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Place des Fêtes

Avec Peter Peter pour la BO de Heated Rivalry et la revue de presse d'Angèle Chatelier

Saison 6, Ep. 92

Et si on parlait de hockey sur glace ? Heated Rivalry la série canadienne qui a cassé Internet sera disponible vendredi sur HBO Max en France. Si vos algorithmes sont imperméables à la folie qui s’est emparée de la toile depuis fin novembre, petit rappel des faits. Adaptée des romans de Rachel Reid, Heated Rivalry raconte la passion secrète qui consume Shane Hollander, le Canadien, et Ilya Rozanov, le Russe, 2 jeunes stars qui jouent respectivement pour Montréal et pour Boston. Je ne vous en dis pas plus si jamais vous avez eu la chance de ne pas encore vous faire spoiler. Cette série bien ficelée est une romcom dont elle emprunte pas mal de codes. Elle révèle 2 jeunes acteurs qui il y a encore quelques semaines couraient les castings et servaient dans des diners. Les vies de Hudson Williams et Connor Storrie ont bien changé puisque désormais ils enchaînent les late shows, remettent des Golden Globes, portent la flamme olympique et sont invités à la Fashion Week habillés par Saint-Laurent. Succès phénoménal, donc, que personne n’avait vu venir et pour un budget tout petit. Le réalisateur Jacob Tierney s’est vu fermer la porte par plusieurs productions américaines avant de se collaborer avec Crave, une petite plateforme canadienne dont c’est à ce jour le plus gros succès. Un succès qui n’est pas sans occasionner son lot de critiques : la série serait trop blanche, (alors qu’un acteur est asio-descendant) ne serait pas assez inclusive (alors qu’un personnage présente des troubles du spectre autistique ou que deux rôles secondaires sont joués par des personnes trans)… On dit aussi qu’elle promeut le stéréotype des corps masculins musclés, qu’elle n’est pas assez politique et qu’enfin elle s’adresse surtout aux personnes hétérosexuelles. Et pourtant, depuis la diffusion de Heated Rivalry un ancien joueur de hockey canadien a fait son coming out, suivi de près par un ancien joueur de football américain. Le champion de ski acrobatique Gus Kenworthy, qui participe aux JO, a raconté comment il se serait senti moins seul si la série avait existé il y a 15 ans quand il a révélé son homosexualité. Même son de cloche pour le joueur de hockey sur gazon, Nicolàs Keenen, compagnon du futur Premier Ministre néerlandais qui a détaillé cette semaine la peur qu’il ressentait quand il était encore dans le placard. Est-ce que 2026 va voir le tabou de l’homosexualité masculine dans le sport céder le pas ? La question se pose et sans doute que Heated Rivalry n’y est pas pour rien. Au-delà de toute considération esthétique ou politique, l’art a cette capacité de nous rassembler et de pointer tout ce que nous avons en commun. Dans sa série, Jacob Tierney le fait avec beaucoup de tendresse, une pointe d’humour et sans rien céder sur le fond. Quelques jours avant des JO d’hiver dans l’Italie de Meloni et une coupe du monde de foot dans les Etats-Unis de Trump, il y a quand même de quoi se réjouir. Mais loin de moi l’idée de piquer le rôle de chroniqueur série à notre Olivier Forest, cette série on va surtout en parler à travers sa musique. La bande originale est signée d’un garçon qu’on connait bien. Il a sorti 5 albums de pop électronique et romantique, avec des titres évocateurs : Une version améliorée de la tristesse, 20 000 heures de solitude, Noir Eden. Peter Peter est aujourd’hui au téléphone depuis chez lui à Québec, l’invité de Place des Fêtes.

 

PETER PETER "La nuit est longue"

PETER PETER "Distant rivalry"

PETER PETER "Danses-tu dehors, ce soir quelque part, loin de ton téléphone"

TOM MISCH "Sisters With Me"

CHARLOTTE DAY WILSON "If Only"

JANIS "Cry With Us"

LEWIS OFMAN "Electronicity"

DAPHNI "Talk To Me"

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  • 132. Place des Fêtes · avec Yan Wagner

    59:10||Saison 6, Ep. 132
    À force de célébrer les années 80, on aurait presque tendance à invisibiliser les années 90. Pourtant, la décennie a connu l’explosion des raves et de la musique électronique, du trip hop, de la brit pop. Nous sommes nombreux à avoir été transportés par Massive Attack, par la folie des rythmes jungle, l’énergie de Chemical Brothers ou la noirceur de Tricky. C’est le cas du Franco-Américain Yan Wagner qui sera de retour vendredi, après un album en français, et TASTE, une aventure aux contours plus rock en duo avec l’ami La Mverte. D’ailleurs, le premier son qui surprend les oreilles sur ce disque, Æther, ce sont des guitares bien grasses où il n’est pas interdit d’entendre l’écho de Killing in the name de Rage Against The Machine, comme quoi il n’y pas que l’Angleterre dans sa vie. Dans les faits d’arme de Yan Wagner, on relève Étienne Daho, Calypso Valois, Gesaffelstein ou une création autour du répertoire de Portishead, déjà. Pour ce quatrième album, Yan Wagner semble totalement libéré, il créé des cassures, joue avec une palette sonore ultra large, des samples et voix d’archive, s’amuse avec sa voix qui passe même un moment dans un autotune… libéré, on vous dit. Æther, se vit comme une plongée psychique intense, une divagation mentale qui pourrait être réalisée par John Carpenter et où David Bowie et Horace Andy feraient une apparition. On sort de l’écoute d’Æther un peu hagard mais avec une furieuse envie d’appuyer sur repeat, ce que j’ai fait une demi-douzaine de fois ce matin en prépararant cette émission. Aujourd’hui dans Place des Fêtes, avant la résidence de Mira Ló qui invite Blossom Up et la revue de presse musicale d’Angèle Chatelier, c’est Yan Wagner qui vient s’assoir au micro de Tsugi Radio.
  • 131. Le Bar Pro avec Sophie Rosemont, Alexandra Dumont et Brice Miclet

    58:30||Saison 6, Ep. 131
    Il est venu ce temps du mois où nous mettons le métier de critique musical à l’honneur dans le Bar Pro de Tsugi Radio. Autour du micro, des journalistes aux oreilles affûtées, au verbe haut qui avec enthousiasme, virulence, parfois sarcasme ou mauvaise foi, vous partagent leur avis sur la production discographique du moment. Au menu du Bar Pro : un ex-boy band, un ex-danseuse, des sacrés branleurs et un sacré chanteur : Harry Styles, Fcukers, Zélie et James Blake. Autour du micro pour décrypter ces 4 albums, Sophie Rosemont, Alexandra Dumont et Brice Miclet.Harry Styles "Aperture"Fcukers "if you wanna party, come over to my house"Gildaa "Perséphone"Zélie "Ce corps"Sainte Victoire "New Dr*gs"James Blake "I Had a dream she took my hand"Levan Kali "Are U Still"
  • 130. Banlieues Bleues avec Uzi Freyja et Twende Pamoja en live et Xavier Lemettre

    03:10:10||Saison 6, Ep. 130
    Nouvelle étape de la tournée de Tsugi Radio ce soir en direct de Pantin et de la salle Jacques Brel pour le lancement du festival Banlieues Bleues. 43ème édition de cet événement qui célèbre les artistes qui font l’histoire du jazz et en explorent les formes les plus innovantes en y mélangeant du rock, du singeli, de la houseBanlieues Bleues, c’est un événement qui se déploie dans une dizaine de villes de Seine-Saint-Denis, investissant une quinzaine de lieux qui se transforment en véritable laboratoire musical… Ici, on créé, on expérimente et surtout, on partage, puisqu’au-delà des concerts, l’événement a une ambition : démocratiser l’accès à la culture et aller vers les publics. Retrouvez Uzi Freyja, Twende Pamoja et Xavier Lemettre au micro d'Angèle Chatelier et les captations des live d'Uzi Freyja et Twende Pamoja.
  • 129. Rendez-vous dans l'espace littéraire · La chronique de Nicolas Jalageas

    05:40||Saison 6, Ep. 129
    Street Art de Bertrand Westphal (Minuit) et La Nonne et la Meuf de Katia Bouchoueva (Poésie Commune) : Nicolas Jalageas, libraire aux Cahiers de Colette au studio pour avec ses conseils lecture du mois.
  • 128. Carte Blanche à Adrien Soleiman

    01:06:57||Saison 6, Ep. 128
    Kavinsky, Justice, Juliette Armanet, Malik Djoudi, Philippe Katerine, Lady Gaga… la liste des artistes avec lesquels Adrien Soleiman a travaillé a de quoi impressionner. Entre Brille, un album de chansons sorti en 2016 chez Tôt ou Tard, des solos fièvreux pour brûler le feu du dancefloor, la tournée mignonne de Philippe Katerine, la réalisation subtile du dernier album de Malik Djoudi, cet hyperactif a trouvé le temps de fonder le BelleJazzClub. Comme les clubs de jazz parisiens qu’il a fréquentés à ses débuts, Adrien Soleiman nous invite à divaguer en famille entre pop et jazz. Si la musique de ces deux volumes, nous paraît si familière, c’est aussi grâce aux inspirations à 360 d’Adrien Soleiman. Peut-être qu’avoir grandi en Guadeloupe dans une famille libanaise installée depuis 4 générations aux Antilles et où on parlait plus créole qu’arabe, lui a donné cette curiosité. Va savoir… Ce qui est sûr c’est qu’Adrien Soleiman appartient à une génération de musiciens touche à tout pour qui le jazz est toujours la musique de demain et s’apprécie plutôt debout en dansant qu’assis dans un fauteuil. Au générique du volume 2 du BelleJazzClub, on retrouve Voyou, la chanteuse Nka, et le groupe qu’il a composé pour l’occasion : Élise Blanchard, Louis Delorme, Arnaud Biscay, Adrien Edeline, Marc-Antoine Perrio, Tony Tixier et Maxime Daoud. Qui a dit qu’on ne pouvait plus être 8 sur scène ?! Le BelleJazzClub, c’est aussi l’occasion pour Adrien Soleiman, d’écrire pour son instrument fétiche, le saxophone. Aujourd’hui dans Place des Fêtes, Adrien Soleiman a carte blanche. Pour parler de John Coltrane, sans doute, du solo de Careless Whisper, peut-être, mais aussi de musique électronique puisqu’Adrien a choisi de nous présenter la DJ Carin Kelly qui sera aux platines à partir de 19h. Comme tous les mois, nous parlerons livres avec Nicolas Jalageas, notre libraire, mais également avec un autre invité d’Adrien Soleiman, le scénariste de BD, auteur et réalisateur franco-libanais Joseph Safieddine. Aujourd’hui sur Tsugi Radio carte blanche à Adrien Soleiman et au BelleJazzClub.
  • 127. Ásgeir en live

    35:15||Saison 6, Ep. 127
    Un peu de douceur aujourd’hui avec la venue exceptionnelle dans le studio de Tsugi Radio d’un artiste islandais. Il s’appelle Ásgeir et en toute discrétion il s’est taillé une solide place dans le paysage de la pop-folk internationale. Pour son sixième album sorti cet hiver, il a totalement remis à plat son processus créatif. Jusqu’à présent, il adaptait avec la complicité de John Grant, des poèmes de son père, Einar Georg Einarsson de l’islandais au français. Mais pour la première fois, c’est lui qui signe tous les textes de son nouvel album. D’un naturel réservé, voir même un peu geek, Ásgeir avait semble-t-il une certaine réticence à trop se dévoiler, et se sentait plus à l’aise dans l’idée de fabriquer un univers aux textes d’un autre. Il faut croire que le temps a fait son œuvre…. Ásgeir enchaîne sur Julia, son nouvel album, les compositions douces et mélancoliques irradiées par cette indescriptible lumière du Nord de l’Atlantique. Si on devait le comparer à quelqu’un, difficile de ne pas penser à Bibio, le ménestrel du label de Sheffield ; Warp, tant ils ont en commun cette vision pastorale et artisanale d’une musique parfois rehaussé de discrètes touches électroniques. Sauf que l’Islandais, a en plus l’atout d’une voix cristalline aux aigus délicats et enveloppants. Sur ce nouveau disque, Ásgeir est allé à l’os de ces chansons, sur des arrangements un peu plus dépouillés encore. Il raconte son souhait de sortir de ses habitudes et de rêver à nouveau. Et on aime bien les hommes dont la vulnérabilité est source d’inspiration, et pas seulement parce que c’est à contre-emploi ! C’est donc un petit rêve aujourd’hui qu’on réalise sur la Tsugi Radio puisqu’il est venu nous rendre visite, avec sa guitare, pour un entretien et quelques titres en live dans la Folie L1 du Parc de la Villette.
  • 126. Focus Panoramas et la chronique d’Antoine Gailhanou avec Angèle Chatelier

    40:53||Saison 6, Ep. 126
    Pendant toutes cette prochaine heure, avec Angèle Chatelier, on écoutera aussi bien le flow d’Aymce, nouvelle tête à suivre que la divine soul de Dua Saleh. Face aux méandres du monde, il nous reste encore des choses… les festivals… comme Panoramas Festival à Morlaix. nous avons rencontré son fondateur, Joran Le Corre. Mais aussi la douceur des mots et des guitares, c’est un peu ces deux choses que l’on va explorer tout au long de cette prochaine heure, mais avant le repos, il y a la danse Celle que vous propose le duo Acid Arab, qui devrait être bientôt de retour avec un nouvel album. Mais avant ça, ils sortaient ce génial titre Done Done et seront surtout en concert à Panoramas le 11 avril prochain.. On les écoute juste avant de faire un point sur cette prochaine édition du festival Breton avec Joran le Corre.
  • 125. La chronique d’Antoine Gailhanou · Le Banjo

    08:44||Saison 5, Ep. 125
    Tout les mois Antoine vient nous présenter un instrument, cette semaine c'est le banjo à l'honneur sur la Tsugi Radio.