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CYEK - LE PODCAST
NEOQUÉBEC - RADIO : STÉPHANIE JECROIS / FONDATRICE & DG DE TECHNOVATION MONTRÉAL
"Redonner aux autres", "Révéler le potentiel des autres"... STÉPHANIE JECROIS semble être née rien que pour cela... Sinon, comment expliquer son dévouement, sa passion pour accompagner les jeunes filles à s'épanouir et influencer le minde qui les entoure ?
Avec Technovaction Montréal (*), Stéphanie Jecrois, entrepreneure de son état, membe du club des 100 entrepreneures qui changent le monde (sélection Femmessor), permet aux filles de réaliser l'impact qu'elles peuvent avoir sur la société en créant des solutions aux problèmes de leurs communautés.
Pour la nouvell saison du programme Technovation, elle était l'invitée de Cyrille Ekwalla pour Neoquébec
(*) Technovation Montréal est le volet montréalais de Technovation, un programme international de créations d'applications mobiles pour jeunes filles de 8 à 18 ans, pour lequel elles développent des compétences en technologie et en entrepreuneuriat.
(c) Neoquébec - oct. 2023
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78. NÉOQUÉBEC-RADIO : AFFINE LWALALIKA, CANDIDATE (PLQ) À L'ÉLECTION PROVINCIALE - OCT.26
21:08||Saison 4, Ep. 78Dans une entrevue accordée à Cyrille Ekwalla, dans le cadre de l’émission NEOQUÉBEC, Affine LWALALIKA est revenue sur son parcours municipal à Longueuil et sur les raisons qui motivent son passage vers la politique provinciale. Conseillère municipale, membre de l’équipe de Catherine Fournier, réélue en novembre dernier et nommée présidente du conseil municipal de Longueuil, elle a annoncé sa candidature à l’élection provinciale d’octobre 2026 sous la bannière du Parti libéral du Québec, dans la circonscription de Vachon.Son aspiration à aller au provincial s’inscrit d’abord dans une logique de continuité. Pour elle, il ne s’agit pas de quitter un territoire, mais de poursuivre le même engagement à un autre palier. Le district qu’elle représente actuellement est compris dans Vachon, une circonscription principalement composée de Saint-Hubert, où elle vit et où elle affirme connaître les enjeux de terrain. Elle explique ainsi vouloir représenter les mêmes citoyens, mais avec des leviers provinciaux plus larges.Affine Lwalalika insiste aussi sur la relation de confiance construite avec les citoyens au cours des cinq dernières années. Elle met de l’avant son image de femme politique travaillante, rigoureuse, proche des gens et déterminée à faire aboutir les dossiers. Plusieurs engagements municipaux ayant déjà été réalisés ou étant bien engagés, elle voit dans cette candidature provinciale une nouvelle étape naturelle de son implication publique.Son ambition repose également sur le désir d’agir sur des enjeux qui relèvent directement du gouvernement du Québec. Elle cite notamment les infrastructures, le coût de la vie, les services aux aînés, le transport collectif, le soutien aux écoles et les infrastructures d’eau. Pour elle, Vachon a besoin d’une députée capable de transformer les préoccupations du quotidien en actions concrètes.Quant au choix du Parti libéral du Québec s’explique par une fidélité militante et par une proximité avec les valeurs du parti. Elle rappelle qu’elle milite depuis plusieurs années au sein de l’association libérale de Vachon et affirme que le PLQ demeure la formation qui se rapproche le plus de ses convictions, particulièrement dans un climat politique marqué par la polarisation.Enfin, même si elle ne fait pas de l’enjeu symbolique le cœur de sa démarche, Affine Lwalalika reconnaît que sa candidature peut avoir une portée inspirante. Elle souhaite que son parcours rappelle aux jeunes, aux femmes et aux personnes issues de l’immigration qu’ils ont pleinement leur place dans la vie politique québécoise.(c) CYEK- LE PODCAST (mai 2026)
77. NEOQUÉBEC-RADIO : GUY EPASSY - RENCONTRES INTERNATIONALES DE LA DIAPORA AFRICAINE AU CANADA (22-23-24 MAI 2026)
23:41||Saison 4, Ep. 77Cet épisode de CYEK-LE PODCAST reçoit Guy EPASSY, directeur général de la Fédération Africaine et Association au Canada (FAAC), et qui présente les RIDA - les Rencontres Internationales de la Diaspora Africaine -, un événement qui se tient les 22, 23 et 24 mai à Montréal.Une diaspora comme force, pas seulement comme communautéLe message central de Guy Epassy est clair : la diaspora africaine au Canada n'est pas qu'une communauté de présence, c'est une force économique, intellectuelle, diplomatique et culturelle.Des milliers de médecins, ingénieurs, artistes, juristes et entrepreneurs d'origine africaine contribuent quotidiennement à bâtir le pays, souvent dans l'invisibilité. Les RIDA existent précisément pour les rendre visibles, valoriser leurs compétences et contrebalancer les discours anti-immigration.Ce qui distingue les RIDADes événements de rencontre entre Africains existent déjà, mais ils restent élitistes et réservés aux diplomates, grands chercheurs et sommets institutionnels. Les RIDA s'adressent à tout le monde : de l'étudiant malien au diplomate égyptien, de l'entrepreneur à la ménagère.L'objectif est de créer un espace inédit où toutes ces compétences s'échangent, se croisent et se mobilisent collectivement. L'événement est aussi ouvert aux non-Africains - comme le souligne Gy Epassy en réponse à la question sur « Julie Tremblay » - sans aucune logique de ghettoïsation.Une programmation en trois actesLe vendredi 22 mai se tient à l'OACI (Organisation de l'Aviation Civile Internationale), avec un thème sur l'aviation comme levier de connexion entre continents - pas simplement le transport de passagers, mais la fluidité des échanges économiques et des biens périssables. Accès limité aux 50 premiers inscrits, incluant visite guidée et cocktail.Le jour suivnt, samedi 23 mai , à l'École des sciences de gestion de l'UQAM, les travaux porteront sur la transformation des paradigmes économiques et la formation stratégique de la relève africaine, avec tables rondes sur les fonds diasporiques et le potentiel du continent à l'horizon 2050.Le dernier jours, dimanche 24 mai est consacré à la connectivité, l'entrepreneuriat et la vision d'avenir, avec la présence de délégations permanentes du Cameroun et de la Guinée-Équatoriale.Modalités pratiquesL'inscription se fait sur le site web faacanada.com. La participation coûte 70 $ pour les étudiants et 100 $ pour le grand public (trois jours, restauration incluse). Un salon du livre africain et un concours de pitchs entrepreneuriaux complètent la programmation.Guy Epassy conclut sur une note d'ambition : la première édition montréalaise n'est qu'un point de départ - Toronto, Vancouver, Paris ou Bruxelles pourraient accueillir les prochaines éditions.(c) CYEK - LE PODCAST (mai 2026)
76. NEOQUÉBEC-RADIO : FRANTZ SAINTELLEMY, LA PHILANTHROPIE DANS L'EDUCATION
31:49||Saison 4, Ep. 76Dans cette entrevue menée par Cyrille Ekwalla, Frantz SAINTELLEMY expose les motivations profondes qui orientent son engagement philanthropique, en particulier son appui au Réseau des écoles associées de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal. L’échange met en lumière une vision de la philanthropie qui dépasse le simple don financier : pour Frantz Saintellemy, chancelier de l'Université de Montreal, donner consiste à intervenir sur les causes structurelles des inégalités, à créer des modèles durables et à mobiliser d’autres acteurs autour d’un impact collectif.Le cœur de l’entretien porte sur le don d’un million de dollars fait avec sa conjointe, Vicky Joseph, à l’Université de Montréal, ainsi que sur le défi lancé à la communauté afin de doubler ce montant. Ce défi a été relevé, permettant d’atteindre deux millions de dollars, avec une ambition plus large : réunir dix millions de dollars pour assurer la pérennité du programme. À travers ce projet, Frantz Saintellemy défend l’idée que l’éducation constitue le levier central de mobilité sociale, de justice collective et de construction d’une société plus forte.Dans cette entrevue, le fondateur du Groupe 3737 présente la philanthropie comme une responsabilité née de son propre parcours, marqué par l’aide reçue à plusieurs moments importants de sa vie. Pour lui, redonner à la communauté ne consiste pas seulement à faire un don, mais à ouvrir des portes à d’autres et à s’attaquer aux causes profondes des inégalités. C’est dans cet esprit qu’il accorde une place centrale à l’éducation, qu’il considère comme un levier essentiel pour bâtir une société plus juste et plus prospère. Il critique notamment un système scolaire « à trois vitesses », où le quartier, les moyens financiers et l’accès aux ressources influencent fortement l’avenir des jeunes, particulièrement ceux issus de communautés immigrantes et afrodescendantes. Le Réseau des écoles associées apparaît alors comme une réponse concrète : il rapproche l’université des écoles afin de créer des laboratoires vivants, de soutenir les enseignants et de développer de meilleures pratiques pédagogiques. Plus largement, Saintellemy défend une vision de long terme de la philanthropie, invitant les communautés à mieux planifier leurs dons, leur patrimoine et leur succession afin de transformer les actifs privés en véritables leviers collectifs.(c) CYEK - LE PODCAST (Mai 2026)
75. NEOQUÉBEC-RADIO : CARLA BEAUVAIS EXPLIQUE LA FIN D'UNE ÈRE POUR LE GALA DYNASTIE
41:27||Saison 4, Ep. 75À quelques jours du 10e Gala Dynastie, CARLA BEAUVAIS livre à Cyrille Ekwalla une entrevue à la fois lucide, émotive et profondément significative. Elle y clarifie d’abord le sens du thème « la fin d’une ère » : il ne s’agit pas d’un simple effet d’annonce, mais bien de la fin du Gala Dynastie tel qu’on l’a connu. Cette ultime édition abandonne d’ailleurs la formule habituelle fondée sur les mises en candidature et la compétition classique, pour privilégier des hommages choisis afin de mettre en lumière des figures majeures, parfois restées dans l’ombre. Pour la Fondation Dynastie, il s’agit de tourner la page avec sens, en célébrant celles et ceux qu’elle juge essentiels dans les milieux culturels, artistiques et médiatiques noirs du Québec.Carla Beauvais revient aussi sur l’origine du gala. Né en 2016, dans un contexte marqué par les débats sur la sous-représentation et par le discours voulant que les talents noirs soient difficiles à repérer, le Gala Dynastie a été conçu comme une réponse concrète : au lieu de quémander une place, il fallait créer un espace de reconnaissance, de visibilité et de légitimité. Très vite, l’événement a dépassé sa fonction symbolique. Il est devenu une plateforme capable de valoriser des artistes et artisans rarement célébrés, mais aussi de faire bouger l’industrie, en montrant que les talents étaient là, nombreux, solides, et prêts à être vus autrement.Mais l’entrevue est aussi marquée par une vérité plus dure : après dix ans, la formule est devenue trop lourde à porter. Carla Beauvais explique que le financement, public comme privé, n’a jamais réellement suivi l’ampleur, l’exigence et la qualité du gala. Derrière le prestige, il y avait une fatigue réelle, celle de devoir recommencer presque à zéro chaque année. Malgré cela, elle dresse un bilan fort : le Gala Dynastie a changé la conversation, influencé les institutions, créé des ponts, ouvert des opportunités et prouvé que l’excellence noire au Québec ne relevait ni du folklore ni du “communautaire”, mais d’un apport central à la culture québécoise. Si la forme actuelle s’arrête, l’esprit, lui, appelle déjà une suite.(c) CYEK-LE PODCAST (Mars 2026)
74. NEOQUÉBEC - RADIO : FEVEN GHEBREMARIAM, CRÉATRICE D'OPPORTUNITÉS CULTURELLES
47:32||Saison 4, Ep. 74Dans cet épisode de CYEK-LE PODCASTA, l'invitée de Cyrille Ekwalla est FEVEN GHEBREMARIAM, une actrice culturelle montréalaise au parcours riche, situé à la croisée du cinéma, de l’éducation, de la représentation et du travail de liaison entre communautés. Née en Arabie saoudite de parents érythréens, arrivée au Québec à la fin des années 1980 comme anglophone avant d’apprendre le français, elle incarne elle-même une trajectoire migratoire complexe et plurielle, qui nourrit profondément sa vision du cinéma et de la culture. Son entrée dans le documentaire s’est faite presque par accident, lors d’un cours universitaire en Ontario. En réalisant un projet sur des survivant·e·s du génocide rwandais installés à Windsor, elle découvre le pouvoir du cinéma comme outil de mémoire, d’éducation et de mise en récit de vies invisibilisées. Cette expérience fondatrice lui révèle aussi, par effet miroir, sa propre histoire à raconter : celle d’une femme érythréenne de la diaspora, traversée par plusieurs appartenances et héritages. C’est dans cette logique qu’elle développe depuis plusieurs années un long métrage documentaire lié à son héritage érythréen, inspiré par la découverte d’un ancien disque militant célébrant la lutte pour l’indépendance. Son projet explore à la fois l’histoire politique de l’Érythrée, la mémoire des artistes engagés, les trajectoires d’exil et la manière dont l’identité diasporique se vit aujourd’hui à Montréal. Feven Ghebremariam est également l’une des figures associées à Black on Black Films, collectif fondé pour répondre au manque de diversité sur et derrière les écrans au Québec. L’organisation agit à la fois sur le terrain créatif, structurel et stratégique : développement de talents, résidences en scénarisation, réflexion sur les publics afrodescendants, création d’occasions concrètes dans une industrie encore inégalitaire. Elle insiste sur le fait que les obstacles ne relèvent pas seulement d’un manque de talent, mais aussi de barrières systémiques, parfois implicites, au sein des institutions culturelles. Malgré certaines avancées récentes dans les séries et le cinéma québécois, son constat demeure nuancé : des progrès existent, mais le milieu reste en retard par rapport à l’inclusion réelle. Son engagement consiste précisément à réduire ces écarts, à créer des ponts entre milieux francophones et anglophones, et à faire émerger des récits plus justes, plus complets et plus représentatifs du Québec contemporain. (c) CYEK - LE PODCAST (Mars 2026)
73. NEOQUEBEC-RADIO : NADIA ROUSSEAU, DIRECTRICE GÉNÉRALE DE LA TABLE RONDE DU MOIS D EL'HISTOIRE DES NOIRS
30:01||Saison 4, Ep. 73Dimanche 1er mars 2026, Nadia Rousseau, Directrice Générale de la Table-ronde du Mois de l'histoire des noirs était l'invitée de Cyrille Ekwalla, pour son émission radio NEOQUÉBEC pour uen entrevue centrée sur le bilan de l’édition 2026 du Mois de l’histoire des Noirs et sur les enjeux structurels de la TRMDHN. Nadia Rousseau a d'abord rappellé la double fonction de l’organisme : en février, la Table ronde agit surtout comme promoteur “parapluie” (label, visibilité, diffusion) d’événements produits par d’autres organisations — un choix historique visant à laisser les financements culturels profiter prioritairement aux organismes artistiques du milieu. Le reste de l’année, la Table ronde devient productrice d’activités, affirmant que l’histoire et la réalité noires se vivent “toute l’année”.Sur l’édition 2026, la directrice générale Nadia Rousseau donne la note symbolique de “11/10”. Elle y voit deux progrès majeurs : d’une part, l’idée que le Mois dépasse février s’est concrétisée avec une programmation qui commence dès mi-janvier et s’étire jusqu’à avril; d’autre part, l’initiative s’est davantage déployée à l’échelle du Québec, notamment en régions, souvent liée à l’accueil et aux services aux nouveaux arrivants.L’entrevue met ensuite en lumière la croissance et la pression : le nombre d’activités est passé d’environ 100 à plus de 250, tandis que les exigences de reddition de comptes et la charge administrative augmentent fortement. Nadia décrit un changement d’ambiance : après le post-COVID marqué par une agressivité et un désaveu, elle ressent en 2026 une accalmie et davantage de reconnaissance du public.Cyrille Ekwalla interroge Nadia Rousseau sur l’accusation d’une programmation “trop éclatée” (événements qui se chevauchent, perception d’élitisme). Sa réponse est claire : l’objectif est d’accompagner le plus grand nombre, malgré des moyens limités (essentiellement une personne à temps plein et une autre à 20 h/semaine pour porter plus de 200 événements). Elle défend aussi une stratégie d’occupation de lieux parfois peu fréquentés par les communautés noires, non pour “faire élite”, mais pour renforcer la légitimité et le sentiment d’appartenance au Québec.Enfin, le cœur politique de l’échange porte sur le financement : Nadia Rousseau retrace un historique parti de zéro en 2009, une montée progressive, puis l’obtention d’un financement à la mission en 2022 (gain de pérennité). Elle critique cependant l’ancrage principal du financement au MIFI (ministère de l'Immigration. de la Françisation et de l'Inclusion) et explique sa pétition 2025 sur les investissements en lutte contre le racisme, née après avoir constaté que le ministère “responsable” n’avait pas d’enveloppe financière dédiée. La pétition, dit-elle, n’a pas eu d’écho (contexte politique, faible portée sur les réseaux). Nadia Rousseau conclut en exprimant le besoin de renforcer l’équipe et de sécuriser des appuis — y compris privés — pour assurer la pérennité de l’organisme. (c) CYEK-LE PODCAST (Mars 26)
72. NEOQUÉBEC-RADIO : ERIC IDRISS-KANAGO, PRODUCTEUR FILMS CINEMA ET TELE - FONDATEUR YZANAKIO PRODUCTIONS
30:23||Saison 4, Ep. 72Éric Idriss Kanago, producteur indépendant afrodescendant établi au Québec, revient sur un parcours transatlantique (République centrafricaine → région de Bretagne (france) → Afrique de l’Ouest → Montréal) marqué par une obsession : faire exister des œuvres et permettre à des récits rarement portés à l’écran de trouver leurs conditions de production et de diffusion. Enfant à Rennes, il se découvre d’abord « différent » dans une France des années 1970 où les personnes noires sont quasi absentes des représentations. Très tôt, il aime raconter des histoires, au point de réinventer les films qu’il vient de voir avec ses sœurs. Cette pulsion narrative devient plus tard une boussole professionnelle : il ne veut pas « attendre que le téléphone sonne » (comme il l’associe au métier de comédien, surtout à une époque où les rôles proposés aux afrodescendants sont stéréotypés). Il choisit donc d’être du côté de celles et ceux qui décident : la production. Pour Eric Idriss-Kanago, le producteur n’est pas seulement « celui qui a l’argent ». C’est une fonction de jonction entre l’artistique et l’économique : garantir la bonne fin, réunir financements, moyens matériels et humains, accompagner étroitement le ou la cinéaste, et transformer une vision en film. Il raconte un apprentissage fondateur auprès d’Ousmane Sembène : parti tout en bas de l’échelle, il gagne progressivement en responsabilités, jusqu’à gérer des fonctions de régie — une reconnaissance qui lui ouvre ensuite des portes sur plusieurs productions africaines. Son arrivée au Québec relève d’un « bel accident » : après une période difficile (burn-out/dépression, selon les regards), Montréal devient un coup de foudre et un projet familial. L’installation est pourtant rude sur le plan professionnel ; il retourne aux études à HEC Montréal pour comprendre les codes du « business » nord-américain, et y structure le plan d’affaires de sa société, Yzanakio, fondée en 2018 ( http://www.yzanakio.com ).Il cofonde aussi Black on Black Films, afin de renforcer la présence afrodescendante devant et derrière la caméra, condition clé d’une représentation juste. Sur la diffusion, il constate des refus persistants et des biais (« les Québécois vont-ils se reconnaître ? »), tout en menant ce combat comme une défense du Québec à l’international. Enfin, il affirme voir une relève de producteurs afrodescendants, à condition qu’on lui fasse confiance, qu’on la forme, et qu’on lui ouvre réellement les réseaux. Addendum :Eric Idriss-Kanago sera le récipiendaire de l'Hommage - Grand Prix Dynastie pour le cinéma (cérémonie le 11 avril prochain)(c) CYEK-LE PODCAST (Mars 26)
71. NEOQUÉBEC-RADIO : LE RACISME DANS LE FOOTBALL ET DANS LE SPORT EN GÉNÉRAL
27:26||Saison 4, Ep. 71La discussion part d’un incident récent en Ligue des champions : Vinícius Jr., joueur noir du Real Madrid, a été traité de « Monkey » (« singe ») à plusieurs reprises par un joueur argentin de Benfica, déclenchant un tollé et relançant un débat plus large sur le racisme dans le sport, et particulièrement dans le football. Les intervenants Alex DOUMAYE de Neoquébec Sports et Sydney FOWO de BPM Sport, soulignent d’abord que Vinícius est devenu une « cible à répétition », non parce qu’il serait un cas isolé, mais parce que certains mécanismes se réactivent systématiquement autour de lui : on dévie le débat sur sa célébration, on parle « d’insultes présumées », et l’on finit par faire peser sur la victime la charge de prouver, de réagir et même d’assumer les conséquences (arrêter le match, se retirer, etc.). Deux procédés reviennent : l’inversion accusatoire (comme s’il « méritait » les insultes) et la minimisation des faits (« on n’est pas sûr de ce qu’il a dit »). Le débat insiste ensuite sur une idée centrale : ce racisme ne naît pas du caractère d’un joueur, il est structurel et traverse les stades, les vestiaires, les instances et les publics. Les deux invités, rejoints par Mapaté NIANG (chroniqueur stagiaire de Neoquébec) rappellent que le phénomène dépasse largement Vinícius, avec des précédents emblématiques (Lilian Thuram en Italie, gestes de singe et jets de bananes), mais aussi d’autres épisodes récurrents dans plusieurs pays et compétitions (références à Samuel Eto’o, Osimhen, Coulibaly, Anguissa, etc.). À la question de Cyrille Ekwalla de savoir quelles réponses possibles pour atténuer ces actes, Alex Doumaye et Sydney Fowo jugent les instances trop passives et critiquent les sanctions symboliques. Ils plaident pour des mesures réellement dissuasives : retraits de points, matchs perdus sur tapis vert, amendes massives, et surtout une judiciarisation plus nette (le racisme comme délit, donc réponse pénale). Sydney Fowo cite l’exemple anglais : pour combattre l’hooliganisme, des politiques de surveillance (caméras), contrôles et restrictions ont été appliquées, mais sur le racisme « il reste beaucoup de travail ». Enfin, la discussion élargit à d’autres sports (tennis, rugby) et met en cause le rôle amplificateur des réseaux sociaux, aggravé par la montée des paris sportifs (exemple de messages racistes visant des joueurs après des résultats). Mapaté Niang évoquera un cas en rugby : le joueur Edogbo, victime d’insultes racistes en ligne, ayant conduit la fédération irlandaise à ouvrir une enquête. (c) CYEK_LE PODCAST (Fév 2026)
70. NEOQUÉBEC RADIO : WILS THEAGENE - FONDATEUR & PDG DE CITADELLE CAPITAL
27:35||Saison 4, Ep. 70Dans cette entrevue à l’émission NéoQuébec (CIBL), Cyrille Ekwalla reçoit Wills THEAGENE, fondateur et PDG de CitadelE Capital, un fonds d’investissement orienté vers l’impact, la diversité et la réduction des écarts vécus par les minorités. L’échange vise à démystifier le capital de risque/placement privé et à expliquer pourquoi Wils Theagene a lancé CitadelE, après plus de 30 ans dans l’écosystème financier et un passage à la CDPQ.D’abord, l’invité clarifie la différence entre marchés publics et placement privé : au lieu d’acheter des actions en Bourse, il s’agit d’investir dans des entreprises privées, où le profil de risque et l’accompagnement sont différents. CitadelE fonctionne comme un fonds : des investisseurs y injectent du capital, l’équipe de CitadelE sélectionne des entreprises portées par des entrepreneurs sous-représentés, puis contribue à accélérer leur croissance; en retour, les investisseurs visent un rendement lors du rachat de la participation ou d’une transaction ultérieure.Wils Theagene explique que la création de CitadelE est née d’un constat personnel et social : le manque de représentation des entrepreneurs issus de communautés diversifiées parmi les entreprises de taille importante. Il appuie son propos par une lecture “statistique” des PME : la grande majorité se situe sous 100 employés, mais plus on monte en taille (100+, 500+), plus la représentation des entrepreneurs noirs et d’autres groupes diminue fortement. Cela nourrit des biais chez les investisseurs et se traduit par trois obstacles récurrents : accès au capital, accès à l’expertise opérationnelle, et accès au réseau d’affaires. Les entrepreneurs, dit-il, vivent une frustration : ils essuient des refus sans explication, malgré des dossiers qu’ils jugent comparables (ou supérieurs) à ceux financés.Interrogé sur l’après-George Floyd, il reconnaît une vague d’initiatives, mais estime que plusieurs n’ont pas duré. Il plaide pour un meilleur équilibre entre le soutien aux OBNL et l’injection de capitaux dans des véhicules à but lucratif capables de bâtir des entreprises autosuffisantes. Il cite notamment un déséquilibre de financement : sur 31 milliards alloués au Canada à des gestionnaires de fonds privés (en 2021), seulement 1 % aurait été dirigé vers des gestionnaires à mission de diversité, et une part infime vers des fonds comme CitadelE.Enfin, l’entrevue aborde le second volet de Citadel : l’écosystème. Avec l’École des dirigeants HEC, Wils Theagene a co-développé une certification pour renforcer la gouvernance, le financement et la “création de valeur” chez les entrepreneurs (créer, cristalliser, puis sécuriser le patrimoine). Il se projette sur une décennie avec une ambition claire : faire émerger des “fleurons” québécois dirigés par des personnes issues de la diversité, afin de changer durablement les perceptions et les trajectoires économiques.(c) CYEK-LE PODCAST (FEV. 2026)