Partager

Place des Fêtes
La zurna · La chronique instrument d'Antoine Gailhanou
Saison 7, Ep. 14
•
Antoine Gailhanou décide de partir en direction le Moyen-Orient avec un instrument qui traverse tout le monde arabe : la zorna, ou zurna.
Origine, utilisation, sonorités et utilisation dans les production actuelles.
More episodes
View all episodes

16. La chronique de Benoît Felix-Lombard · Pablo America
10:40||Saison 7, Ep. 16Pablo Amercia, ton blaze est chelou mais j’imagine aisément qu’en 1992, du côté de Turin, ton père ne voulait pas ça pour toi, Gerardo Pulli : chauffeur Uber la nuit et chansonnier pour les cœurs perdus le jour. Ton petit cœur perdu. Je ne te juge donc pas. On chemine certains chemins puis on fait demi-tour. Pulli gagne le télécrochet Amici en 2012 puis quitte la scène. Dans l’ombre, il écrit, pas pour n’importe qui : Emma, Noemie, Loredana Bertè ou Eros Ramazzotti. Demi-tour encore, il remonte sur scène. En 2020 sort son premier Ep « Noi non siamo il punk » chez Maciste Dischi. Puis le premier album de ballades nostalgiques « San Michele » (du nom de son école élémentaire). Puis vient cette pépite de tristesse boursoufflée, chiante, mais si juste belle : inattendue comme ces larmes qui montent devant un épisode d’une série pas très bien sur un écran d’ordinateur, qu’on regrette de ne pas pouvoir partager, mais la joie honteuse de pleurer se cheminent seul. Canzoni d’amore per Luigi Mangione est un acte politique. Oh bien sûr, Pablo America vous dira le contraire. Mais ce n’est plus son problème. Il sait bien que tout est intimité en musique. Et rien de plus politique que livrer son intimité aux quatre vents. À nos petits cœurs perdus. Le sien pour les nôtres.
15. Avec Unklevon
44:44||Saison 7, Ep. 15S’il y a deux valeurs importantes que nous chérissons plus que tout à Tsugi Radio en onze d’existence, ce serait, l’authenticité et la fidélité. L’authenticité c’est de croire que, quel que soit la musique qu’un artiste fait, chanson, pop, techno, hip hop, rock… ce qui compte avant tout c’est la sincérité de sa démarche et son engagement artistique. La fidélité, c’est suivre le parcours d’artistes, a fortiori quand pendant plusieurs saisons, ils ont contribué à l’antenne à travers une résidence. Pendant 2 ans, Unklevon a peuplé son Electric Mansion, une résidence dans laquelle il a fait venir de nombreux artistes dont il est proche. Proche de Boys Noize qui l’a signé sur son label, le Français aime les voix robotiques et les rythmes saccadés de l’electro où la basse domine. Il est toujours resté fidèle à ses fondamentaux musicaux, fuyant la célébrité facile et les trends TikTok et s’affirmant artistan d’un genre très spécifique, l’electro, qui avant d’être le concept fourre-tout qu’on connait décrivait un genre musical de techno assez robotique et froide héritée de Drexciya, Dopplereffekt, Arpanet et bien sûr Kraftwerk et Underground Resistance. À l’heure de la fragmentation des écoutes et des zig zag stylistiques, lui choisit d’affirmer son genre dans une musique dont le pouvoir d’évocation rétrofuturiste et l’effet sur le corps est si intense. Nouveau chapitre dans le parcours d’Unklevon : le lancement de All 4 Homies, A4H, tout nouveau label où il entend bien poursuivre son entreprise. Aujourd’hui au menu de Place des Fêtes, electro avec Unklevon et To Van Kao qui prendra les platines un peu après 18h, et aussi musica leggera puisque c’est le jour du mois où notre italophile, Benoît Felix-Lombard, vient nous parler musique italienne et résistance. Mais d’abord, premier extrait de la toute première sortie de All 4 Homies, Dream Machine.
13. Avec Nerlov et la chronique d'Antoine Gailhanou
01:03:22||Saison 7, Ep. 13Il faut s’aimer, c’est le constat implacable que dresse Nerlov sur son nouvel album disponible vendredi. Il nous avait séduit en 2024 avec son spleen brut de décoffrage et ce ton qui hésite entre cynisme et sincérité attendrissante. Qui a dit que nous devrions être des héros ? Certainement pas Nerlov toujours prompt à avouer ses failles et ne pas cacher ses larmes. Pourtant ce n’était pas si grave en 2024 si l’on se fie au titre de son album. Il revient aujourd’hui avec plus de gravité mais toujours autant de tendresse. La production électronique, au cœur des compositions de l’Angevin, passe parfois au second plan, le tempo ralentit. On entend des cuivres, des vents, et une voix aussi percutante que par le passé, mais exposée, vulnérable. Nerlov dépose les armes et se met à nu devant nous. Et c’est à prendre ou à laisser. Aujourd’hui dans Place des Fêtes, on parlera aussi d’instruments et de musiques traditionnelles avec Antoine Gailhanou qui nous présente la zorna utilisée dans tout le moyen-orient, un peu avant 19h. Mais d’abord sur tsugiradio.fr, en DAB+ à Paris, Marseille, Nice et Cannes, c’est Nerlov, en live, pour deux titres en avant-première de la sortie vendredi de Naïf, son nouvel album.
12. Focus Burning Festival
29:42||Saison 7, Ep. 12Un week-end d’art féministe, de luttes joyeuses et de création collective. Pour sa cinquième édition, le FESTIVAL BURNING revient les 19 et 20 septembre 2025 à Point Éphémère à Paris. Porté par un collectif féministe, intersectionnel et inclusif, le festival continue de faire de l’art un levier de transformation sociale. Concerts, DJ sets, performances, stand-up, talks, tatouage, expositions, marketplace engagée : deux jours de fête, de réflexion et de réinvention. Antoine Dabrowski reçoit au micro : Tifenn, co-programmatrice musique, Laura, co-programmatrice musique et Eloïse Gauthier, co-directrice.
11. Subnautica · La chronique jeux vidéo de Juliette De Prigny
06:01||Saison 7, Ep. 11Ah les vacances, la plage, le sable blanc, les cocotiers, l’océan, encore l’océan, beaucoup d’océan dans le jeu dont nous allons parler aujourd’hui. Parce que ça y est, c’est fini les bêtises, c’est la rentrée, alors rangez vos bikinis et sortez vos combinaisons de plongée, pour fêter ça, direction la fantastique planète 4546B et sonocéan infini ! Juliette a pris son joystick et a tester pour vous le jeu Subnautica !
10. The Shards · La chronique écrans d'Olivier Forest
06:24||Saison 7, Ep. 10Olivier Forest, co-fondateur du FAME, le festival de films sur la musique et notre spécialiste cinéma / séries / écrans… Revient sur l’adaptation d’une œuvre du romancier à succès Bret Easton Ellis en série sur Disney+ par Ryan Murphy. Ça s’appelle The Shards.
9. Avec Faux Real et la chronique écrans d'Olivier Forest
01:01:29||Saison 7, Ep. 9Ce n’était pas prémédité mais aujourd’hui Place des Fêtes se délocalise sur Sunset Boulevard à Los Angeles… Tout à l’heure avec la chronique d’Olivier Forest, co-fondateur du FAME, le festival de films sur la musique et notre spécialiste cinéma / séries / écrans… qui revient sur l’adaptation d’une œuvre du romancier à succès Bret Easton Ellis en série sur Disney+ par Ryan Murphy. Ça s’appelle The Shards.Mais avant cela, Virgile et Elliott, deux frangins franco-américains, qui ont grandi au Luxembourg, ont étudié à Londres, ont commencé la musique à Paris et qui vivent depuis 5 ans à Los Angeles. Ils s’appellent Faux Real et ils ont sorti il y a 15 jours leur deuxième album, Poison Time. Un disque entre pop, glam et électronique qui mêle philosophie, chagrin d’amour et mythologie. Avec Faux Real, on ne sait jamais dans quelle réalité du multiverse on se trouve, 100% drama ou 100% real life, et c’est ça qu’on aime. Un univers en tout cas où ils jouent sur leur gémellité pour mieux questionner la masculinité, la politique et la place des artistes.
8. Avec Zinée
57:24||Saison 7, Ep. 8« J’enregistre toutes mes voix dans ma chambre / c’est moi qui gère le gain l’autotune » Zinée s’affirme et s’émancipe sur son dernier EP sorti au printemps, bil. Voix à part sur la scène rap française, Zinée se fait vite remarquer par ses textes sensibles, pudiques mais sans fard, et aussi par la musicalité d’une voix dont l’apparente fragilité ne doit pas masquer la charge émotionnelle. Après avoir vécu à Bruxelles, à Paris, Zinée a retrouvé Toulouse, d’où elle avait déjà envoyé son album Osmin. Un retour dans la maison familiale pour se soigner d’une endométriose profonde qui a failli la faire chavirer. Un éloignement aussi de la rudesse de Paris et de l’industrie de la musique. Mais comme elle le chante sur bil, son envie de vivre est bien trop pressante. Inspirée par les jeux vidéo, le fantastique et la mythologie, Zinée soigne son corps et son âme, avec deux grands parrains, maîtres de mots et de musique, Oxmo Puccino et Chilly Gonzales. Le rap de Zinée est intime, mélodique et acoustique, visité par des cordes, un piano, une contrebasse et les baguettes d’une batterie. L’insouciance est finie et Zinée se dit miraculée. Mais c’est surtout un petit miracle de l’avoir aujourd’hui au micro de Place des Fêtes.