer après leur acquisition : les tâtonnements de la pratique d’atelier peuvent-ils être ré-examinés par l’artiste une fois son oeuvre inventoriée ? Comment certaines oeuvres peuvent-elles sans cesse être rejouées, réactivées et actualisées ? Que dire du changement de perception d’une oeuvre à la lumière de l’évolution de notre contexte politique, social et environnemental ? Dix ans après avoir réalisé une première exposition 1 consacrée à ces questions, Le Bureau/ joue le jeu de la reprise et approfondit au Plateau et aux Réserves sa réflexion sur l’impermanence d’une oeuvre d’art.[...]

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  • 🔊 “Africa fashion” au musée du quai Branly – Jacques Chirac, Paris du 31 mars au 12 juillet 2026

    11:09|
    “Africa fashion” au musée du quai Branly – Jacques Chirac, Parisdu 31 mars au 12 juillet 2026Entretien avec Christine Barthe, Responsable de l’unité patrimoniale des collections photographiques du musée du quai Branly – Jacques Chirac, Paris,et commissaire associée de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 30 mars 2026, durée 11’09,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/31/3705_africa-fashion_musee-du-quai-branly-jacques-chirac/Communiqué de presseCommissaire générale :Dr Christine Checinska, Conservatrice en chef des textiles et de la mode d’Afrique et de la diaspora africaine, Victoria and Albert Museum de LondresCommissaires associées :Hélène Joubert, Responsable de l’unité patrimoniale des collections Afrique du musée du quai Branly – Jacques Chirac, ParisChristine Barthe, Responsable de l’unité patrimoniale des collections photographiques du musée du quai Branly – Jacques Chirac, ParisAprès avoir conquis Londres, New York, Portland, Chicago, Melbourne et Montréal, l’exposition Africa Fashion, conçue par le Victoria and Albert Museum de Londres, arrive à Paris et propose un dialogue entre les plus grands créateurs de mode de la scène contemporaine africaine et les riches collections historiques du musée du quai Branly – Jacques Chirac.Le parcours de cette exposition célèbre l’essor fulgurant de la scène africaine de la mode, portée par une nouvelle génération de créateurs. Entre inspiration et innovation stylistique, leurs créations célèbrent une scène artistique dynamique aussi variée que le continent lui-même.Africa Fashion présente la mode africaine comme une forme d’art qui se définit elle-même et qui révèle la richesse et la diversité des histoires et des cultures africaines. Pour l’occasion, le musée met en lumière sa collection de textiles, accessoires et bijoux africains, ainsi qu’une sélection de photographies issues de ses archives et collectées auprès du public.Renaissance culturelleLes bouleversements politiques et sociaux qui accompagnent les mouvements d’indépendance en Afrique dès les années 1950 ont ouvert une longue période de créativité dans le domaine de la mode, de la musique et des arts visuels. Cette première section présente ainsi de nombreuses archives (affiches, publications, enregistrements, revues, photographies…) témoignant des changements radicaux intervenus au cours de ces années de libération, entre le milieu et la fin des années 1950 à 1994, coïncidant avec la fin de l’apartheid en Afrique du Sud.Regard politique et poétique sur le textileDans ce contexte de lutte et d’émancipation, la fabrication et le port de tissus africains traditionnels deviennent des actes politiques. Cette deuxième section met en lumière l’importance du textile dans de nombreux pays africains : des imprimés à la cire, des tissus commémoratifs, des àdìrẹ (tissus imprimés à la teinture indigo), des kenté (étoffes multicolores composées de bandes tissées en soie ou en coton) et des bògòlanfini (tissus bicolores teints à partir de terre et de matières végétales), autant de fragments d’une histoire textile plurielle, façonnée par de nombreuses techniques issues de l’ensemble du continent.Avant-gardeAu milieu du 20e siècle, la mode africaine connaît un tournant avec l’émergence de créateurs dont les marques se diffusent largement au niveau local, national et international. Le continent connaît alors un élan de créativité. Afin de témoigner de cette effervescence créative, cette troisième section propose de s’arrêter sur le parcours de cinq créateurs africains emblématiques du 20e siècle : Shade Thomas-Fahm (né en 1933), Chris Seydou (1949 – 1994), Kofi Ansah (1951-2014), Alphadi (né en 1957), Naïma Bennis (1940-2008) représentent la première génération de designers africains à attirer l’attention internationale.[...]
  • 🔊 “Cartes imaginaires” Inventer des mondes à la BnF I François-Mitterrand, Paris du 24 mars au 19 juillet 2026

    17:24|
    “Cartes imaginaires” Inventer des mondesà la BnF I François-Mitterrand, Parisdu 24 mars au 19 juillet 2026Entretien avec Julie Garel-Grislin & Cristina Ion, conservatrices au département des Cartes et plans de la BnF et commissaires de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 23 mars 2026, durée 17’25,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/23/3703_cartes-imaginaires_bnf-francois-mitterrand/Communiqué de presseCommissariat :Julie Garel-Grislin & Cristina Ion, conservatrices au département des Cartes et plans de la BnFL’exposition Cartes imaginaires. Inventer des mondes invite les visiteurs à un voyage aux frontières du réel et de la fiction, à la découverte des liens entre cartographie et imaginaire. Car si les cartes tracent d’ordinaire les contours de terres connues, elles donnent également forme à des territoires imaginaires qui prolongent, interprètent ou personnalisent le monde réel. Conçu comme une expérience sensorielle et immersive, avec une attention particulière portée à la lumière et aux ambiances sonores, le parcours de l’exposition plonge les visiteurs dans des mondes inexplorés, mythiques ou littéraires. Il permet d’admirer 200 oeuvres mêlant parchemins médiévaux et art contemporain, atlas et livres imprimés, dessins et jeux vidéo.Passant du paradis terrestre à l’Atlantide, de l’Eldorado au monde de Narnia et des territoires de Game of Thrones à ceux d’Assassin’s Creed, les visiteurs découvrent de nombreux chefs-d’œuvre cartographiques conservés au département des Cartes et plans de la BnF, ainsi que des prêts majeurs du musée Guimet, de la British Library, de la Bibliothèque bodléienne d’Oxford, de la Bibliothèque royale de Belgique et de la Bibliothèque apostolique Vaticane. Ainsi rassemblées, ces pièces d’exception font dialoguer différents espaces-temps, suscitant la réflexion, l’amusement ou la rêverie, et rappellent qu’il est nécessaire d’imaginer le monde pour pouvoir le représenter.Parcours de l’exposition – Un voyage en quatre escalesL’exposition conduit les visiteurs de tout âge au plus près de trésors rarement montrés au public et se déploie en quatre escales.La première nous entraîne dans les mondes inexplorés et plonge le visiteur au coeur de l’iconographie cartographique.Au-delà des tracés géographiques, les cartes intègrent des figures fabuleuses empruntées aux sources antiques et religieuses et transmises à travers les encyclopédies médiévales. Ces créatures peuplent les marges des terres connues et témoignent de la manière dont l’imaginaire se projette sur les territoires à découvrir.Le visiteur explore ainsi cinq continents, en compagnie de créatures chimériques qui seront progressivement chassées des cartes au XVIIIe siècle.La seconde présente les mondes légendaires, ces lieux imaginaires que l’on a crus réels.Mêlant réalité et merveilleux, les cartographes leur ont attribué une localisation terrestre : l’Atlantide, le royaume du prêtre Jean, l’Eldorado ou le paradis terrestre prennent forme sur le globe. Cette section entraîne le visiteur à la lisière des mondes terrestres et célestes. Les cartes extra-occidentales, notamment bouddhistes avec la représentation du mont Meru, témoignent d’une volonté d’ancrer dans l’espace des lieux mythiques à forte charge symbolique et cosmologique.La troisième explore les mondes littéraires, où la fiction émancipe les constructions géographiques de la réalité. Ces cartes imaginaires confèrent une consistance aux univers narratifs, du réalisme à la fantasy. Le visiteur déambule ainsi de L’Île au trésor à Narnia, de Final Fantasy à Game of Thrones.Pour clore le voyage, la quatrième escale considère la carte dans sa dimension évocatrice et subjective et fait dialoguer œuvres anciennes et oeuvres d’artistes contemporains qui s’inspirent de la cartographie. L’art déconstruit le dispositif cartographique pour révéler la construction d’une vision collective de l’espace, montrant que toute représentation du monde naît de l’imaginaire.
  • 🔊 “Matisse” 1941-1954 au Grand Palais [Centre Pompidou – Constellation], Paris du 24 mars au 26 juillet 2026

    17:02|
    “Matisse” 1941-1954au Grand Palais [Centre Pompidou – Constellation], Parisdu 24 mars au 26 juillet 2026Entretien avec Claudine Grammont, Cheffe du cabinet d’art graphique, Musée national d’art moderne – Centre Pompidou, et commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 23 mars 2026, durée 17’03,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/23/3702_matisse_grand-palais/Communiqué de presseCommissariat :Claudine Grammont, Cheffe du cabinet d’art graphique, Musée national d’art moderne – Centre PompidouExposition coproduite par le Centre Pompidou et le GrandPalaisRmnD’une envergure inédite en France, l’exposition « Matisse, 1941 — 1954 » met en lumière les dernières années de création de l’artiste, grand moment de synthèse, de radicalité et d’invention formelle. Elle réunit plus de 300 oeuvres qui témoignent de l’élan de création inouïe de Matisse durant cette période particulièrement foisonnante. À près de 80 ans, il se réinvente avec le médium de la gouache découpée à travers lequel il renouvelle entièrement son vocabulaire plastique et donne à son art une portée monumentale. Cette exposition conduit le visiteur dans le dernier grand atelier de Matisse, regroupant peintures, série de dessins, livres illustrés, gouaches découpées, textiles et même vitraux qui sont autant de déclinaisons de cet ultime moment de grâce.La sélection de plus de 300 oeuvres, dont beaucoup sont inédites en France, offre l’occasion de découvrir des ensembles très rarement vus. Afin de compléter la déjà riche collection du Centre Pompidou, des prêts exceptionnels proviennent de collections particulières et d’institutions nationales et internationales dont le Hammer Museum, le MoMA, la National Gallery of Art de Washington, la Fondation Barnes, la Fondation Beyeler.L’exposition réunit les ensembles essentiels de cette période : la magistrale et ultime série des peintures des Intérieurs de Vence de 1946-1948, l’album Jazz et sa maquette, des séries de dessins de Thèmes et Variations, les dessins au pinceau et à l’encre, les principaux éléments du programme de la chapelle de Vence, les panneaux monumentaux La Gerbe, Les Acanthes, L’Escargot et Mémoire d’Océanie. Enfin, les grandes figures en gouache découpée, comme La Tristesse du roi, Zulma, Danseuse créole et la série des Nus bleus sont ici, exceptionnellement, réunies.« Matisse 1941 – 1954 » s’inscrit dans la lignée des grandes monographies dédiées à l’artiste organisées par le Centre Pompidou [« Matisse 1904 – 1917 » en 1993, « Matisse. Paires et séries » en 2012 et « Matisse. Comme un roman » en 2021] et fait plus particulièrement écho à celle de 1993, « Matisse 1904 – 1917 ». À la différence de « Henri Matisse: the Cut-Outs » (présentée à la Tate et au MoMA, 2014) exclusivement consacrée aux gouaches découpées, elle révèle la dimension pluridisciplinaire de sa pratique pendant cette période. Car jamais auparavant l’artiste n’avait été aussi prolifique dans la variété des techniques et des supports utilisés, comme en témoignent les peintures, gouaches découpées, dessins, livres illustrés, textiles et vitraux exceptionnellement réunis dans ce parcours.Cette dernière période de création se caractérise par une symbiose toujours plus grande entre l’oeuvre et l’espace de l’atelier. Travaillées à même les murs de l’appartement du Régina, mobiles par essence, les oeuvres participent de la végétalisation dynamisante du cadre spatial. L’exposition s’attache à restituer cet in situ en permanente métamorphose, donnant au visiteur l’accès à ce « jardin » de Matisse à travers un espace qui va en s’amplifiant salle après salle. Y sera également rappelé le contexte de la guerre et de l’immédiat après-guerre alors que la figure d’Henri Matisse s’impose en France et outre-Atlantique comme un symbole de liberté.
  • 🔊 “Henri Rousseau” L’ambition de la peinture au Musée de l’Orangerie, Paris du 25 mars au 20 juillet 2026

    19:35|
    “Henri Rousseau”L’ambition de la peintureau Musée de l’Orangerie, Parisdu 25 mars au 20 juillet 2026Entretien avec Juliette Degennes, conservatrice du patrimoine – musée de l’Orangerie, et co-commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 20 mars 2026, durée 19’35,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/21/juliette-degennes/Communiqué de presseCommissariat :Juliette Degennes, conservatrice du patrimoine, musée de l’OrangerieNancy Ireson, commissaire associée, conservatrice consultante, Fondation BarnesChristopher Green, conservateur consultant, professeur émérite, Courtauld Institute of ArtPour la première fois, le musée de l’Orangerie organise, en collaboration avec la Fondation Barnes de Philadelphie, une exposition consacrée à Henri Rousseau. Inaugurée en octobre dernier à Philadelphie, elle est présentée à Paris du 25 mars au 20 juillet 2026. À la suite du récent changement de statut de la Fondation Barnes, qui lui permet désormais de prêter ses oeuvres, le musée de l’Orangerie devient la première institution au monde à coproduire une exposition issue de ses collections. Il accueille à cette occasion neuf oeuvres prêtées de manière inédite par la Fondation, réunissant un important corpus de tableaux d’Henri Rousseau passés entre les mains du marchand Paul Guillaume.Cette collaboration s’impose comme une évidence dans l’histoire des deux institutions : Paul Guillaume, dont la collection constitue le coeur du musée parisien, a été l’intermédiaire d’Albert Barnes pour l’achat de ses dix-huit peintures de Rousseau. Il a lui-même été un fervent collectionneur de l’artiste, ayant possédé jusqu’à cinquante oeuvres de la main du peintre, si l’on en croit les albums documentaires conservés dans le fonds du musée. Neuf d’entre elles appartiennent aujourd’hui à la collection du musée de l’Orangerie, auxquelles s’ajoute une acquisition récente de deux petits portraits. L’exposition et son catalogue reviendront sur cette étroite collaboration entre le marchand parisien et le collectionneur américain, et plus largement sur le réseau de collectionneurs et de marchands dans lequel le peintre s’est inscrit de son vivant. Une cinquantaine d’oeuvres seront présentées à cette occasion, issues des collections de ces deux institutions et de prêts d’oeuvres clés d’institutions européennes et américaines dont La Bohémienne endormie, chef-d’oeuvre du Museum of Modern Art de New York.Cette exposition revient sur la carrière d’Henri Rousseau (1844-1910), sa pratique picturale et ses ambitions professionnelles, en lien avec le marché de l’art. Venu à Paris depuis sa Mayenne natale, il décide à l’âge de 49 ans de prendre sa retraite de l’octroi pour se consacrer entièrement à la peinture. L’artiste a su diversifier les genres et les techniques pour se faire une place sur la scène artistique parisienne : compositions envoyées au Salon des Indépendants, réponses à des commandes publiques pour orner les hôtels de ville d’Île-de-France, portraits commandés par son entourage, paysages destinés à la vente, ou encore autoportraits plus intimes. L’exposition entend dépasser les légendes entourant le nom du « Douanier Rousseau » pour étudier en profondeur son parcours artistique. Des sections thématiques permettront d’aborder la matérialité des oeuvres et de les replacer dans le contexte du marché de l’art moderne auquel Paul Guillaume et Albert Barnes ont largement participé.[...]
  • 🔊 “1913–1923 : L’esprit du temps” Paris célèbre les arts d’Afrique et d’Océanieau musée du quai Branly – Jacques Chirac, Paris du 17 mars au 20 septembre 2026

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    “1913–1923 : L’esprit du temps”Paris célèbre les arts d’Afrique et d’Océanieau musée du quai Branly – Jacques Chirac, Parisdu 17 mars au 20 septembre 2026Entretien avec Bertrand Goy, historien, spécialiste des arts extra-occidentaux, et co-commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 19 mars 2026, durée 23’37,© FranceFineArt.Communiqué de presseCommissariat :Bertrand Goy, Historien, spécialiste des arts extra-occidentauxHélène Joubert, Responsable de l’unité patrimoniale des collections Afrique du musée du quai Branly – Jacques ChiracL’exposition retrace l’histoire des arts africains et océaniens à Paris au début du 20e siècle, époque où objets extra-européens et oeuvres avant-gardistes se rencontrent et façonnent ensemble une nouvelle vision de l’art moderne, autour d’artistes, d’intellectuels, de marchands et de collectionneurs précurseurs.À travers des documents d’archives, des photographies et des oeuvres d’Afrique et d’Océanie, l’exposition permet d’évoquer l’atmosphère stimulante du quartier de Montparnasse et révèle une décennie historique, au cours de laquelle des objets, d’abord perçus comme ethnographiques, sont progressivement reconnus comme des oeuvres d’art à part entière. Cette reconnaissance marque une rupture majeure dans l’histoire de l’art occidental, mais aussi dans le marché de l’art international.1911-1913 : de Montparnasse à la Rive droiteAu tournant du 20e siècle, quelques marchands européens approvisionnent en « spécimens ethnographiques » leurs clients, constitués principalement de musées ethnographiques et d’amateurs de curiosités « exotiques ». C’est à cette époque que Derain et Vlaminck achètent leurs premiers masques et sculptures africains et que Matisse, Lhote ou Picasso en font une source importante de leur inspiration. Joseph Brummer, artiste immigré hongrois se fait rapidement connaître comme marchand au goût sûr et éclectique, mettant sur le même plan productions africaines, oeuvres d’art de Perse, d’Égypte, de Chine, de Haute Époque européenne et peinture d’avant-garde. Bien que Joseph Brummer, inquiet de la guerre en Europe, ne soit resté que quelques années à Paris avant de s’expatrier aux États-Unis, son apport à la reconnaissance des arts classiques d’Afrique et d’Océanie fut essentiel. L’un de ses clients, Charles Vignier, poète symboliste, se reconvertit dans l’expertise des arts orientaux dès le début du 20e siècle. En mai 1913, il décide d’organiser à la Galerie Levesque, 109 rue Saint-Honoré à Paris, une grande exposition d’arts extra-occidentaux issus principalement d’Asie et du Moyen-Orient mais où, pour la première fois, l’Afrique est également représentée.1914-1918 : autour de Paul GuillaumeEn 1912, le jeune Paul Guillaume débute sa carrière de marchand d’art en vendant quelques statuettes et masques africains à Joseph Brummer que lui a présenté le poète Guillaume Apollinaire. La même année, Paul Guillaume fonde la « Société d’Art et d’Archéologie nègre » puis en 1914 ouvre une galerie dans laquelle il expose oeuvres d’art d’Afrique et d’Océanie aux côtés des créations d’artistes d’avant-garde. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, Paul Guillaume se tourne vers New York où il participe à la première exposition consacrée exclusivement à l’art africain traditionnel. Elle se tient à la Galerie 291 dirigée par Alfred Stieglitz, photographe, galeriste et éditeur américain, et Marius de Zayas, artiste et galeriste mexicain. En 1916, l’exposition organisée à l’association « Lyre et Palette » (située au carrefour Raspail et Montparnasse, rue Huyghens) marque un tournant : c’est la première fois que l’on expose à Paris des pièces provenant des continents africains et océaniens, non pour Ieur intérêt ethnographique ou archéologique, mais pour leur dimension artistique. En 1917, Paul Guillaume et Guillaume Apollinaire publient Sculptures nègres, un des premiers ouvrages consacrés exclusivement aux arts africains et océaniens. [...]
  • 🔊 “Le Langage des murs” Estampages de la Chine à Notre-Dame au MAD, musée des Arts Décoratifs, Paris du 18 mars au 28 juin 2026

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    “Le Langage des murs” Estampages de la Chine à Notre-Dameau MAD, musée des Arts Décoratifs, Parisdu 18 mars au 28 juin 2026Entretien avec Béatrice Quette, conservatrice, responsable des collections asiatiques et islamiques – Musée des arts décoratifs, et co-commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 18 mars 2026, durée 23’27,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/19/3699_le-langage-des-murs_mad-musee-des-arts-decoratifs/Communiqué de presseCommissaires :Béatrice Quette, conservatrice, responsables des collections asiatiques et islamiquesValentine Dubard de Gaillarbois, conservatrice-restauratrice d’arts graphiquesCécile Huguet-Broquet, conservatrice-restauratrice d’arts graphiquesSantiago Hardy, cordiste sur le chantier de Notre-Dame de Parisassistés de Louise Lartillot, assistante de conservation, bourse de la Fondation du JaponDu 18 mars au 28 juin 2026, le musée des Arts décoratifs présente, à l’occasion du Salon du dessin et du Printemps asiatique, « Le langage des murs. Estampages de la Chine à Notre‑Dame », quatrième focus exposé au cabinet des Dessins, Papiers peints et Photographies. L‘exposition-focus illustre la pratique de l’estampage à travers une sélection inédite des collections chinoise et française du musée des Arts décoratifs, d’Eugène Grasset à Jean Dubuffet en passant par Emile‑Auguste Reiber.À cette occasion, le musée invite Santiago Hardy, cordiste, et Delphine Syvilay, ingénieure de recherche au Laboratoire de Recherche des Monuments Historiques (LRMH) à présenter les estampages qu’ils ont réalisés lors du chantier de restauration de Notre‑Dame de Paris. La présence des outils permet d’appréhender la technique pratiquée en Chine et celle utilisée sur les murs de la cathédrale. Une centaine d’oeuvres et d’objets illustre ainsi cette mise en regard de la technique de l’estampage ancienne et contemporaine et ses qualités techniques, esthétiques, poétiques.D’origine chinoise, la technique de l’estampage permet de prendre l’empreinte d’un motif ou d’un texte, sculpté ou gravé à la surface d’une pierre ou d’un objet, à l’aide de papier et d’encre. Le papier humidifié est appliqué à la surface de l’objet (en pierre, métal, bois) à l’aide d’une brosse qui permet au papier d’épouser tous les creux et reliefs. Puis, un tampon de tissus encré est appliqué systématiquement sur tout la surface du papier. L’encre noircit les reliefs et les creux restent blancs, révélant ainsi le décor à l’échelle 1 dans un contraste noir et blanc.En entrant dans la salle d’exposition, le visiteur découvre une quarantaine d’estampages inédits réalisés sur le chantier de reconstruction de Notre‑Dame de Paris, de 2021 à 2022. Le projet d’inventaire des signes lapidaires et des graffitis de la cathédrale, initié par Santiago Hardy et Delphine Syvilay, a été soutenu par le chantier scientifique de Notre‑Dame de Paris et par l’établissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale (EPRNDP). Pour réaliser ce livre d’or mural, ils choisissent et apprennent la technique de l’estampage. Cette technique millénaire connaît ainsi un renouveau inattendu en France et permet de révéler, voire de sauvegarder ces marques, signes, décors et inclusions trouvés à la surface des murs de l’édifice en restauration.[...]