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Storiavoce
Voyager en Europe au temps des Lumières, avec Gilles Montègre
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Depuis la deuxième moitié du XIXe siècle, le tourisme de masse s’est imposé comme une industrie nocive pour les humains et l’environnement. À cette modalité du voyage, on pourrait opposer le Grand Tour, pratique élitiste des aristocrates européens, qui cherchent à enrichir leur culture gréco-latine en Italie. Or, cette dichotomie ne cache-t-elle pas une réalité plus riche ? Au micro de Storiavoce, Gilles Montègre propose de revaloriser le voyage comme un objet d’étude historique complexe avec une perspective transnationale. Femmes, érudits, domestiques, aventuriers ou diplomates : une foule hétéroclite parcourt le vieux continent à la poursuite d’objectifs variés. Passion de l'Antiquité, désir d’accumuler un savoir encyclopédique ou de découvrir les confins de la Laponie, comme le modèle politique d’un pays frontalier, le voyage est une expérience révélatrice des préoccupations de l‘Ancien Régime. Parfois synonyme d’émancipation, il permet de penser le lien entre le temps des Lumières et le siècle des Révolutions.
L’invité : Agrégé d’histoire et maître de conférences HDR à l’université Grenoble Alpes, Gilles Montègre est un spécialiste du XVIIIe siècle, de l’histoire du voyage, de la diplomatie et des émotions. Il a publié Le Cardinal de Bernis. Le pouvoir de l’amitié (Tallandier, 2019). Il vient de publier Voyager en Europe au temps des Lumières. Les émotions de la liberté (Tallandier, 2024, 656 pages, 26.90 €).
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L’islam a-t-il connu ses Lumières ?, avec Olivier Hanne
53:56|Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Du Coran et de ses premières interprétations aux débats sur les hadiths, de l’épanouissement intellectuel de l’époque abbasside aux réponses apportées à la modernité européenne, la vie intellectuelle du monde musulman se déploie sur plus de 13 siècles dans un espace traversé par la circulation des textes, des savants et des héritages. Nourrie d’apports grecs, persans, juifs et chrétiens, elle se construit dans un dialogue constant entre foi, raison et pouvoir. Elle est aussi travaillée par des tensions durables entre traditions savantes, approches rigoristes et consolidation d’un ordre juridique.Olivier Hanne propose ainsi de revenir sur les penseurs, les controverses et les contextes politiques qui ont rendu possible l’émergence d’un humanisme musulman. Son analyse éclaire le rôle des souverains dans la vie intellectuelle, les frictions entre philosophie, théologie et droit, la place du soufisme ainsi que les réponses contrastées apportées à la modernité européenne. Elle met ainsi en lumière les mouvements d’ouverture et de repli qui traversent l’histoire de l’islam.L’invité : Olivier Hanne est historien, chercheur associé à l’université de Poitiers. Spécialiste de l’histoire de l’islam, il publie L’Islam des Lumières. Histoire de l’humanisme musulman (VIIe-XXIe siècle) aux éditions Tallandier (368 p., 23,90 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Qu'est-ce qu'un citoyen dans la Grèce antique ? avec Christel Müller
21:00|Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Penser la citoyenneté grecque, c’est d’abord revenir à la politeia d’Aristote, c’est-à-dire à une définition exigeante du citoyen comme acteur de la vie politique. Mais derrière ce cadre théorique se cache une réalité plus mouvante : qui est véritablement citoyen dans les cités grecques, et selon quels critères le devient-on ? Entre citoyens dits « authentiques », héritiers d’une appartenance reconnue, et citoyens « fabriqués » par décision politique, la citoyenneté apparaît comme un statut à la fois juridique, social et profondément stratégique. À travers ses mécanismes d’attribution, ses formes de reconnaissance et ses usages, c’est toute la question de l’identité civique et du rapport entre individu et cité qui se trouve posée.L'invitée : Christel Müller est professeure d’histoire grecque à l’université Paris Nanterre et membre senior de l’Institut universitaire de France. Spécialiste de la citoyenneté et des sociétés grecques, elle a récemment publié La Fabrique du citoyen. Les Grecs et la politeia d’Aristote à Auguste.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
L'Iran, 4 000 ans d'histoire, avec Yves Bomati
48:34|Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Des premières formations politiques du plateau iranien à l’Empire achéménide fondé par Cyrus le Grand, l’histoire de l’Iran s’inscrit dès le VIe siècle av. J.-C. dans une ambition impériale. Après la conquête arabe du VIIe siècle apr. J.-C. et l’intégration au monde islamique, la civilisation iranienne continue de s’affirmer, notamment à travers sa langue et sa culture. Entre périodes de domination étrangère et renaissances politiques, jusqu’à l’affirmation d’un Iran chiite à l’époque safavide, puis aux transformations engagées au XXe siècle sous les Pahlavi, cette trajectoire alterne expansion, effondrement et refondation.L’invité : Yves Bomati est historien, spécialiste de l’histoire de l’Iran. Il a publié Iran. Une histoire de 4 000 ans, coécrit avec Houchang Nahavandi, aux éditions Perrin (416 p., 24 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Qu'est-ce que la politeia dans la Grèce antique ? [1/3], avec Christel Müller
23:27|Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/La politeia est bien plus qu’un simple mot de la philosophie politique grecque : elle renvoie à la fois à la Constitution d’une cité et à la manière dont les citoyens participent à la vie commune. À travers cette notion, c’est toute la question du pouvoir, de l’appartenance civique et du bien commun qui se trouve posée. Cette émission propose d’explorer la politeia comme forme de vie politique, entre institutions, citoyenneté et modèle de gouvernement. En revenant à la Grèce antique, elle invite à réfléchir à ce que signifie, encore aujourd’hui, habiter une cité et prendre part à son destin collectif.L'invitée : Christel Müller est professeure d’histoire grecque à l’université Paris Nanterre et membre senior de l’Institut universitaire de France. Spécialiste de la Grèce antique, elle travaille sur la citoyenneté, les statuts personnels et l’histoire politique et sociale des cités grecques. Elle vient de publier chez Passés composés La Fabrique du citoyen. Les Grecs et la politeia d'Aristote à Auguste (393 p., 25 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
La prudence, ou l'art de gouverner de l'Antiquité à la Renaissance
01:00:41|Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/La prudence est souvent réduite, dans le langage courant, à la simple hésitation ou à la peur de se tromper. Pourtant, derrière ce terme se cache une vertu beaucoup plus vaste, plus exigeante et plus actuelle qu’il n’y paraît. De l’Antiquité à nos débats contemporains, la prudence interroge notre rapport à l’action, à la décision, au risque et à la responsabilité. À travers les travaux de Catherine Van Offelen et d’Ilaria Taddei, cette émission, qui traverse l'Antiquité, le Moyen Âge et la Renaissance, propose d’explorer une prudence qui n’est ni passivité ni renoncement, mais intelligence du réel, discernement face à l’incertitude et capacité d’agir justement dans des situations complexes.Nos invitées : Ilaria Taddei est professeure d’histoire médiévale à l’université Grenoble Alpes, spécialiste de l’Italie des XIIIe-XVe siècles et des rapports entre pouvoirs, savoirs et prudence politique. Ses recherches portent notamment sur Florence, les pratiques de gouvernement et la prudence comme vertu du bon gouvernement. Elle a publié La Prudence au pouvoir. Florence, XIVe-XVe siècles (Classiques Garnier, 508 p., 49 €). Catherine Van Offelen est essayiste et chroniqueuse, diplômée de l’université libre de Bruxelles et du King’s College de Londres. Spécialiste des questions de sécurité au Sahel et en Afrique de l’Ouest, elle travaille aussi sur la phronèsis, ou prudence antique, comme vertu d’action lucide. Elle vient de publier chez Gallimard Risquer la prudence. Une pratique de la sagesse antique (177 p., 20 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
La Commune de Paris : la guerre civile des Français, avec Michel Winock
55:54|Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/L’insurrection du 18 mars 1871 survient dans un contexte de crise nationale. Après la défaite de Sedan et la chute de Napoléon III, Paris subit un siège éprouvant durant l’hiver 1870-1871 et, une fois l’armistice conclu avec la Prusse, une Assemblée majoritairement conservatrice confie le pouvoir à Adolphe Thiers. Dans une capitale où la Garde nationale occupe désormais une place centrale, la tentative de désarmement menée par le gouvernement déclenche le soulèvement qui conduit à la proclamation de la Commune.Michel Winock propose de revenir sur les origines, les acteurs et le projet politique de la Commune. Son analyse éclaire les tensions qui traversent l’expérience communarde, les mesures prises durant ces 72 jours, la place qu’y occupent les femmes, ainsi que la répression de la Semaine sanglante et les débats mémoriels suscités par un événement qui s’est imposé comme une référence majeure pour la tradition socialiste et révolutionnaire.L’invité : Michel Winock est professeur émérite à Sciences Po Paris et cofondateur de la revue L’Histoire. Spécialiste de l’histoire politique et intellectuelle de la France contemporaine, il publie La Commune. La guerre civile des Français, aux éditions Gallimard dans la collection Les Journées qui ont fait la France (336 p., 22,50 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Qui était le pape Léon XIII ?, avec Jean-Baptiste Noé
51:47|Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Depuis l’élection, en 2025, de Francis Prevost sous le nom de Léon XIV, une question s’est rapidement posée : pourquoi le nouveau pape a-t-il choisi ce nom ? Outre la référence évidente à saint Léon le Grand, docteur de l’Église, Léon XIV a précisé qu’il souhaitait également rendre hommage à Léon XIII, pape de 1878 à 1903.En effet, Léon XIII, né Pecci, est le père de la doctrine sociale de l'Église, qui rejette à la fois le capitalisme débridé et le socialisme. Qui était donc Léon XIII ? Quelles sont ses origines et quel est son parcours au sein de la curie romaine ? Quel est le contenu de sa fameuse encyclique, Rerum novarum, sur la doctrine sociale de l'Église ? Était-il un pape moderne ou, au contraire, un réactionnaire ? Comment, enfin, redéfinit-il la diplomatie pontificale après la disparition des États pontificaux ? L'invité : Jean-Baptiste Noé est docteur en histoire. Spécialiste du Vatican, il est aussi le rédacteur en chef de la revue Conflits. Il est l'auteur d'une biographie de Léon XIII : Léon XIII. Le pape de la modernité (Salvator, 280 p., 21 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Les cathares ont-ils existé ?, avec Arnaud Fossier
49:59|Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/De tous les hérétiques, ils sont les plus célèbres. Pourtant, nous les connaissons quasi exclusivement non pas grâce à leurs écrits, mais par les registres de l'Inquisition qui les a condamnés. Qui étaient les fameux cathares ? D'où vient tout d'abord cette expression ? Est-elle utilisée régulièrement dans les textes ? Quelle est la composition sociale de ce mouvement dissident ? Comment réagit l’Église contre ce qu'elle estime être une menace institutionnelle ? Quelle est la place de la croisade et enfin de l'Inquisition" ? Comment le phénomène prend-il fin : est-ce la conséquence du travail inquisitorial ou du développement des ordres mendiants ? Notre invité : Normalien et ancien membre de l’École française de Rome, Arnaud Fossier est actuellement maître de conférences en histoire à l’université de Bourgogne. Ses recherches portent sur le gouvernement de l’Église et l’Italie médiévale. Il a publié à l’École française de Rome : Le Bureau des âmes. Écritures et pratiques administratives de la Pénitencerie apostolique (XIIIe-XIVe siècle). Arnaud Fossier a présenté pour Storiavoce une série consacrée à la chrétienté médiévale en trois volets. Il est enfin l'auteur du livre Les Cathares, ennemis de l'intérieur publié à la Fabrique éditions (191 p., 15 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Letizia Bonaparte : la mère derrière Napoléon, avec Laëtitia de Witt
44:55|Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Née Letizia Ramolino au milieu du XVIIIᵉ siècle dans une Corse traversée par de profonds bouleversements politiques, elle épouse très jeune Charles Bonaparte et se trouve associée aux transformations qui marquent alors l’île. Veuve à 36 ans, mère de 13 enfants dont 8 survivront, elle traverse la Révolution, l’exil et l’ascension de son fils Napoléon. De la société ajaccienne à la cour impériale, elle demeure constamment attentive à l’élévation et à la préservation des siens, veillant à la cohésion d’un clan appelé à occuper les premières places du pouvoir.En s’appuyant notamment sur les correspondances familiales, Laetitia de Witt restitue la singularité d’une trajectoire longtemps caricaturée par l’historiographie napoléonienne. Son analyse met en lumière le rôle de Letizia Bonaparte dans les choix matrimoniaux, la gestion des tensions au sein de la famille et la volonté d’en préserver l’unité dans les succès comme dans les revers. Son parcours apparaît alors à l’intersection des stratégies familiales, des pratiques du pouvoir et de la construction dynastique.L’invitée : Laetitia de Witt est historienne, vice-présidente de l’Institut Napoléon. Elle publie Letizia Bonaparte aux éditions Tallandier (496 p., 25,90 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce