Partager

Storiavoce
Malplaquet, la défaite qui sauve le royaume, avec Clément Oury
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/
Le règne du Roi-Soleil atteint une phase de déclin en 1709. La puissance du monarque est mise en péril par la guerre de Succession d'Espagne, ainsi que par le grand hiver qui s'abat sur la France. Une Grande Alliance se met en place entre le royaume d'Angleterre et l'Empire pour ne pas laisser toute la puissance politique aux mains de la famille de Bourbon, en France et en Espagne. Le défunt roi Charles II avait désigné en 1700 Philippe V de Bourbon, petit-fils de Louis XIV, pour lui succéder. Mais une telle puissance territoriale française n'était pas envisageable pour le reste des puissances européennes.
C'est dans ce contexte que se déroule, le 11 septembre 1709, la bataille de Malplaquet. Les forces françaises, menées par le maréchal de Villars, sont mises en déroute par le prince Eugène et le duc de Marlborough. Pourtant, en étudiant la portée de cette défaite, il apparaît bien vite que les vaincus tirent parti de leur défaite. La retraite en bon ordre des vaincus et la déroute des vainqueurs invitent à s'interroger sur ce qui fait qu'une défaite est considérée comme telle.
L'invité : Clément Oury, ancien élève de l'École des Chartes et directeur adjoint de la bibliothèque du Muséum d'Histoire naturelle, est un spécialiste reconnu de la guerre sous l'Ancien Régime. Il est l'auteur d'une thèse sur Les Défaites françaises de la guerre de Succession d'Espagne (1704-1708) dirigée par Olivier Chaline, ainsi que d'une biographie du duc de Marlborough. Il vient de publier Malplaquet 1709. La défaite qui sauve le royaume, (Champs de bataille, Perrin, 2024, 368 p. 25 €).
***
Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMag
Instagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/
Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
More episodes
View all episodes

La Commune de Paris : la guerre civile des Français, avec Michel Winock
55:54|Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/L’insurrection du 18 mars 1871 survient dans un contexte de crise nationale. Après la défaite de Sedan et la chute de Napoléon III, Paris subit un siège éprouvant durant l’hiver 1870-1871 et, une fois l’armistice conclu avec la Prusse, une Assemblée majoritairement conservatrice confie le pouvoir à Adolphe Thiers. Dans une capitale où la Garde nationale occupe désormais une place centrale, la tentative de désarmement menée par le gouvernement déclenche le soulèvement qui conduit à la proclamation de la Commune.Michel Winock propose de revenir sur les origines, les acteurs et le projet politique de la Commune. Son analyse éclaire les tensions qui traversent l’expérience communarde, les mesures prises durant ces 72 jours, la place qu’y occupent les femmes, ainsi que la répression de la Semaine sanglante et les débats mémoriels suscités par un événement qui s’est imposé comme une référence majeure pour la tradition socialiste et révolutionnaire.L’invité : Michel Winock est professeur émérite à Sciences Po Paris et cofondateur de la revue L’Histoire. Spécialiste de l’histoire politique et intellectuelle de la France contemporaine, il publie La Commune. La guerre civile des Français, aux éditions Gallimard dans la collection Les Journées qui ont fait la France (336 p., 22,50 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Qui était le pape Léon XIII ?, avec Jean-Baptiste Noé
51:47|Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Depuis l’élection, en 2025, de Francis Prevost sous le nom de Léon XIV, une question s’est rapidement posée : pourquoi le nouveau pape a-t-il choisi ce nom ? Outre la référence évidente à saint Léon le Grand, docteur de l’Église, Léon XIV a précisé qu’il souhaitait également rendre hommage à Léon XIII, pape de 1878 à 1903.En effet, Léon XIII, né Pecci, est le père de la doctrine sociale de l'Église, qui rejette à la fois le capitalisme débridé et le socialisme. Qui était donc Léon XIII ? Quelles sont ses origines et quel est son parcours au sein de la curie romaine ? Quel est le contenu de sa fameuse encyclique, Rerum novarum, sur la doctrine sociale de l'Église ? Était-il un pape moderne ou, au contraire, un réactionnaire ? Comment, enfin, redéfinit-il la diplomatie pontificale après la disparition des États pontificaux ? L'invité : Jean-Baptiste Noé est docteur en histoire. Spécialiste du Vatican, il est aussi le rédacteur en chef de la revue Conflits. Il est l'auteur d'une biographie de Léon XIII : Léon XIII. Le pape de la modernité (Salvator, 280 p., 21 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Les cathares ont-ils existé ?, avec Arnaud Fossier
49:59|Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/De tous les hérétiques, ils sont les plus célèbres. Pourtant, nous les connaissons quasi exclusivement non pas grâce à leurs écrits, mais par les registres de l'Inquisition qui les a condamnés. Qui étaient les fameux cathares ? D'où vient tout d'abord cette expression ? Est-elle utilisée régulièrement dans les textes ? Quelle est la composition sociale de ce mouvement dissident ? Comment réagit l’Église contre ce qu'elle estime être une menace institutionnelle ? Quelle est la place de la croisade et enfin de l'Inquisition" ? Comment le phénomène prend-il fin : est-ce la conséquence du travail inquisitorial ou du développement des ordres mendiants ? Notre invité : Normalien et ancien membre de l’École française de Rome, Arnaud Fossier est actuellement maître de conférences en histoire à l’université de Bourgogne. Ses recherches portent sur le gouvernement de l’Église et l’Italie médiévale. Il a publié à l’École française de Rome : Le Bureau des âmes. Écritures et pratiques administratives de la Pénitencerie apostolique (XIIIe-XIVe siècle). Arnaud Fossier a présenté pour Storiavoce une série consacrée à la chrétienté médiévale en trois volets. Il est enfin l'auteur du livre Les Cathares, ennemis de l'intérieur publié à la Fabrique éditions (191 p., 15 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Letizia Bonaparte : la mère derrière Napoléon, avec Laëtitia de Witt
44:55|Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Née Letizia Ramolino au milieu du XVIIIᵉ siècle dans une Corse traversée par de profonds bouleversements politiques, elle épouse très jeune Charles Bonaparte et se trouve associée aux transformations qui marquent alors l’île. Veuve à 36 ans, mère de 13 enfants dont 8 survivront, elle traverse la Révolution, l’exil et l’ascension de son fils Napoléon. De la société ajaccienne à la cour impériale, elle demeure constamment attentive à l’élévation et à la préservation des siens, veillant à la cohésion d’un clan appelé à occuper les premières places du pouvoir.En s’appuyant notamment sur les correspondances familiales, Laetitia de Witt restitue la singularité d’une trajectoire longtemps caricaturée par l’historiographie napoléonienne. Son analyse met en lumière le rôle de Letizia Bonaparte dans les choix matrimoniaux, la gestion des tensions au sein de la famille et la volonté d’en préserver l’unité dans les succès comme dans les revers. Son parcours apparaît alors à l’intersection des stratégies familiales, des pratiques du pouvoir et de la construction dynastique.L’invitée : Laetitia de Witt est historienne, vice-présidente de l’Institut Napoléon. Elle publie Letizia Bonaparte aux éditions Tallandier (496 p., 25,90 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Les origines préhistoriques de la domination masculine, avec Anne Augereau
43:03|Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Parmi la communauté scientifique et le grand public, la place des femmes à la Préhistoire fait débat. Si, au XIXe siècle, on plaque sur elles un rôle de ménagère des cavernes, au XXIe siècle, on espère voir en elles des chasseuses émancipées de la domination masculine. Pour l’archéologue et -protohistorienne Anne Augereau, ces stéréotypes anachroniques ne tiennent pas compte de la réalité de la place sociale de nos ancêtres.Les femmes préhistoriques étaient-elles des chasseuses ? Des mères ? Des artistes ? Plus largement, comment les sociétés préhistoriques organisaient-elles les rapports de genre ? Est-il possible de dater l'émergence du patriarcat ? Le Néolithique et la sédentarisation manquent-ils une bascule dans les rapports entre les sexes ?Allant de Néandertal à la sédentarisation Néolithique, en passant par les chasseurs-cueilleurs du Paléolithique, la chercheuse propose un panorama de l’état des recherches en archéologie du genre.L’invitée : Anne Augereau est protohistorienne et archéologue à l’INRAP, spécialiste du Néolithique et de l’archéologie du genre. Elle publie aux éditions La Découverte Une Préhistoire des femmes (416 p., 26 €). ***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Rome a-t-elle su imposer sa culture aux peuples du Nord ? [2/2], avec Vivien Barrière
21:10|Faîtes un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Quelle a été l'influence de la romanité sur les peuples du Nord (Germains, Bretons et Gaulois) ? Quelles transformations archéologiques observe‑t‑on dans les sociétés du Nord à proximité de la frontière : urbanisation, diffusion de l’écriture, formation de nouvelles élites, changements religieux ?Dans ce deuxième volet consacré à la conquête impériale du Nord de l'Europe, Vivien Barrière mesure la réalité de l'influence romaine sur les sociétés nordiques. Dès lors, peut‑on parler de « provinces du Nord » plus loyales, plus militarisées, ou au contraire plus fragiles que les provinces méditerranéennes, si l’on observe les révoltes, les usurpations ou les crises politiques ? Comment les auteurs romains construisent‑ils un imaginaire du Nord – du froid, de la sauvagerie, de la liberté, et à quoi sert ce contraste dans la définition de l’identité romaine elle‑même ? Les monuments des villes du Nord, les portes urbaines ou les arcs triomphaux, relèvent-ils d’un discours visuel où Rome met en scène sa domination civilisatrice sur les peuples du Nord ?L'invité : Vivien Barrière est maître de conférences en histoire et archéologie CY Cergy Paris Université. Ses recherches portent sur le processus de romanisation, en particulier sur l'urbanisme et la construction dans les provinces romaines occidentales. Il vient de coéditer Les Mondes du Nord. De la Préhistoire à l'âge viking (Tallandier, 656 p., 29,90 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
La guerre de Crimée : un conflit oublié, avec Yves Bruley
45:33|Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Déclenchée en 1853 dans le contexte de la « Question d’Orient », c’est-à-dire de l’affaiblissement progressif de l’Empire ottoman, la guerre oppose la Russie à une coalition formée par la France, le Royaume-Uni et bientôt le Piémont-Sardaigne. Sous couvert de protéger les chrétiens d’Orient et de défendre ses droits sur les Lieux saints, la Russie cherche à accroître son influence au sein d’un Empire ottoman fragilisé, notamment vers les Balkans et les détroits. Du siège de Sébastopol aux négociations qui aboutissent au Congrès de Paris de 1856, le conflit se situe au cœur des rivalités entre grandes puissances.À travers une relecture centrée sur ces équilibres continentaux, Yves Bruley restitue la logique d’ensemble du conflit. L’analyse des initiatives menées tout au long des opérations et des discussions qui aboutissent au Congrès de Paris fait apparaître un affrontement qui dépasse largement le théâtre criméen. Cette séquence consacre l’affirmation d’une pratique multilatérale des relations entre États et replace la France de Napoléon III au centre du jeu international.L’invité : Yves Bruley est historien, maître de conférences à l’École pratique des hautes études et correspondant de l’Institut de France. Spécialiste des relations internationales au XIXᵉ siècle et de la diplomatie du Second Empire, il publie La Guerre de Crimée chez Que sais-je ? (128 p., 10 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
L'Empire romain à la conquête du Nord [1/2], avec Vivien Barrière
26:13|Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Pour un Romain, où commence le Nord ? Quand les auteurs romains évoquent-ils les « peuples du Nord », et que recouvrent concrètement ces catégories (Gaulois, Germains, Bretons…) dans les sources littéraires et archéologiques ? Dans cette émission sur la conquête romaine des peuples du Nord, Vivien Barrière réévalue le point de vue impérial. En outre, il montre comment sont pensés politiquement les rapports entre ces peuples septentrionaux et l'Empire, entre diplomatie et interventions militaires. Comment l’armée romaine, installée durablement sur ces marges septentrionales, servait‑elle à la fois de rempart, de relais d’intégration culturelle et de moteur économique pour les populations locales ?L'invité : Vivien Barrière est maître de conférences en histoire et archéologie à CY Cergy Paris Université. Ses recherches portent sur le processus de romanisation, en particulier sur l'urbanisme et la construction dans les provinces romaines occidentales. Il vient de coéditer Les Mondes du Nord. De la préhistoire à l'âge viking (Tallandier, 656 p., 29,90 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Qui était François Mitterrand ?, avec Judith Bonnin
53:51|Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Figure paradoxale de la politique française, François Mitterrand reste une des rares personnalité à avoir existé politiquement, de la IIIe République à la Ve République. En quoi le milieu catholique bourgeois de Jarnac, marqué par l’entrepreneuriat familial et un conservatisme tempéré de catholicisme social, l'a-t-il façonné ? Comment analyser son rôle ambigu pendant la Seconde Guerre mondiale ? Quels éléments précis permettent d’identifier le moment de bascule depuis l’appareil vichyste vers la Résistance ? Comment, bien plus tard, décide-t-il de s'engager à gauche ? L'union de la gauche était-elle une stratégie de conquête du pouvoir ou une conviction ? Comment articuler l’homme de lettres et le lecteur avec la réalité de sa pratique du pouvoir et de la décision politique au quotidien ? Qui fut, au fond, François Mitterrand ? L'invitée : Agrégée et docteure en Histoire, Judith Bonnin est maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l'université Bordeaux Montaigne, spécialiste d'histoire politique et d'histoire des relations internationales. Dans le cadre de sa thèse de doctorat, elle a travaillé sur l'histoire du Parti socialiste français, l'internationalisme socialiste et les engagements politiques internationaux. Elle vient de publier une biographie de François Mitterrand avec Pierre-Emmanuel Guigo (PUF, 224 p., 15 €)***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce