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Tous des Tom Sawyer

LA PÊCHE À L'ÉPREUVE DU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

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  • Goulven DOLLE

    02:08:55|
    Certains prénoms ne s'oublient pas. Goulven Dolle non plus, et pas seulement parce que personne ne le prononce correctement du premier coup.Fondateur de Rodhouse, installé dans le Morbihan, il a construit en une quinzaine d'années le leader européen du rod building, cette discipline qui consiste à fabriquer soi-même sa canne à pêche à partir d'un blank nu. Le tout en partant d'un garage, avec trois ans sans salaire et un premier chèque à 900 euros aux alentours de la quarantaine.Dans cet épisode, on remonte tout le fil. Les vairons du Morvan avec son grand-père, les anguilles attrapées sous les cailloux des étiers bretons, les premiers poissons nageurs lancés derrière une bulle d'eau faute de savoir qu'on pouvait faire autrement. Puis le métier de charpentier, la découverte des pêcheurs américains qui montaient leurs propres cannes, et les premières commandes passées aux États-Unis à une époque où il n'existait aucun tutoriel.Mais cet épisode, c'est surtout l'envers du décor du marché de la pêche. Goulven raconte sans filtre l'accueil au lance-roquettes réservé par une partie de l'industrie, les interdictions de publicité, les pressions. Il explique comment on devient distributeur d'usines américaines, coréennes et chinoises, comment on repère celles qui savent faire un blank feeder de haut vol et qui livrent des pelles à merde en spinning, et pourquoi il refuse encore de fabriquer ses propres blancs en France.On parle aussi technique, et sur ce terrain il ne tourne pas autour du pot. Ce qui fait réellement une bonne canne, la chasse au poids dès que l'on passe le pied du moulinet, le bon calibre d'anneaux, le malentendu des micro-guides, le budget plancher en dessous duquel le rod building n'a aucun intérêt face au commerce, et les différences de philosophie entre un marché américain qui pêche avec des porte-avions et un marché japonais qui aime que ça plie.Un épisode dense, passionné, avec un invité qui assume ses avis sans jamais les présenter comme des vérités absolues. Quinze ans après le garage, il dit toujours ne pas en être sorti.
  • ARNAUD BRIÈRE : 25 ANS DE PÊCHE EN IRLANDE

    01:56:16|
    Guide de pêche depuis 1999, Arnaud Brière a passé vingt-sept ans à construire quelque chose que peu de gens ont réussi dans ce métier : une vraie structure. Le Club Esox en Irlande, un camp de pêche en mer dans la rade de Cork, une société sur un grand lac irlandais, jusqu'à quatre cents semaines vendues par an, douze guides, vingt-deux bateaux. Il a tout vendu l'année dernière.Prof d'histoire de formation, passé par la restauration pour financer ses études, il bascule à vingt-six ans dans le guidage avec un projet que personne ne prend au sérieux : vendre des sorties silure sur la Seine à des cadres récupérés à la sortie du bureau. Ça ne marche pas. Ce qui marche, c'est l'Irlande, et ce qui suit tient de la construction méthodique : un à deux bateaux achetés chaque année, un réseau de lacs élargi saison après saison, et une équipe de guides recrutés sur un principe simple, ils ne doivent faire que ça.Dans cet épisode, il raconte comment on tient une destination trente ans quand d'autres s'effondrent en cinq, ce qu'il exigeait de ses guides, et ce qu'il pense de l'arrivée des gros bateaux et des sondes live sur ses eaux irlandaises. Sa position sur le sujet est plus nuancée qu'on ne l'imagine : il ne dit pas que c'est l'avenir, il dit que c'est inéluctable, et il rappelle qu'on tenait exactement le même discours de rejet à l'arrivée des premiers sondeurs.Il revient aussi sur vingt-cinq ans avec le même sponsor, le développement produit, ses vingt-trois ans d'écriture dans la presse halieutique et la difficulté de trouver un angle neuf au bout de deux cents articles, son passage comme consultant sur un podcast de grande radio, et les raisons réelles de la vente : six mois d'absence par an et deux fils devenus majeurs.Il y a aussi les histoires. Le brochet de 131 pris par un client à qui il a demandé cent mètres de plus alors qu'il n'en pouvait plus. Le bateau coulé au milieu de la Seine. Les sorties qu'il n'aurait pas dû faire, et l'engueulade d'un de ses employés qui avait raison.Un épisode sur ce que veut vraiment dire vivre de la pêche, avec quelqu'un qui l'a fait pendant vingt-sept ans sans jamais chercher la lumière.
  • Comment pêcher la perche du bord ? (Avec Tom BONTEMPELLI)

    01:30:02|
    Champion du monde par équipe de street fishing avec l'équipe de France, puis médaillé de bronze au mondial suivant, Tom Bontempelli pêche la perche du bord depuis des années sur des secteurs où les poissons ont tout vu passer. Pas de bateau, pas d'électronique, une sacoche et une paire de cannes.Dans cet épisode, il détaille sa méthode sans rien garder pour lui. Comment lire un poste quand tout le monde pêche le même linéaire, pourquoi le cover de bordure et les péniches concentrent des poissons que personne ne va chercher, et à quoi reconnaître un micro-spot qui n'a pas été pêché récemment. Il explique aussi comment les perches passent de proies minuscules à des proies plus grosses au fil de la saison, et pourquoi il arrête cette pêche dès que l'eau se teinte.La deuxième partie est une plongée dans sa boîte, réduite au fil des années à trois familles de leurres et trois coloris. Le raisonnement vaut pour n'importe quelle pêche : mieux vaut multiplier les montages que les références, et surtout pêcher avec un leurre auquel on croit. Suivent le light Texas et le rôle exact du stop-float selon qu'on pêche en linéaire ou dans les obstacles, le micro jig et ses limites, le Texan jupé qu'il fabrique lui-même faute de trouver l'équivalent en France, et le dropshot dans ses deux usages, atteindre un poste inaccessible ou ratisser une bordure à la hollandaise.Il termine par le matériel, les diamètres, les longueurs de canne, les tailles de moulinet, une astuce de bas de ligne titane pour ne plus se faire couper par les brochets, et sa philosophie de compétition : garder son montage et aller chercher les poissons qui en veulent, plutôt que de passer sa boîte entière sur un poste qui refuse.Un épisode dense, utile au pêcheur urbain comme à celui qui pêche une rivière de campagne à pied.La version vidéo est disponible sur la chaîne YouTube, avec toutes les références citées, les montages filmés en gros plan et un bonus en fin d'épisode où Tom montre comment monter ses jupes lui-même.02:12 La pêche de la perche du bord, c'est quoi 07:15 Conditions et phases d'activité 11:19 Lire un poste : cover, piles de pont, péniches 19:20 Trois leurres et trois coloris, pourquoi ça suffit 28:49 Le light Texas et le rôle du stop-float 35:31 Le Texan jupé maison 44:54 Le dropshot, distance et linéaire 57:15 Le titane nouable contre les coupes de brochet 1:09:08 Tresse, fluoro, cannes et moulinets 1:21:58 Insister ou battre du terrain 1:23:02 Bonus : monter sa jupe fin cut
  • Manon MAINVIS : Championne du monde de surfcasting

    01:36:20|
    Il y a les pêcheurs qui lancent loin, et il y a ceux qui gagnent. Manon Mainvis fait les deux.Championne du monde par équipe, vice-championne de France dames, elle pêche en compétition depuis ses 5 ans et n'a jamais manqué un championnat de France de pêche en mer depuis. Dans cet épisode, elle ouvre sa boîte à outils : le lancer sud-africain qui lui a fait gagner des dizaines de mètres après une humiliation en championnat du monde jeune, la pêche en 12 ou 16 centièmes, l'arraché conique, la chasse à l'hameçon le plus fin possible, les perles flottantes qui rendent l'orphie dingue. Et cette préparation d'avant-compétition qui tient du travail d'enquêteur, des semaines avant de poser le pied sur la plage.Elle raconte aussi le reste : une enfance de surfcasting sur les plages du Nord, les dimanches de novembre sous la pluie à 6 ans, le choix entre le judo et la pêche, la place des femmes en compétition, et son parcours pro de Daiwa à Rapala VMC jusqu'à sa propre structure, Maris Communication.
  • Ouvre-moi ta boîte TOm COUCHOUD

    01:02:46|
    Fin d'été, premiers coups de fraîcheur, barrages qui rouvrent : pour Tom Couchoud, c'est le moment de l'année où l'on a le plus de chances de croiser un très gros brochet en rivière. On ouvre sa boîte, et elle tient dans une sacoche.Dans cet épisode enregistré en visio, Tom raconte d'abord comment il lit sa rivière. Sur la Loire, le vrai feu vert n'est pas une date sur le calendrier mais l'ouverture des vannes : le niveau monte, le débit s'accélère, et l'eau qui sort du fond du lac arrive fraîche et claire, sans la teinte qu'apporterait une grosse pluie. Un changement de quelques dizaines de mètres cubes qui rebat complètement les cartes, déplace les poissons blancs contre les bordures et concentre les brochets à la limite du courant.Ensuite, place au contenu de la boîte, expliqué cas de figure par cas de figure. En niveau bas, avec des herbiers qui remontent presque à la surface, il attaque au stick bait pour faire réagir de loin, enchaîne sur un leurre de subsurface très bruiteur quand les poissons refusent d'éclater la surface, puis passe au glide bait quand il faut animer sur place devant un obstacle précis. Quand le débit grimpe, il change de glide bait pour un modèle plus fuselé qui tient mieux le courant, et sort le gros swimbait souple qu'il déshabille de son armement ventral pour pouvoir frotter les herbiers. Chaque choix est justifié : profondeur de nage, tenue au courant, taille, sonorité, et cette règle de couleur qui revient tout le temps, soit se fondre dans l'élément, soit faire un très gros contraste.Au programme également : pourquoi il ne monte pas en taille sur les leurres de surface, où lester un Balam selon la taille du modèle et le type de récupération, le montage à l'émerillon baril pour pêcher en traction, la fameuse boîte Meiho VS-3020 qui ne casse pas, la pince longue et l'épuisette qu'il considère comme obligatoires dès qu'on cherche un gros poisson, la canne unique 28-112 g avec une pointe souple pour ne pas arracher les leurres durs de la gueule des brochets, et un vrai passage sur les lunettes polarisantes, protection autant que confort visuel, avec le choix des teintes de verres selon la luminosité.Un épisode très concret pour préparer sa boîte d'automne en pêche du bord, quand on n'a qu'une heure et demie devant soi après le boulot.Jeu concours : une paire de lunettes polarisantes Big Fish à gagner. Abonnez-vous aux deux chaînes et racontez-nous en commentaire votre plus beau poisson pris en rivière, avec l'anecdote qui va avec.Toutes les références citées sont en description de la vidéo.
  • Le garage craft (Matthias LOTHY, Cyprien Mille, David PANOT, Sylvain LEDENTISTE)

    01:54:46|
    Qui fabrique vraiment les leurres qu'on achète en se disant qu'ils sont artisanaux ? Pour cet épisode en groupe, j'ai réuni quatre invités qui connaissent le sujet de l'intérieur : Mathias, créateur de la marque BIM Tackle et crafter de longue date, Sylvain, à l'origine du collectif La Dentisterie qui rassemble les crafters français, Cyprien Mil de Mil Fishing, qui développe ses swimbaits en impression 3D, et David Panot, qui taille ses poissons nageurs dans le balsa.On commence par définir ce que le craft désigne réellement, entre création, customisation et tuning, avant de remonter aux origines : les premières cuillères, la tournante française, Rapala, puis le black bass importé au Japon qui a fait basculer toute une culture du leurre. La discussion se durcit ensuite sur la frontière entre inspiration et copie, un terrain que mes invités connaissent bien puisqu'ils sont des deux côtés du sujet.La deuxième partie va chercher ce dont on ne parle jamais. Les blanks nus achetés à l'étranger, repeints et revendus comme du fait main. Les moules copiés qui circulent. Le temps réel derrière un leurre, de quelques heures pour un modèle imprimé jusqu'à des semaines de cycle pour un balsa. Le vernis que David a cherché pendant huit ans et qu'il refuse toujours de partager. Les produits chimiques qu'on respire dans son garage. Et cette question qui revient sans cesse : peut-on vivre du craft en France, quand un pêcheur français trouve un leurre fait main trop cher à trente euros alors que la même série part en une demi-heure sur un groupe américain.On termine sur les tendances, la vague swimbait et cette nouvelle génération de pêcheurs en quête d'identité, dans laquelle le craft français a sans doute une vraie place à prendre.Petit mot avant d'écouter : nous avons eu quelques soucis techniques, notamment sur le micro de Sylvain, et la présentation de David a sauté au début de l'enregistrement. Merci de votre indulgence, le fond valait largement le coup.Les invités Mathias, BIM Tackle : https://bimtackle.com/ Sylvain, La Dentisterie : https://www.facebook.com/p/La-Dentisterie-61584947914688/ Cyprien Mil, Mil Fishing : https://1000fishing.com/ David Panot : https://www.facebook.com/p/Davcrafthandmade-100091882793661/À noter Le Swimfest, premier du genre, organisé par The Swimmer les 19 et 20 septembre au lac de Parentis. Pêche, exposition de matériel et présence de plusieurs crafters, dont des Italiens et des Espagnols.À écouter et à voir ensuite La sortie au bord de l'eau avec Mathias LOTHY, l'épisode de la chaîne où l'on voit le plus de brochets : https://www.youtube.com/watch?v=_ZdIEFsi6i4 L'épisode précédent avec Julien Lajournade, rédacteur en chef de Voyages de Pêche : [lien]Si l'épisode vous a plu, le meilleur coup de main reste un abonnement, un commentaire ou un partage.
  • Julien LAJOURNADE : Rédacteur en chef de VOYAGES DE PÊCHE

    03:57:00|
    Rédacteur en chef de Voyages de Pêche, Julien Lajournade a passé quinze ans comme guide en Afrique de l'Ouest et à Madagascar avant de prendre les rênes du magazine. Un parcours qui commence à vingt-deux ans, dans un magasin de pêche parisien, avec un numéro de téléphone griffonné sur un bout de papier et un départ pour le Sierra Leone une semaine plus tard.Dans cet épisode fleuve de près de quatre heures, il raconte les tarpons géants de l'île de Sherbro à l'époque où tous les records du monde tombaient, les Bijagos quand le popper venait d'arriver et que le matériel cassait de partout, la pêche des gros requins et pourquoi le milieu l'a abandonnée, la découverte des îles Andaman avec un dentiste parti acheter un bateau à Singapour, et celle d'Oman avant que quiconque y pêche la carangue.Il parle aussi de ce dont on parle peu : le vrai métier de guide, loin du fantasme de la belle vie au soleil, le budget réel d'un premier voyage où l'équipement coûte souvent plus cher que le billet, les organisateurs improvisés dont il faut se méfier, et un accident de bateau à Madagascar dont il tire un message très direct sur les gilets de sauvetage.Et surtout ce fil rouge : l'aventure commence beaucoup plus près qu'on ne le croit. Après une carrière à parcourir le monde, son spot préféré reste la Bretagne nord et le Cotentin, à pied dans les rochers, au bar.Cadeau pour les auditeurs : pour tout abonnement à Voyages de Pêche accompagné d'un mot signalant que vous venez de la chaîne, l'équipe offre un numéro supplémentaire et deux leurres de surface. Si l'épisode vous a plu, abonnez-vous et laissez un commentaire avec l'anecdote qui vous a le plus marqué.
  • ADRIEN ARIES : Compétition et associatif

    02:09:22|
    Je pensais faire un petit épisode réaction. On a fini à deux heures et demie, et je crois qu'il n'a rien gardé pour lui.Adrien Ariès a 30 ans et 27 ans de pêche derrière lui. Parisien de naissance, il a commencé sous le barrage de Saint-Maurice avec sa mère qui l'emmenait après les cours, puis dans les embouteillages du périphérique pour aller traquer le black-bass à Longchamp. À dix ans, il prenait le métro seul pour aller poncer la ville. Il a été le gamin de la bande FTF, à l'époque où le street fishing explosait sur les canaux parisiens, avec Fred Miessner, David Mary et toute la clique. Aujourd'hui il est responsable technique à la fédération de pêche de Paris Petite Couronne, membre du comité directeur de la FFPS Carnassier, et impliqué dans Black Bass France.Autant dire qu'il a beaucoup de choses à dire, et qu'il les dit.On commence par le sujet qui a déclenché cet enregistrement : sa réponse au carton rouge de Samir Kerdjou évoqué dans un précédent épisode. Il donne l'autre version, celle de l'intérieur des instances, sans langue de bois. Puis on ouvre en grand.Le fonctionnement réel de la compétition en France : pourquoi chaque discipline finance ses propres championnats, pourquoi une équipe de France en est réduite à monter une tombola pour partir au mondial, pourquoi les règlements sont si épais, ce qui change vraiment cette année sur les quotas, les poils et plumes, le prefishing. Et pourquoi personne ne légifère sur le sonar temps réel quand ce sont les fabricants d'électronique qui financent le circuit.La pêche en région parisienne ensuite, et là ça tape. Le virage volontairement offensif de la com de sa fédération face à la mairie de Paris et aux mouvements antispécistes, le dossier faucardage et les résultats concrets obtenus, la pollution d'une cimenterie sur le canal Saint-Denis qui traîne depuis des mois, les rapports parfois tendus avec l'OFB, et cette anecdote hallucinante : un touriste étranger ne peut toujours pas acheter sa carte de pêche en ligne en France, et il n'y a plus un seul dépositaire dans Paris intra-muros.Il ne ménage personne, y compris sa propre maison. Il assume, et il le dit lui-même : la FNPF n'est pas son patron.Le dernier quart d'heure est un appel au bénévolat qui vaut le détour. Les AAPPMA cherchent du monde, la FFPS aussi, et dans la plupart des cas la place est libre pour qui se présente.Bon épisode.