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Allégresse
EP3 - Osez déranger !
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Dans cet épisode d’Allégresse, je m’adresse à celles et ceux qui, par souci de paix, choisissent trop souvent de se taire.
Pourquoi avons-nous si peur de déplaire ? Pourquoi cette hésitation, même légère, au moment d'exprimer ce que l’on pense, ce que l’on veut, ce que l’on est ?
À partir d’une anecdote personnelle et d’un extrait marquant de La Femme gelée d’Annie Ernaux, nous explorons le conditionnement, souvent féminin, à arrondir les angles, à se faire petite, à ne pas troubler l’harmonie.
Ce podcast n'est pas une injonction à s'imposer, mais une invitation à occuper sa juste place, à prendre la parole sans craindre d’être rejeté·e.
Et si, finalement, déranger un peu, c’était exister pleinement ?
🎙️ Podcast écrit par Izza Margarette
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EP9- Clitoris et pensée
51:22|Et si la philosophie avait oublié un organe essentiel ?Dans Le plaisir effacé. Clitoris et pensée, Catherine Malabou invite à repenser le geste même de philosopher. À la tradition phallique du penser (verticale, érective, orientée vers la domination) elle oppose une autre géographie du savoir : celle du clitoris, organe du plaisir, de la latence et du frémissement. Penser avec le clitoris, c’est penser sans hiérarchie ni finalité, dans le contact, la vibration, la plasticité du vivant. En réinvestissant les figures de Freud, Beauvoir, ou Sartre, Malabou déplace la question du sexe et du genre vers une philosophie de l’existence sexuelle : la pensée ne se sépare plus du corps, elle le façonne et en reçoit la forme. La plasticité, concept central de son œuvre, devient ici la clé d’une transformation du savoir, du corps, et du pouvoir.
EP8 - Y a t-il un ordre dans nos besoins ?
19:19|Suite à notre épisode sur la pyramide de Maslow, un auditeur nous interpelle : “Ne sommes-nous pas des mammifères avec certains besoins primaires hiérarchisés ?” Une question qui mérite une enquête approfondie.Dans cet épisode, nous mettons à l’épreuve les fondations mêmes de la pyramide : les besoins physiologiques et la quête de sécurité. Sont-ils vraiment les premiers moteurs de nos existences ? Et comment se comparent-ils au fonctionnement des autres mammifères ?Nous cherchons la part de vérité que recèle la pyramide de Maslow, sans ignorer les impasses et les dangers d’une théorie qui prétend organiser la vie humaine en strates immuables. L’enjeu n’est pas seulement de sauver ou de déboulonner une pyramide : il est d’esquisser une compréhension plus subtile, complexe et systémique de ce qui nous meut.
EP7- La pyramide de Maslow : déconstruction d'une imposture scientifique
16:04|🎙️ Cette pyramide, vous l’avez vue mille fois défiler sur vos écrans. Colorée, rassurante, elle prétend organiser nos besoins humains en cinq étapes : d’abord manger et dormir, puis assurer sa sécurité, appartenir à un groupe, gagner l’estime des autres, et enfin, promesse ultime, « s’actualiser ». Elle envahit blogs de psychologie, coaching de motivation, stories Instagram et vidéos TikTok consacrées à la productivité.Mais si vous saviez que derrière cette viralité se cache l’une des impostures les plus fascinantes de la psychologie moderne ? 🕵️♀️Sur Allégresse, nous pensons le quotidien, nous interrogeons l’ordinaire. Cette pyramide qui structure si profondément notre rapport à nos propres besoins méritait bien une enquête. Qui était Abraham Maslow ? Comment cette théorie a-t-elle vu le jour, dans quels ouvrages Maslow la développe-t-il ? Quelle est sa portée scientifique réelle ? Dans cet épisode, nous démêlons mythe et réalité, explorons les fondations historiques et analysons les critiques majeures portées à la hiérarchie des besoins.Sources principales de l’épisode :- Wahba, M. A., & Bridwell, L. G. (1976). Maslow reconsidered: A review of research on the need hierarchy theory. Organizational Behavior and Human Performance, 15(2), 212-240. https://doi.org/10.1016/0030-5073(76)90038-6 - Simply Put Psych. (2025, April 14). Criticism of Maslow’s Hierarchy of Needs. https://simplyputpsych.co.uk/psych-101-1/criticism-of-maslows-hierarchy-of-needs - Riset Press International. (2024). A critical analysis of Maslow’s hierarchy. International Journal of Multidisciplinary Academic Research & Studies, 674/594. https://risetpress.com/index.php/ijmars/article/download/674/594/3821 - Positive Psychology. (2017, September 28). Abraham Maslow, his theory & contribution to psychology. https://positivepsychology.com/abraham-maslow/ - Verywell Mind. (2010, September 6). Abraham Maslow: Life and contributions to psychology. https://www.verywellmind.com/biography-of-abraham-maslow-1908-1970-2795524Promis : vous ne verrez plus jamais cette pyramide de la même façon !
EP6-L’identité et ses métamorphoses
29:50|Pourquoi éprouvons-nous ce besoin de nous cantonner à un seul visage, une identité stable, une image figée de nous-mêmes ?Le développement personnel valorise la quête de « notre vérité intérieure », nous exhorte à « nous connaître nous-même », à être « authentique » comme si, à force d’introspection, nous devions inévitablement découvrir un moi unique et parfaitement cohérent, condition supposée du bonheur. Cette injonction à la recherche de soi glisse alors vers une introspection qui, insidieusement, peut devenir un carcan : elle nous enferme dans l’idée illusoire d’une identité une, homogène, à atteindre coûte que coûte.Dans cet épisode, il s’agit au contraire de célébrer nos métamorphoses : d’habiter toutes nos facettes, d’affirmer le droit au mouvement, à la nuance, à la contradiction et à la diversité. Une invitation à laisser vivre en soi la richesse des possibles, et à renouer avec la liberté joyeuse d’un moi pluriel et vivant.
EP5 -L'art de réapprendre : renouer avec ses passions oubliées
30:25|Vous est-il déjà arrivé d’avoir envie de reprendre une activité que vous aviez adorée… mais laissée de côté depuis des années ? Ou bien de vouloir enfin commencer quelque chose de nouveau, et de toujours remettre au lendemain ?Le sport, la peinture, la musique, l’écriture… Peu importe. Ces passions qui un jour nous ont fait vibrer, ou qui pourraient le faire, mais que l’on laisse de côté parce qu’une petite voix insiste : « Je ne saurais plus… J’ai perdu la main… C’est trop tard… Je n’ai pas le temps. »Cette voix, je l’ai entendue quand j’ai voulu reprendre le violoncelle. Après plusieurs années d’arrêt, j’ai osé reprendre. Et ce que j’ai découvert m’a surprise : beaucoup de frustration, bien sûr… mais aussi une joie immense, celle de redevenir débutante. Cet épisode est dédié à toutes celles et ceux qui repoussent toujours au lendemain. À celles et ceux que la peur de l’échec ou l’exigence du « tout parfait » finit par paralyser. Ici, on va réfléchir ensemble à cette voix intérieure qui nous freine, et à la manière de la dépasser pour retrouver la joie simple de commencer, ou de recommencer.🔗 Abonne toi pour ne rien manquer :Instagram : @allegresse_podcastSpotify : open.spotify.com/show/5uWqAQGyxIQEyw6etX6Qk0?si=qeSc7wTqSWKmQX6_vQRgmwDeezer : deezer.com/fr/episode/775074021
EP4 - L'art de bien se parler
15:05|Sait-on vraiment se parler ?Dire ce que l’on ressent sans blesser. Écouter l'autre sans essayer de deviner ce qu'il ressent. Exprimer sa vulnérabilité sans la transformer en reproche.Dans cet épisode d’Allégresse, je vous propose une réflexion sur la communication intime : celle qui ne concerne pas seulement le couple, mais toutes nos relations amicales, familiales et professionnelles. Bien se parler, c’est apprendre à reconnaître l’autre comme un être sensible, habité d’émotions, et comprendre que les mots que nous choisissons façonnent la relation.Nous verrons pourquoi l’écoute est souvent plus puissante que l’explication, pourquoi « je » dit plus de vérité que « tu », et comment une parole douce et claire peut désamorcer des malentendus profonds.Un épisode pour toutes celles et ceux qui veulent instaurer plus de clarté, d’attention et de tendresse dans leurs échanges quotidiens.🔗 Abonne toi pour ne rien manquer ! Instagram : @allegresse_podcast
EP2 - Désir : d'être ou d'avoir (partie 2)
22:28|« Je suis en manque. »« Il me manque. »« Je ne suis rien sans toi. »« C’est ma moitié. »Ces phrases, familières, glissées dans nos conversations les plus intimes, dessinent en creux une représentation du désir profondément ancrée dans notre culture : désirer, ce serait manquer. Manquer de l’autre, manquer de soi, manquer d’un tout dont on aurait été séparé.L’être humain y est conçu comme fondamentalement incomplet, amputé de sa plénitude, condamné à chercher dans l’autre ce qui lui fait défaut pour enfin se sentir entier. L’amour devient alors une forme de réparation. Et l’autre, non plus un sujet, mais le moyen de fuir son incomplétude. Mais faut-il continuer à penser l’amour sous ce régime de la dépendance ?Est-il possible de désirer sans se mutiler, de vouloir l’autre sans l’avoir pour fonction, de suffire à soi-même et pourtant choisir d’être à deux ?Dans cet épisode, je propose un renversement du regard. Et si le désir n’était pas le symptôme d’un vide, mais la manifestation d’une puissance ? C’est la perspective qu’ouvre Spinoza, lorsqu’il affirme que le désir est l’essence même de l’homme ... à suivre ! Comment construire une relation non pas sous le signe de la carence, mais sous celui de la joie partagée, de la co-construction libre, de la rencontre entre deux subjectivités souveraines ? Je vous laisse écouter, réfléchir, et, si vous le souhaitez, partager vos pensées.Allégresse est un espace de pensée vivante : chaque voix y compte.🔗 Abonne toi pour ne rien manquer :Instagram : @allegresse_podcastSpotify : open.spotify.com/show/5uWqAQGyxIQEyw6etX6Qk0?si=qeSc7wTqSWKmQX6_vQRgmwDeezer : deezer.com/fr/episode/775074021
1. EP1 - Désir : d'être ou d'avoir ? (partie 1)
18:53||Saison 1, Ep. 1📝 Dans ce premier épisode d’Allégresse, on s’interroge sur un glissement lexical qui dit beaucoup de nos façons d’aimer : pourquoi dit-on j’ai un copain ou j’ai une petite amie ? En apparence anodine, cette formulation révèle une structure plus profonde de la pensée amoureuse : l’autre y devient un objet possédé, un élément parmi d’autres dans l’inventaire de nos “avoirs”. À travers cette idée, ce premier volet explore le désir conçu comme manque, comme incomplétude à combler, une conception héritée de Platon (notamment le mythe de l’androgyne dans Le Banquet). Le désir y devient tension vers un objet extérieur censé nous compléter, combler un vide. Mais ce vide n’est-il pas une illusion entretenue par nos schémas sociaux, éducatifs, affectifs ? Nous verrons aussi comment cette conception du désir comme manque peut dériver vers une logique de possession : posséder l’autre, c’est chercher à s’assurer contre la perte. De là naît la jalousie, la dépendance, la tentative de contrôle. Dans la deuxième partie (à venir très vite !) nous renverserons cette conception en explorant une autre manière de penser le désir : non plus comme un manque à combler, mais comme une puissance d’être, une force vitale, joyeuse, créatrice en l’illustrant par des exemples concrets de relations non possessives, basées sur la confiance, l’indépendance et la co-construction.🎙️ Allégresse, c’est un podcast qui mêle philosophie, littérature et expériences vécues, pour penser autrement nos liens, nos désirs, nos contradictions. À la première personne, mais en dialogue avec vous ! ⭐️🔗 Abonne toi pour ne rien manquer : Instagram : @allegresse_podcastSpotify : open.spotify.com/show/5uWqAQGyxIQEyw6etX6Qk0?si=qeSc7wTqSWKmQX6_vQRgmwDeezer : deezer.com/fr/episode/775074021